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29/04/2017
 
 

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J-5/Campagne électorale
La corruption, argument pour courtiser les électeurs  

  Inquiets par le spectre de l'abstention qui de plus en plus se fait ressentir à quelques jours de la clôture de la campagne électorale prévue le 30 du mois en cours, quoi de meilleur que le sujet de la corruption pour drainer l'affluence et donc la voix des citoyens, tant ces derniers en souffrent et la dénoncent au quotidien.
 

Par Linda Naili

Voter en masse lors du scrutin législatif du 4 mai prochain demeure le mot d’ordre récurrent dans les discours animant leur campagne électorale des chefs de partis et formations politiques au vu du désintéressement inquiétant des citoyens. Pour cela, qualifiant ce rendez-vous électoral de «crucial pour l’avenir du pays» devant «ouvrir des perspectives», et assurer «une légitimité nécessaire à l’engagement des réformes impératives pour la préservation de l’Algérie et sa stabilité», nombreux sont ceux à avoir ouvertement ou de manière plus implicite à avoir évoqué le «phénomène de la corruption», «dilapidatrice des ressources de l’Algérie». Un phénomène que tous «s’engagent» à «lutter» en cas «de victoire à ces législatives» pour peu que les électeurs saisissent «cette opportunité» pour «élire des représentants capables de lutter efficacement contre la corruption et la gabegie». C’est ainsi que Ahmed Ouyahia, secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), outre d’insister encore une fois sur la nécessité de maintenir la «vigilance» pour préserver la sécurité et la stabilité de l’Algérie, laquelle stabilité garantira la poursuite du processus de développement et de l’édification du pays», plaidera pour «l’élargissement des prérogatives de la commune dans le cadre de la décentralisation de la gestion ainsi que la promotion de l’Etat de droit par la lutte contre la corruption notamment dans les dossiers de l’investissement». Ouyahia, à l’occasion, ne manquera de réitérer la position de son parti à l’égard du rapt d’enfants, appelant, à ce propos, au rétablissement de la peine de mort à l’encontre des kidnappeurs d’enfants. En outre, Amara Benyounès, président du Mouvement populaire algérien (MPA), qui insiste sur la réhabilitation de l’Etat et sa réconciliation avec la société à travers la concrétisation d’une «décentralisation véritable», indique que le programme de son parti contient «plusieurs propositions à même de lutter contre toute forme de dépassement juridique, du clientélisme et de la corruption». Les partis de mouvance islamique ne sont pas en reste de ce discours. C’est ainsi que le président du mouvement El-Bina, membre de l’instance présidentielle de l’union Nahda-Adala-Bina, Mustapha Belmehdi a appelé «à barrer la route à la corruption à travers un vote massif en choisissant des candidats soucieux de l’intérêt de l’Algérie lors des prochaines élections législatives». Mohamed Douibi, secrétaire général du mouvement Nahda, enchaînera en affirmant qu’«il convient de mener des campagnes socio-éducatives et de combattre la corruption» afin de «réformer la société algérienne». Pour sa part, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), Abderrezak Makri, se contentera de dire à son auditoire qu’il «est temps de changer les pratiques politiques et de mettre un terme aux phénomènes qui polluent la scène politique». De son côté, la secrétaire générale du Parti des travailleurs, Louisa Hanoune, qui ne rate aucune occasion pour évoquer ce sujet, a assuré la détermination des députés de son parti à proposer un projet de loi de lutte contre la corruption, mettant en garde contre «le danger de l’argent sale et l’oligarchie qui tente de polluer le futur Parlement». Quant au président du Front national algérien (FNA), Moussa Touati, qui a estimé que «c’est la dégradation du pouvoir d’achat et du niveau de vie des travailleurs qui est à l’origine de la recrudescence de ces phénomènes», a souligné dans ses propos «la nécessité d’un meilleur choix de candidats pouvant contribuer à l’éradication de ces fléaux». Le premier secrétaire national du FFS, Abdelmalek Bouchafa, a plaidé pour la reconstruction d’un consensus national auquel adhéreront tous les Algériens, lequel projet portera sur «l’égalité des droits et des devoirs et sur le contrôle des institutions pour lutter contre toute forme de corruption».

