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mercredi 29 juin 2022

Affirmant une volonté politique pour leur réussite / Makri : «Ces élections sonnent l’ère de la rupture et du changement»

Abderrezak Makri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), considère que la seule solution valable pour notre crise passe strictement par les élections. «Ces élections, a-t-il dit, pourraient être une opportunité pour l’Algérie qui est guettée par plusieurs dangers».
La participation du parti islamiste aux joutes électorales du 12 juin prochain est dictée par la volonté de «contribuer à la rupture et au changement souhaités», fera t-il remarquer. «Malgré les difficultés nous espérons faire de l’Algérie, avec ces législatives, un pays émergent où les Algériens peuvent y vivre dans la dignité, la liberté et l’épanouissement», a-t-il indiqué.
Pour l’invité de la rédaction de la Chaîne 3, les politiques sont là pour transformer les dangers en opportunités afin de faire sortir le pays de sa crise et aller de l’avant, soulignant que «la seule solution valable pour notre crise passe strictement par les élections». Le chef de file du parti islamiste dit ne craindre aucune compétition eu égard à l’expérience acquise, d’autant que le temps des quotas est révolu. «Nous sommes un parti qui a son programme, son assise et son expérience», dira le chef du MSP qui a assuré assumer la compétition. «On assume la compétition et on peut faire de très bons résultats», a estimé Makri. «Nous n’avons pas peur de la compétition électorale bien que nous avons toujours été les victimes des élections dites truquées. Et qui dit quotas, dit que nous avons toujours été la victime essentielle de la politique des quotas», a-t-il soutenu. Pour lui, «si le temps des quotas est révolu, tant mieux pour l’Algérie et tant mieux pour nous».
Abderrezak Makri qui manifeste une satisfaction non dissimulée quant à la réussite de son parti, compte beaucoup sur les garanties du Président Tebbounne. Appelant les citoyens à voter massivement, Makri a souligné que les prochaines législatives seront empreintes de transparence, d’honnêteté et de crédibilité. Selon lui, le chef de l’Etat a fourni les garanties nécessaires et exprimé son engagement à faire valoir une concurrence électorale démocratique. «Nous actons la parole du Président, qui pèse beaucoup, et attendons que l’administration l’entende bien de cette oreille et fera dans la transparence en œuvrant dans le cadre tracé par Abdelmadjid Tebboune», a-t-il espéré. Pour Makri, «la seule garantie est et restera la volonté politique».
Evoquant le boycott qui menace les joutes électorales du 12 juin prochain, l’invité de la rédaction de la Chaîne 3 explique qu’«il est légitime de boycotter une élection».
Pour lui, c’est une position de principe qui incombe à tout un chacun. «Mais, le contraire de la démocratie, a-t-il précisé, est de s’opposer pour empêcher ceux qui y participent».
Louisa Ait Ramdane

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