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Glissements de terrain
Des
villageois et leur APC lancent un SOS
«Il
est d’une extrême urgence que des dispositions adéquates
soient prises par tous les responsables concernés à tous
les niveaux, pour éviter des dégâts certains aux biens
et aux personnes».
Les
habitants du village Takhlijt (Semaoune) dans la daïra
de Chemini continuent de vivre sous la menace des
glissements de terrain à la faveur de cette période
hivernale. Une vieille femme a été blessée la semaine
passée suite à un glissement de terrain. Le
vice-président de l’APC a lancé un SOS aux autorités,
interpellant directement le wali sur la situation, leur
demandant d’«assumer» leurs responsabilités dans le cas
où il y aurait des victimes. Pour rappel, un glissement
de terrain a eu lieu en novembre 2008 et les autorités
locales et de wilaya avaient effectué une visite sur les
lieux pour préparer une fiche technique afin de
procéder à des aménagements et éviter d’autres
glissements pouvant faire des dégâts matériels et
humains à l’avenir. Tout est resté en l’état à ce jour
et les promesses avancées alors n’ont pas été suivies
d’actes. Joignant sa voix à celle des autorités de l’APC
et de la population du village, le député indépendant
Méziane Belkacem a estime que «la disposition salutaire
de relogement temporaire des familles menacées a été
prise dans la précipitation pour épargner des vies
humaines», écrit-il dans une déclaration qui nous a été
transmise via Internet. Le député revient sur le constat
et les promesses faites par toutes les parties
concernées à ce sujet, mais qui n’ont été que de la
poudre aux yeux.
«Malheureusement, aucune disposition pratique
(temporaire ou définitive) n’a été prise sur le terrain
pour mettre fin à cette situation qui s’aggrave
dangereusement suite aux dernières pluies enregistrées»,
fait remarquer Méziane Belkacem alertant qui de droit
sur le risque de ces glissements sur d’autres
habitations. Pour lui, «il est d’une extrême urgence que
des dispositions adéquates soient prises par tous les
responsables concernés à tous les niveaux, pour éviter
des dégâts certains, aux biens et aux personnes» dans ce
village enclavé, a-t-il souligné insistant sur la prise
de dispositions nécessaires qui «ne doivent nullement
s’arrêter à des constats non suivis d’effet sur le
terrain», selon lui. «Les élus de la commune de Chemini
et les représentants du village Takhlicht doivent être
associés à ces dispositions urgentes», estime encore le
rédacteur de la déclaration.
Par
Tarek B.S.
Justice
L’affaire de la pêche illicite de thon devant le
tribunal
L’affaire de la pêche illicite de thon rouge dans les
eaux territoriales algériennes a été inscrite au rôle
des audiences du tribunal correctionnel de Annaba
prévues pour la «première semaine de février prochain»,
a-t-on appris, samedi, de source judiciaire. Huit (8)
personnes sont impliquées dans cette affaire qui devait
être jugée en novembre avant d’être renvoyée pour
«complément d’informations», a rappelé la même source,
précisant que les griefs retenus à l’encontre des mis en
cause ont trait à la «pêche illicite du thon rouge», la
«corruption», «l’atteinte au domaine public» et le
«trafic d’influence». Cette affaire avait été révélée au
début de l’année 2009 par les gardes-côtes de la façade
maritime Est avec l’interpellation de trois patrons de
pêche de nationalité turque à bord de trois thoniers.
Lors du premier procès de cette affaire, avant son
renvoi, le représentant du ministère public avait requis
des peines allant de 6 a 8 ans d’emprisonnement ferme à
l’encontre des accusés, rappelle-t-on.
R.
N.
Décision de jouer la CAN les années impaires
La
CAF pourrait entériner en «mars-avril» la résolution
La
Confédération Africaine de Football pourrait entériner
en «mars-avril» la décision de jouer la Coupe d’Afrique
des Nations les années impaires et ce à partir de 2013,
selon le président Issa Hayatou. «Nous sommes en train
d’étudier de faire passer la CAN des années paires aux
années impaires mais la périodicité ne changera pas. Ce
sera toujours tous les deux ans et toujours en janvier
ou février. La décision sera prise en mars-avril. Si les
études aboutissent on compte démarrer en 2013», a
indiqué M. Hayatou. Selon le président de la CAF, en cas
d’accord, il devrait donc y avoir une CAN co-organisée
en 2012 par le Gabon et la Guinée équatoriale, et une
autre l’année d’après en Libye, dont l’édition prévue en
2014 pourrait être avancée. «Nous avons engagé une
réflexion importante sur la périodicité et d’autres
points y afférents. Nous avons proposé d’organiser la
CAN au cours des années impaires», a déclaré de son côté
Mohamed Raouraoua, président de la fédération algérienne
de football et membre du bureau exécutif de la
CAF.
