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Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière le trafic d’opium ?

 

Enquête réalisé

Par

Larbi Graïne

 

 16/05/07

 

L’humanité regorge de ces histoires qui mettent aux prises un père généreux à des fils dissipateurs et insouciants. Le père consent à fournir l’argent le plus à même de permettre à son enfant de faire l’achat de l’objet qu’il convoite ou de réaliser le projet qui lui tient à cœur. Mais celui-ci, comme dans les romans de Dostoïevski, s’avise plutôt à se détourner du projet dont il a conclu les termes avec son géniteur.

 

Une fois l’argent encaissé, le bénéficiaire éprouve le désir d’en posséder encore plus et au plus vite c’est alors qu’il va, à ses risques et périls, au casino pour tout jeter dans la roulette russe. Eternel recommencement, n’est-ce pas ? L’histoire dont il s’agit est celle-là même qui raconte l’apparition de la culture du pavot en Algérie. L’Etat algérien, dans le cadre de sa politique de développement agricole, octroie des crédits à des fellahs qui décident en fin de compte d’investir à son insu dans l’opium et le cannabis au détriment des tomates, carottes et autres patates. Cela se passe dans la wilaya d’Adrar, précisément dans la région du Gourara. Pour autant, dans son communiqué daté du 20 février 2007, le Conseil du gouvernement, réuni sous la présidence de Abdelaziz Belkhadem, après avoir souligné à propos de la wilaya d’Adrar que «le secteur de l’agriculture (est), en plein essor», note que cette wilaya a «bénéficié d’une enveloppe de plus de 9,9 milliards de dinars pour développer les activités agro-pastorales et lutter contre le phénomène du vieillissement des palmeraies, de la dégradation des foggaras et de la remontée des eaux usées».

 

Le film des événements

Ainsi, subitement ce dont était accusé longtemps l’encombrant voisin marocain, à savoir la permissivité à l’égard du trafic de drogue à grande échelle pourrait, dans un proche avenir, si les dispositions nécessaires pour enrayer ce fléau ne venaient pas à être prises à temps, s’avérer parfaitement applicable à l’Algérie.

Voici le rappel des faits. Le 7 avril 2007, la Gendarmerie nationale met la main sur plus de deux mille plants de cannabis indien dans une micro-palmeraie de 5 hectares située au Ksar Sidi Abdellah, à 10 km à l’est d’Aougrout. Cette prise et celles qui vont suivre auront toutes lieu dans la région de Timimoun, ville considérée comme la capitale du Gourara, une des régions qui avec le Touat, le Tanezrouft, et le Tidikelt forment le territoire de la wilaya d’Adrar. Un territoire très peu peuplé, environ un demi million d’âmes mais qui s’étend sur 427 968 km2 soit environ la surperficie de la France, partageant des frontières avec deux voisins de l’Algérie : le Mali et la Mauritanie. Le Gourara occupe la partie nord de la wilaya, pour autant, la compagnie de gendarmerie de Timimoun, qui s’occupe de son contrôle, opère sur une étendue aussi vaste que la Tunisie.

Le 20 avril 2007, la brigade de Tinerkouk met à son tour la main sur une plantation de drogue s’étendant sur 2 hectares. 53 kg de cannabis traité et quatre mille plants de cannabis ayant pour certains atteint plus de 3 mètres et demi de hauteur ont été saisis. Suite à cette affaire, 19 personnes ont été arrêtées et déférées devant le procureur de la République. Le 23 avril  2007 la brigade de Charouine et la brigade de Ouled Mahmoud, appuyées par la SI (section d’intervention d’Adrar de la Gendarmerie nationale), du GIR (Groupement intervention et réserve) et de l’ESR (Escadron de la sécurité routière) passent au peigne fin le Ksar Yahya Oudriss dans la commune de Talmine. Une plantation répartie en 10 jardins d’une superficie globale de 15 hectares est découverte. Plus de six mille plants de cannabis et huit mille plants d’opium sont détruits. Les gendarmes saisissent aussi 180 kg de graines d’opium et 20 g de résine de la même substance. A l’issue de cette opération, 11 personnes sont arrêtées, 3 d’entre elles seront écrouées alors que les 8 autres seront mises sous contrôle judiciaire. Mais l’opération la plus spectaculaire se déroule le 27 avril, au moment où il sera procédé à la saisie au niveau du ksar de Bahammou, dans le grand erg occidental, de soixante six mille plants d’opium et 540 plants de cannabis plantés dans 3 jardins ayant une surface globale de 7 hectares. La grande quantité de plants qui s’y trouvait incite les autorités à constituer une commission qui décide de brûler sur place les plantations.

