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mercredi 22 mai 2024

Abderrachid Tabi, ministre de la Justice: Nécessité de poursuivre l’amélioration du service public judiciaire

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Abderrachid Tabi, a souligné, samedi à Alger, la nécessité de poursuivre le travail pour restaurer la confiance des citoyens en la justice, en améliorant la qualité du service public judiciaire qui leur est offert.

Par Halim N.
Présidant la réunion annuelle avec les présidents des cours de justice et les procureurs généraux, les présidents des tribunaux administratifs d’appel et les commissaires d’Etat auprès de ces tribunaux, et les cadres de l’Administration centrale, au siège du ministère, M. Tabi a déclaré qu’«il reste encore beaucoup à faire pour restaurer la confiance des citoyens en la justice et garantir la sécurité judiciaire à la société», soulignant que cela reposait sur «le fait de prêter une attention particulière à la moralisation de l’action judiciaire, garantir la qualité des jugements et des arrêtés rendus par les tribunaux et les cours, et veiller sur l’application des jugement et l’amélioration de la qualité du service public judiciaire rendu aux citoyens».
Il a également mis en évidence le «rôle central» du Conseil supérieur de la magistrature, dont le renouvellement «donnera un nouvel élan à l’amélioration de la performance judiciaire à travers l’orientation, l’accompagnement et la lutte ferme contre les diverses violations et pratiques qui nuisent à la réputation de la justice», a-t-il dit.
A cet égard, le ministre a souligné «la corrélation» entre le Conseil supérieur de la magistrature, le Syndicat national des magistrats et l’Inspection générale au ministère de la Justice en tant qu’organe administratif, en vue d’affiner les pratiques et de respecter les obligations imposées par la place du magistrat dans la société, «tout en s’en tenant au devoir de réserve et assurant le respect de l’éthique professionnelle».
Il a également indiqué que les nombreux objectifs et ateliers prévus il y a plus de deux ans portaient sur «les thèmes qui concernent directement le citoyen dans sa relation avec la justice», soulignant que «la mise en œuvre de ces objectifs et la manière d’en prendre soin constituent un critère majeur pour
l’évaluation de la performance des responsables des juridictions».
M. Tabi a, par ailleurs, expliqué que la tenue de cette réunion annuelle visait à évaluer «ce qui a été accompli au cours de l’année écoulée en ce qui concerne l’action judiciaire et s’enquérir du degré de la mise en œuvre des grands axes des réformes de la justice, et de définir les objectifs souhaités pour la nouvelle année judiciaire, de manière à répondre aux aspirations des citoyens».
Concernant l’action judiciaire, l’accent sera mis sur «l’évaluation des résultats réalisés en matière de résorption des cautions en suspens depuis des années et de gestion des saisies, outre le nettoyage des bases de données relatives aux décisions de justice, au recouvrement des amendes, aux dépenses du secteur de la Justice, à la rationalisation de la gestion de l’action publique et des dépenses de la justice pénale», auxquels s’ajoutent «l’évaluation de l’action de la justice administrative, notamment après la reprise du travail des tribunaux administratifs d’appel avec présentation du bilan d’action des tribunaux commerciaux spécialisés, installés en janvier dernier».
Concernant le traitement des dossiers des affaires dangereuses en lien avec l’ordre public, le ministre a insisté sur «l’application de la politique pénale nationale dans le continuité des efforts fournis pour faire face à toute forme de criminalité, et veiller au bon traitement des affaires dangereuses avec l’efficacité attendue, en conformité avec le strict respect des droits de l’homme et la garantie des conditions d’un procès équitable».
Sur la question de la numérisation du secteur, M. Tabi a indiqué que cette opération «revêt des dimensions stratégiques dans le programme du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, qui l’a placée au centre de la politique de l’Etat, la considérant parmi les leviers permettant de s’affranchir du spectre de la bureaucratie».
Il a ajouté, à ce sujet, que «la promotion de l’appareil judicaire et sa modernisation passent obligatoirement par la modernisation de l’action judiciaire et sa numérisation», soulignant que la modernisation de l’institution judiciaire «doit reposer sur l’amélioration des conditions de travail des juges, des fonctionnaires et des auxiliaires de justice, ainsi que des services offerts aux citoyens».
H. N.

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