R.
S.
La question du jour
Bousculade pendant les mi-temps
2010
est déjà bien partie pour être une année rythmée à tour
de rôle par les grèves et les affaires de corruption,
vraies ou simples coups montés entre factions au
pouvoir, deux aspects qui d’ailleurs peuvent très bien
ne pas s’exclure. Dans ce dernier cas, celles-ci se
dégonfleront l’une comme l’autre comme des baudruches,
quelque soin qu’on ait mis à les forger. Mais les grèves
aussi bien que les «révélations» fracassantes en matière
de corruption n’occuperont d’ici le Mondial les
meilleures pages des journaux que dans les mi-temps
prenant place entre deux prestations de l’équipe
nationale, dont il faut s’attendre qu’elle multiplie les
matches de préparation.
Les
grèves n’ont en effet pas manqué au cours de ce janvier
qui plie bagage, et tout porte à penser qu’elles se
poursuivront au moins avec le même allant au cours des
11 mois qui restent.
A en
juger du moins par les leçons de l’année dernière, et de
celles de ce mois de janvier, l’une se sera à peine
achevée qu’une autre se préparera déjà à prendre sa
relève, on dirait presque par un fait exprès. C’est
ainsi que la grogne des métallos d’El Hadjar était à
peine retombée que les paramédicaux ont débrayé, qui
viennent toutefois de mettre fin à leur mouvement, leurs
revendications ayant été satisfaites, du moins à ce
qu’il semble. Pendant tout ce temps, et de plus loin
encore, puisque leur grève remonte au milieu du mois de
décembre de l’année dernière, les praticiens de la santé
publique ont vaillamment tenu le coup, en dépit des
manœuvres de la tutelle pour les amener à reprendre le
travail sans concessions de sa part. A ce jour, on ne
sait très bien si leur mouvement persiste ou si leurs
rangs sont rompus. Il faut dire que les médecins et
spécialistes n’ont pas les mêmes coudées franches que
les travailleurs des autres secteurs quand il s’agit
pour eux de développer une action revendicative. Ils ne
peuvent tout simplement pas arrêter de dispenser les
soins à leurs patients, sous peine que ces derniers
connaissent un sort funeste. Or, il suffit d’un seul
décès qui soit indéniablement imputable à leur action
pour que la corporation soit menacée d’une sanction
auprès duquel l’échec de celle-ci n’est pas
grand-chose : la crise morale. Contrairement aux
travailleurs des autres secteurs, ils sont tenus à un
service minimum d’autant plus contraignant et harassant
qu’il doit faire face à tous les accidents, et autres
complications, susceptibles de survenir pendant la
grève.
Les
paramédicaux ne doivent peut-être d’avoir obtenu
satisfaction sur l’essentiel de leurs revendications que
parce qu’ils ont su choisir le bon moment pour débrayer.
Quant
aux affaires de corruption pouvant défrayer la
chronique, notons que jusque-là ce ne sont que des
«révélations», non pas faites par la presse, ce qui
suppose que celle-ci se soit à tout le moins donné un
certain mal pour les obtenir, mais dévoilées par son
entremise. Pour qu’elles deviennent des affaires au sens
propre du terme, c’est-à-dire des dossiers instruits par
la justice et donnant lieu à des procès, il faut
qu’elles passent avec succès par bien d’autres étapes,
ce qui est encore loin d’être acquis.
Il
n’est pas inutile de rappeler cela en un temps où des
journaux ont tendance à juger et à condamner sans autre
forme de procès, alors que des parties nécessairement
bien mieux au fait de ces dossiers, ou bien avouent leur
peu d’information à cet égard, ou bien se confinent dans
un wait and see plein de sagesse.
Mais
qu’il s’agisse des grèves ou des «révélations» du Saint
Esprit, le public n’est prêt, en tout cas d’ici le
Mondial, à leur prêter un peu de leur attention que lors
d’un répit footballistique.
Parions que les initiateurs des grèves à venir tiendront
compte du calendrier de l’équipe nationale autant si ce
n’est plus des au-tres conditions dont dépend le succès.
C’est qu’une action de cet ordre c’est aussi une espèce
de spectacle : elle a besoin d’un public et de sa
sympathie. Ce qui requiert les meilleures pages des
journaux. Le timing est toujours une question importante
dans toute entreprise, mais elle le devient bien plus
encore dans un pays en train de faire bloc autour de son
équipe nationale.
Les
faiseurs de «révélations» en forme de coup de théâtre
feront sans doute eux aussi attention à débiter ces
dernières dans les temps morts.
Mohamed Habili
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