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dimanche 18 avril 2021

70 nouveaux cas enregistrés, des wilayas du Sud touchées : Les variants britannique et nigérian se propagent

Le nombre de variants est en constante hausse à travers le pays. Des cas sont enregistrés dans différentes wilayas, suscitant des inquiétudes quant à sa propagation.

Par Aomar Fekrache

Selon l’Institut Pasteur d’Algérie (IPA), dans un communiqué rendu public hier, 28 nouveaux cas du variant britannique et 42 nouveaux cas du variant nigérian de coronavirus ont été confirmés en Algérie. «Dans la continuité des activités de séquençage des virus SARS-CoV-2 mises en place par l’Institut Pasteur d’Algérie dans le contexte de surveillance des variants circulant actuellement dans le monde, il a été procédé à la confirmation de 28 nouveaux cas de variant britannique (B.1.1.7) et de 42 nouveaux cas de variant nigérian (B.1.525)», a précisé la même source. Pour ce qui est des 28 cas du variant britannique, l’Institut Pasteur a indiqué que «18 ont été confirmés dans la wilaya d’Alger, 2 à Blida, 2 à Bouira, 1 à Médéa, 3 à Oran, 1 à Relizane et 1 à Ouargla». S’agissant des 42 cas du variant nigérian, «9 ont été confirmés dans la wilaya d’Alger, 3 à Bouira, 10 à El Oued, 19 à Laghouat et 1 à Ouargla». Le nombre total de cas confirmés de ces variants à ce jour s’élève ainsi à «58 cas pour le variant britannique et 98 cas pour le variant nigérian», a noté l’IPA, qui a rappelé que le respect des mesures barrières, dans le cadre du protocole sanitaire (distanciation physique, port du masque de protection, lavage fréquent des mains) «reste le meilleur garant pour stopper la propagation du virus et l’apparition de nouveaux cas». Les chiffres en question montrent que la capitale est la plus touchée par ces variants, mais un détail mérite
d’être mis en avant. Des wilayas du Sud enregistrent plusieurs cas, notamment Laghouat, mais aussi El Oued et Ouargla. C’est dire que le virus est difficile à circonscrire dans une ville ou une région et sa propagation est telle qu’elle n’obéit à aucune logique. La situation est d’autant plus inquiétante en raison du relâchement généralisé constaté sur le front de la prévention. Les citoyens, dans leur grande majorité, semblent rassurés par les bilans quotidiens de contaminations. Après la première vague et la grande panique qu’elle a suscitée, l’on assiste à une baisse considérable des contagions et des décès. Mais cela est loin d’être garant contre une autre vague de contaminations. D’ailleurs, nombreux sont les spécialistes qui ne cessent de mettre en garde et insister sur le strict respect des mesures de prévention et de distanciation physique. Les plus optimistes estiment que l’Algérie a atteint l’immunité collective. Mais rien ne peut assurer que la situation épidémiologique continuera à être stable, surtout que le Covid-19 et ses variants n’ont pas encore livré tous leurs secrets. Dans de nombreux pays, dont la politique de confinement et de prévention a donné de bons résultats, se sont vu ces derniers temps revenir au point zéro et contraints de confiner à nouveau. D’où l’urgence pour l’Algérie d’adopter plus de fermeté dans l’application des mesures préventives. Du moins, en attendant que la campagne de vaccination avance et que les personnes les plus vulnérables soient protégées.
A. F.

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