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lundi 5 décembre 2022

A la deuxième semaine du ramadhan: Les prix continuent de flamber sur les marchés

Le marché des fruits et légumes ne connaît toujours pas de baisse de la «température». Pis, dans différents marchés de la capitale, la mercuriale poursuit son envol. A la deuxième semaine du ramadhan, les prix restent à un niveau élevé, alors que d’habitude passé la première, les prix connaissent une légère diminution.

Par Meriem Benchaouia

Toujours inaccessibles, les prix des fruits et légumes n’ont pas bougé d’un iota, ils sont toujours hors de portée. Pour les commerçants, la seule et unique raison c’est le ramadhan. Une excuse qui ne tient pas la route dans la mesure où la frénésie des achats est déjà passée et d’habitude au 11e jour de ce mois de jeûne la mercuriale devient plutôt clémente. Ainsi, ni les promesses du pouvoir d’un ramadhan sans pénurie et sans flambée, ni les appels des associations de protection du consommateur n’ont pu permettre une baisse de prix de certains produits alimentaires. En effet, les étals colorés et bien garnis affichant des prix élevés, en particulier pour les fruits de saison, n’empêchent pas les acheteurs de remplir leurs couffins en prévision du repas du f’tour. Le citoyen courbe l’échine devant la dure loi implacable de l’offre et de la demande. Plus la demande est forte, plus il y a surenchère. Si cette situation est préjudiciable à plus d’un titre pour les familles, les commerçants, eux, nagent dans le bonheur. Ce mois représente pour eux une période des vaches grasses idéale pour renflouer les caisses. «En cette période, les gens affichent une mine de loup affamé et peuvent acheter n’importe quoi. C’est ce qui provoque cette surenchère aux conséquences néfastes pour les revenus moyens», explique un commerçant rencontré au marché Clauzel, à Alger. «En dépit de la hausse des prix de certains produits, on constate une boulimie d’achat chez le citoyen qui malmène ainsi son budget», nous a affirmé une dame. Mehdi, vendeur de légumes et de fruits au sein du souk, constate qu’il y a un grand changement. «Il y a une grande différence entre l’ambiance du ramadhan et celle des autres mois. Les gens viennent en grand nombre et achètent le plus souvent des fruits : banane, fraise et orange», nous confie-t-il. Toutefois, la fièvre de la mercuriale est tout à fait injustifiée, si l’on se réfère à l’équation de l’offre et de la demande. La disponibilité des produits est assurée, mais leurs prix ont vertigineusement augmenté. Cette hausse a été constatée dans la grande majorité des marchés algérois. Avec une différence de quelques dinars seulement, les mêmes prix sont ostensiblement affichés au niveau du marché Clauzel, Bab el Oued ou le marché couvert de Meissonnier. Pour les légumes, tous les produits ont vu leurs prix grimper. Il s’agit surtout de la tomate qui, bien qu’étant un produit de saison, a été cédée hier entre 120 et 140 DA le kg. La pomme de terre est cédée entre 120 et 140 DA/kg. Le prix de la courgette, qui est un ingrédient incontournable dans la préparation des plats du ramadhan, oscille entre 180 et 200 DA le kilo. L’oignon est à 70 DA, les poivrons à 180 DA, les carottes à 100 DA. La laitue, très consommée durant le mois sacré, est à 260 DA le kg. Le prix des autres légumes a également doublé : les haricots verts oscillent entre 280 et 300 DA, le chou-fleur est à 130 DA, le navet à 140 DA, le fenouil et l’aubergine à 170 DA et le concombre à 160 DA. Sans oublier le citron dont le prix varie entre 300 et 400 DA le kg. Les fruits saisonniers ont eux aussi pris l’ascenseur, notamment les fraises cédées il y a quelques jours à 250 DA, dépassent la barre de 380DA le kg, la banane a atteint un record jamais observé, elle est affiché à plus de 600 dinars le kilo. Les pommes sont entre 200 et 400 DA selon la qualité. Idem pour les viandes, notamment la viande rouge, dont la flambée reste chronique. Son prix varie entre 1 400 et 1 800 DA/kg. Pour la volaille, les prix ont tout simplement doublé, atteignant les 450 DA/kg. On note également une hausse de prix des œufs. Le plateau d’œufs qui était affiché à 480 DA, est actuellement annoncé à 510 DA, soit 17 DA l’unité.
M. B.

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