Ce ksar doit son nom au souverain zianide Abu Hammou Moussa II qui était venu en 1372 s’ y réfugier et ce, après avoir été chassé de sa capitale Tlemcen par les Mérinides. Aussi, les gendarmes trouvent-ils 5 jardins totalisant 5 hectares, plantés d’opium visiblement abandonnés et 4 autres jardins de 10 hectares dont les plants ont été brûlés par ceux qui assuraient leur entretien. Cela dit, le décompte des surfaces cultivées de cannabis jusqu’au 10 mai 2007 s’élève à 69 hectares.

 

Le Gourara, une région aux traditions plus que centenaires

Avant que la région ne commence à intéresser tous les policiers du pays, elle n’avait jusque-là attiré sur elle que l’attention des hommes de science ou de culture. On sait que dans leur majorité les ksouriens sont des gens très pieux. Mouloud Mammeri a pu révéler un pan de cette forte religiosité en écrivant L’Ahellil du Gourara, un ouvrage consacré au chant religieux si caractéristique du parler zénète, connu pour être un rameau du tamazight. De Rachid Bellil, on peut citer l’ouvrage Ksours et saints du Gourara, dans la tradition orale, l’hagiographie et les chroniques locales. Retenons du côté des romanciers, Rachid Boudjedra, dont la veine poétique sera stimulée par la beauté

féerique de l’oasis rouge. Les zénètes qui sont restés berbérophones vouent une grande vénération à la langue arabe et s’offusquent à mort de ce que leur dialecte soit transcrit avec les caractères de l’alphabet latin. L’identité de ce pays séculaire se fonde sur une combinaison faite d’attachement viscéral aux saints du terroir, un lien quasi fusionnel avec la terre nourricière où l’eau tient une place centrale.

En effet, le contrôle et la maîtrise de l’eau au milieu d’un climat des plus arides impliquent une forte discipline collective d’où ce trait du génie humain qui a mis au point les foggaras. Ce système de puits reliés les uns aux autres par des canaux souterrains. On oublie que la culture zénète a donné lieu à l’une des premières formes de colonisation au monde. C’est grâce à elle qu’une partie du Sahara a pu être peuplée et la population sédentarisée au sein de ces ensembles enchanteurs connus sous le nom d’oasis. L’appellation de Gourara, terme arabisé du mot berbère (au pluriel) Tigourarin signifie «campements», signification à rapprocher de l’arabe El Awtan qui renvoie à la sédentarité.

 

Des trafiquants de tout acabit pointent du nez

Question : pourquoi ce trafic a-t-il trouvé un terrain fertile précisément dans cette région. La situation géographique y est certes pour quelque chose. Dans l’échange entre le nord du Maghreb et les pays du Sahel, région qui s’appelait autrefois Bilad al-soudan, le Gourara a toujours souffert de l’isolement. Au nord on sait qu’il est séparé de l’Atlas saharien par l’Erg occidental, vaste immensité désertique faite de dunes sablonneuses. Du côté de l’est, se trouve le Tadmaït, vaste plateau de pierres qui n’a pas eu uniquement que des retombées négatives en ce qu’il a permis d’assurer pendant des siècles la sécurité de notre région.

