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vendredi 1 juillet 2022

Abderrahmane Amalou, propriétaire de «Voir par le Savoir»: «On doit donner plus d’importance au livre en braille»

Les non-voyants vivent de sérieux problèmes dans leur apprentissage suite au manque de livres en braille dans notre pays. «Voir par le Savoir», une entreprise de communication et d’édition créée en 2012, publie ce genre de livres. Son propriétaire, Abderrahmane Amalou, poète, écrivain et compositeur, éprouve de la sensibilité envers cette tranche de la société.

Par Abla Selles

«Je pense que les personnes ayant des besoins spécifiques méritent elles aussi d’acquérir le savoir. Il faut juste trouver les bons moyens pour les aider», nous a-t-il déclaré, précisant qu’«on doit donner plus d’importance au livre en braille, car c’est la seule solution pour aider les non-voyants à acquérir le savoir».
En effet, cette maison d’édition a travaillé depuis son ouverture sur des livres en braille transcrits par M. Amalou et traitant différents thèmes. «Voir par le Savoir» a transcrit une quarantaine de livres en braille (arabe, français et espagnol) traitant de plusieurs sujets, qu’elle a mis gracieusement à la disposition des écoles des non-voyants, associations, maisons de la culture et de jeunes… «Ceci après le constat du manque de livres de braille traitant de sujets en dehors de ceux de l’enseignement», explique M. Amalou. «On a édité des livres pour les non-voyants de différentes tranches d’âge. On a fait des contes pour les enfants, des informations sur le braille pour les moyens», précise notre interlocuteur, soulignant qu’en tant que compositeur de musique, «je mets les titres de mes CDs en braille pour qu’ils aient le maximum d’informations de ce qu’il les entoure».
Interrogé sur une éventuelle collaboration avec le ministère de l’Education nationale, notre interlocuteur a déclaré que «sa maison d’édition a assuré des services pour le compte de deux ministères. Il s’agit de celui du Tourisme et de la Solidarité. Cependant, ces collaborations concernent le volet de la communication et pas celui de l’édition». A propos d’éventuelles collaboration avec d’autres acteurs dans ce domaine, notre interlocuteur confirme qu’«il existe beaucoup de personnes qui veulent participer aux actions de bienfaisance et contribuent timidement à l’impression de livres en braille. Des commerçants s’engagent surtout pour le Coran. Quant à certaines institutions et sociétés nationales, elles préfèrent s’adresser directement à l’ONPS qu’aux prestataires privés. Concernant sa participation à la 25e édition du Salon international du livre d’Alger, Abderrahmane Amalou confirme que sa maison d’édition est présente lors de cet évènement comme chaque année avec plusieurs œuvres. «On a sûrement des livres en brailsle dont certains sont très récents, dont ‘’Informations sur le braille’’, la série historique et culturelle ainsi que des petites histoires pour enfants». «On a également des livres en arabe, en français et en langue amazighe ( à l’exception des livres touchant ‘’la politique’’) ciblant un lectorat intéressé par la diversité des thèmes tels que la poésie, la littérature, la musique, l’histoire», ajoute notre interlocuteur. «Les projets de livre faits par les jeunes et pour les jeunes sont là, mais malheureusement tout est conditionné par le prix du papier qui est devenu galopant ces deux dernières années», a conclu Abderrahmane Amalou, poète, écrivain et compositeur, gérant de la maison d’édition «Voir par le Savoir».
A. S.

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