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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 26/03/2017

Percée

 La mauvaise situation dans les sondages de François Fillon n’est pas pour déplaire à tous à droite. Car si l’ancien Premier ministre représente la droite mais surtout son parti, Les Républicains, la droite est composée d’autres mouvements habituellement moins médiatisés. C’est le cas de «Debout la France» de Nicolas Dupont-Aignan qui profite depuis quelques semaines d’une hausse inattendue, et certainement bienvenue pour sa part, de sa popularité dans les sondages de l’élection présidentielle. Car si Dupont-Aignan ne possède pas la machine de guerre de Les Républicains, le modeste candidat à l’investiture suprême a réussi à rebondir après le début de l’affaire du Penelopegate. En effet, le candidat souverainiste est désormais crédité de 5,5% des voix dans une récente enquête d’opinion. Un chiffre exceptionnel pour ce «petit candidat». À un mois du premier tour de l'élection présidentielle, le dirigeant de «Debout la France» connaît une percée soudaine dans les sondages. L'enquête quotidienne Ifop pour Paris Match-Cnews et Sud radio le crédite mercredi de 5,5% des voix. Avec une percée à 9% chez les plus de 65 ans et 7% chez les 50-64 ans, un électorat qui a l'avantage de se déplacer avec assiduité dans les bureaux de vote. Mardi, c'est l'institut Elabe qui l'a crédité de 5% des suffrages dans une enquête pour BFMTV et l'Express. Une hausse de deux points (la plus forte) par rapport à la précédente enquête du 17-19 mars.

«On perce ! C'est évident qu'il y a un déclic mais c'était semé avant», se félicite le candidat souverainiste. Son départ du plateau du journal télévisé TF1 pour protester contre son absence du premier débat télévisé de lundi n'y est pas pour rien. Même s'il dit encore aujourd'hui qu'il «aurait préféré être au débat» (et se passer de ce buzz), la séquence de son coup de sang sur TF1, postée sur son profil Facebook, a depuis été visionnée 13 millions de fois et partagée par 242 000 personnes. Le député-maire de Yerres progresse quotidiennement. «Même si je reste méfiant, je sentais une dynamique depuis plusieurs jours. Les salles de mes meetings sont pleines», s'enthousiasme celui qui avait obtenu 1,79% en 2012. «Les gens ont compris que François Fillon ne peut pas gagner alors ils se disent ‘’pourquoi pas lui’’. Je vais le remplacer», poursuit le parlementaire. Il ajoute : «D'autant plus que mes idées sont plus proches de ce que veulent les électeurs de droite. Ils ne veulent pas la suppression des heures supplémentaires ni de la hausse de la TVA et ne veulent plus de Schengen». «Beaucoup de sarkozystes me rejoignent car je suis plus proche de lui que Fillon», complète le candidat en rappelant qu'il prône «la baisse des impôts, la récompense du travail et le contrôle des frontières». Effectivement, alors que seuls 54% des électeurs de Nicolas Sarkozy en 2012 sont prêts à voter pour François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan arrive à conquérir 6% d'entre eux, selon Elabe. Reste à savoir si cette tendance continuera dans les semaines à venir et surtout quel sera le résultat du souverainiste au soir du premier tour de la présidentielle. S’il venait effectivement à avoir un bon score, et que Fillon venait à être devancé par Le Pen et Macron, il pourrait devenir le Jean-Pierre Chevènement de la droite, et être accusé, tout comme le fut ce dernier en 2002, d’avoir siphonné les voix qui aurait permis une victoire de la droite.
 

 

 

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