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27/06/2017
 
 

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Permanence en demi-teinte
La capitale, ville morte au 2e jour de l'Aïd  

  Chaque fête de l'Aïd, le même scénario se répète. La capitale, à l'instar de toutes les grandes villes d'Algérie, était une ville morte. Commerces fermés et absence de transport. Plusieurs quartiers de la wilaya d'Alger ont connu un déséquilibre en termes d'approvisionnement, vu que les commerçants ont assuré la permanence de manière très inégale.

Par Meriem Benchaouia

La recette concoctée par le ministère du Commerce, depuis 2003, ne donne toujours pas le résultat escompté. Les menaces de sanctions brandies par le département du Commerce ne semblent point persuader les commerçants concernés par cette mesure. En effet, lors de la célébration de grandes fêtes religieuses, une majorité des commerçants, foulant aux pieds la notion de service public, décide de cesser leurs activités, plongeant carrément les citoyens dans le plus profond désarroi. Distributeurs, marchands de légumes, transport privé, etc., tout cesse de fonctionner à chaque occasion célébrée. Rues quasiment désertes, de rares automobilistes sur les routes et l'activité commerciale réduite au strict minimum : les habitants de la capitale ont vécu le deuxième jour de l'Aïd dans une ambiance de «vendredi», jour de fin de semaine, a-t-on constaté. Cette anarchie est devenue au fil des temps une règle de conduite pour les Algériens qui, pour la plupart, ne sont plus étonnés. Les citoyens se sont, sans aucun doute, habitués à ce genre de morosité. «On dirait que nous sommes un vendredi. Il y a un service minimum comme durant tous les vendredis. L'essentiel est que cette situation ne se prolonge pas pendant toute la semaine», a indiqué un habitant rencontré hier. En ville, ce qui préoccupe le plus les habitants lors des jours fériés, c'est l'ouverture des commerces et la disponibilité des moyens de transport. A la Grande-Poste et ses environs, l'activité commerciale était réduite au strict minimum : un boulanger-pâtissier, un cafetier, mais un tas de supérettes et de kiosques étaient ouverts dans les principaux boulevards. Pour le pain, les habitants et les passants avaient tout le loisir de s'adresser au boulanger de l'avenue Pasteur. Quelques pharmacies ont ouvert de façon équilibrée à travers les quartiers populaires d'Alger, à l'instar de Belcourt, Les Anassers, Vieux Kouba et Bordj el Kiffan, tandis qu'un petit nombre de boulangeries ont assuré l'approvisionnement en pain, alors que certains magasins d'alimentation générale se sont contentés de vendre le lait en sachet. Depuis la matinée de l'Aïd, les scènes des vendeurs ambulants prenant d'assaut les chaussées, ainsi que des citoyens qui se rabattaient sur les corbeilles de pain, ont été rééditées après la fin de la prière de l'Aïd. A Bab Ezzouar, plus précisément au quartier Douzi, la boulangerie a baissé rideau inhabituellement, et ce, après que ses propriétaires aient procédé à la distribution des quantités commandées de pain aux marchands ambulants venus avec leur fourgonnette pour les besoins de revente à travers les différents points de cette commune connue pour sa forte densité en population. Au quartier Mokhtar-Zerhouni (cité les Bannaniers), relevant de la commune de Mohammadia, des magasins ont levé leur rideau, offrant ainsi aux clients, plusieurs variétés de produits de large consommation, notamment les jus, les boissons gazeuses, l'eau minérale. En outre, de petits espaces ont été aménagés, à l'extérieur des magasins, pour vendre jouets prisés par les enfants du quartier, a-t-on également constaté. Par contre, les magasins de la commune de Hydra étaient restés fermés, toute la journée, entraînant ainsi une quasi-absence du service minimum en ce qui concerne les produits de consommation. En revanche, et contrairement aux autres quartiers de la capitale, celui de Belouizdad, a connu une animation dense et une ouverture d'un nombre considérable des cafétérias et salons de thé fréquentés par les habitants et les passants, ce qui a donné au lieu un dynamisme qui a été égayé par les couleurs de l'équipe locale et par ce jour de fête.