Au nord ouest, le Gourara est délimité par la région du Meguiden, une vaste aire de pâturage autrefois parcourue par les nomades. Côté sud, le Gourara a pour voisin le Touat et le Tidikelt. Un tel degré d’isolement fait du Gourara le site idéal par excellence pour les trafiquants de tout acabit, la sûreté des lieux offre à ceux-ci des garanties presque analogues à celles qu’assurent les laboratoires clandestins activant en milieu souterrain. Mais malgré les vicissitudes endurées depuis des siècles, la civilisation des ksours est restée profondément paysanne. En fait, l’objectif de ceux qui s’adonnent au trafic de la drogue n’est autre que de mettre à profit l’abondance de l’eau dans les nappes phréatiques, du reste bien gérée par le système des foggaras et de détourner pour leur propre compte le savoir-faire local en matière agricole en vue de faire fructifier leur commerce illicite. La conjoncture s’y prête fort bien, puisque dans le contexte qui est celui de la mondialisation où le frigidaire a remplacé l’outre d’eau, la cuisinière le four traditionnel et la télévision les contes de la grand-mère, les revenus agricoles ne permettent plus désormais de faire face aux nouveaux besoins induits par la vie moderne. Aussi ne doit-on pas oublier une réalité qui est aussi celle de tout le Maghreb. La consommation de cannabis est une donnée attestée depuis des siècles en Afrique du Nord en général et dans le Gourara en particulier. Seulement, la consommation n’avait pas de but lucratif et son usage était codifié notamment dans la vie mystique relevant de l’ordre soufi.

 

Premières dénonciations

La Gendarmerie est sur le pied de guerre, il ne se passe pas un jour sans qu’une information vraie ou fausse ne vienne atterrir dans l’une des brigades déployées à travers le territoire du Gourara. Par le biais de lettres anonymes ou simplement des numéros de téléphone mis à la disposition du public, parviennent régulièrement des messages de dénonciation ciblant d’une manière précise telle ou telle autre personne. La bleuite s’est installée ainsi parmi les cultivateurs qui ont quelque chose à se reprocher. Quelques uns se sont hâtés de brûler leur récolte avant de prendre la fuite. Selon le chef de la compagnie de Timimoun, le cultivateur arrêté lors de l’opération d’Aougrout a bénéficié d’un crédit de 180 millions de centimes dans le cadre du Fonds national de développement rural (FNDRA). Son compatriote de Talmine, quant à lui, a touché dans le même cadre 42 millions de centimes. C’est la prise opérée en début de l’année, le 6 janvier 2007 qui aurait éveillé les soupçons des gens à l’uniforme. Ce jour-là, 2 individus ont été arrêtés à bord d’une moto transportant 40 kg de résine d’opium et 20 kg d’opium en grain et de 20 kg de kif. Ils transportaient aussi des instruments rudimentaires servant au traitement des substances narcotiques. Mais les dénonciations, semble-t-il, n’ont commencé à fuser que dès le moment où des signes de richesse commençaient à apparaître sur des voisins dont on connaissait parfaitement la situation sociale. Pour éloigner les regards indiscrets, des femmes sont employées au niveau de ces plantations. On croit savoir que la drogue est plantée dès février pour y être récoltée au plus tard à la fin du mois de mai. C’est donc à dessein que la Gendarmerie a attendu la fin avril pour sévir.

 

En patrouille avec les gendarmes 

A bord des fameux Nissan, nous accompagnons les gendarmes de la compagnie de Timimoun dans leur sortie. Munis d’un mandat de perquisition, ces derniers s’apprêtent à faire leur tournée du côté de Talmine pour procéder à la fouille d’un domaine appartenant à M. D. un fellah suspecté de s’adonner à la culture du pavot. Un véhicule Hilux, année 2003, est stationné devant la maison en toub. M.D. laisse transparaître des traits marqués par une nervosité extrême lorsqu’on lui fait lecture du mandat de perquisition. L’homme souhaite tout de même la bienvenue aux gendarmes. L’intérieur est d’une affligeante pauvreté. Il est tout seul, sa famille étant partie au bled. Aucun meuble, tout est rudimentaire, les murs suintent la

