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vendredi 30 septembre 2022

Afin de parvenir à l’autosuffisance: Le secteur de l’agriculture se dote d’une Banque nationale des semences

 

Le Premier ministre, Aimene Benabderrahmane a procédé, hier, au lancement de la Banque nationale des semences qui a pour rôle de mettre un terme à la disparition du patrimoine génétique et préserver la vitalité des semences.

Cette institution, créée grâce à des compétences nationales, a pour objectif de conserver et protéger contre une éventuelle disparition ou extinction, des semences et des souches végétales cultivées, sauvages, forestières et animales, en dehors du milieu naturel habituel. Pour le Premier ministre, cette banque « revêt une grande symbolique en ce sens qu’elle confirme que nous avançons à pas sûrs vers la réalisation de la sécurité alimentaire, et que l’Algérie est capable de relever les défis et de gagner les enjeux dès qu’il s’agit de l’intérêt suprême du pays », rappelant « la conjoncture internationale et le contexte géostratégique actuel face auxquels nous devons consentir davantage d’efforts et resserrer les rangs ». Il fera remarquer que l’ouverture de cette banque, un organisme d’une « importance majeure » car renforçant le principe de sécurité alimentaire du pays, est le fruit d’efforts de recherches et d’études menées par des compétences purement algériennes, des compétences diplômées des instituts et des universités algériennes et activant dans différents instituts et centres de recherche relevant du secteur de l’Agriculture et du Développement rural. Dans ce contexte, le Premier ministre a expliqué que les semences, une ressource vitale irremplaçable, jouaient un rôle axial dans le développement durable dans le domaine de l’agriculture, à travers leur utilisation comme point de départ de tout programme d’amélioration des plantes. Elles constituent aussi un héritage transmis aux générations futures pour faire face à des défis majeurs, liés notamment au changement climatique, à travers la création de variétés adaptées aux changements climatiques et résistantes aux maladies. Évoquant le secteur de l’agriculture, Benabderrahmane a indiqué qu’il connaissait un « bond qualitatif » dans les différentes filières de production. Il a souligné l’importance de rapprocher les centres universitaires des laboratoires de recherche, estimant impératif de mettre à contribution les compétences nationales et de limiter le recours à l’étranger sauf pour des apports technologiques de pointes. Suspension de l’importation des semences maraîchères Le Premier ministre a en outre annoncé la suspension, dès l’année prochaine, de l’importation des semences maraîchères afin de mettre en valeur les capacités algériennes en matière de production des semences et de tirer parti des efforts de l’Etat dans le domaine de la formation agricole. Pour le Premier ministre cette décision n’est nullement motivée par un manque de ressources financières, mais plutôt par la nécessité de mettre un terme à la consumation des énergies algériennes, d’autant que les instituts et universités forment un nombre important d’étudiants dans diverses spécialités agricoles. Il importe donc, insisté t-il, de valoriser les compétences algériennes et les efforts de l’Etat en matière de formation agricole en limitant notamment les importations.

 

Louisa A.R.

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