La permanence sous peine de sanctions
À cet égard, il convient de rappeler que les services de la direction du commerce de la wilaya d'Alger avaient annoncé la mobilisation de plus de 4 600 commerçants de différentes activités et services, pour assurer la permanence de Aïd El Fitr, et ce, parmi les 10 660 commerçants et opérateurs économiques exerçant à travers le territoire de la capitale. Pour le contrôle de ces commerçants, 192 agents de contrôle répartis sur 96 équipes d'intervention à travers 13 circonscriptions administratives ont été désignés. La mobilisation de ce nombre de commerçants réquisitionnés intervient en application de la décision du wali d'Alger n° 3431 du 6 juin 2017. A noter que la direction du commerce avait informé les commerçants concernés par la permanence, des pénalités et des mesures dissuasives qu'ils pourraient encourir, à savoir des amendes allant de 100 000 à
300 000 DA selon la nature de l'activité exercée, et une fermeture jusqu'à un ou deux mois (infraction au programme de permanence). En cas de non- paiement de l'amende imposée, le dossier du commerçant contrevenant sera soumis aux juridictions compétentes.

Salah Souilah s'attend à un taux de suivi de 99%
S'exprimant hier sur les ondes de la Radio nationale, le secrétaire général de l'UGCAA, Salah Souilah, s'attendait à ce que le programme des permanences pour l'approvisionnement régulier en produits alimentaires et services de large consommation soit respecté par les commençants durant les deux jours de l'Aïd El Fitr. Dans son intervention, le SG de l'UGCAA a rappelé que, pour l'année dernière, le ministère du Commerce avait enregistré un taux de suivi de 98%, ce qui laissait présager un meilleur pourcentage. «On prévoit d'atteindre un taux de 99% de suivi pour la fête de l'Aïd El Fitr. Tout cela est rendu possible grâce à l'engagement des commençants à appliquer la loi», a indiqué Salah Souilah. «Les commençants se sont familiarisés avec cette opération, ils savent également qu'ils s'exposent à des sanctions en cas de fermeture», a-t-il soutenu. En dépit des déclarations rassurantes de Salah Souilah, la réalité sur le terrain était toute autre. En effet, le programme des permanences n'a pas été aussi bien suivi que cela, à l'exemple de plusieurs quartiers de la capitale où les habitants ont eu la dé-sagréable surprise de ne pas trouver chez qui s'approvisionner durant le premier jour de l'Aïd. Même constat à l'Ouest, où le taux suivi a été un brin meilleur à Oran. En revanche, le programme des permanences a été respecté à l'Est du pays, à plus de 99%, sur six wilayas faisant partie de la direction régionale du commerce de la wilaya de Batna.

M. B.

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Accidents de la route, incendies, noyades, accidents domestiques
La Protection civile à pied d'œuvre durant l'Aïd