misère. Les gendarmes fouillent mais ne trouvent rien. Aux dires de M.D., il ne coule pas des jours heureux dans cette ferme qu’il vient d’acquérir auprès d’un particulier. Il s’attendait à cette visite, phrase qu’il répète trois ou quatre fois. «Je vis au milieu de gens infâmes», s’écrie-t-il. Il devine que des gens l’ont signalé aux gendarmes comme étant cultivateur de drogue. Il ne peut se retenir de fulminer : «Vous savez pourquoi je suis désigné du doigt, eh bien c’est parce que je ne parle pas ‘gh gh gh’, je suis chaâmbi». Le «gh gh gh» est une allusion au zenatiya, le parler berbère local. La fouille du jardin est tout aussi infructueuse. Visiblement inquiet qu’on le mette en quarantaine, M.D. demande au chef de la compagnie de simuler des visites chez les voisins pour qu’on ne puisse pas connaître les véritables raisons qui ont ramené les gendarmes chez lui. Ces derniers promettent de remédier à la situation et en effet avant de quitter les lieux ils marquent des arrêts devant les voisins avec lesquels ils échangent quelques propos. 

  

Ballade dans le grand erg occidental

Direction Ksar Yahya Oudriss près de Talmine, où deux semaines auparavant 15 hectares cultivés d’opium et de cannabis avaient été découverts. Pour atteindre les plantations, place à la marche à pied car les chemins qui y mènent ne sont guère carrossables. Les chefs se tiennent en retrait sur un promontoire sablonneux qui est en fait le bombement d’une gigantesque dune. Jumelles au point, ils suivent de près notre progression. Les gendarmes qui m’escortent sont devant moi. L’horizon est une succession de dunes interminables d’un jaune éblouissant, nous sommes à la lisière du grand erg occidental. On a de la peine à croire que trois cours d’oueds (Namous, Gharbi et Segger) s’infiltrent sous ces immenses dunes. Aucune route, aucun chemin, aucune piste, aucun sentier n’a pu y étendre son tracé. Nous nous dirigeons vers l’île au trésor, l’insularité des lieux, du reste le suggère. Il faut escalader la colline friable en accélérant le pas car traîner la pâte revient à freiner la propulsion vers l’avant, mouvement nécessaire pour quiconque veut amorcer son envol. On échoue sur le sommet tout essoufflés, heureusement que la température en ce début du mois de mai reste encore assez clémente. On croit être arrivés aux champs de cannabis. Mais voilà qu’il faut redescendre le lit vallonné à grand pas car, outre le fait, qu’il est plus aisé de descendre que de monter, on a hâte d’arriver à bon port. L’horizon est toujours aussi imperturbable, la mer de sable court dans tous les sens. Pas âme qui vive. Pourtant, depuis la route carrossable nous n’avons marché qu’un demi kilomètre. Soudain, une scène insolite s’offre à nos yeux : deux paysannes habillées de robes zénètes chatoyantes surgissent, qui la tête surmontée d’un récipient contenant des tomates, qui un sac contenant des dattes sèches. Elles ont aussi les bras chargés d’épis de blé. Les deux silhouettes se tiennent tout à fait droit sans aucun balancement du corps comme si on avait déroulé un tapis sous leurs pieds. Il n’y a pas plus beau que la femme qui marche dans le désert. En somme une image sortie tout droit du temps médiéval. Bien qu’elles nous aient offert des dattes sèches les deux paysannes sont systématiquement fouillées par les gendarmes.

