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samedi 25 juin 2022

A plus de 470 DA le kilo actuellement : Le poulet au prix «normal» à partir de ce mois, promet le ministre

«La stabilisation à nouveau du marché de la filière de l’aviculture interviendra à partir de ce mois d’octobre», a assuré le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhamid Hemdani, instruisant tous les acteurs d’identifier avec précision les problèmes rencontrés dans cette filière.
Le prix du poulet s’est soudainement envolé. En effet, un poulet vidé, cédé il y a quelques mois à 300 DA, est proposé depuis deux semaines à plus de 470 DA le kilo, tandis que les œufs sont affichés à 15 DA l’unité. Cette hausse injustifiée a poussé plusieurs citoyens à bouder cette viande blanche vu son prix inaccessible. Réagissant à cette hausse, le ministre de l’Agriculture et du Développement rural, Abdelhamid Hemdani, a présidé une réunion de coordination sur l’aviculture, au cours de laquelle il a été affirmé que «la stabilisation à nouveau du marché de la filière de l’aviculture interviendra à partir de ce mois d’octobre». Selon un communiqué publié par le ministère sur sa page officielle Facebook, il est indiqué que «cette réunion, à laquelle ont participé les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole (Cnifa), les cadres du secteur et le directeur de l’Office national des aliments du bétail, a été consacrée à la présentation et à l’évaluation de la situation actuelle de cette filière». Lors de cette réunion, les différents facteurs affectant le marché des viandes blanches ont été examinés, ainsi que les mesures exceptionnelles à emprunter pour réguler la filière. A cet égard, Hemdani a instruit tous les acteurs en vue d’étudier toutes les branches qui composent la filière afin d’identifier avec précision les problèmes rencontrés. Dans ce contexte, les membres du Conseil national interprofessionnel de la filière avicole ont indiqué, concernant la hausse vertigineuse qu’a connue la viande blanche, notamment le poulet, qu’il «n’y a pas de pénurie de poussins destinés à la production de poulets de chair» et que «la hausse de leur prix est due à la spéculation». A noter que le président intérimaire du Cnifa avait évoqué le déconfinement sanitaire (réouverture des restaurants et hôtels, la reprise sociale…), les feux de forêt et les grosses chaleurs qui ont considérablement affecté le cheptel avicole, en plus de la grippe aviaire qui a provoqué la mortalité de poules productrices entre mars et avril dernier, comme principales causes de cette hausse. A tous ces facteurs réunis, s’ajoute la flambée des cours des matières premières sur le marché mondial, la filière avicole étant fortement dépendante d’intrants importés (maïs, soja, poussins reproducteurs, vaccins…) et «toute augmentation des cours influe automatiquement sur les prix du poulet», a argué Abderrazak Abdellaoui. Selon lui, le recours aux importations d’œufs à couver (œufs de poulet de chair) devrait contenir la flambée conjoncturelle des prix du poulet sur le marché national. «L’importation temporaire de cet intrant permettrait de faire baisser le prix du poussin de chair, passé de 80 dinars l’unité à 150 dinars, provoquant une envolée des prix du poulet», a soutenu Abdellaoui.
Thinhinene Khouchi

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