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samedi 1 octobre 2022

Afin de réduire la facture des importations: Plusieurs partenariats pour produire des médicaments anticancéreux

Plusieurs partenariats sont en train de se concrétiser pour produire des médicaments anticancéreux. Ces partenariats visent à garantir un meilleur approvisionnement du marché national et réduire la facture des importations.

Par Louisa A. R.

C’est ce qu’a déclaré, hier, la directrice de la production, du développement industriel, de la promotion de l’exportation et de la recherche au ministère de l’Industrie pharmaceutique, Dr Nadia Bouabdallah, lors de son passage sur les ondes de la Radio nationale.
L’Algérie est capable d’atteindre cet objectif vu les efforts qu’elle déploie, notamment dans la préparation du cadre réglementaire favorable aux opérations d’exportation, a-t-elle rassuré. La représentante du ministère de l’Industrie pharmaceutique a souligné à cet effet, qu’une volonté politique et soutenue par les hautes autorités du pays accompagne cette dynamique, expliquant que des facilités sont accordées à tous les exportateurs. Appuyant ses dires, elle a cité l’exemple du prix qui est simplement notifié. «Il suffit donc, selon elle, de proposer un prix justifié par une marge bénéficiaire et il sera immédiatement accepté par le comité chargé des prix».
Par ailleurs, la directrice de la production au ministère de l’Industrie pharmaceutique a relevé qu’une insuline produite localement est attendue dans un avenir proche. Ainsi, Nadia Bouabdallah fera savoir que plusieurs partenariats sont en train de se concrétiser pour produire des médicaments anticancéreux. Ces partenariats visent, selon elle, à garantir un meilleur approvisionnement du marché national et réduire la facture des importations.
Dans ce contexte, le premier responsable du secteur de l’Industrie pharmaceutique, Abderrahmane Lotfi Djamel Benbahmed, avait indiqué auparavant que l’importation est le complément de la production nationale de médicaments. L’objectif, selon lui, est de développer une production nationale à forte valeur ajoutée, créatrice de ressources et d’emplois. D’ailleurs, en deux ans d’existence seulement, il avait relevé que la facture d’importation des produits soumis à un programme d’importation est passée de 2 milliards de dollars à environ 1,2 milliard de dollars. Durant cette courte période, ce département ministériel a économisé 800 millions de dollars, s’est-il félicité, soulignant que la production nationale a augmenté de près de 50 % en valeur.
Revenant sur le dernier Salon de l’industrie pharmaceutique, El Djazaïr Healthcare, organisé à Dakar en mai dernier et qui a été couronné par la signature de plusieurs accords et conventions, Nadia Bouabdellah a indiqué que l’Algérie multiplie ses objectifs sur le continent africain, poursuivant : «Notre pays ambitionne de représenter l’Agence africaine du médicament. Ce qui permettra d’offrir à l’Algérie une plus grande visibilité au niveau africain et de participer activement à l’industrialisation de l’Afrique».

L. A. R.

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