On reprend notre marche, il est clair qu’il est quasiment impossible que les services de sécurité puissent savoir ce qui se passe dans cette contrée s’ils n’agissaient pas sur renseignements. Y aurait-il des endroits où la drogue est cultivée mais sur la localisation de laquelle on ne disposerait d’aucune information. Personne ne peut répondre à notre questionnement. Décidément, le désert est insondable. Encore un demi kilomètre. Des dunes immenses apparaissent au loin hérissées de lignes verdâtres. A mesure qu’on avance les lignes se précisent, elles renvoient de plus en plus la forme de haies ou d’enclos qu’on devine être la délimitation de nos fameuses écuries d’Augias que l’œil nu ne distingue pas encore. Le jardin d’Eden soudain apparaît flamboyant sous la clarté limpide d’un ciel lumineux. Il est blotti au creux des collines de sable. Tous ces coins de verdure que nous aurons le loisir de découvrir, occupent cet endroit situé au bas des chutes sablonneuses. Des palmiers splendides s’élèvent dans le ciel, à l’ombre desquels devaient sommeiller les plantes du diable. Quand bien même, comme nous l’avons dit plus haut, le jardin a été nettoyé, il subsiste encore quelques plants d’opium et de cannabis. Les carrés d’où ont été arrachées les fleurs du mal côtoient les carrés de tabac (à priser), d’oignon et quelques arbres fruitiers. Etant à l’abandon, avec le début des grosses chaleurs, les plantes devraient sécher sous peu. Les jardins sont raccordés à l’alimentation électrique par des câbles serpentant sous le sable sur des milliers de mètres. Chaque jardin a son puits et sa pompe à eau électrique.

 

Indices de l’existence d’une filière algérienne

L’ampleur des prises amène à poser la question de savoir si la production de la drogue obéissait à un réseau local. «Les quantités saisies sont susceptibles d’être exportées, les personnes impliquées ignorent l’identité du ponte pour lequel elles sont employées, nombre de gens par ici sont analphabètes et ignorants», nous précise une source sécuritaire. On ne peut ne pas dresser le parallèle avec l’organisation de la grande criminalité à structure pyramidale où aucun des membres ne connaît son chef.

Le réseau est-il un prolongement d’une filière marocaine ou marque-t-il la naissance d’un réseau algérien calqué sur le modèle du voisin de l’ouest ? Toujours est-il que la culture de l’opium remonte au milieu des années 1980 mais elle n’a jamais dépassé le cadre d’une consommation domestique et limitée. L’hypothèse d’une provenance des plants du Maroc reste tout de même fragile au regard de l’ancienneté des pratiques locales. N’empêche, les services de sécurité ne semblent pas avoir tiré des conclusions tranchées. L’enquête poursuit toujours son cours, nous dit-on.

 Cela dit, notre source soutient que «la piste locale demeure une option à prendre très au sérieux». En effet, le renforcement de la surveillance au niveau des frontières a resserré

l’étau sur l’activité des réseaux chargés

d’exporter la drogue marocaine vers l’Algérie, ceci a eu pour effet d’inciter les réseaux locaux à envisager la solution d’une production et d’une culture qui aboutirait à terme à la création de laboratoires clandestins plus à même de permettre le traitement des drogues dures.

Ce qui vient de se produire au Gourara «pourrait en fait être un ballon sonde, histoire de voir comment allaient réagir les autorités étatiques algériennes», ajoute la source sécuritaire.

Le Maroc, premier producteur mondial de cannabis, est l’exemple même du scénario-catastrophe. Dans le royaume chérifien, des contrebandiers ont pu bénéficier de protection au niveau local voire à l’échelon du pouvoir central, alors que des industriels confrontés à de sérieux manques de liquidités n’ont pas hésité à manger dans le râtelier des stupéfiants.

Même si avec ses 69 hectares, l’Algérie est loin d’atteindre les 70 000 hectares de culture de cannabis recensés officiellement au Maroc durant l’année 1997, il n’en demeure pas moins qu’elle n’est pas à l’abri d’un développement néfaste qui verrait, au mieux, de nouvelles tentatives de culture du pavot expérimentées, et au pire, la naissance d’une mafia politico-financière de la drogue. L’Algérie, de par son capital humain, ses ressources énormes aiguisent décidément beaucoup d’appétit. Pour les narcotrafiquants, la drogue n’est qu’un produit qui mérite de prendre sa part de marché parmi d’autres produits…

L. G.

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