Hommage à Mahmoudi

Les témoignages Lire

RUBRIQUES

Archives / L'édition en PDF/

30/08/10

 

Événement


Région


Monde


Culture


Sport


Contributions


Ecrits

sur le vif

Par Aïssa kheladi

.


La une

  LA SAGA

DE LA SEMAINE

Mourad Benouniche, gérant  du Traiteur

«Le Délice» 

 

Au service des fins gourmets

(10-12-07)

 

Mohamed Belmechri, gérant de Dar Zeriab   

L’artisan de l’année

(03-12-07)

 

Ali Haddad, P-DG du Groupe Etrhb

Un manager ambitieux et passionné

(26-11-07)

 

Ammar Hadj Messaoud, DG de SCIQUOM

«Ma présence en Algérie relève d’un acte citoyen»

(19-11-07)

 

Enquêtes

Main-d'œuvre dans le bâtiment

Les raisons d’une pénurie

(03-12-07)

Distribution de trousseaux et primes scolaires

C’est la pagaille !

 

Des milliers d’Algériens chaque jour aux frontières

Le rush vers la Tunisie a commencé

 

Les trafiquants s’installent dans le désert

Qui est derrière

le trafic d’opium ?

 

Entreprises

A qui profite

la baisse des impôts?

 

Séquelles sociales de la crise de Kabylie

Elus et opérateurs pour un plan d’urgence

 

Ces jeunes qui ne pensent qu’à partir

Grandir… face

à la mer

 

Drogue en milieu scolaire

Un phénomène qui prend de l’ampleur

 

bgn

L'édition en PDF

bgn

SERVICES

 

  A propos


  Archives


  Nous écrire

A LA UNE


Pendant le ramadhan

La mendicité occasionnelle explose

...Lire

Les Titres A La Une

 

Ouverture de la session d'automne du Parlement

Ouyahia face aux parlementaires

 

173 486 voitures contrôlées dans la capitale  

1 320 fugitifs arrêtés par la GGF à Alger

 

L'Université et le contexte socio-économique de son évolution

Par-delà les questions d’intendance et de logistique

 

 Divers

 

El Tarf

La chaleur «pousse» les gens vers les plages malgré le jeûne

Fuyant des températures caniculaires dépassant allègrement les 40 degrés, étouffés par l'humidité, des centaines de citoyens, n'en pouvant plus, préfèrent depuis quelques jours trouver refuge, malgré le jeûne et une soif difficilement supportable,

dans les eaux limpides de la Grande bleue.

Munis de serviettes et de parasols, des baigneurs de tous âges ont investi, comme par enchantement, les différentes plages de la wilaya. Comme s’ils s’étaient passé le mot. Tout dans ce décor rappelle les belles journées ensoleillées d’été, où les gens en quête de quiétude, de fraîcheur et de belles couleurs, passaient le temps en attendant de profiter des beaux couchers de soleil. Sur une des plages d’El Kala, défiant les coups de soleil, des corps flottent, les bras en croix, se laissant aller au gré des caprices de l’eau. Les plus hardis tentent quelques brasses, ou se hasardent à effectuer un crawl, vite délaissé pour ne pas laisser trop d’énergie.  Pas question non plus de plonger en effectuant des «piqués» au risque d’avaler quelques gorgées. «Se rafraîchir, c’est bien, mais certainement pas aux dépens du jeûne sacré», lance un jeune homme à la cantonade, pour lui-même d’abord, histoire de se donner bonne conscience, et pour les quelques curieux qui hésitent encore à se mettre en maillot de bain. D’autres jeunes gens, soucieux surtout de se détendre et de «tuer le temps», paraissent plus enclins à «gratter» un petit somme. Etendus sur leur serviette, ils tentent de fermer l’œil, bercés par la brise marine et le clapotis de l’eau.  Petit à petit, à mesure que la journée avance, et à perte de vue, les baigneurs s’organisent en petits groupes pour des parties de pingpong et de beach-volley. D’autres «estivants du ramadhan», amateurs de mots croisés ou mordus de lecture, s’adonnent bien volontiers à leurs hobbies, faisant des parasols des alliés contre les agressions du soleil, en se permettant de temps à autre de «piquer» une tête pour parer à tout risque d’insolation. Dans ce décor de loisirs où les délices de la plage font joyeusement fi du thermomètre, quelques «partisans du moindre effort» ont trouvé une belle astuce : installés sur des rochers, à l’intérieur de l’eau, ils parcourent un bouquin, une revue ou somnolent, attendant patiemment que de petites vaguelettes viennent de temps en temps les tirer de leur douce torpeur. La canicule aidant, les plages de la wilaya d’El Tarf retrouvent de l’animation, même si elle reste relative, et semblent reprendre vie après avoir été désertées plus tôt que d’habitude par les vacanciers.