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Tizi Ouzou
Louisa Hanoune plaide pour la création d'un secrétariat d'Etat de tamazight 

  La secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Mme Louisa Hanoune, a plaidé, jeudi, en faveur de la création d’un secrétariat d’Etat pour la promotion et le développement de tamazight tout en appelant à son enseignement généralisé et obligatoire à travers le pays. Intervenant au cours d’un meeting à Tizi Ouzou, Mme Hanoune a rappelé le long combat mené par des hommes et des femmes pour faire aboutir cette revendication, notamment en Kabylie qui a payé «un lourd tribut» pour son engagement en faveur de la cause identitaire et les libertés démocratiques. Pour elle, le combat pour d’autres droits doit être poursuivi, soulignant que «les droits s’arrachent mais ne se donnent pas», expliquant que la participation de son parti aux prochaines législatives est «une invitation au combat».
La SG du PT est plus que convaincue que les citoyens peuvent imposer le changement en allant massivement voter le 4 mai prochain en élisant de «véritables députés capables de défendre les intérêts de leurs concitoyens et non ceux qui s’adonnent au clientélisme auprès des ministres». Relevant de «graves dépassements» enregistrés durant la campagne électorale, Mme Hanoune s’en est prise au président de la Haute Instance indépendante de surveillance des élections (Hiise), lui reprochant de «mentir» sur les conditions réelles du déroulement du prochain scrutin en citant l’exemple de l’utilisation des moyens de l’Etat par certains candidats ou encore le recours à l’argent sale par d’autres pour financer leur campagne électorale.
Ces pratiques incitent le citoyen à perdre confiance et à son abstention dont elle tient pour responsable d’un tel échec le gouvernement.
D’autres sujets économiques et sociaux ont été également abordés par la SG du PT qui a saisi l’occasion de réitérer ses positions par rapport au nouveau régime de retraite ou encore la nouvelle loi sur la santé.

Hamid Messir.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ouisa Hanoune dans un meeting à Béjaïa
«Faire entendre la voix des travailleurs et des démunis»  


  Dans un meeting animé en fin de semaine à Béjaïa, Mme Louisa Hanoune a mis à profit la campagne électorale pour les élections législatives du 4 mai prochain pour critiquer le FLN et le RND d’avoir «mené le pays à la ruine». Pour elle, ces deux partis à la tête du pouvoir depuis plus de 20 ans, pour ne pas dire plus, «sont responsables de la crise qui secoue le pays depuis de très longues années et sont un véritable obstacle pour le progrès et la de démocratie». Elle tient aussi ces deux formations politiques comme responsables de la situation politique qui règne dans le pays. Selon elle, «ils ont mené une entreprise de dépolitisation de la société et privilégié une minorité d’Algériens au détriment de la majorité des Algériens qui continuent à résister». Elle a ensuite averti du «risque de chaos pour le pays» et «le désespoir qui a gagné la jeunesse pour qui tous les horizons ont été bouchés au point de fuir le pays et mourir dans leurs traversées vers de supposés eldorados». La secrétaire générale du Parti des travailleurs, qui alerte sur une possible «fraude», a justifié sa participation qui se veut, selon elle, une manière «de stopper la descente aux enfers et  faire entendre la voix des travailleurs et des démunis» devant «une oligarchie sans pitié». Elle a accusé le FLN d’avoir exploité l’histoire et considéré que sa vraie mission s’est terminée en 1962, à l’indépendance de l’Algérie.

