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POINT chauds Par Fouzia Mahmoudi 25/06/2019

Municipale

 Fin mars Recep Tayyip Erdogan avait, une fois encore, abusé de son pouvoir présidentiel pour faire invalider les résultats des élections municipales d'Istanbul. La petite victoire du candidat de l'opposition face au candidat du parti présidentiel islamo-conservateur AKP n'ayant en effet pas été digérée par le président turc. Un nouveau scrutin avait alors été organisé dimanche pour permettre au candidat d'Erdogan de «corriger le tir». Mais au grand désarroi du dirigeant turc c'est le candidat de l'opposition Ekrem Imamoglu qui a une fois encore remporté l'élection, mais cette fois-ci avec une large avance. Le candidat de l'opposition a affirmé dimanche après sa victoire aux municipales d'Istanbul qu'il souhaitait «travailler en harmonie» avec le président Recep Tayyip Erdogan. Dans une allocution après la publication des premiers résultats le donnant vainqueur, Imamoglu l’a invité à travailler ensemble pour servir Istanbul. «M. le président, je suis prêt à travailler en harmonie avec vous», a-t-il ajouté. Le candidat du président turc, Binali Yildirim, a reconnu dimanche sa défaite aux élections municipales d'Istanbul après la publication des premiers résultats. Quasiment inconnu il y a seulement quelques mois, Ekrem Imamoglu s'est imposé comme le champion d'une opposition longtemps incapable d'entailler l'armure du président Recep Tayyip Erdogan. En remportant d'une courte tête l'élection municipale à Istanbul le 31 mars, un vote annulé depuis dans des conditions controversées, cet homme âgé de 49 ans a mis fin au mythe de l'invincibilité dans les urnes du parti présidentiel, l'AKP. Avec la large victoire enregistrée lors du nouveau scrutin dimanche, Imamoglu s'impose aux yeux des observateurs comme l'étoile montante de la politique turque, capable de défier le chef de l'État lors de la prochaine présidentielle, prévue en 2023. Diriger la mairie d'Istanbul, capitale économique et démographique de la Turquie, permettra à Ekrem Imamoglu d'affirmer sa stature politique. C'est ce même mandat d'édile d'Istanbul (1994-1998) qui a permis à Recep Tayyip Erdogan de s'imposer sur la scène nationale. Il avait promis après l'invalidation des résultats du premier scrutin du 31 mars dernier, une «révolution» démocratique pour récupérer par les urnes le mandat de maire dont il avait été déchu, décrivant la bataille pour la mairie d'Istanbul comme un combat pour la démocratie en Turquie. Selon les résultats publiés par l'agence étatique Anadolu après le dépouillement de plus de 97 % des bulletins de vote, Ekrem Imamoglu a obtenu 53,86 % des voix, contre 45,23 % pour Binali Yildirim. Le président turc Recep Tayyip Erdogan a félicité dimanche Imamoglu, signalant qu'il acceptait le résultat de l'élection après avoir obtenu l'annulation d'un premier scrutin qui s'était tenu fin mars. Reste à voir quel impact aura cette victoire d'importance sur la scène politique turque et surtout auprès des électeurs qui voient désormais qu'il est possible de voter avec succès pour d'autres candidats que ceux de l'AKP qui vampirise la vie publique turque depuis plus d'un quart de siècle. 
 

 

 

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