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lundi 27 juin 2022

Agriculture: Le ministre de l’Agriculture évoque une baisse des prix «les prochains jours»

Après les soldes de Rezig, les promesses de Hemdani… Le prix des fruits et légumes a connu une forte hausse depuis le début de mois de ramadhan. Le premier responsable du secteur de l’Agriculture tente tant bien que mal de justifier cette situation et annonce une baisse des prix pour «les prochains jours».
Comme à l’accoutumée, durant le mois de carême où la demande sur les légumes et fruits augmente, les prix connaissent une flambée fulgurante. Un scénario qui revient chaque année et met à rude épreuve le consommateur qui se trouve contraint d’acheter le strict minimum pour ses besoins.
Lors de sa visite au niveau d’un certain nombre de points de vente agréés pour la vente de légumes et de fruits le ministre de l’agriculture, Abdelhamid Hemdani s’est exprimé sur la situation du marché de la consommation.
Reconnaissant d’emblée que les prix de certains fruits et légumes ont connu une forte hausse, il a annoncé que les prix de certains vont baisser dans les prochains jours. «Ces prix devront revenir à la normale durant les jours à venir avec l’entrée sur le marché des produits saisonniers», a-t-il tenu à rassurer.
Pointant les pratiques spéculatives de certains commerçants durant le mois de carême, le ministre a cité la flambée des prix qui a touché deux produits prisés par le citoyen, à savoir la pomme de terre et la tomate. Ainsi, le premier responsable du secteur agricole a avancé deux facteurs. Concernant le prix de la tomate qui a dépassé les 150 DA, le ministre a souligné qu’elle n’est pas un produit de saison, précisant que son prix, qui commence déjà à baisser aux environs de 100 DA le kilogramme, devra continuer ainsi durant les prochains jours. En ce qui concerne la pomme de terre, le ministre a souligné que les changements climatiques au cours des derniers jours ont donné aux spéculateurs une occasion pour revoir à la hausse le prix de ce produit très prisé par les consommateurs. Pour lutter contre la spéculation qui touche tous les produits alimentaires, notamment les fruits et légumes, le ministre a souligné que l’État a pris les mesures nécessaires pour éviter la spéculation et le monopole, et certains spéculateurs font l’objet de poursuites judiciaires.
Pour tenter de baisser les prix, Hamdani a révélé que l’État est intervenu en vidant les stocks de pomme de terre au niveau du point de vente pour contrôler le marché qui ne doit pas dépasser les 50 dinars. Dans le même contexte, il a révélé l’existence d’une carte électronique comprenant 500 points qui vendent de la viande, des légumes et des fruits, pour casser les prix.
Le ministre a expliqué que ces produits vont directement de l’agriculteur au consommateur, à des prix raisonnables et à la portée de tous. «La culture de la spéculation pendant le ramadhan et les fêtes religieuses, est abjecte et honteuse», a-t-il dénoncé.
Chaque année, le ramadhan rime avec une hausse vertigineuse des dépenses. En Algérie, ce n’est ni l’offre et la demande, ni la disponibilité des marchandises, ni les conditions climatiques qui décident des prix des fruits et légumes. C’est malheureusement le commerçant qui fait le beau et le mauvais temps. Cela fait des années que le problème de l’augmentation des prix à chaque arrivée du mois de jeûne se pose. Le consommateur est l’otage de la spéculation qui prospère grâce à la passivité des organes de contrôle.
Louisa Ait Ramdane

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