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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 19/07/2018

Lapsus

 Si le Parti républicain américain s’était montré particulièrement brutale face à Donald Trump lors de la campagne présidentielle de 2016, n’hésitant pas alors à le désavouer, sa victoire surprise a changé la donne, il devait se satisfaire d’avoir un promoteur milliardaire comme représentant à la Maison-Blanche. D’ailleurs, dès le début de son mandat les représentants du parti conservateur, que ce soit parmi la direction ou les élus, se sont faits aussi discrets que possibles lors des différentes polémiques tournant autour du président. Mais lundi, lors d’une conférence de presse, sa défense de Moscou dans l’affaire de la supposée ingérence russe lors de la campagne présidentielle de 2016 a fini par user la patience des républicains. Donald Trump, pendant la conférence de presse, s’en est pris à l’enquête du procureur Mueller sur l’ingérence russe dans les élections, la qualifiant de «désastre pour notre pays», et déclarant qu’il avait foi dans la parole de Poutine plutôt que dans celle de ses propres services de renseignement. Des propos qui ont particulièrement irrité la classe politique et médiatique qui se sont alors déchaînées contre la «trahison» de Trump. «Ce n’était rien moins que de la trahison», a tweeté l’ex-directeur de la CIA, John Brennan, après la conférence de presse. «Non seulement les commentaires de Trump étaient stupides, mais il est totalement dans la poche de Poutine. Patriotes républicains, où êtes-vous ?» Thomas Friedman, un chroniqueur du «New York Times», a écrit : «Il y a des preuves accablantes que notre président (…) est impliqué dans un comportement de trahison». «Scandaleux», a écrit la sénatrice démocrate Elizabeth Warren. «Une fois de plus, Donald Trump fait honte à l’Amérique sur la scène internationale, sape nos institutions, affaiblit nos alliances, et embrasse un dictateur». «Si c’est ça que le président Trump dit publiquement, qu’a-t-il dit en privé à
Poutine ?», a tweeté le sénateur démocrate Mark Warner. Chuck Schumer, le leader démocrate au Sénat, a renchéri : «Dans l’histoire entière de ce pays, les Américains n’ont jamais vu un président des États-Unis soutenir un adversaire américain de la façon dont le président Trump a soutenu le président Poutine». Nancy Pelosi, la leader démocrate à la Chambre, elle, a suggéré, sans preuves, que les Russes détenaient des informations compromettantes contre le président américain. «Ronald Reagan a gagné la Guerre froide. Aujourd’hui Donald Trump a perdu la post-Guerre froide», a résumé Jeremy Bash, un ex-employé du Pentagone. Les réactions à la conférence de presse du président américain ont d’ailleurs été si violentes qu’il a fini par assurer qu’il avait fait un lapsus et qu’il acceptait les conclusions des services US de renseignement selon lesquels la Russie a interféré dans l’élection de 2016. Mais cette tentative de revenir sur ses déclarations ne risque pas de convaincre grand monde, surtout maintenant que ses opposants sont persuadés d’avoir trouvé l’angle d’attaque parfait contre le président républicain. 
 

 

 

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