S’agissant du RND, elle a tenté de contredire le programme en rappelant que ce parti a refusé de voter sa proposition de porter le seuil salarial à 36 000 alors qu’aujourd’hui on propose un seuil à quatre fois le Smig. La responsable du PT veut construire un rapport de force au sein de l’APN afin de contrer l’actuelle politique du gouvernement et surtout «les lois sauvages et antisociales» adoptées par les deux partis au pouvoir. Elle a averti sur le risque de révolte que pourrait provoquer la politique économique d’austérité menée et qui étouffe le peuple. Et d’ajouter : «L’Algérie vit  la situation la plus dangereuse depuis l’indépendance avec une crise institutionnelle et constitutionnelle, en raison de l’interconnexion de l’argent, des affaires avec la politique». Pour elle, «la chute du prix du baril de pétrole a mis à nu l’oligarchie meurtrière à travers une politique qui plaît aux puissants et qui met en danger la souveraineté nationale». 

Hocine Cherfa.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Ahmed Ouyahia
«Il n’y a pas d’Algérie sans la sécurité, la stabilité et l’unité»   


 Ouyahia a placé ces conditions comme axes principaux dans le programme électoral de son parti.

Par Hamid Messir

Le secrétaire général du Rassemblement national démocratique (RND), Ahmed Ouyahia a animé hier un meeting à Tizi Ouzou au cours duquel il s’est longuement attardé sur la nécessité de préserver l’unité, la stabilité et la sécurité du pays car sans celles-ci il n’y a point d’avenir de l’Algérie dans un contexte régional difficile marqué par l’insécurité et l’instabilité qui règnent chez ses voisins comme la Libye ou le Mali. Ouyahia a placé ces conditions comme axes principaux dans le programme électoral de son parti. Evoquant la question amazighe, il a plaidé en faveur de la mise en place de l’académie de la langue amazighe pour son développement et la généralisation de son enseignement à travers le pays. A l’égard des partisans de «l’indépendance et l’autonomie de la Kabylie», Ouyahia a rétorqué que l’Algérie pour laquelle des milliers de chouhada et de moudjahidine de la région ont combattus contre toute tentative d’atteinte à son intégrité territoriale restera une  et indivisible. Même s’il reconnaît que ceux qui expriment de telles revendications, il déclare : «nous ne renierons jamais qu’ils sont des Algériens à part entière».

 Son allié au sein du gouvernement n’a pas échappé, par ailleurs, aux critiques du SG du RND qui s’est interrogé comment peut-on affirmer que «notre parti est l’Etat et nous sommes l’Etat» allusion faite au SG du Front de libération nationale (FLN), Djamel Ould Abbès. Pour lui, il est insensé de parler de démocratie et des élections si on continue à dire que «nous resterons toujours aux commandes du pays» et s’opposer à l’alternance au pouvoir. Les questions économiques dans le programme de son parti ont été longuement évoquées par le SG du RND en avertissant qu’il ne faut jamais tomber dans le piège du Fonds monétaire international (FMI) dont il ne cesse de recommander à l’Algérie à se désengager de sa politique sociale sans manquer de rappeler le contexte des années 90 quand le pays était contraint de recourir à l’endettement extérieur. Pour Ahmed Ouyahia, la conjoncture financière du pays induite par la chute drastique des recettes pétrolières est certes difficile mais il est toujours possible de surmonter cette épreuve en se remettant au travail par sa revalorisation et la révision de la politique économique du pays à travers la libération des initiatives du privé algérien. La décentralisation sera renforcée prochainement, a soutenu le SG du RND qui a souligné son importance pour une meilleure gouvernance par commencer à revoir les prérogatives des élus à l’échelle locale en les élargissant davantage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



L'Etat veut mettre de l'ordre dans le secteur
Pièce de rechange, un marché juteux avec absence totale de contrôle

