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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 23/05/2018

Stratégie

 Marine Le Pen a décidé, à l’issue de sa défaite, quoi que toutefois escomptée, lors de l’élection présidentielle française de 2017, de revenir aux fondamentaux de son mouvement et de remettre les questions d’immigration, d’identité et de sécurité au cœur de son programme aux dépens de l’argumentaire anti-européen. C’est ainsi que cette semaine la présidente du FN est intervenue pour dénoncer, au côté d’un député égyptien proche du pouvoir, «la politique de l’autruche» du gouvernement français en matière de lutte contre le «fondamentalisme islamiste». «Le gouvernement français est dans la stratégie de l’autruche ou met la tête dans le sable, pour ne pas voir l’immensité du danger qui est, non plus à nos portes, mais à l’intérieur de chez nous», a déclaré, lors d’une conférence de presse, la dirigeante du FN, au côté du député égyptien Abderrahim Ali. «D’où vient l’argent qui permet à ces fondamentalistes islamistes de se développer, de monter des associations, d’avoir des locaux et des écoles, de s’armer notamment face à l’armée française au Sahel ?», a demandé la députée du Pas-de-Calais. Rappelant qu’elle s’était rendue en Égypte il y a quelques années, MLP a jugé que «le niveau de coopération avec les pays qui luttent contre le fondamentalisme islamiste n’était pas suffisant» et devait «passer à la vitesse supérieure» avec ceux qui «ont certainement des informations plus précises sur les réseaux à l’œuvre en France». Marine Le Pen, comme son homologue égyptien, a fustigé «le niveau d’investissement que les Frères musulmans ont développé en France depuis un certain nombre d’années» et demandé la dissolution de l’association des Musulmans de France (ancienne UOIF), proche de cette confrérie politique. «Un certain nombre de responsables politiques (français) ont été ou sont encore probablement payés par le Qatar. (...) C’est un sujet aujourd’hui qu’il faut mettre sur la table», a en outre insisté la présidente du parti frontiste. Son homologue égyptien a pour sa part estimé que «Daech était la fille des Frères musulmans» et déploré en Europe un «climat qui aide l’extrémisme». La présidente du FN a qualifié de «catastrophique» le plan banlieues de Jean-Louis Borloo, le jour où le président Emmanuel Macron présentait ses orientations à ce sujet, déplorant qu’il n’y ait que «trois fois le mot immigration et pas une seule fois le mot fondamentalisme islamiste». Ce plan «est symbolique de l’incompétence, de l’aveuglement, de la lâcheté et de la dangerosité de nos élites françaises depuis 30 ans», selon elle. Un discours qui ressemble étrangement aux discours de son père dont elle s’était pourtant fortement distancée ces dernières années avec succès, cette stratégie l’ayant mené tout droit au second tour des présidentielle. Reste à savoir si les nouveaux électeurs, séduits par la «dédiabolisation» du FN continueront à voter pour le parti frontiste, ou si ce retour aux sources finalement censé aider le parti à mieux avancer ne va pas, au contraire, le freiner.
 

 

 

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