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lundi 20 mai 2024

Agression sioniste contre Ghaza: Massacres sanglants, complicité passive du monde

L’ennemi sioniste continue de lancer des dizaines de frappes aériennes et de bombardements d’artillerie, tout en commettant des massacres plus sanglants et des crimes horribles contre des civils, dans un contexte de crise humanitaire catastrophique résultant du siège et du déplacement de plus de 90 % de la population.

Par Meriem B.

L’Observatoire euro-méditerranéen des droits de l’homme a qualifié d’«horribles» les conséquences de l’agression sioniste qui se poursuit dans la bande de Ghaza depuis 201 jours, confirmant avoir documenté «plus de 140 fosses communes, aléatoires ou temporaires» dans la bande. L’Observatoire a déclaré qu’au 201e jour de l’agression sioniste barbare contre Ghaza, environ 112 000 personnes sont tombées en martyrs et blessés, dont la plupart sont des femmes et des enfants, en plus de provoquer une famine et d’énormes destructions, selon des sources palestiniennes et onusiennes.
L’Observatoire euro-méditerranéen a souligné que «les conséquences de l’attaque sioniste contre la bande de Ghaza qui se poursuit depuis 201 jours, sont horribles en termes d’ampleur et de ciblage direct et délibéré des civils palestiniens, avec l’échec honteux de la communauté internationale à obliger l’entité sioniste à se conformer au droit international humanitaire et aux ordonnances de la Cour internationale de Justice». «La bande de Ghaza est devenue pratiquement invivable à cause des énormes destructions des maisons et des infrastructures réalisées par l’armée d’occupation sioniste, qui ont touché plus de 60 % des bâtiments de la bande de Ghaza», a ajouté l’organisation. La même source a expliqué que «l’entité sioniste a largué plus de 70 000 tonnes d’explosifs sur la bande de Ghaza, outre des opérations de démolition au bulldozer et de destruction de tous les bâtiments à une distance allant jusqu’à un kilomètre à l’est et au nord de la bande, dans le but d’établir une zone tampon». Le communiqué de l’Observatoire euro-méditerranéen a affirmé que «l’entité sioniste a mené l’opération de déplacement forcé la plus vaste et la plus étendue de l’histoire moderne, en forçant deux millions de Palestiniens, sur des ordres d’évacuation militaire et sous le poids des bombardements et des massacres, à se déplacer et à vivre dans des abris et des tentes, dont plus de la moitié sont concentrés dans la ville frontale de Rafah, qui est bombardée et menacée». «L’entité sioniste a systématiquement travaillé à détruire le système de santé dans la bande de Ghaza», a affirmé l’organisation, et d’ajouter que «les forces d’occupation sionistes ont arrêté plus de 5 000 Palestiniens, dont des centaines de femmes, dans leurs maisons, dans des centres d’hébergement et durant leur exode sur les routes au cours du processus de déplacement forcé, toutes ces personnes continuent d’être victimes de disparitions forcées et sont soumises à de graves formes de torture jusqu’au meurtre». Selon le communiqué de l’Observatoire euro-méditerranéen, «plus de 140 fosses communes, aléatoires ou temporaires ont été documentées et, dans de nombreux cas, des enterrements de personnes exécutées sur le terrain par les forces d’occupation ont été enregistrés». La même source a souligné que «les fosses communes découvertes dans les hôpitaux, et notamment dans le complexe médical al-Shifa à Ghaza et le complexe médical Nasser à Khan Younès, soulèvent des soupçons sur le fait que l’armée sioniste a procédé à des exécutions extrajudiciaires contre des personnes arrêtées et détenues, avant de les enterrer». L’Observatoire a rapporté que «des personnes ont été retrouvées menottées et d’autres qui semblaient recevoir des soins, et tout cela nécessite l’ouverture d’une enquête internationale sur ces crimes sans précédent».

L’UE veut une enquête indépendante sur des fosses communes
L’Union européenne a annoncé hier, par la voix d’un porte-parole, vouloir une enquête «indépendante» après la découverte de fosses communes dans les deux principaux hôpitaux de la bande de Ghaza. «C’est quelque chose qui nous contraint à réclamer une enquête indépendante sur tous les soupçons et circonstances de cette découverte, parce que cela crée l’impression qu’il pourrait y avoir des violations des droits humains», a déclaré un porte-parole du service diplomatique de l’UE, Peter Stano. L’ONU avait déjà réclamé mardi une enquête internationale sur des fosses communes découvertes dans les deux principaux hôpitaux de la bande de Ghaza. Dans un communiqué, le Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Volker Türk, s’est dit «horrifié» par la destruction du plus grand hôpital de Ghaza, al-Chifa, et du deuxième plus grand établissement hospitalier du territoire palestinien, le complexe médical Nasser de Khan Younès, «et par la découverte de fosses communes à proximité de ces lieux».
M. B.

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