  Au-delà de leur caractère festif, le dernier jour du ramadan et les deux journées de l'Aïd El Fitr, ont tourné au drame pour de nombreuses familles. Cinq personnes ont trouvé la mort et 36 autres ont été blessées dans des accidents de la circulation enregistrés durant les 48 heures de l'Aïd, selon un bilan établi par la Protection civile. La Protection civile n'a pas chômé durant les deux jours de l'Aïd El Fitr. Ses éléments n'ont pas connu de répit. Rien que pour les dernières 48 heures, les unités de la Protection civile ont enregistré 4 291 interventions de différents types pour répondre aux appels de secours, suite à des accidents de la circulation, accidents domestiques, évacuations sanitaires, extinction d'incendies et dispositifs de sécurité… en vue de venir en aide aux populations, sinon de prévenir d'éventuels dangers. Plusieurs accidents de la circulation ont été enregistrés durant cette période dont 09 ayant causé la mort de 05 personnes sur les lieux des accidents et 36 autres blessées, traitées sur place puis évacuées vers les structures hospitalières par les services de la Protection civile, indique le même bilan. Le bilan le plus lourd a été enregistré au niveau de la wilaya de Mascara avec 01 personne décédée et 03 autres blessés, suite à une collision entre 02 véhicules légers, survenu sur l'autoroute A1 Est-Ouest, commune d'El Ghomri. Ces drames sont venus gâcher la fête et la joie de l'Aïd El Fitr de certaines familles algériennes. Par ailleurs, l'intervention des unités de secours de ce corps a permis le repêchage de deux personnes décédées noyées, une personne en mer au niveau de la wilaya de Béjaïa âgée de 18 ans, au lieudit Tunnel Aokas, commune d'Aokas, et une autre personne à Sétif dans une mare d'eau, âgée de 18 ans, à la cité Abid-Ali.

 Selon la même source, l'intervention de la Protection civile a permis d'éteindre neuf incendies, urbains, industriels et divers au niveau des wilaya de Bordj Bou Arreridj, Constantine, Oum El Bouaghi, Adrar, Tiaret, Relizane, Skikda, et Blida deux incendies. Ces derniers ont causé des blessures à deux personnes et des gênes respiratoires pour 39 personnes causées par la fumée. Dix-neuf personnes au niveau de la wilaya de Relizane, 08 à Bordj Bou Arreridj, 04 à Oum El Bouaghi, 04 à Constantine, 02 blessés à Oum El Bouaghi et 01 personne à Blida. Par ailleurs, les éléments du dispositif de la Protection civile pour la lutte contre les incendies ont procédé à l'extinction de 05 feux de forêt et 04 incendies de maquis ainsi que 23 incendies de récoltes avec des pertes estimées à 26 ha de forêt, 20 ha de maquis d'orge et 5 130 bottes de foin brûlées, 780 arbres fruitiers, et 35 palmiers.

Louiza Ait Ramdane.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Session spéciale «retardataires» du baccalauréat
«L'inégalité des chances et des conditions de déroulement» déplorée par les syndicats   


  La décision de donner une deuxième chance aux candidats exclus des épreuves du baccalauréat 2017 a été applaudie par les concernés et leurs familles. Il n'en est pas de même pour les professionnels du secteur, encore moins pour les parents d'élèves et candidats de la session «normale». Si pour les uns, il s'agit là d'«un sans précédent», «encore une fois d'une menace pour la crédibilité de l'examen» en lui-même, d'autres y voient «une injustice».

Par Lynda Naili

Se positionnant contre cette décision qualifiée de «populiste», Nabil Ferguenis, chargé de communication du Snapap, joint par téléphone, dira que cette décision «nuit directement et fatalement à la crédibilité de l'examen du baccalauréat et à toute son organisation». «Le gouvernement aurait dû laisser l'Education donner des leçons de rigueur à la société pour que cela fasse boule de neige sur le respect des lois de la République ; mais hélas on encourage la médiocrité», estimera de son côté Meziane Meriane, coordinateur du Syndicat national autonome des professeurs d'enseignement secondaire et technique. «Sincèrement, on n'aurait pas dû s'ingérer dans la pédagogie». Il s'agit là, poursuivra-t-il, d'«un précédent qui vient d’être créé. L'année prochaine, je ne sais pour quelle autre raison les candidats au Bac 2018 vont, eux aussi, demander une deuxième session». En outre, enchaînera Nabil Ferguenis, «les chefs de centre d'examen qui ont appliqué la loi et les instructions reçues pour l'accès aux examens, sont restés fermes face aux menaces et autres intimidations faites par les candidats concernés». «Après cette décision, quelle crédibilité auront les chefs de centre et autres personnels, l'année prochaine lors du Bac 2018», s'interrogera le syndicaliste.