 Avec des importations qui ont atteint 1,2 milliard de dollars en 2016, l’enjeu du marché algérien de la pièce détachée automobile et mécanique n’est plus à démontrer. Le parc automobile ne cesse de se développer en Algérie à la faveur d’une politique qui a favorisé depuis des années déjà l’acquisition d’une voiture pour les catégories à revenus moyens qui ont le droit d’acquérir leur bien par facilités de paiement. En corrélation avec le parc automobile qui depuis des années ne fait qu’augmenter, forcément le marché des pièces de rechange augmente aussi. Miné par le phénomène de la contrefaçon et de la contrebande, le marché de la pièce détachée de rechange reste au cœur des préoccupations des professionnels de l’automobile. A cet effet, le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdeslam Bouchouareb, a annoncé jeudi à Oran qu’un projet de cahier des charges portant l’organisation du marché de la pièce de rechange était en cours de préparation. Nous sommes sur un projet de cahier des charges pour l’organisation du marché de la pièce de rechange, a souligné le ministre, lors de son intervention à l’ouverture de la rencontre sur la convention de sous-traitance, en présence d’environ 200 fournisseurs nationaux et étrangers. Abdeslam Bouchouareb s’est dit convaincu que la compétitivité globale de la filière automobile relève de la compétitivité de chacun de ses maillons, allant des grands donneurs d’ordre aux PME sous-traitantes. Et d’ajouter : l’organisation du marché de la pièce de rechange intervient dans le cadre de la promotion d’un écosystème favorable au développement de la filière. Dans le cadre de la politique nationale des filières, le ministre a par ailleurs relevé que l’Algérie est déjà engagée dans les industries structurantes comme la sidérurgie et la métallurgie et projette d’investir dans les aciers spéciaux. Pour la plasturgie, le gouvernement vient d’initier un ambitieux plan en pétrochimie visant à assurer la disponibilité des intrants dérivés du pétrole, a-t-il déclaré.

L’exportation des véhicules Renault est envisageable
Par ailleurs, le ministre a considéré que l’exportation des véhicules Renault produits à Oran «est envisageable». «Nous sommes appelés à produire pour le marché national, mais nous tablons également à destiner une partie de cette production à l’exportation. Et c’est notre objectif», a-t-il souligné à ce propos. M. Bouchouareb s’est félicité de la progression du taux d’intégration de cette usine d’automobiles, située au sud de la capitale de l’Ouest algérien, qui permettra de réaliser les perspectives de son développement y compris l’exportation devant être programmée, une fois la capacité de production égale ou supérieure à 100 000 véhicules, a-t-on expliqué. Le taux d’intégration dans cette usine d’automobile, réalisée dans le cadre du partenariat algéro-français, serait entre 42% et 46% d’ici à 2019, selon le ministre qui a mis l’accent sur l’importance du développement du tissu de sous-traitance pour dépasser les objectifs escomptés en la matière. En outre, Abdeslam Bouchouareb a relevé que le gouvernement continue à encourager cette filière de l’industrie mécanique, en adaptant la réglementation avec la dynamique actuelle que connaît le secteur. A ce titre, l’Algérie projette une capacité de production oscillant entre
400 000 et 500 000 véhicules par an à l’horizon 2022, selon le ministre qui a également fait état de l’importance des dossiers lancés et ceux au stade de maturation et installés.

Meriem Benchaouia .
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Sellal à Tamanrasset
«Les jeunes sont les artisans de l’Algérie de demain» 
 

 Le scrutin du 4 mai prochain est «un nouveau jalon sur la voie de l'édification institutionnelle nationale et un pas en avant vers un lendemain prospère», a affirmé le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, à Tamanrasset. «A tous ceux qui croient que notre optimisme est démesuré, nous leur répondons qu'ils se mesurent à la grandeur de l'Algérie», a-t-il ajouté.

