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vendredi 19 août 2022

À la tête de la CGEA, la plus active des organisations patronales : Saïda Neghza défend sans relâche la production algérienne

Saïda Neghza, à la tête de la CGEA, la plus active des organisations patronales algériennes, ne rate aucune occasion pour défendre les intérêts des petits industriels et porteurs de projets, aider ces jeunes pour lancer leurs activités et tenter d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes qu’ils rencontrent dans leur domaine.

Par Louisa A. R.

Sa popularité à travers ses déplacements n’est pas à démontrer. Lors d’une visite à Oued Souf, dans le cadre de la tenue du Salon national de l’agriculture saharienne «Agro-Souf», Saida Neghza était à l’écoute des doléances des agriculteurs qui veulent aller loin dans leur investissement afin de hisser la production locale au plus haut niveau et pourquoi pas aller vers l’exportation. Elle se déplace en personne, à chaque sortie sur le terrain, chez beaucoup d’investisseurs qui ont sollicité son aide pour lancer leurs affaires. C’est le cas d’une jeune femme de Oued Souf qui s’est lancée dans la production de détergents et un autre investisseur qui veut produire de la tomate destinée à l’exportation. A travers ses visites, la cheffe de la CGEA dénonce les attitudes de l’administration locale qui dresse un rempart devant les ambitions des jeunes entrepreneurs. Expliquant les raisons de l’échec de l’investissement en Algérie, Mme Neghza a dénoncé la non implication des banques et des assurances dans le processus de l’investissement. Selon elle, le rôle des banques est dénué de son vrai sens. «Les banques exigent des garanties, alors qu’ailleurs c’est le projet d’investissement et le fonds qui est la garantie», a-t-elle précisé, s’interrogeant : «Si le jeune porteur de projet possède des garanties, pourquoi s’adresserait-il aux banques ?» Elle a cité ainsi le rôle important de l’administrateur comme un intermédiaire entre le porteur de projet et la banque. «Il faut un administrateur pour gérer les fonds», a-t-elle insisté, précisant que sans cette solution la situation ne changera pas à l’avenir. «Si les banques ne s’impliquent pas, rien ne marchera». «L’investissement des petits industriels sans soutien des banques n’ira pas loin et ne servira à rien», a-t-elle dit en s’adressant aux banques, déplorant qu’une banque qui n’a que 10 agriculteurs, dans une région agricole comme El Oued, c’est infime. C’est anormal. Défendant une production de qualité, Saida Neghza a indiqué que le marché algérien a besoin d’une production locale égale à celle destinée à l’exportation. «Pourquoi les producteurs locaux préfèrent investir dans une production qu’ils destinent à l’avance à l’exportation, alors que notre pays a besoin de ce genre de produit ?», s’est-elle interrogée. Elle a également plaidé pour des subventions de l’Etat pour les entrepreneurs qui les méritent. «L’État doit aider ceux qui n’ont pas de fonds, pas ceux qui en ont», a-t-elle déclaré.

L. A. R.

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