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jeudi 1 décembre 2022

À travers l’Algérie: Programme de plantation de plus de 10 millions de caroubiers

Le secteur des forêts vise la plantation de plus de 10 millions de caroubiers à travers l’Algérie, y compris dans le Sud, à l’horizon 2035, selon un programme établi à cet effet, a révélé, samedi à Boumerdès, le directeur général des forêts (DGF), Djamel Touahria.
«L’Algérie est résolument engagée dans un processus de redynamisation et d’édification d’une économie diversifiée. La concrétisation de cet objectif visant le relèvement de la production de caroube, et partant du volume des exportations et des entrées en devises, au vu de la demande mondiale croissante sur ce produit, s’inscrit dans cette démarche», a indiqué M. Touahria.
La concrétisation de ce programme se fera en partenariat entre la DGF, l’Institut national de recherche forestière (INRF), d’agriculteurs et d’investisseurs dans le domaine, a précisé le DG dans une déclaration à la presse, en marge d’une journée de formation sur le développement de la filière caroube, organisée à l’université de Boumerdès.
Le responsable, qui a souligné l’«importance économique» de la ressource forestière nationale, notamment le caroubier, a relevé que le programme de plantation de 10 millions de caroubiers s’inscrit en droite ligne avec les autres programmes nationaux de développement visant la relance de l’économie nationale à travers l’encouragement de la création de différentes start-up dans le domaine.
Mettant en garde contre la disparition des métiers liés à cette filière dynamique, de nombreux intervenants à cette journée, dont Boublinza Mohamed, directeur d’une entreprise spécialisée dans le domaine, ont rappelé que «l’Algérie est parmi les premiers pays exportateurs de caroube et dérivés, produits qu’elle exporte vers une quarantaine de pays».
Les même intervenants ont relevé que la valeur des exportations de caroube et dérivés, arrive en 2e position après celle des dattes. Selon les communications présentées, à l’occasion, la collecte du caroube, premier concurrent mondial du cacao, se fait généralement par des particuliers, des familles et autres opérateurs dans le domaine, à partir du mois d’août. «Certaines études réalisées dans nombre de wilayas recommandent de procéder à la récolte de ce produit à partir d’avril, période durant laquelle le rendement est meilleur», selon les intervenants.
Ces mêmes études, qui ont identifié à ce jour neuf variétés de caroubier dans le pays, ont également recommandé l’adoption de méthodes scientifiques dans la plantation et la production au niveau des pépinières de caroubier.
Revenant sur l’objectif de cette journée, la conservatrice locale des forêts, Sabrina Hekar, a souligné dans son allocution d’ouverture que cette manifestation vise «le développement de cette filière agricole en termes de plantation, d’accompagnement, de production et de transformation du caroube en produits dérivés sains, tout en mettant la lumière sur l’importance de cet arbre et ses perspectives d’avenir, mais aussi sa contribution à la relance du développement local».
L’autre objectif visé par cette activité est l’enrichissement, par les jeunes universitaires, de l’incubateur d’idées innovantes dans le domaine.
Mme Hekar a fait savoir que 1 000 plants de caroubier ont été distribués à des agriculteurs et jeunes investisseurs, et 1 000 autres arbustes seront ditribués prochainement.
Des agriculteurs et opérateurs de plusieurs wilayas ont pris part à cette journée de formation sur le développement de la filière caroube, organisée par la DGF, en coordination avec l’INRF et l’université de Boumerdès.
Safy T.

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