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mardi 27 septembre 2022

Activité

Comme lors de chaque élection présidentielle en France, des dossiers brûlants concernant des candidats sont divulgués dans la presse, mettant bien souvent en difficulté les personnes visées et pouvant être à l’origine d’un bouleversement du vote des électeurs. L’exemple le plus criant étant celui de François Fillon et de la révélation de l’affaire des emplois fictifs de son épouse et de ses enfants ainsi que du détournement de fonds publics à hauteur de plusieurs millions d’euros ont sans aucun doute changé l’issue du scrutin de 2017. Aujourd’hui, la cible n’est toutefois pas un candidat d’aussi grande envergure, Fillon étant sérieusement considéré comme un possible gagnant de la présidentielle il y a cinq ans. Le candidat communiste Fabien Roussel est cette fois-ci celui à être mis en cause par Mediapart qui l’accuse d’avoir été payé, entre 2009 et 2014, comme assistant parlementaire sans avoir réellement travaillé. Ce à quoi le communiste a répondu hier qu’il avait «les documents» prouvant son activité. «Je dis aujourd’hui que j’ai travaillé pendant ces cinq années avec Jean-Jacques Candelier, avec les collègues que j’avais auprès de lui. Jean-Jacques comme eux pourront témoigner du travail que nous avons fait ensemble», a-t-il déclaré. «J’ai été avec lui, et sans lui, pour suivre des conflits dans le Douaisis, chez lui, […] j’ai les documents du travail que j’ai fait avec lui sur ces sujets, avec des syndicalistes», a assuré Roussel : «Je les montrerai». «J’ai des documents des combats que nous avons menés ensemble sur ce terrain-là dans les bassins miniers», a-t-il poursuivi, assurant que l’ancien député «était fier d’avoir un responsable politique comme collaborateur». Dans un communiqué, Jean-Jacques Candelier s’est pour sa part dit «surpris et indigné de l’article laissant entendre que Fabien Roussel ne travaillait pas pour lui». «Il était un collaborateur précieux et efficace, sur le terrain, constamment en relation avec de nombreux acteurs syndicaux, des élus, des habitants du Douaisis comme de tout le bassin minier et du Nord-Pas-de-Calais», affirme l’ex-député, qui précise que Fabien Roussel «avait une connaissance très fine de la situation économique et sociale, mais aussi des liens étroits avec de nombreux acteurs du territoire». «C’est pour cela que je l’ai embauché», souligne-t-il. Le candidat communiste à la présidentielle a aussi assuré que son travail était «dans tous les discours, les questions écrites, les combats, les lois déposées par Jean-Jacques Candelier». Le candidat, qui a affirmé être trop respectueux du travail des journalistes pour le remettre en cause, a précisé qu’il n’avait cependant jamais gagné 3 000 euros par mois comme l’écrit Mediapart . «J’ai commencé à 2 460 net, j’ai fini à 2 700». «Ils ont enquêté en interrogeant des gens qui sont en guerre contre moi. Je n’ai pas que des amis, c’est normal […] Mais j’ai des dizaines de personnes qui pourront dire ce que nous avons fait ensemble, les combats que nous avons même gagnés ensemble avec Jean-Jacques Candelier», a-t-il affirmé. «À un mois et demi du premier tour, un truc qui sort comme ça, je me suis dit, sereinement, ‘’c’est le jeu’’», a encore déclaré Roussel, qui a officiellement déposé sa candidature au Conseil constitutionnel «ce week-end», après avoir obtenu ses 500 parrainages. Mais Médiapart, dont le directeur cache difficilement son admiration pour Jean-Luc Mélenchon, pourrait surtout vouloir tenter de saboter, à coups de révélations à six semaines du premier tour, la campagne du candidat communiste qui grimpe doucement mais sûrement dans les sondages et qui pourrait être une alternative pour beaucoup d’électeurs d’extrême-gauche peu convaincus par le candidat de La France Insoumise.

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