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jeudi 11 août 2022

59e anniversaire de la fête nationale et fête de la jeunesse: Du chant patriotique pour célébrer l’occasion l’Indépendance

Un concert de musiques et de chants patriotiques a été animé lundi soir à Alger, par l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger, la chorale « Ranim El Wissal », trois ensembles de la Garde républicaine, ainsi que la chanteuse Lamia Ait Amara. Cette soirée organisée dans le cadre de la célébration du 59e anniversaire de la fête nationale de l’Indépendance et de la jeunesse était accueillie à l’Opéra d’Alger.

Par Adéla S.

Ce concert a débuté par une fusion de tous les ensembles qui ont interprété l’Hymne national algérien, devant un public debout relativement nombreux, astreint au strict respect des mesures de prévention sanitaire contre la propagation du Coronavirus.
Cinq répertoires et non des moindres, ont été préparés pour cette grande soirée commémorative qui s’est ouverte avec l’Ensemble de cornemuse « El Mezwed » de la Garde républicaine. L’Ensemble traditionnel a notamment rendu en deux parties une dizaine d’extraits du riche patrimoine musical algérien dans ses variantes kabyle, chaoui, sahraoui, naïli, aâssimi et bedoui, entre autres.
Le générique musical du feuilleton « El Hariq »(l’incendie), l’Hymne de la Garde républicaine intitulé « Hars El Djoumhouri » et « Min Djibalina », ont été rendus par les musiciens de l’orchestre militaire.
Fusionnant avec une partie des instrumentistes et la chorale de la Garde républicaine, l’Orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger sous la direction du maestro, Lotfi Saidi et l’Ensemble vocal « Ranim El Wissal » ont rendu une dizaine de pièces de circonstance, évoquant entre autres sujets, les martyrs de la révolution, les frères de combat et la longue attente de la maman.
Les pièces, « Hammat El Majd », du poète Omar Bernaoui (1935-2009), et « Carmina Burana » de Carl Orff (1895-1982) ont été très appréciées par l’assistance qui a longtemps applaudi les artistes.
Sous un éclairage de grands soirs, Lamia Ait Amara est ensuite apparue, en cantatrice à la voix soprano, au milieu d’une centaine d’instrumentistes qui l’attendaient et devant un public enthousiasmé qui l’a accueillie avec des salves d’applaudissements et des youyous nourris.
Avec sa voix suave, la chanteuse a entonné, « Aleïki mini salam », « Djawhara », « Tiyara safra », « El Dzaïr inch’Allah atehlou », « El Hamdou li Allah », « El Bahdja ana wlid’ha », « Ana lik, ana lik » et « Farha ou zahoua ».
Lamia Ait Amara avait fait ses classes à l’association « Anadil El Djazaîr » (les Rossignoles d’Alger), où elle s’est exercée sur différents instruments avant de se démarquer par sa voix et devenir plus tard la soliste principale de l’association « El Inchirah », dirigée alors, par le regretté maître Smaïl Hini.
Investie depuis 2014 dans une carrière solo, Lamia Ait Amara a sorti, « Cham’s », son premier album, suivi de « Lahbib diali », un single conçu dans un tout autre registre musical qui établit la grandeur, la polyvalence et le professionnalisme de l’artiste.
A. S.

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