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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 26/02/2017

Statut

 Certains soutiens de François Fillon, candidat officiel de la droite et du centre, élu il y a quelques mois encore très largement face au candidat favoris Alain Juppé, s’offusquaient de la mise en lumière par la presse et surtout par l’ouverture d’une enquête du Parquet financier concernant les emplois fictifs, supposés, de l’épouse de l’ancien Premier ministre et de deux de ses enfants. Thierry Solère notamment, porte-parole de François Fillon pendant la campagne présidentielle, a bruyamment fait part de son indignation face aux publications du Canard enchaîné qui avait été le premier à évoquer l’affaire, et surtout la polémique qu’elle avait provoquée médiatiquement et politiquement. Solère ne comprenait pas comment le Parquet financier avait «osé» ouvrir une enquête visant un candidat au scrutin présidentiel, insinuant subliminalement que même si Fillon était coupable des faits reproché, il devrait être exonéré de par son statut. Surtout qu’avant le déclenchement de la polémique, Fillon était assuré d’être au premier tour de l’élection du 21 avril et de gagner par la suite face à Marine Le Pen. Mais aujourd’hui les choses ont bien changé et les Français ne semblent pas partager le goût du porte-parole du candidat conservateur pour les passe-droits.

Surtout lorsque ceux-ci impliquent le détournement de près d’un million d’euros. De son côté le Parquet financier, qui a par ailleurs été accusé par Fillon, comme par ses soutiens, d’être téléguidé depuis l’Élysée pour saboter sa campagne, semble estimer que candidat ou pas, l’ancien chef de gouvernement doit répondre de ses actions devant la justice. En tout cas, le Parquet financier a ouvert, ce vendredi soir, une information judiciaire concernant «notamment» les époux Fillon. Cette information «est ouverte contre personne non dénommée, des chefs de détournement de fonds publics, abus de biens sociaux, complicité et recel de ces délits, trafic d’influence et manquements aux obligations de déclaration à la Haute autorité sur la transparence de la vie publique», précise le communiqué du Parquet national financier. Le Parquet justifie cette ouverture en raison de «l’ancienneté d’une partie des faits concernés et de l’exigence de la mise en œuvre de l’action publique résultant de l’article 4 de la loi adoptée définitivement le 16 février 2017». Reste à savoir quelle sera la réaction de François Fillon face à ce nouveau développement, lui qui avait assuré dès le début de la polémique qu’il abandonnerait sa campagne en cas de mise en examen. Or, la décision du Parquet ouvre la voie à une mise en examen ou un placement sous le statut de témoin assisté des acteurs du dossier, dont François Fillon. C’est peut-être d’ailleurs pour cela qu’il avait ensuite changé de cap en assurant qu’il resterait candidat quelle que soit l’issue de l’enquête dont il faisait l’objet, nonobstant la décision de justice le concernant.  
 

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