Par Louiza Ait Ramdane

Le Premier ministre est convaincu que la population de l’Ahaggar et de toute la région de Tamanrasset «participera en force au scrutin» des législatives le 4 mai prochain. «Les prochaines élections législatives sont un pas en avant vers un lendemain prospère et je demeure convaincu que les habitants de l’Ahaggar et de Tidikelt participeront en masse à cette échéance qui constituera un nouveau jalon sur la voie de l’édification institutionnelle nationale», a-t-il précisé dans une allocution de clôture à la rencontre avec la société civile de Tamanrasset. «Nous sommes au service d’un peuple qui a mené, durant le XXe siècle, une lutte acharnée et payé un lourd tribut pour recouvrer sa liberté et sa souveraineté, préserver la République et lutter contre la fitna (scission) et les rancœurs», a tenu a rappeler le Premier ministre. «Ce peuple est en droit, en ce XXIe siècle, de vivre en paix et de savourer le bien-être qui s’offre à lui. Réconciliés et fiers de leur Histoire, les Algériens sont déterminés à assurer modernité et dynamisme à leur pays», a poursuivi Sellal, affirmant que «les jeunes sont les artisans de l’Algérie de demain».

 Dans ce contexte, le Premier ministre a affirmé que «par leur esprit civique et leur haut sens de responsabilité, les Algériens ont fait un bond civilisationnel gigantesque», soulignant que l’union nationale était «le couronnement de décennies de lutte pour la liberté et la souveraineté». Le Premier ministre a rappelé que le pays avait vécu «plusieurs tentatives visant à diviser le peuple algérien et à différencier les régions du Nord et du Sud, les Arabes des Amazighs et l’Est de l’Ouest, des tentatives vouées toutes à l’échec, car notre union est le couronnement de décennies de lutte pour la liberté et la souveraineté». «Notre richesse culturelle est un acquis qui nous rend plus fort, c’est là un modèle civilisationnel dont nous devons assurer la pérennité», a-t-il insisté. «De toutes les expériences de la vie qu’il a eu à mener, notre peuple a toujours été à la hauteur et fait preuve de dévouement et d’amour pour sa patrie. L’Algérien témoigne respect et considération à ceux qui veillent à son bien-être et ne se laisse jamais entraîner par les aventuriers», a estimé M. Sellal, soulignant que «l’Algérie fait l’objet de convoitises pour ses richesses naturelles, mais en réalité sa plus grande richesse n’est autre que son peuple». Par ailleurs, le Premier ministre a en fait mis l’accent sur la question sécuritaire qui vient «en tête des priorités en Algérie». Il a souligné que la stabilité constituait «la principale question en Algérie où toutes les dispositions sécuritaires doivent être prises notamment dans ces régions frontalières». En réponse aux préoccupations des commerçants de Tamanrasset concernant la baisse de leurs activités suite à la fermeture des frontières terrestres, le premier ministre a rappelé la difficile situation sécuritaire que vit le pays. Il a toutefois expliqué que cette situation délicate ne permet pas d’opter pour des solutions faciles et que toutes les propositions «doivent être discutées». «Nous sommes conscients que la fermeture des frontières a provoqué un recul de l’activité commerciale et touristique, mais par souci de préserver la sécurité et la stabilité du pays, nous sommes dans l’obligation de prendre cette décision», ajoutant que «les difficultés auxquelles sont confrontés les pays voisins nous ont poussé à prendre des mesures à même de préserver la sécurité et la stabilité de notre pays». Ces mesures sécuritaires sont dans «l’intérêt du pays et de la nation algérienne», a indiqué encore le Premier ministre.