«Inclure aussi les recalés au Bac…»
Par ailleurs, les syndicalistes s'interrogeront aussi sur l'exactitude du chiffre réel des retardataires. «Comment peut-on savoir le nombre de retardataires, se demandera Meziane Meriane, étant donné qu'ils sont comptabilisés avec les absents et les candidats ayant abandonné ?». «Donc, on refait le Bac pour les absents», jugera-t-il, appelant alors «à ce que cette cession spéciale du Bac puisse inclure aussi les recalés au Bac, et ce, pour égalité des chances». De son côté, Nabil Ferguenis expliquera que «sur les 1 815 candidats retardataires, la plupart sont des étudiants à l'université qui se sont présentés en candidats libres en vue d'une meilleure moyenne au Bac. Les dates des épreuves du Bac ont coïncidé avec celles de nombreux examens à l'université, c'est ce qui explique en bonne partie les retards et les absences». De plus, les deux syndicalistes déploreront «l’inégalité des chances et des conditions de déroulement de l'examen».
En effet, le représentant du Snapap, rappelant les conditions pénibles de la première session du Bac en raison des températures caniculaires et du ramadhan, considérera que cette deuxième chance offerte aux candidats retardataires revêt une certaine «injustice dans l'égalité des chances et des conditions de déroulement de l'examen. Notamment pour les candidats du sud du pays». Ce que viendra appuyer le représentant du Cnapest qui rappellera, lui aussi, que «la première session s'est déroulée en plein ramadhan, alors que la deuxième non. Où est donc l’égalité dans les conditions d examen ?», questionnera-t-il. Sur le plan organisationnel, sachant que les personnels de l'Education, notamment les enseignants, signeront leur PV de sortie le 6 juillet prochain, les syndicalistes affirment qu'effectivement «la loi autorise la mobilisation et la réquisition du personnel en cas de nécessité», mais «on risque de réquisitionner tout une armada de personnel pour une dizaine de candidats voire un seul dans certaines daïras», soulignera Meziane Meriane. Quant à Nabil Ferguenis, il déplorera que ce soit tout le programme de vacances des enseignants concernés qui sera chamboulé.

L. N.
 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Drogue/Bilan
Plus de 19 tonnes de résine de cannabis saisies en quatre mois   


 Plus de 19 tonnes de résine de cannabis ont été saisies en Algérie durant les quatre premiers mois de l’année 2017, dont 84,89% dans l’ouest du pays, selon un bilan de l’Office national de lutte contre la drogue et la toxicomanie (Onldt) obtenu par l'APS.
«Au total, 19 181,616 kg de résine de cannabis ont été saisis durant les quatre premiers mois de l'année 2017, dont 84,89% dans la région Ouest du pays», a précisé l’Office dans son rapport, se référant au bilan des services de lutte contre les stupéfiants (gendarmerie, police et douanes). La quantité de résine de cannabis saisie durant les quatre premiers de l’année en cours a enregistré une baisse de 50,50% par rapport à la même période de l’année 2016, en raison surtout du renforcement du dispositif sécuritaire au niveau des frontières, selon une source proche de l’Office qui relève que malgré cette baisse les quantités saisies restent «encore élevées».

Selon le rapport, 11,93% des quantités saisies ont été enregistrées dans la région Sud du pays, 2,12% dans la région Est et 1,06% dans le Centre du pays.
S’agissant des drogues dures, la quantité d’héroïne saisie a augmenté, passant de 149,040 grammes durant les quatre premiers mois de l'année 2016 à 193,353 grammes à la même période de 2017, soit une hausse de 29,73%, selon le même bilan.
En revanche, la quantité de cocaïne saisie a fortement baissé (92,84%) passant de 42 987,17 grammes à 3 079,13 grammes durant la même période de référence.

