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Commentaire Par Fouzia Mahmoudi 21/11/2019

Outrance

 L’ONU n’aura finalement pas tardé à réagir à l’annonce abracadabrante de l’administration américaine «légitimant» les colonies israéliennes illégales sur les Territoires palestiniens. «Le changement de position des États-Unis sur les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée n’a aucun impact sur le statut de ces implantations, qui sont considérées par les Nations unies comme contraires au droit international», a en effet immédiatement déclaré l’ONU hier. L’administration de Donald Trump, par la voix du chef de la diplomatie Mike Pompeo, est allée une fois encore cette semaine à l’encontre du consensus international sur le conflit israélo-palestinien en déclarant considérer désormais que «l’établissement de colonies de civils israéliens en Cisjordanie n’est pas en soi contraire au droit international». Mais «le changement de position d’un État ne modifie pas la législation internationale existante, pas plus que son interprétation par la Cour internationale de justice et le Conseil de sécurité», a rapidement déclaré Rupert Colville, un porte-parole du Haut-Commissariat de l’ONU aux droits de l’Homme. Le Haut-Commissariat va «continuer de suivre la position de longue date des Nations unies qui est que les colonies israéliennes enfreignent la législation internationale», a-t-il ajouté. Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a déclaré que les États-Unis ne considéreraient pas forcément comme légales les colonies israéliennes, mais s’en remettraient aux décisions de tribunaux israéliens. La plupart des colons vivent dans des colonies considérées comme légales par la justice israélienne. La position exposée par Mike Pompeo place les États-Unis, une fois encore, en contradiction avec la majeure partie de la communauté internationale, et avec les résolutions par lesquelles le Conseil de sécurité de l’ONU a considéré, cela fait déjà plusieurs années, les colonies comme illégales car établies en territoire occupé. L’Union européenne a elle aussi réagi par la voix de sa Haute représentante pour les affaires étrangères indiquant que «toutes les activités de colonisation sont illégales au regard du droit international et compromettent la viabilité de la solution à deux États et les perspectives d’une paix durable.» L’administration Trump continue ainsi de bouleverser la situation au Proche-Orient sans prendre en compte visiblement, ou ne se souciant pas, de millions de palestiniens touchés par des propos de ce genre. Les États-Unis restent la première puissance mondiale et ses prises de positions seront toujours partagées par de multiples États qui dépendent de son économie, faussant ainsi le débat sur des sujets extrêmement sensibles qui sont traités par l’administration Trump avec ce qui semble être une légèreté déconcertante. Reste à voir, si Trump venait à quitter en 2020 la Maison-Blanche si son successeur rétablira une politique plus équitable au Proche-Orient et corrigera les multiples faux pas et outrances du mandat du milliardaire Républicain.   
 

 

 

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