L’Etat mise sur les Hauts-Plateaux et le Sud pour la mutation de l’économie nationale
En outre, le Premier ministre a souligné que «l’Etat, conscient de l’importance du principe de développement équilibré en termes d’aménagement du territoire et de croissance homogène, a choisi les Hauts-Plateaux et le Grand Sud pour les ériger en espace où se cristallisera la mutation de l’économie nationale, au regard des potentialités gigantesques encore inexploitées dans ces deux régions, notamment les énergies renouvelables, les ressources en eau et le foncier agricole et industriel». «Le développement de ces régions ne saurait reposer uniquement sur l’exploitation des ressources naturelles. Nous devons, en plus du tourisme, promouvoir les activités agricoles et pastorales», a-t-il dit, ajoutant que «les spécificités de la wilaya de Tamanrasset la qualifient pour être une base logistique d’échanges commerciaux et de services avec les pays africains, l’Afrique devant être notre cible si nous voulons développer la production nationale et les activités d’exportation». Dans ce contexte, Sellal a affirmé que la wilaya de «Tamanrasset jouera un rôle central dans notre démarche visant le développement des moyens de transport terrestre et aérien et des moyens de communication numérique en cours de développement notamment dans les régions frontalières, dans le cadre d’une vision globale et intégrée».

 

 

Sellal aujourd’hui dans la wilaya de Médéa
 

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, effectuera aujourd’hui une visite de travail et d’inspection dans la wilaya de Médéa, indiquent les services du Premier ministre dans un communiqué. Cette visite, qui s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre et du suivi du programme du président de la République, «permettra au Premier ministre de s’enquérir de l’état d’exécution du programme de développement de cette wilaya et de procéder à l’inauguration et au lancement de plusieurs projets relevant notamment des secteurs des transports et des travaux publics, de l’enseignement supérieur, de l’agriculture et de l’industrie», précise la même source. Le Premier ministre sera accompagné d’une délégation ministérielle, conclut le communiqué.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



En vue de freiner toute dérive d'extrémisme
Des détenus bénéficient de programmes religieux


  L’intégrisme, cette forme excessive d’interpréter mal la religion, de la confondre faussement avec la foi, est souvent la cause majeure d’actes abjects et barbares. Conduit souvent à l’extrême violence qui engendre le terrorisme, celui-ci demeure de loin la tare la plus dangereuse à combattre en société. En Algérie, en vue de lutter contre le phénomène, le ministère de la Justice a mis en œuvre tout un programme religieux dispensé aux prisonniers pour les prémunir de toute dérive d’extrémisme. Les plus concernés sont ceux incarcérés surtout pour des affaires et antécédents terroristes. Outre leur peine purgée, ces derniers se trouvent être souvent des proies fragiles pour des propos ou comportements intégristes. Pour ce faire, le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, a annoncé jeudi à Tipaza que les prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme bénéficient depuis quelque temps de programmes religieux visant à combattre l’extrémisme. A ce propos, 7 individus poursuivis par la justice algérienne ont été remis à l’Algérie et 6 autres ont été extradés vers différents pays dans le cadre de la coopération internationale en matière de lutte antiterroriste, a-t-il précisé. Dans une déclaration à la presse à l’issue de la cérémonie de sortie de promotion à l’Ecole d’administration pénitentiaire à Koléa, région relevant de la wilaya de Tipaza, le ministre a indiqué que l’Algérie s’est appuyée sur une approche globale de lutte antiterroriste.

Celle-ci, a-t-il poursuivi, repose sur l’axe sécuritaire, économique, social et idéologique, qu’il a qualifié de très important. Il a précisé aussi que les prisonniers impliqués dans des affaires de terrorisme bénéficient de programmes religieux conformes au rite malékite, et ce, dans le cadre d’une convention avec le ministère des Affaires religieuses. Une démarche qui reste plus pédagogique qu’autre chose. Le ministre de la Justice a souligné qu’il s’agit d’un axe important qui s’inscrit dans le cadre de la politique de réforme du système pénitentiaire et de la coopération internationale dans la lutte antiterroriste. Sur ce point, M. Louh a souligné que «le terrorisme n’a ni nationalité ni religion, une thèse soutenue par l’Algérie depuis les années 90», a-t-il dit. Une manière de rappeler que l’Algérie a de tout temps soutenu le caractère transnational du terrorisme. M. Louh qui a précisé avoir dévoilé cet axe pour la première fois, a indiqué que cette démarche a donné ses fruits avec des résultats très positifs. Par cette nouvelle méthode de réinsertion, il a été constaté une meilleure réintégration des détenus pour des affaires de terrorisme, après leur sortie de prison, a t-il ajouté. Par ailleurs, concernant le volet de la coopération internationale en matière de sécurité, le ministre de la Justice s’est dit satisfait au vu des premiers résultats obtenus dans ce sens.

