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jeudi 23 mai 2024

37e anniversaire d’«Essendoussia» à Alger: Un vibrant hommage rendu à Mohamed Kheznadji

L’association culturelle «Essendoussia» de musique andalouse a célébré, vendredi soir à Alger, le 37e anniversaire de sa création, avec trois prestations d’école dédiées au doyen du genre Mohamed Khaznadji, devant un public nombreux. Accueilli à l’Auditorium du Palais de la culture Moufdi-Zakaria, la célébration de cet «anniversaire-hommage» s’est déroulée en présence du représentant de l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (ONDA), Abdelhamid Cherdoud, de responsables d’associations de musique andalouse et de plusieurs interprètes de renom, tous venus manifester leur reconnaissance à leur mentor et grand maître de cette musique savante. Durant près de trois heures, l’association «Essendoussia» a déroulé un programme de grande école, devant un public nombreux venu remercier ce bel ensemble fondé en 1987 par de grands noms de l’Ecole sanaâ, à l’instar de Noureddine Saoudi, présent à cette belle soirée-événement. Noureddine Saoudi, ou le «ténor de la douceur», a rappelé le parcours singulier de Mohamed Kheznadji, «une voix authentique, simple et équilibrée, dotée d’un vibrato exceptionnel», a-t-il déclaré, un «modèle de chant», qu’il avait suivi durant ses années d’apprentissage, «sur conseils de son maître de l’époque, Mohamed Fekhardji». Sous les regards de Zakia Kara Terki et Karim Moussaoui, ainsi que ceux des responsables de plusieurs collectifs, dont Alwane El Andalous, El Fekhardjia et les Beaux-Arts d’Alger, Dar El Gharnatia de Koléa, El Djennadia de Boufarik et la Fondation Cheikh Abdelkrim-Dali, la présidente d’Essendoussia, Bahidja Triki, a fait entrer sur scène la vingtaine d’instrumentistes de la classe d’initiation, sous la direction de Moussa Haroun. Le maître Mohamed Khaznadji a pu constater d’entrée que «la sauvegarde du patrimoine de la musique andalouse et sa transmission étaient déjà assurées», car, a-t-il déclaré, l’association Essendoussia est déjà dotée de «jeunes talents promis à de belles carrières». Très applaudis par l’assistance, les chérubins aux mandolines âgés entre huit et dix ans, Jihane Berbiche, Mouloud Mohamed Racim Haroun, Dina Bordji et Inès Bougdal et leurs aînés, Abdellah Benmehiriz, Amina Lina Hamek, Nour Aya Hamza, ainsi que la belle et virtuose Imène Bendris, au sourire radieux, entre autres instrumentistes, ont rendu un répertoire consistant fait d’inquilabet, de m’dihs et de pièces dans le genre aroubi. Rendues à l’unisson et en a cappella, les pièces «Bismi Allah», «Bi asma ika el Hosna», «Essob’hou bada», «Hada El Djamala» et «Douâe», ont, entre autres, constitué la première partie du répertoire, brillamment enchainée pour conclure avec «Houm fi el khilaâ», «Ghoziyali sokkar nabet», «Tarahalou aânni», «Hayya negh’tanem had ezziyara», «Mata nestarihou» ou encore «Harramtou bik Nouâssi».
F. H.

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