Quant aux psychotropes, le bilan relève également une «diminution» des quantités saisies, passant de 518 158 à
467 324 comprimés durant cette même période, soit une baisse de 9,81%, soulignant que 37,67% ont été saisis à l’ouest du pays. Selon les investigations menées par les services concernés, 13 061 individus ont été impliqués dans des affaires liées à la drogue (+0,04%), dont 60 étrangers, selon le même bilan qui fait état de 245 personnes en fuite.

13 000 individus impliqués
Les données de l’Onldt révèlent également que parmi les personnes impliquées, 2 712 sont des trafiquants alors que 7 018 sont des usagers de résine de cannabis, 1 600 sont des trafiquants de substances psychotropes et 1 619 en sont des usagers.
S’agissant du trafic des drogues dures, il concerne 44 trafiquants et 16 usagers de cocaïne et 29 trafiquants et 15 usager d’héroïne.
Durant les quatre premiers mois de l'année en cours, 10 489 affaires liées à la drogue ont été traitées contre 10 015 affaires à la même période de l'année 2016, soit une augmentation de 4,73% .
Sur le total des 10 489 affaires traitées, 2 657 sont liées au trafic illicite de la drogue, 7 823 autres affaires relatives à la détention et à l’usage de drogue et 9 affaires liées à la culture de cannabis, conclut la même source.

Safy T.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Ouargla
1 900 palmiers détruits par les incendies 

 Mille neuf cent soixante-seize palmiers ont été détruits suite aux incendies qui s'étaient déclarés durant les cinq premiers mois de 2017 à travers différentes palmeraies de la wilaya de Ouargla, a-t-on appris auprès des services de la Protection civile.

Par Anis Gh.

Le bilan relève la plus grande perte durant le mois de mai avec 721 palmiers ravagés, et la plus petite en février avec la perte de 230 palmiers. Quelque 222 interventions ont été effectuées durant la même période pour venir à bout des incendies déclarés à travers les palmeraies de la wilaya, notamment dans les régions de Ouargla et Touggourt, selon les services de la Protection civile (PC) qui signalent aussi 8,9 hectares de broussailles sur un linéaire de 5,9 km de brise-vent ravagés par le feu. Le bureau des statistiques, des archives, de la documentation et de la vulgarisation à la direction de la PC de Ouargla fait part de la perte sur la période 2007-2016 de pas moins de 47 128 palmiers suite aux incendies dans différentes régions de la wilaya. Le bilan le plus lourd des pertes de palmiers a été enregistré entre 2007 et 2010, avec une moyenne annuelle de plus de 8 000 palmiers, avant de connaître une sensible baisse ces dernières années. Cette baisse des pertes des effectifs phœnicicoles est imputée par les services de la PC aux intenses campagnes de sensibilisation organisées pour prévenir les incendies de palmeraies, en plus de l'implication des agriculteurs et des citoyens par leur vigilance et leur respect des mesures de précaution.

A. Gh./APS .
 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Lac Télamine (Oran)
Le paradis des flamants roses menacé par… les égouts 
 