Le récent accord de coopération judiciaire avec les Américains : d’une grande importance sécuritaire, selon Louh
S’agissant du second axe, la coopération internationale dans la lutte antiterroriste, le ministre a révélé que l’Algérie a signé des accords bilatéraux de lutte antiterroriste qui ont permis au cours des deux dernières années l’extradition vers l’Algérie de 7 individus impliqués dans des affaires de terrorisme et de trafic de drogue.

L’Algérie a procédé de son côté à l’extradition de 6 individus poursuivis par la justice de différents pays et impliqués dans des affaires de terrorisme et de trafic de drogue. Le ministre a rappelé l’adoption récemment par le gouvernement américain d’un accord de coopération judiciaire dans le domaine pénal entre les deux pays entré en vigueur le 20 avril en cours, qualifiant les accords bilatéraux de très importants vu la propagation du terrorisme et du crime organisé transfrontalier ainsi que de leur impact sur la stabilité et la sécurité des pays.

Yacine Djadel.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Pétrole et gaz
Maintien du volume d’exportations  
 

  Le P-dg de Sonatrach, Abdelmoumen Ould Kaddour, a affirmé, jeudi à Paris, que l'Algérie maintiendrait son niveau des exportations de pétrole et de gaz tout en assurant la sécurité de l'approvisionnement du marché domestique.

Par Salem K.

«Nous continuerons à assurer la sécurité de l’approvisionnement de notre marché domestique. Nous tenterons de maintenir et, éventuellement, d’augmenter le niveau des exportations de pétrole et de gaz», a-t-il souligné dans son intervention au 18e Sommet international du pétrole, après avoir développé les défis et les opportunités de l’industrie des hydrocarbures en Algérie. Il a indiqué aux participants à ce sommet, constitués de ministres, de chefs d’entreprises activant dans le secteur du pétrole et du gaz, et d’experts internationaux, que l’ambition de l’Algérie est de devenir une «place attractive» pour l’industrie pétrolière internationale. «J’ai une vision claire de l’avenir du secteur de l’énergie de mon pays et du rôle que mon entreprise peut jouer dans le futur», a expliqué Ould Kaddour. Il a précisé, dans ce contexte, que Sonatrach visait à diversifier ses activités et également à investir de plus en plus dans les sources d’énergies renouvelables, en particulier dans l’énergie solaire dont l’Algérie bénéficie en abondance.

En effet, l’Algérie, plus grand pays d’Afrique, de la Méditerranée et du monde arabe de par sa superficie, dispose de l’un des gisements solaires les plus élevés au monde estimé à plus de 5 milliards Gwh/an. La moyenne annuelle d’ensoleillement de tout le territoire est estimée à plus de 2 500 heures et dépasserait les 3 600 heures dans certaines parties du territoire. «Nous sommes déterminés à développer nos ressources en tenant dûment compte des préoccupations sociales et environnementales», a-t-il souligné. Par ailleurs, il a indiqué qu’en matière d’exploration et de production, Sonatrach maintiendra son plan de développement en amont, notamment dans des projets structurants pour assurer la croissance, et ce, pour un montant d’environ 70 milliards de dollars pour la période 2017-2021, prévoyant un investissement de 8 milliards de dollars par an dans les activités d’exploration et de production. Il a soutenu que dans la stratégie de Sonatrach en matière d’exploration et de production, la réduction des coûts est une priorité pour rendre les investissements futurs plus rentables. En matière d’exploration, M. Ould Kaddour a indiqué que la compagnie nationale qu’il dirige avait enregistré de bons résultats, mais que les découvertes restaient modestes. «En moyenne, nous avons 30 découvertes de taille moyenne par an depuis 2010», a-t-il précisé, ajoutant que les réserves sont «appréciables». Les dépenses d’investissement (Capex) des partenaires dans l’exploration sont en baisse depuis 2010. Au total, 2,4 milliards de dollars ont été investis en partenariat pour la période 2010-2016, soit une moyenne de 300 millions de dollars/an, a-t-il expliqué, soulignant que la plupart des investissements (Capex) sont soutenus par Sonatrach.

