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01/04/2020
 
 

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Alors que les soignants du secteur public font face au coronavirus
Les médecins privés abandonnent les patients en fermant les cabinets  

  Au moment où le pays a besoin de tout son personnel de la santé, public ou privé, pour faire face à cette crise sanitaire planétaire qu’est le coronavirus, les médecins privés et des laboratoires d’analyses médicales ont cessé leur activité pendant cette période critique, de façon volontaire ou par absence d’une réglementation claire, laissant ainsi leurs collègues du service public affronter seuls la situation.
La raison avancée par les médecins exerçant dans le privé est d’avoir reçu une instruction les obligeant à cesser leur activité le temps de confinement jusqu’à nouvel ordre, à cause de coronavirus. «Nous avons reçu une instruction nous demandant de rester chez nous pendant une période indéterminée. Nous ne consultons que les cas urgents», indique un médecin spécialiste en ophtalmologie, précisant que «le motif de cet arrêt momentané est justifié par le manque de moyens de protection lors de l’examen des patients potentiellement contaminés par le coronavirus et aussi par souci de protéger sa famille et la vie des patients». Le médecin ajoute : «Si un patient est malade, que son cas ne peut pas attendre et qu’il m’appelle, je pourrais me déplacer pour le soigner». Pour rappel, le même problème est signalé au niveau des hôpitaux algériens. Mais il n’empêche que les médecins exerçant dans les hôpitaux demeurent mobilisés pour affronter la situation. Une explication qui perd toute valeur justificative devant le décret publié dernièrement, indiquant le contraire de ce qui a été affirmé par ces médecins. En effet, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, a pris un nouveau décret fixant des mesures complémentaires de prévention et de lutte contre la propagation du coronavirus. Dans ce décret, les services publics de base sont tenus de maintenir leurs activités. Cette obligation concerne «les établissements de santé privés, y compris les cabinets médicaux, les laboratoires d’analyse et centres d’imagerie, les activités liées aux produits pharmaceutiques et aux dispositifs médicaux». L’incidence de ce virus sur les malades, notamment ceux souffrant de maladies chroniques, comme l’asthme, l’hypertension, le diabète, est d’une grande gravité. Leur cas s’aggrave avec l’absence de suivi et de traitement. Pour renouveler une ordonnance ou un traitement, le malade galère et ne sait à quel saint se vouer. C’est le cas d’une patiente, qui après un mois de traitement chez un psychiatre privé, est informée qu’il sera absent pendant une durée indéterminée, sans se soucier de lui renouveler le traitement ou de lui en prescrire un nouveau. Un fait qui est marquant : certains médecins laissent à la disposition des malades un numéro de téléphone pour les appeler en cas d’urgence uniquement. Comme c’est le cas d’un médecin à Zeralda qui a affiché son numéro de téléphone sur la porte de son cabinet pour la contacter en cas d’urgence, uniquement en cas d’urgence. D’autres médecins généralistes et des spécialistes proposent leur numéro de téléphone sur les réseaux sociaux pour d’éventuelles orientations cliniques ou conseils uniquement. Mais cela n’est d’aucune utilité, puisque le pharmacien exige une ordonnance en bonne et due forme, notamment pour payer par carte Chifa, d’une part, et de l’autre, une prolongation de congé médical ne peut être établie par téléphone.
Voir tout le corps soignant du service public monter au front pour limiter la propagation du coronavirus d’un côté, et constater de l’autre que les cabinets privés sont fermés et voir les médecins généralistes spécialistes déserter devant la détresse des malades est une situation révoltante. C’est au ministère de la Santé de réagir pour mettre fin de manière ferme à ce flagrant crime de non-assistance à patients en danger.


Louiza Ait Ramdane

 

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