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Commentaire Par Fouzia Mahmoudi 08/12/2019

Probité

 Deux ans après sa première mise en cause dans l’affaire des assistants parlementaires du MoDem, François Bayrou est aujourd’hui mis en examen à son tour alors que la justice cherche à savoir si le parti centriste, a utilisé des fonds européens afin de rémunérer en partie des cadres du mouvement employés à d’autres tâches. Le maire de Pau, candidat à trois reprises à l’élection présidentielle française, a été à son tour mis en examen pour «complicité de détournement de fonds publics», en fin de semaine dernière. Le dirigeant du MoDem, 68 ans, est resté environ dix heures dans le bureau des juges d’instruction au tribunal de Paris, répondant point par point à toutes les questions qui lui étaient posées, selon des sources concordantes. «Cette mise en examen, annoncée à l’avance dans les journaux, a été décidée à l’encontre de tous les éléments de preuves produits», a réagi Me Pierre Cornut-Gentille, avocat de Bayrou. «La suite de l’instruction démontrera qu’elle est totalement infondée». Les magistrates Charlotte Bilger, Bénédicte de Perthuis et Patricia Simon cherchent à savoir si le parti de François Bayrou a utilisé des fonds européens, réservés normalement à l’embauche d’assistants pour les eurodéputés, afin de rémunérer en partie des cadres du mouvement employés à d’autres tâches. Elles soupçonnent Bayrou d’être responsable de l’ensemble du système présumé reproché au parti centriste. «Pour cela, il faut des instructions», fait valoir l’entourage du responsable politique. «Or, aucun témoignage, aucun document ne désigne François Bayrou», selon cette source. Depuis le 15 novembre, une douzaine de responsables du MoDem ont été mis en examen dans ce dossier, dont l’ancienne eurodéputée et actuelle vice-gouverneure de la Banque de France, Sylvie Goulard, l’ex-garde des Sceaux Michel Mercier, le directeur financier du MoDem, Alexandre Nardella ainsi que la vice-présidente du parti, Marielle de Sarnez mise en examen mercredi pour «détournement de fonds publics», à propos du contrat d’une ancienne assistante. Cette affaire, ajoutée à la polémique sur des prestations réalisées pour un think tank américain, a coûté à Goulard sa place dans la nouvelle Commission européenne en octobre dernier. L’affaire a aussi précipité le départ du gouvernement de cette dernière, de Bayrou, de De Sarnez, en juin 2017. Le MoDem n’est pas la seule formation politique qui se trouve dans le viseur de la justice pour des emplois présumés fictifs au Parlement européen. Des enquêtes similaires ont ainsi été ouvertes pour La France insoumise (LFI) et le Front national (FN). Concernant ce dernier, une vingtaine de personnes, dont Marine Le Pen, ont été mises en examen. Mais cette mise en examen assombrit surtout l’avenir politique de Bayrou qui a toujours prôné l’intégrité et l’impeccabilité en politique. Certains observateurs estiment ainsi que son espoir de devenir Premier ministre (faute de ne jamais devenir président de la République) est aujourd’hui terminé alors que cette mise en examen ternit l’image de celui qui a durant ses quarante ans de politique su garder une image probe et honnête.  
 

 

 

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