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lundi 20 mai 2024

À la veille de l’Aïd: Les magasins de gâteaux traditionnels, une destination privilégiée

A la veille de l’Aïd El Fitr, les magasins de vente de gâteaux traditionnels semblent de plus en plus avoir la cote auprès des mères de famille. A quelques jours de l’Aïd El Fitr, synonyme pour les familles de tables bien garnies de différents gâteaux traditionnels, de nombreuses mères de famille préfèrent les acheter en magasin, en dépit de leurs prix élevés.

Par Abla Selles
Une grande affluence est constatée à l’approche de l’Aïd dans les magasins de vente de gâteaux traditionnels qu’on peut trouver dans la quasi-totalité des artères des villes algériennes. «Nous commençons à prendre les commandes dès la première quinzaine du ramadhan, afin de pouvoir les couvrir dans leur totalité dans les délais convenus avec les clientes», témoigne le propriétaire de l’un de ces magasins à Blida. Et
d’ajouter : «Mes clients sont en majorité des femmes, dont des travailleuses, mais aussi des femmes au foyer qui préfèrent acheter des gâteaux traditionnels en magasin, estimant qu’ils sont plus présentables que ceux faits maison». Les «arayech», «makrout allouz», «kenidletes», «dziriettes», «tcharak el-ariane et lemsekkar» et la «baklawa», ont particulièrement le vent en poupe auprès des clientes, a-t-il précisé.
Une autre artisane pâtissière de la ville a souligné, quant à elle, qu’elle tient une liste de clients fidèles dont elle assure les commandes en différents gâteaux traditionnels à chaque occasion festive, dont l’Aïd El-Fitr. «Je veille toujours, à quelques jours de l’Aïd El-Fitr, à prolonger mes horaires de travail et à renforcer mon équipe par d’autres pâtissiers, pour réussir la prise en charge de toutes les commandes à temps», a-t-elle, en outre, expliqué.
Selon les données fournies par une majorité des gérants de ces magasins, le prix des gâteaux est lié principalement à ses composants. A titre d’exemple, si le gâteau contient des fruits secs, son prix augmente automatiquement, suivant qu’il s’agisse de noix, d’amandes, de noix de cajou ou de pistaches. Les prix vont généralement de 120 à 150 DA la pièce.
D’autres gâteaux moins élaborés et ne contenant pas de fruits secs, dont les prix atteignent des seuils exorbitants à chaque occasion festive, sont, néanmoins, proposés à des prix plus bas, sans pour autant aller en-deçà des 60 DA/pièce.
Approchées par l’APS, de nombreuses clientes de ces magasins ont assuré qu’elles auraient aimé confectionner leurs gâteaux de l’Aïd à la maison, mais que le manque de temps durant le mois de ramadhan les a contraintes à en acheter en dépit de leurs prix élevés.
Une dame qui faisait sa commande de gâteaux a indiqué qu’elle achète en magasin les gâteaux nécessitant un long temps de préparation, comme la baklawa et les skandraniettes, au moment où elle confectionne d’autres gâteaux plus faciles à la maison, à l’exemple des gâteaux secs et des sablés.
Outre les magasins, les réseaux sociaux sont devenus l’autre terrain privilégié des artisanes pâtissières, dont les comptes sur ces réseaux regorgent d’annonces et de publications de vente de gâteaux traditionnels en prévision de l’Aïd El-Fitr, avec une profusion de photos de différents types de gâteaux accompagnés de leurs prix, au grand bonheur des internautes qui les suivent en se léchant les babines.
A. S.

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