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Commentaire Par Fouzia Mahmoudi 15/10/2019

Droite

 Le ralliement en 2017 de nombreuses personnalités politiques de Les Républicains à Emmanuel Macron lors de sa campagne présidentielle avait considérablement contribué à l’affaiblissement de la droite française. Le Premier ministre français actuel n’est d’ailleurs autre que l’ancien bras droit d’Alain Juppé, figure de la droite historique. Aujourd’hui, c’est un ancien chef de gouvernement de droite qui exprime publiquement son ralliement à Emmanuel Macron, alors même que le jeune président connaît une période difficile, tant sur le plan national qu’européen. Jean-Pierre Raffarin encense en effet la politique d’Emmanuel Macron, considérant que c’est «globalement la meilleure que le pays peut avoir». Et alors que Les Républicains votaient ce week-end pour élire leur nouveau président, un ancien ténor du parti s’en détourne. L’ancien Premier ministre, dans une interview à RTL, annonce qu’il va «évidemment» quitter le parti Les Républicains. S’il «reste de centre droit», il semble désormais pencher du côté de La République en marche. Il considère, en effet, que la politique d’Emmanuel Macron est «globalement la meilleure que le pays peut avoir». «Je n’ai pas renouvelé ma cotisation et quand on ne renouvelle pas sa cotisation, on reste dans le parti pendant un an, avant d’en sortir». «Donc, je vais partir des Républicains, évidemment», a déclaré cette semaine Jean-Pierre Raffarin. L’ancien Premier ministre (2002-2005) de Jacques Chirac s’exprimait le jour même où les militants LR votaient pour désigner un nouveau patron susceptible de sortir le parti du marasme. Jean-Pierre Raffarin avait soutenu la liste présidentielle de LREM lors des européennes en mai dernier, des élections qui avaient tourné au fiasco pour LR, réduits à un résultat catastrophique (8,48 % des voix). Tout en confirmant qu’il ne participait pas au vote pour désigner le nouveau président de LR, Jean-Pierre Raffarin, 71 ans, a souligné qu’il ne rejoindrait pas LREM pour autant : «J’ai quitté la politique partisane, ce n’est pas pour y retomber». «J’évaluerai le travail qu’ont fait le président et son équipe à la fin de ce quinquennat» et jusque-là «je considère qu’il n’est pas utile pour la France de fragiliser le président», a-t-il ajouté, encourageant la droite à «préparer une pensée plutôt que de s’occuper en permanence de réagir à l’actualité». «On ne fait pas un projet avec des communiqués tous les jours contre le gouvernement», a-t-il souligné. Ainsi, le départ d’une autre figure d’importance de chez LR démontre à quel point l’élection interne de ce week-end pour élire un nouveau président du parti est essentiel pour la survie même du mouvement qui semble continuer à perdre, depuis le début du mandat de Macron, toute raison d’être alors que sa direction est incapable de présenter un programme crédible et intéressant aux électeurs de droite qui finissent par se tourner vers La République en Marche et le Rassemblent National.   
 

 

 

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