 A une dizaine de kilomètres d'Oran, deuxième plus grande ville du pays, un lac salé, Télamine, est chaque année le théâtre d'une belle histoire naturelle : le regroupement de milliers de flamants roses, élégants échassiers qui s'empourprent à la saison des amours.
Visiter le lac Télamine, situé dans la commune de Gdyel, à l'est d'Oran, suscite des sensations contradictoires. L'émerveillement face à la beauté de ce site, où des milliers de flamants roses hivernent chaque année, est vite rattrapé par la désolation que vient réveiller une forte odeur d'égouts repoussante, qui agresse le visiteur déjà à des dizaines de mètres du lac. Alors que ce lac offre un véritable plaisir pour les yeux, avec ses eaux étalées sur une superficie de 1 100 hectares, passant du bleu au blanc minéral et ses innombrables tâches roses blanchâtres, l'odeur qui se dégage du site suscite une sensation désagréable, et une multitude de questions sur le sort de ce site laissé à l'abandon, avec des promesses de sauvegarde qui n'aboutissent jamais. Guidé par un élément de la Conservation des forêts de la wilaya d'Oran, en marge d'une visite officielle au site, cheminant une piste qui traverse une ferme d'élevage, l'APS a pu se rapprocher pour voir de plus près les majestueux flamants roses. Pour approcher ces oiseux très nerveux, qui s'envolent en groupe au moindre bruit, il faut ruser : s'approcher à pas feutrés, comme un voleur affûté. Se cacher et même ramper pour tromper la haute vigilance des échassiers.
Avide de renouer avec la nature dont il a été privé, un citadin ne peut être que ravi de découvrir qu'à quelques kilomètres de la ville, il peut y avoir un site aussi beau et aussi sauvage que le lac Télamine. Un consensus est fait, présentant la saline comme un site d'hivernage du flamant rose, où il séjourne entre les mois de janvier et juillet de chaque année. Pourtant, une étude menée par un laboratoire de recherche de l'université de Guelma a prouvé qu'il s'agit d'un site de reproduction. Une raison de plus pour prendre des mesures pour conserver le site, estiment les spécialistes.

Un site de reproduction
Le rôle des zones humides algériennes a longtemps été occulté. L'espèce étant considéré seulement comme hivernale, avec un effectif maximum ne dépassant pas les 5 000 oiseaux, a noté le Pr Boujemaâ Samraoui, président du Laboratoire de conservation des zones humides à l'université de Guelma, qui a mené l'étude sur la nidification du flamant au lac Télamine. Pourtant, l'étude menée par ce laboratoire en 2015 a pu prouver que le flamant rose se reproduit bel et bien dans le lac Télamine. Mieux encore, l'effectif des oiseaux a été estimé à plus de 12 000 individus, ce qui hisse le lac au rang de deuxième plus important site de groupement du flamant rose en Algérie après Sebkhet Ezzemoul, dans la région d'Oum El-Bouaghi. Au cours des dernières années, l'étude du flamant rose en Algérie a permis la localisation de 7 sites de nidification, a assuré le Pr Samraoui, dans un entretien à l'APS, ajoutant que sur trois de ces sites (Ezzemoul, El Goléa et Safioune), il a été constaté que l'espèce s'est reproduite à six reprises avec succès, conduisant à l'envol de plus de
20 000 poussins. Derrière la découverte de la nidification du flamant rose au lac Télamine, apparaît un ornithologue amateur, Ali Mahadji, qui sillonne depuis une vingtaine d'années le territoire national pour photographier des oiseaux. Son regard connaisseur a pu détecter les nids des flamants roses au lac Télamine. Après avoir posté les photos sur un forum réunissant les ornithologues maghrébins, le laboratoire de l'université de Guelma s'est intéressé sur le sujet et a décidé de lancer une étude. Ali Mahadji, un sexagénaire natif d'Oran et établi à Paris, séjourne fréquemment dans le pays et connait bien le lac Télamine où il a passé des jours et des nuits à la recherche d'un beau cliché. Contacté, il a indiqué que la pollution n'est pas l'unique danger qui menace le lac et ses flamants, les chiens errants qui s'attaquent surtout aux oisillons et les braconniers sont aussi des prédateurs redoutables.

Un espace de vie en danger de mort
A la Conservation des forêts, on reste vague sur la question des braconniers, estimant que la chair du flamant rose n'est pas comestible. Pour les chiens errants, le responsable du bureau de la protection de la faune et la flore de la Conservation des forêts a indiqué que plusieurs campagnes d'abattage ont été organisées, ajoutant que l'environnement immédiat du lac a été nettoyé, notamment des tas de déchets inertes souvent déversés par les riverains.
Le problème majeur du lac reste la pollution qui, selon le président de l'association Boudour, Mohamed Akroum, risque d'asphyxier le lac ainsi que sa flore et sa faune si rien n'est fait. Le site est très dégradé. C'est écrit noir sur blanc dans toutes les présentations du site, dont celle de la Conservation des forêts. Ce n'est un secret pour personne. Quelque 10 000 m3 d'eaux usées provenant des communes de Benfréha, Hassiane Toual, Hassi Ben Okba, Hassi Mefsoukh et Gdyel ainsi que de la zone industrielle de Hassi Ameur sont quotidiennement déversés dans ce site.

