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vendredi 2 décembre 2022

Allemagne : L’accélération de l’inflation confirmée en février

La hausse des prix a bien accéléré en février en Allemagne, s’établissant à 1,3 % sur un an, dans un contexte de crainte du retour de l’inflation, selon des chiffres définitifs publiés hier. Elle atteint son plus haut depuis mars 2020, après six mois de baisse entre juin et décembre, selon l’office des statistiques Destatis, qui confirme ses estimations de début mars. Sur un mois, l’indice des prix s’établit à 0,7 %. Cette hausse s’explique notamment par la fin de la baisse de la TVA, décidée en juin dernier par le gouvernement allemand pour stimuler la demande, après la première vague de Covid-19. L’inflation a été tirée par la hausse des prix de l’énergie à 0,3 % sur un an, après des mois de forte baisse. Le prix du carburant (+2,4 %), du gaz (+2,1 %) et du fuel domestique (+1,1 %) ont particulièrement grimpé, en raison de l’instauration en début d’année d’une taxe carbone par le gouvernement allemand, selon Destatis. La hausse des prix des denrées alimentaires a ralenti à 1,4 %, contre 2,2 % le mois dernier. Le prix des produits carnés a grimpé (+1,9 %), tout comme celui des fruits (+1,0 %). Celui des légumes est resté stable (+0,1 %). L’indice des prix à la consommation harmonisé, qui sert de référence au niveau européen, affiche de son côté une hausse de 1,6 %, au même niveau qu’en janvier. Ce score s’approche, mais reste en-deçà de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE) d’une inflation «proche mais inférieure à 2 %» dans la zone euro. Reste que les inquiétudes liées à la flambée des prix grandissent en Allemagne, pays traditionnellement allergique à l’inflation. D’autant que la perspective d’une réouverture prochaine de l’économie fait craindre la surchauffe dans certains secteurs. L’inflation a grimpé à 0,9 % en janvier et février en zone euro, dépassant les attentes et alimentant les craintes d’une surchauffe des prix. Mais la présidente de la Banque centrale européenne (BCE), Christine Lagarde, a tenu à rassurer, jeudi, à l’issue de la réunion de politique monétaire de l’institution. Cette hausse est «principalement en raison de certains facteurs transitoires», a-t-elle relevé, estimant que «ces facteurs devraient s’estomper (…) au début de l’année prochaine».
Nabila T.

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