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samedi 3 décembre 2022

31e Sommet arabe d’Alger: Une occasion pour redorer le blason du Monde arabe

L’Algérie s’apprête à abriter, dans quelques jours, le 31e Sommet arabe. Deux jours durant, le Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger sera sous les feux des projecteurs. Cette importante échéance devrait constituer une nouvelle halte pour unifier les rangs arabes et examiner les dossiers de coopération dans divers domaines.
Saluant «le choix judicieux» de la date du 1er novembre pour sa tenue, le directeur du Centre arabe des études politiques et sociales de Genève, Riadh Sidaoui, a affirmé que le prochain Sommet arabe d’Alger constitue «une occasion en or» à saisir pour unifier les rangs arabes. «En sus de la symbolique de la date du 1er novembre marquant l’anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération nationale, ce sommet revêt une autre symbolique, celle du lieu qui l’abritera, l’évènement devant se tenir en Algérie, terre du million et demi de martyrs», a précisé M. Sidaoui. «L’Algérie sera à même de redonner goût au Sommet arabe, dans le cadre des valeurs intrinsèques de novembre, en plaçant la question palestinienne en tête des principaux points inscrits à l’ordre du jour», a estimé le politologue. L’intervenant a également salué le rôle de l’Algérie dans l’unification des factions palestiniennes, à travers la signature de «la Déclaration d’Alger», le 13 octobre dernier, pour faire face à l’entité sioniste qui aspire à affaiblir la résistance palestinienne, en ayant pour principe «diviser pour mieux régner». Néanmoins, a-t-il poursuivi, «l’expérience algérienne constituera une source d’inspiration pour les factions palestiniennes afin de prendre conscience de l’importance de rassembler leurs efforts pour faire front uni et faire entendre leur voix». Pour le directeur du Centre arabe des études politiques et sociales de Genève, le Sommet d’Alger «sera une occasion en or à saisir en vue d’unifier les rangs arabes et redorer le blason du Monde arabe, compte tenu des changements géostratégiques à l’échelle mondiale qui incitent les Arabes à se regrouper, loin de la politique des blocs et de la polarisation». L’Algérie jouit de tout le respect et la considération grâce à sa diplomatie qui a réussi à résoudre plusieurs problèmes à travers le monde, a affirmé M. Sidaoui, citant l’accord de paix et de réconciliation au Mali, issu du processus d’Alger en 2015 et sa médiation réussie dans le conflit entre l’Irak et l’Iran. L’Algérie a perdu des diplomates chevronnés, tombés en martyrs, en vue de rapprocher les vues des frères belligérants, a-t-il rappelé. De son côté, Abdelaziz Mejahed, directeur général de l’Institut national d’études de stratégie globale (INESG), a estimé, hier, que «pour réussir l’unification des rangs, il faut que les pays arabes aient des intérêts communs. Les changements actuels dans le monde nous imposent de nous rassembler, mais pour le faire, il faut s’assembler». S’exprimant sur les ondes de la Radio nationale, M. Medjahed a souligné que l’Algérie «appelle les pays arabes à hausser le ton pour défendre leurs intérêts communs», ajoutant que les appels lancés par l’Algérie ont toujours été construits sur une base solide. «En 1973, l’Algérie a réuni le plus grand sommet du mouvement des non-alignés. A partir de ce sommet qui nous a chargés de porter le message des pays du Tiers-monde, les appels de l’Algérie ont toujours eu leur écho dans le monde entier», rappelle-t-il, précisant : «Nous avons appelé pour un monde juste». En témoigne le soutien inconditionnel de la Palestine. Pour le directeur général de l’INESG, «la question palestinienne est une pierre angulaire dans le monde arabe. Elle a provoqué un tas de changements dans cette région, parce que certaines parties ne servaient pas les intérêts du peuple».

L’Emir Ben Salmane s’excuse de ne pas pouvoir participer
Le président de la République, Abdelmadjid Tebboune a reçu samedi soir un appel téléphonique de l’Emir Mohammed Ben Salmane, Prince héritier et président du Conseil des ministres du Royaume d’Arabie saoudite, lors duquel il s’est excusé de ne pas pouvoir participer au Sommet arabe devant se tenir à Alger le 1er novembre conformément aux recommandations des médecins qui lui déconseillent les voyages, indique un communiqué de la Présidence de la République. «Pour sa part, Monsieur le Président a dit comprendre la situation et regretter l’empêchement du Prince héritier, son Altesse l’Emir Mohammed Ben Salmane, lui exprimant ses vœux de santé et de bien-être, et que le Royaume d’Arabie saoudite, pays frère, sera présent avec nous en toutes circonstances», a ajouté la même source.
Meriem Benchaouia

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