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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 19/02/2019

Répercussions

 Dans de nombreux pays de l’UE se pose aujourd’hui la question du retour des jihadistes partis rejoindre l’État Islamique en Syrie. Car si ces combattants ont des passeports européens, leur idéologie inquiète les dirigeants comme les populations européennes qui craignent qu’un retour de ces ressortissants de l’UE ne signifie une recrudescence des attentats terroristes. Mais ces jihadistes, aujourd’hui retenus dans les geôles syriennes sont devenus un problème qui embarrasse Européens comme Américains. En effet, ces derniers, sur place en Syrie ne savent quoi faire de ses ressortissants européens et leur départ du pays ne fait que compliquer leur tâche. C’est ainsi que le président Donald Trump s’est lancé dans une diatribe contre les puissances européennes qui tergiversent face à l’hostilité d’une partie de leurs opinions publiques. Le dirigeant Républicain a exhorté sur Twitter, les pays européens à rapatrier leurs centaines de ressortissants retenus en Syrie. «Les États-Unis demandent à la Grande-Bretagne, la France, l’Allemagne et aux autres alliés européens de reprendre plus de 800 combattants de l’EI que nous avons capturés en Syrie afin de les traduire en justice». « Il n’y a pas d’alternative car nous serions forcés de les libérer. Les États-Unis ne veulent pas que ces combattants de l’EI se répandent en Europe». Ces dernières années, plusieurs centaines d’étrangers ont été arrêtés par l’alliance arabo-kurde des Forces démocratiques syriennes (FDS) au fil des batailles menées contre l’EI en Syrie. Les hommes sont en prison, les femmes et les enfants dans des camps de déplacés. L’administration semi-autonome kurde refuse de juger les étrangers et réclame leur renvoi vers les pays d’origine. Paris, Bruxelles et Berlin ont réagi dimanche aux propos du président américain. Le sujet est d’autant plus sensible que Trump s’est engagé en décembre à retirer les quelque 2 000 militaires américains déployés en Syrie. Ce désengagement, et la menace d’une offensive turque contre les forces kurdes, font craindre un chaos sécuritaire dont bénéficierait l’EI. Les pays européens sont ainsi dans une impasse, beaucoup semblent encore hésitants aux suites à donner à l’appel américain et craignent des répercussions non seulement sécuritaires mais surtout que l’opinion publique se rebiffe à l’idée de faire rentrer ses soldats de l’EI, qui pourraient mettre en pratique le savoir-faire qu’ils ont acquis ces dernières années en Syrie pour attaquer et terroriser l’Europe.
 

 

 

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