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mercredi 22 mai 2024

Afrique: L’UA demande des efforts pour mettre en œuvre les engagements de développement agricole

L’Union africaine (UA) a demandé des efforts concertés pour respecter les engagements de l’Afrique en matière de développement agricole. Cet appel a été lancé par Josefa Sacko, commissaire de l’UA chargée de l’agriculture, du développement rural, de l’économie bleue et de l’environnement durable, lors d’une réunion sur les progrès de l’initiative phare de développement agricole de l’Afrique, connue sous le nom de Programme détaillé de développement de l’agriculture en Afrique (PDDAA), indique un communiqué du bloc panafricain publié vendredi soir.
Les chefs d’Etat et de gouvernement africains ont approuvé le PDDAA en juillet 2003 à Maputo, la capitale du Mozambique. S’appuyant sur la Déclaration de Maputo adoptée alors, les dirigeants africains ont approuvé la Déclaration de Malabo en 2014, qui contient sept engagements audacieux, le premier étant un réengagement en faveur dudit programme. «Il nous reste deux ans pour clôturer la Déclaration de Malabo. Nos Etats membres sont loin
d’avoir réalisé les sept engagements de Malabo, ce qui nécessite une intervention énergique sur ce que nous pourrions éventuellement faire pour les aider à maintenir le cap en matière de performances agricoles et créer des solutions fondées sur des preuves dont nous pouvons tirer des leçons pour permettre un programme post-Malabo solide», a souligné Mme Sacko. Notant par ailleurs que le PDDAA a constitué un cadre essentiel pour catalyser la transformation agricole à travers le continent, la commissaire a rappelé que les objectifs primordiaux de l’initiative visaient à revigorer la croissance agricole, assurer la sécurité alimentaire et favoriser le développement rural à travers l’Afrique. De plus, a indiqué Mme Sacko, la Déclaration de Malabo a mis l’accent sur la responsabilité mutuelle entre les parties prenantes et a introduit des engagements ambitieux pour éradiquer la faim, réduire la malnutrition infantile, réduire de moitié la pauvreté d’ici à 2025, tripler le commerce intra-africain et renforcer la résilience face à la variabilité climatique et à d’autres chocs, entre autres. L’émergence de crises, notamment la pandémie de Covid-19, les conflits et les impacts du changement climatique, nécessitent une coopération et un engagement accrus en faveur du succès du PDDAA, a conclu la commissaire.

Lyes F.

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