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jeudi 11 août 2022

Accréditation de près de 130 organismes par Algerac Le produit algérien doit gagner en qualité pour mieux s’exporter

«L’Algérie dispose de beaucoup de potentialités lui permettant d’être un pays conquérant à même de booster ses exportations et d’améliorer sa situation économique et financière. Mais pour cela, il faut garantir la qualité de la production nationale, à travers l’obligation de l’accréditation des organismes de normalisation», a souligné, hier, le directeur général de l’Organisme algérien d’accréditation (Algerac).
S’exprimant sur le rôle de la normalisation dans l’amélioration de l’exportation des produits algériens, Noureddine Boudissa, directeur général de l’Organisme algérien d’accréditation, a estimé, hier, sur les ondes de la Radio nationale, que «la qualité est un critère déterminant pour permettre aux produits algériens de pénétrer et surtout bien se positionner sur les marchés étrangers». Il a indiqué qu’«Algerac a accrédité près de 130 organismes et compte quelque 70 autres en cours d’accréditation».
L’objectif étant, selon Noureddine Boudissa, d’«atteindre très prochainement, les 240 organismes accrédités». «A condition que l’Etat facilite l’accès aux crédits et bonifications pour ceux qui souhaitent aller vers cette démarche d’accréditation», a précisé le DG d’Algerac. Parmi les secteurs concernés par l’accréditation d’Algerac, Boudissa a cité celui de la Santé, annonçant, à ce titre, qu’une convention-cadre a été «validée» par l’Agence nationale des produits pharmaceutiques (Anpp) et sera «signée très bientôt» dans le but d’intégrer l’accréditation dans les activités de la santé. Il a, dans ce sens, signalé que l’Algérie est un des «rares» pays en Afrique à avoir instauré la certification biologie-médicale à laquelle seront soumis tous les laboratoires d’analyses biologiques et médicales, qui ont, d’ailleurs, commencé à être accrédités par Algerac, selon lui.
Par ailleurs, il a indiqué que «le ministère du Commerce vient de publier un décret exécutif concernant la mise en place d’un réseau de laboratoires multidisciplinaire, publics et privés, pour aider les pouvoirs publics à réguler et à accompagner les exportateurs algériens», se félicitant que «ce réseau inclut l’accréditation comme un préalable pour obtenir l’agrément et pouvoir exercer». Il a précisé que «en tout, huit laboratoires d’évaluation de la conformité des produits, relevant du ministère du Commerce et de la Promotion des investissements, devraient être accrédités en 2022», ajoutant que parmi ces laboratoires, celui de Constantine (Centre algérien du contrôle de la qualité et de l’emballage) et le Laboratoire national d’essais situé à Sidi Abdallah (Alger), dont la mission est le contrôle de la conformité des produits, notamment ceux des équipements de chauffage.
Par ailleurs, prévenant que «même si les normes internationales ISO et autres sont connues, chaque pays applique ses propres barrières normatives pour protéger son marché». Le responsable a recommandé que l’Algérie étudie avec précision les spécificités des normes appliquées notamment en Europe et en Afrique. «Contrairement à ce que disent certains, l’Afrique est en train de se structurer et d’intégrer les normes dans son commerce, nous devons nous rendre compte des exigences du marché africain commun, c’est stratégique pour l’Algérie, pour pouvoir s’y placer et défendre les intérêts de la production nationale». Concernant le partenaire européen, Boudissa a appelé à obtenir la poursuite de l’assistance technique européenne lors des prochaines négociations de l’Accord d’association avec l’UE. Selon lui, «le challenge de 2022 c’est de donner des certificats de conformité, appelés certification produit, à la production nationale destinée au marché extérieur».
Thinhinane Khouchi

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Le 11 Aout 2022

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