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mercredi 7 décembre 2022

Accord post-Brexit: Après l’orage, retour aux discussions

Pressés par le temps et malgré une confiance ébranlée par le revirement britannique sur le traité du Brexit, le Royaume-Uni et l’UE ont renoué hier le dialogue, avec l’espoir qu’un accord sur leur future relation commerciale reste possible.
La semaine débute à la mi-journée par une rencontre à Bruxelles entre le vice-président de la Commission européenne, Maros Sefcovic, et le secrétaire d’État britannique, Michael Gove. Au cœur de ces discussions, le très controversé projet de loi en cours d’examen au Parlement britannique, qui remet en cause certains engagements pris par le Royaume-Uni dans l’accord encadrant son départ de l’UE le 31 janvier dernier.
Le texte revient sur certaines dispositions douanières et relatives aux aides publiques pour la province britannique d’Irlande du Nord, prévues afin d’éviter le retour d’une frontière avec la République d’Irlande, un garde-fou essentiel au maintien de la paix sur l’île. Furieux de ce revirement, qui enfreindrait de l’aveu même du gouvernement britannique le droit international, les Européens ont donné à Londres jusqu’à la fin du mois pour retirer leur projet, sous peine d’un recours en justice.
Les négociateurs doivent ensuite entrer aujourd’hui dans le vif du sujet : un nouveau cycle de discussions sur leur future relation, le neuvième depuis mars et le dernier pour l’instant inscrit à l’agenda.
De sources concordantes, aucune percée n’est attendue pendant cette semaine de discussions dans la capitale belge.
Mais «la voie vers un accord devra être identifiée», insiste un diplomate européen. «Si nous n’avons aucun mouvement, le processus sera en grande difficulté», alerte-t-il.
Et le spectre d’un «no deal», qui ébranlerait un peu plus des économies déjà fragilisées par l’épidémie de coronavirus, viendrait à nouveau hanter les esprits.
Les discussions doivent s’achever vendredi, au moment même où les chefs d’État et de gouvernement de l’UE seront réunis à Bruxelles pour un sommet de deux jours qui aura débuté jeudi.
Elle se tiennent dans un calendrier particulièrement
serré : le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a laissé aux négociateurs jusqu’au 15 octobre, date d’un sommet européen à Bruxelles, pour parvenir à s’entendre. Les Européens estiment, eux, qu’un accord commercial doit être conclu avant fin octobre.
L’objectif est de laisser le temps nécessaire d’une ratification du texte pour qu’il entre en vigueur le 1er janvier 2021, quand aura pris fin la période de transition pendant laquelle le Royaume-Uni continue d’appliquer les normes européennes.
Mais les pourparlers butent toujours sur plusieurs «sujets sensibles» sur lesquels les deux parties restent «encore très éloignées l’une de l’autre», selon un autre diplomate de l’UE.

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