A chaque fois que la voix de la société civile s'élève pour dénoncer le sort réservé à ce lac, les autorités promettent de régler le problème par le biais d'un projet de mise en place d'une station de traitement des eaux usées (STEP), avant de les déverser dans le site. Ce projet date de quatre années mais rien n'a été fait dans ce sens jusqu'à présent, souligne M. Akroum. Le projet de la STEP, exigeant une enveloppe de 700 millions de DA, n'a toujours pas été inscrit. L'association Boudour a proposé de construire des bassins de décantation en amont du lac pour filtrer les eaux usées qui viennent des communes avoisinantes, un projet beaucoup moins couteux. L'ex-wali d'Oran, Abdelghani Zaalane, avait approuvé l'idée et assuré lors d'une visite au lac, le 14 mai dernier, à l'occasion de la journée mondiale des oiseaux migrateurs, que sept bassins de décantation seront construits. En attendant que la protection de l'environnement et les questions relevant de l'écologie deviennent des priorités et que des mesures concrètes et urgentes soient adoptées, le lac Télamine risque de s'éteindre. Les flamants trouveront d'autres sites pour hiverner et même se reproduire, mais Oran aura perdu un site naturel où la richesse de la biodiversité a peu d'égal.

Siham B./APS.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 



Pétrole
Le Brent ouvre la semaine à moins de 46 dollars à Londres


  Les cours du pétrole se redressaient un peu hier en cours d'échanges européens, après la chute de la semaine dernière qui les avaient vu reculer à des plus bas en plus de sept mois.

Par Safia T.

En fin de matinée, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en août valait 45,79 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de 25 cents par rapport à la clôture de vendredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour la même échéance gagnait 29 cents à 43,30 dollars. «Le Brent et le WTI se reprennent un peu hier grâce au déclenchement de rachats de positions à découvert», a observé David Madden, analyste chez CMC Markets. En effet, certains investisseurs profitaient depuis la fin de semaine dernière de l'accès de faiblesse des cours du brut pour effectuer quelques achats à bon compte. Mardi dernier, le Brent était tombé à 44,35 dollars, son niveau le plus faible depuis mi-novembre 2016, et le WTI à 42,05 dollars, au plus bas depuis mi-août dernier. Les cours avaient dégringolé du fait d'inquiétudes sur le fait que les limitations de production mise en place par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses partenaires en fin d'année dernière «ne sont pas parvenues à faire diminuer la surabondance de l'offre, qui est en partie due à la hausse de la production de pétrole de schiste aux Etats-Unis», ont observé les analystes de FxPro. Ainsi, pour les analystes de Commerzbank, le rebond des cours ne devrait être qu'un mouvement technique après les plus bas du Brent et du WTI en respectivement plus de sept et dix mois car les informations sur le marché du pétrole restent négatives. «Le marché de l'énergie est sous pression depuis quelques semaines maintenant, et comme le nombre de puits de forage en activité (aux Etats-Unis) a grimpé la semaine dernière pour la 23e semaine consécutive, les craintes liées à la surabondance vont demeurer», a prévenu M. Madden. Le marché du pétrole est traditionnellement cyclique. Un prix du pétrole bas favorise la croissance économique dans les pays consommateurs, ce qui en retour entraîne une hausse de la demande.

