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lundi 25 octobre 2021

Agriculture: Les recettes générées par les produits forestiers avoisinent 145 millions de dinars

Les recettes générées par les ventes des produits forestiers nationaux se sont établies à près de 145 millions de dinars en 2020, selon une responsable de la Direction générale des forêts (DGF).

Par Samia Y.

«Ces revenus proviennent des produits ligneux (bois) et des produits forestiers non ligneux (PFNLs)», a indiqué Mme Khadra Achour, sous-directrice des biens et services des écosystèmes forestiers, dans un entretien à l’APS. Comme l’a expliqué Mme Achour, les PFNLs concernent tous les produits de forêts en dehors du bois tels le liège, l’alfa, le disse, la bruyère, le tannin, la caroube et les plantes aromatiques médicinales (romarin, thym) et les fruits sauvage. Il s’agit également de la terre végétale, l’argile, le sable, les pierres et tuf et le chrono de bois. «Outre leur importance économique, ces produits contribuent à l’amélioration du niveau de vie des populations rurales et constituent une source de revenus pour les riverains des forêts», a-t-elle fait valoir. A ce propos, elle a assuré que la DGF compte optimiser les revenus de ces produits de forte valeur ajoutée en encourageant les femmes et les jeunes à créer leurs propres micro-entreprises, d’autant que le dispositif actuel permet aux investisseurs de lancer des activités locales autour des PFNLs. A ce titre, elle a cité le projet d’assistance technique entrepris par la DGF en partenariat avec la FAO pour accompagner des micro-entreprises forestières dans l’exploitation de trois produits forestiers non ligneux, à savoir le romarin, la caroube et le pin pignon. Ce projet, a-t-elle précisé, concerne quatre wilayas pilotes choisies par rapport à leurs potentialités de production en ces ressources. Il s’agit de Blida pour l’exploitation du caroube, Constantine pour le pin pignon, Mostaganem pour le pin pignon aussi et le romarin et Khenchela pour le romarin. Pas moins de 40 micro-entreprises ont été créées dans ces wilayas pilotes dans le cadre de ce projet, a-t-elle indiqué, évoquant l’éventualité d’élargir cette approche de valorisation des produits forestiers à d’autres wilayas.

Forêts récréatives : 77 projets attribués pour un montant de 23 milliards de dinars
Toujours dans le cadre du développement durable des forêts et leur apport à l’économie nationale, Mme Achour a évoqué l’ouverture du secteur forestier aux opérateurs nationaux privés pour l’investissement dans les forêts récréatives. «Actuellement, 77 forêts ont été attribuées aux privés à des fins récréatives pour une durée de 20 ans, qui peut être renouvelée à la demande du bénéficiaire», , a-t-elle fait savoir, précisant que le montant global de l’investissement de ces 77 projets avoisine les 23 milliards de dinars. «Nous souhaiterions capter plus d’investisseurs pour atteindre 141 forêts récréatives au niveau de 35 wilayas», a-t-elle ajouté. Parmi les exigences imposées aux bénéficiaires dans le cahier des charges, figurent le respect des forêts et leur entretien, la protection des espèces végétales du périmètre à exploiter, l’ouverture de pistes pédestres facilitant l’accès à la forêt, l’entretien régulier du site ainsi que le respect de la capacité d’accueil des lieux. Le directeur général de la DGF avait déjà déclaré à l’APS que l’ouverture du secteur forestier aux opérateurs privés pour créer leurs propres espaces forestiers est parmi les créneaux porteurs susceptibles d’accroître les surfaces des forêts. D’autant plus que la superficie forestière de l’Algérie est l’une des plus faibles d’Afrique avec 4,1 millions d’hectares. «Au-delà de leurs intérêts économiques, la réalisation de tels projets, notamment dans les zones désertiques, revêt une grande importance écologique», avait-il fait valoir, évoquant la lutte contre l’érosion des sols et le changement climatique.

S. Y.

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