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lundi 26 septembre 2022

A l’occasion de leur Journée nationale: Reconnaissance du statut dignitaire des imams et de leur rôle

Les imams algériens célèbrent aujourd’hui leur Journée nationale, décrétée par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, en reconnaissance du statut dignitaire de cette élite de la société, qui participa, jadis, au recouvrement de la souveraineté nationale et concourt, aujourd’hui, à la promotion du juste-milieu et au renforcement du référent religieux.

Par Reda A.
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, avait décrété la date du 15 septembre, qui coïncide avec l’anniversaire du décès de Cheikh Sidi Mohamed Belkebir, Journée nationale de l’imam, dans un message adressé aux participants aux travaux de la 19e édition du Colloque national dédié à la mémoire de Cheikh Sidi Mohamed Belkebir, à Adrar en 2021.
Le décret présidentiel N° 22-214 du 8 Dhou El Kaâda 1443, correspondant au 8 juin 2022, portant institution de la journée du 15 septembre Journée nationale de l’Imam, a été publié au Journal officiel N° 40 du mois de juin dernier. Cette journée est célébrée, chaque année, sur tout le territoire national, à travers diverses manifestations et activités religieuses, en reconnaissance du statut dignitaire de l’imam, sa place et son rôle scientifique, culturel et social en matière de consolidation des fondements du référent religieux et de renforcement de l’identité nationale.
Dans un message adressé aux participants aux travaux de la 19e édition du Colloque national dédié à la mémoire de Cheikh Sidi Mohamed Belkebir, le président de la République a salué les efforts des imams, précisant que «les caravanes des moudjahidine et des chouhada ont pris le départ des mosquées et des zaouias, pour mener les révolutions populaires bénies jusqu’à la Glorieuse révolution du 1er novembre. Les efforts et démarches de nos imams ont fait échouer les plans d’atteinte à
l’unité, en faisant face aux complots». «Après l’indépendance de l’Algérie et le recouvrement de la souveraineté nationale, l’imam, aux côtés des enfants de la patrie, est passé de la bataille du djihad et de la libération à l’illumination, pour répandre la modération et rejeter l’extrémisme. Il se dévouera à la moralisation de la vie sociale et la propagation de la vertu pour faire face aux épreuves et éteindre le feu de la fitna à chaque fois que les ennemis du pays tentent de la semer», avait-il souligné.
La décision de décréter le 15 septembre de chaque année Journée nationale de l’Imam a été favorablement accueillie par la corporation des imams au sein des mosquées, des écoles coraniques et de zaouïas, une décision qualifiée d’«historique» qui se veut «un jalon de plus apporté aux réalisations de l’Algérie nouvelle». La journée coïncide avec l’anniversaire du décès d’une personnalité éminente et un des enfants vertueux de l’Algérie qui ont voué leur vie au service de la religion et de la patrie, en l’occurrence Cheikh Mohamed Belkbir.
Les imams ont exprimé leurs remerciements et leur gratitude au Président Tebboune, lequel a mis en avant le rôle de l’imam dans la préservation des fondements de la nation et a souligné ses services à la société visant l’unité du pays.
Outre la Journée nationale de la mémoire et l’importance accordée à l’Observatoire national de la société civile, l’institution d’une Journée nationale de l’Imam se veut également un acquis qui s’ajoute aux réalisations du président de la République et une opportunité pour prendre en charge les nombreuses préoccupations liées à l’activité des imams.
A noter que l’école du défunt imam, Cheikh Sidi Mohamed Belkebir, érudit et un des grands saints-patrons, englobe les domaines de l’éducation, de la réforme et de la formation des imams et des récitants du Coran.
Adepte de l’école Malikite, feu Cheikh Sidi Mohamed Belkebir est né en 1911 à Ksar Laghmara, dans la commune de Bouda, à l’ouest d’Adrar. Il a évolué au sein d’une famille savante et a longtemps contribué à l’enseignement du Saint Coran et des fondements de la jurisprudence à de nombreux adeptes, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur du pays.
Cheikh Sidi Mohamed Belkbir a poursuivi sa carrière d’enseignant jusqu’à sa mort, le 15 septembre 2000.
R. A.

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