Marché cyclique
Les experts de l'Opep ont d'ailleurs prévu ce rééquilibrage du marché au cours du deuxième semestre 2018. Les mêmes assuraient en novembre qu'il aurait lieu à la fin de cette année. Il y a toutefois un élément qui pourrait changer la configuration du marché, la cohésion de l'Opep elle-même. Déjà en 2015, elle avait été mise à mal avec la décision unilatérale de l'Arabie saoudite d'augmenter ses exportations. Il s'agissait pour le royaume de gagner des parts de marché et de contraindre les puits américains à fermer en raison de leur coût d'extraction plus élevé. Surtout Ryad voulait contrer le retour de l'Iran qui, à la suite de la levée des sanctions internationales liée à l'accord sur son activité nucléaire, voulait produire et exporter au maximum. Cette décision avait provoqué finalement une chute des cours qui a réduit les revenus des pays membres très dépendants de la rente pétrolière, et fragilisé la situation de pays comme le Venezuela.

S. T./Agences.


 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


Zone euro
La croissance du secteur privé ralentit  
 

  La croissance du secteur privé dans la zone euro a nettement ralenti en juin, se maintenant cependant à un niveau élevé, a indiqué le cabinet Markit dans la première estimation de l'indice PMI composite. L'indice s'inscrit à 55,7 en juin, contre 56,8 en mai, son niveau le plus bas depuis cinq mois, a souligné Markit dans un communiqué. Lorsque le PMI est supérieure à 50 points, cela signifie que l'activité progresse, tandis qu'elle se replie s'il est inférieur à ce seuil. «Sur l'ensemble du deuxième trimestre 2017», la région enregistre cependant «sa plus forte expansion depuis plus de 6 ans», observe le cabinet. De plus, en dépit du ralentissement enregistré en juin, «la forte croissance des nouvelles affaires et le niveau élevé de la confiance ont permis au taux de création d'emplois de se maintenir à l'un de ses plus hauts niveaux des 10 dernières années». Le «léger ralentissement de la croissance» est «à relativiser (...) à l'aune des rythmes élevés observés au cours des derniers mois», a commenté Chris Williamson, un économiste chez Markit. «La valeur moyenne de l'indice PMI pour l'ensemble du deuxième trimestre atteint en effet un pic de 6 ans, et affiche un niveau conforme à une accélération de la croissance du PIB de 0,6% au premier trimestre à 0,7%», a-t-il relevé.

R. E.


 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 


La Bourse de Tokyo finit en légère hausse
Takata dépose le bilan  


 La Bourse de Tokyo a fini hier en légère hausse sur fond de stabilité du taux de change yen-dollar et après l'annonce du dépôt de bilan du fabricant d'airbags Takata. L'indice Nikkei a gagné 20,68 points (0,1%) à 20 153,35 et le Topix, plus large, a pris 0,87 point (0,05%) à 1 612,21 points. Par ailleurs, Takata, le numéro 2 mondial des airbags, a déposé le bilan.

La firme n'a pas pu se relever après le scandale de ses airbags explosifs, qui ont provoqué la mort d'au moins 16 personnes. La fin d'un empire. Numéro 2 mondial de l'airbag, la firme japonaise dépose le bilan, terrassé par le scandale d'airbags défectueux. «En tant que p-dg de Takata, je m'excuse sincèrement pour les problèmes posés à l'ensemble de nos partenaires, y compris les investisseurs qui nous ont soutenus jusqu'à aujourd'hui», affirme Shigehisa Takada. Des excuses bien tardives. Pendant des mois, Takata a tenté de dissimuler les problèmes techniques de ses airbags, vendus dans le monde entier. Ils explosaient sans raison, projetant des fragments sur les conducteurs ou les passagers. Au total, seize morts, dont onze aux Etats-Unis. Takata équipaient une dizaine de marques.

Au total, quelques cent millions d'airbags concernés dans le monde entier. La campagne de rappel a laissé le groupe japonais avec une dette de plus de 8 milliards d'euros. Takata sera racheté par un équipementier américain. Dans la balance, l'avenir de 56 usines et 46 000 employés.

S. O.


 




 
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