S. K./APS.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Reconduction de l'accord Opep
Le SG de l'Opep exprime son optimisme  


 Le secrétaire général de l’Opep, Mohammad Sanusi Barkindo, a exprimé, jeudi à Paris, son optimisme quant à l’éventuelle reconduction de l’accord sur la réduction de la production, décidé en décembre dernier par les pays membres de l’Opep et non Opep. Le comité de monitoring Opep et non Opep présentera, le 25 mai prochain, un rapport détaillé sur le marché pétrolier, depuis janvier dernier, et sur l’impact de la décision de décembre dernier, a-t-il indiqué à la presse en marge du 18e Sommet international du pétrole qui s’est tenu jeudi à Paris, exprimant son optimisme et sa confiance pour un consensus entre les différentes parties au sujet de la prolongation, pour six mois, de l’accord de réduction de leur production de pétrole. La proposition de la création du comité, rappelle-t-on, est l’une des composantes de la proposition algérienne adoptée par les pays Opep et non Opep lors de la réunion de décembre dernier à Vienne. «Le consensus est en train de se construire progressivement. Cela prend du temps, en raison du nombre de pays (24)», a expliqué le SG de l’Opep, ajoutant que chacun de ces pays a un rôle important à jouer.

Au cours des travaux du sommet, la majorité des intervenants ont émis le vœu de voir l’accord proroger. C’est ce qu’a exprimé, entre autres, le P-DG de Total, Patrick Pouyanné, en se disant convaincu que les parties concernées vont prolonger leur engagement actuel, estimant que c’est le seul choix pour que l’accord ait un réel impact sur les marchés. Pour le patron de Total, «un baril à 60 dollars est bénéfique pour tout le monde, producteurs et consommateurs». Le même avis est partagé également par l’ancien ministre algérien de l’Energie, Nordine Aït Laoussine, président du Sommet international du pétrole. En s’adressant au SG de l’Opep, il s’est demandé pourquoi tant d’hésitation pour la reconduction de l’accord qui a joué un rôle important dans la stabilité du marché. Il a même déploré le fait que la décision eut été prise un peu en retard. Mais tous les participants ont reconnu que l’accord a restauré la stabilité du marché pétrolier. C’est ce qui ressort, en particulier, de l’intervention de M. Barkindo qui a d’abord retracé les péripéties de l’accord, en soulignant le rôle important de la rencontre d’Alger qui s’était érigée en réunion extraordinaire de l’Opep. Il a indiqué que, depuis janvier 2017, le stock flottant de pétrole a diminué de plus de 40 millions de barils, soutenant que le marché du pétrole s’est rééquilibré et se trouve dans la bonne direction . Il a souhaité, dans ce contexte, une reprise des investissements à long terme, un objectif sur lequel Patrick Pouyanné a insisté en disant que nous avons besoin de stratégies en matière d’investissements dans l’industrie pétrolière. De son côté, le secrétaire général du Forum international de l’énergie, Xiancheng Sun, a estimé dans son intervention que le prix du baril «ne va plus dépasser les 100 dollars et ne sera plus au-dessous du seuil des 20 dollars», expliquant qu’en 2017 le prix de l’or noir dépendra de la reconduction ou pas de l’accord Opep et non-Opep.

Safia T./Agences.


 




 
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