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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 25/04/2019

Géopolitique

 La profonde amitié que ne cesse de témoigner Donald Trump depuis son arrivée à la Maison-Blanche pour l’État d’Israël, allant jusqu’à franchir des lignes rouges diplomatiques que l’on pensait encore inviolables, vient d’être récompensé de bien étrange façon. En effet, Benjamin Netanyahu, récent vainqueur des élections législatives, a annoncé cette semaine qu’une colonie israélienne sur le plateau du Golan occupé allait porter le nom du président américain pour remercier ce dernier d’avoir reconnu la souveraineté de l’Etat hébreu sur la partie de ce territoire syrien annexé par Israël. En visite dans la région avec sa famille à l’occasion des vacances de la Pâque juive, le Premier ministre israélien a déclaré dans un message vidéo qu’il soumettrait prochainement cette résolution au gouvernement. «Tous les Israéliens ont été profondément émus lorsque le président Trump a pris la décision historique de reconnaître la souveraineté d’Israël sur le plateau du Golan», a-t-il déclaré. Le président américain avait de nouveau rompu avec le consensus international lorsqu’il avait reconnu, le 25 mars, la souveraineté d’Israël sur la partie du Golan conquise à la Syrie pendant la guerre des Six Jours de 1967. La décision du président américain était intervenue à peine deux semaines avant des élections israéliennes à l’issue desquelles Netanyahu a remporté un cinquième mandat. Trump a adopté depuis sa prise de fonctions une politique de soutien sans faille à l’État hébreu. Il a notamment reconnu unilatéralement Jérusalem comme la capitale d’Israël, alors que les Palestiniens souhaitant faire de Jérusalem-Est, occupée et annexée par l’Etat hébreu depuis 1967, la capitale de l’Etat auquel ils aspirent. Israël a annexé 1 200 kilomètres carrés du Golan en 1981, une annexion qui n’a jamais été reconnue par la communauté internationale. Environ 18 000 Syriens appartenant à la communauté druze, dont la plupart refusent la citoyenneté israélienne, restent dans le Golan occupé, où se sont installés quelque 20 000 colons israéliens dans 33 colonies de peuplement. Ainsi, si Donald Trump a réussi par son inconséquence et peut-être surtout par son peu de culture géopolitique à mettre un frein dans tout espoir de voir le conflit israélo-palestinien se résoudre avant un long moment, il aura du moins gagné les faveurs des dirigeants les plus radicaux et dangereux qu’Israël a connu depuis bien longtemps. Les opposants de Trump ne sont d’ailleurs pas dupes et Bernie Sanders, adversaire malheureux de Hillary Clinton lors des primaires Démocrates en 2016 et candidat aux prochaines élections présidentielles, n’a pas hésité à qualifier ce gouvernement de «raciste». Reste à savoir comment une nouvelle administration à la Maison-Blanche, si Trump n’est pas reconduit pour un second mandat, fera pour réparer les dommages diplomatiques colossaux qu’il aura causé au Proche-Orient.  
 

 

 

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