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07/12/2019
 
 

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Marches à travers le pays
42e acte du hirak 

  «Pas de marche-arrière, on veut une Algérie libre et démocratique, on demande el hourya, on refuse de voter contre notre pays», tels étaient les slogans scandés par des milliers de manifestants qui ont pour le 42e vendredi arpenté les différentes rues du pays.
A Alger, la marche du 42e vendredi a commencé plus tôt que d’habitude. À 11h déjà, ils étaient des milliers à se rassembler au niveau de la place du 1er-Mai, à la rue Didouche-Mourad et devant la Grande poste. Lors de cette nouvelle marche qui a eu lieu à 6 jours seulement de la tenue des élections présidentielles, à savoir le 12 décembre, les hirakistes enveloppés dans le drapeau national, étaient déterminés plus que jamais à faire avorter ce prochain scrutin. Les manifestants ont scandé «Makanch el qanoun, makanch aadala oéé oéé makanch el vote» (puisqu’il n’y a ni loi ni justice, alors il n’y aura pas de vote). Ils ont aussi scandé «El blad bladna ou ndirou rayna ou makanch el vote» (le pays est le nôtre, on fera ce qu’on voudra, donc il n’y aura pas de vote) ou encore «Makanch el vote, welah mandirou, Bedoui et Bensalah lazem yrouhou, welah marana habssin» (il n’y aura pas de vote, on jure qu’on ne votera pas, Bedoui et Bensalah doivent partir, on jure qu’on n’arrêtera pas de marcher). Ce refus d’aller vers les urnes a aussi été exprimé sur les pancartes très nombreuses. On pouvait y lire «non, je ne voterai pas contre mon pays», «pas de libération des détenus d’opinion donc pas de vote», «pas de justice indépendante alors pas de vote», «pas de départ des symboles de l’ancien système, donc pas de vote aussi». Lors de cette marche, les manifestants ont aussi appelé les citoyens à observer une grève générale le 8 décembre, scandant : «La grève générale hata yesqout el nidam» et à participer massivement à trois marches consécutives, à savoir le 11 décembre, soit la veille de l’élection présidentielle, le 12 et le 13 décembre. Déplorant la crise dans laquelle se trouve aujourd’hui l’Algérie, les manifestants scandaient «Ya Amirouche, ya si El Haouas, dzayer machi labas» (Amirouche, Si El Haouas, des noms de deux martyrs, l’Algérie ne va pas bien). En outre, les marcheurs n’ont pas oublié les détenus du hirak. Ils ont donc brandi une longue banderole avec les portraits des détenus du hirak et ont scandé «Etelgou wladna» (relâchez nos enfants). Lors de cette nouvelle marche, les manifestants ont aussi exigé une Algérie libre et démocratique, un pays de droit, une justice indépendante et l’application des articles 7 et 8 de la Constitution. Ils ont également exigé le jugement de tous les corrompus et corrupteurs. Des marches similaires ont eu lieu dans d’autres wilayas. A Oran, Sétif, Tizi-Ouzou, des milliers de manifestants ont exprimé leur opposition au rendez-vous du 12 décembre, scandant : «Makanch el vote» (il n’y aura pas de vote). Ils ont aussi réclamé la liberté et l’indépendance, «talbine el houria wel istiklal». Enfin, notons qu’un important dispositif sécuritaire a encadré cette 42e marche, mais sans pulsion répressive.


Thinhinene Khouchi

 

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