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Alger
vendredi 2 juin 2023

Afin d’intégrer toutes les nouvelles techniques de protection sismique De nouveaux systèmes de construction à l’ordre du jour

Le ministre de l’Habitat, Mohamed Tarek Belaribi, a fait état de l’actualisation de la Réglementation parasismique algérien (RPA), courant 2023. «Avec ce dispositif, nous allons pouvoir intégrer toutes les nouvelles techniques de protection sismique et les nouveaux systèmes de construction», a affirmé le directeur général de la construction et des moyens de réalisation au ministère de l’Habitat, Redha Bouarioua. Lors de son passage à l’émission «Invité de la rédaction» de la Chaîne 3, l’intervenant a annoncé, dans un autre registre, que le département ministériel de l’Habitat «s’orientera vers de nouveaux systèmes de construction». Il s’agit, selon lui, de systèmes flexibles, légers, facilement réalisables avec une aptitude à résister aux séismes».
«C’est le caractère aléatoire et les dégâts dévastateurs du séisme qui nous incitent à revoir la réglementation et les méthodes de construction», a indiqué Bouarioua. «Nous tirons des leçons de ce qui arrive aux autres pays. Le Japon, par exemple, avec toutes les avancées technologiques qu’il enregistre, continue de revoir sa réglementation parasismique», a-t-il précisé. Le responsable au ministère de l’Habitat a rassuré, par ailleurs, que toutes les réalisations faites, depuis la dernière révision de la RPA, ont été conçues de façon à pouvoir résister aux séismes.
Le ministre de l’Habitat, Mohamed Tarek Belaribi, avait indiqué, lors de son allocution à l’ouverture du Colloque international sur la réduction du risque sismique, que son département ministériel a donné des instructions pour l’introduction des dernières technologies utilisées en matière de construction parasismique, dont la technique de l’isolation sismique et les absorbeurs de chocs, comme ceux utilisés dans le minaret de la Grande mosquée d’Alger. Parmi les mesures prises, le ministre a cité aussi l’élaboration de cartes des risques sismiques à l’échelle nationale, avec l’étude des tissus urbanistiques vulnérables dans les différentes wilayas et du découpage sismique dans les zones urbaines avec la poursuite de l’évaluation des risques à travers 40 autres wilayas, en imposant l’obligation d’élaborer des dossiers d’autorisations de construction par un architecte agréé. Le réseau national des appareils utilisés dans la surveillance et l’enregistrement des ondes sismiques, estimés actuellement à 570 plateformes dans les champs ouverts et certaines structures comme les barrages, a été multiplié, avec la dotation du Centre national de recherche appliquée en génie parasismique (CGS) en table vibrante de dernière génération pour effectuer les opérations de simulations sur les constructions, de par les autres structures réservées aux essais dynamiques.
Louisa A. R.

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