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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 24/06/2017

Accusations

 Si François Fillon, le candidat officiel de la droite et du centre à la dernière élection présidentielle française avait vu sa campagne minée par les affaires concernant les emplois fictifs, présumés de sa femme et de ses enfants, Marine Le Pen qui avait elle aussi des problèmes avec la justice avait vu sa campagne peu touchée par ses propres ennuis. Car si Fillon avait lui utilisé l'argent public pour s'enrichir personnellement, la candidate du Front national est, elle, accusée d'avoir utilisé l'argent du Parlement européen pour financer son parti. Mais bien sûr les adversaires de la candidate frontiste n'avaient malgré tout pas hésité à utiliser cela pour tenter de la décrédibiliser. Or, aujourd'hui, François Bayrou, l'un des plus grands soutiens d'Emmanuel Macron qui s'est vu attribuer le ministère de la Justice est dans la tourmente pour le même type d'affaires que Marine Le Pen. D'ailleurs, celui qui fut garde des Sceaux pendant moins d'un mois a déjà démissionné à cause des «fausses accusations» qui pèsent sur lui et le reste du gouvernement. «Nous n'avons jamais eu d'emplois fictifs», se défend ainsi François Bayrou, le MoDem est toujours resté dans les clous concernant le travail de ses assistants parlementaires européens. Pourtant les témoignages à charge s'accumulent. Un système d'emplois fictifs aurait même existé, selon la version d'un ancien assistant parlementaire européen du parti centriste. L'homme, qui refuse de dévoiler son identité mais se dit prêt à témoigner devant la justice, a exercé cette fonction entre 2004 et 2009 auprès d'un eurodéputé de l'UDF, le prédécesseur du MoDem. Selon lui, des élus auraient rémunéré des collaborateurs avec des fonds européens, sans jamais avoir travaillé pour l'Europe.

Ces employés, des communicants, de jeunes militants et quelques cadres, auraient en réalité exercé des fonctions au siège du parti, lui permettant ainsi de faire des économies. «Les budgets des assistants parlementaires servaient à financer le fonctionnement du parti politique, au moins en partie», explique l'ancien assistant parlementaire. Les temps partiels qui étaient financés par l'Europe servaient les ambitions de François Bayrou. Il s'agissait bien d'emplois à temps partiel fictifs. François Bayrou ment quand il dit le contraire». Dans son témoignage, l'ancien collaborateur de l'UDF évoque aussi les rouages de ce système, ancré dans le fonctionnement du parti. Si bien que les eurodéputés, parfois récalcitrants, fermaient les yeux pour conserver leur investiture. «Les parlementaires, conscients du risque juridique, réclamaient avec beaucoup de difficultés que l'assistant, de temps en temps, se manifeste, transmette une note sommaire sur un sujet ou une petite revue de presse, qui permettrait d'apporter une preuve qu'un travail a bien été effectué, au cas où il y aurait des contrôles», raconte l'ancien assistant parlementaire. Reste à savoir si la justice se penchera sur le cas Bayrou maintenant que les preuves s'empilent et comment Macron qui avait durement critiqué Marine Le Pen accusé des mêmes pratiques traitera son ancien ministre et soutien.
 

 

 

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