 

Accidents de la route 

Sept morts et 53 blessés en une seule journée

Sept personnes ont trouvé la mort et cinquante-trois autres ont été blessées à travers le pays dans 32 accidents de la circulation routière durant la journée du samedi 28 août, indique dimanche un communiqué de la Gendarmerie nationale. Les accidents mortels sont survenus dans les wilayas de Bordj-Bou-Arréridj (commune de Bordj-Bou-Arréridj), Souk-Ahras (commune de Sédrata), Oum El Bouaghi (commune de Ksar-Sbihi), Tébessa (commune de Tébessa), Béjaïa (commune de Oued-Ghir) et Guelma (commune de Guelma), précise le communiqué. L’excès de vitesse, le défaut de maîtrise, les dépassements dangereux, le non-respect de la priorité et l’imprudence des piétons demeurent les causes essentielles de ces accidents, ajoute le communiqué de la Gendarmerie nationale.

R. N.

 

Regard

Quelques lignes délirantes, contre cinq cents pages de travail

En quelques lignes glissées, par ailleurs, dans une véritable encyclopédie sur l'Algérie, Petit Futé peut raconter ce qu'il veut, nous ne sommes pas prêts  pour le tourisme des nationaux, nous ne pourrons pas l'être pour celui des étrangers. Il peut lâcher tout ce qu'il a récolté comme fiel dans les milieux où  il s'est fait une religion sur l'Algérie. Chez les nostalgiques de l'Algérie de papa, chez les quémandeurs de reconnaissance et de titres de séjours, chez les «démocrates» au ventre insatiable de privilèges ou frustrés de ne pas être servis, chez ceux qui ne s'aiment pas et qui croient ne pas aimer le pouvoir.  Chez ceux qui croient qu'ils doivent gagner en ne faisant rien, chez tous ceux qui postulent à la notoriété de là-bas. Chez ceux qui obéissent à la mode de s'opposer et de le montrer pour être bien vus. Enfin et surtout, chez ceux qui ont intérêt à faire croire que rien ne va et qu'il n'y a  rien à faire pour que ça aille, pour empêcher qu'on voie ce que eux font. C'est un responsable du guide touristique qui dit ça, en réponse au confrère d'El Watan qui a lu le livre et qui en a piqué un dégout qu'il a exprimé longuement. Le responsable de la rédactrice de la présentation de notre pays a dit qu'il suffisait de lire ce qui se dit dans la presse pour se rendre compte  qu'elle ne dit rien qui ne soit avéré. Il a raison. Une opinion reste une opinion et une opinion n'est  pas le réel, elle n'a pas vocation d'être le réel. Sa vocation est de fabriquer un réel qui sert des objectifs, pas de faire une copie conforme de ce qui existe vraiment. Sinon cela ne serait pas une opinion.  Le guide rapporte, par exemple, qu'il y a des prostituées dans les hôtels algériens. Peu importe qu'il y en ait dans tous les hôtels du monde. L'essentiel est qu'il y en ait en Algérie. Le guide révèle qu'il y a 4 000 cas de femmes battues en Algérie en 2003. En France, les violences conjugales ont causé la mort de 137 femmes en 2006 et de 166 femmes en 2007. Dans ce même pays, selon des chiffres de l'Observatoire national de la délinquance (OND), 410 000 femmes ont déclaré avoir été victimes de violences physiques de la part d'un conjoint selon une enquête de victimisation portant sur 2005-2006. Mieux encore, l'OND estime dans son rapport sur «la criminalité en France», à 130 000, le nombre de femmes victimes de viols sur les deux mêmes années, a souligné le secrétariat d'Etat. En Israël,  on compte 200 000 femmes  battues en 2006-2007 et 6 à 10 femmes tuées par leur mari. Le nombre de femmes violées s'élève à 5 000. Peu importe, l'essentiel est que cela se produit en Algérie. Sûrement que la rédactrice auprès du Petit Futé ne considère pas que ces deux pays, hautement touristiques, devraient être présentés selon cet angle précis. Les autres si, les Algériens ne devraient pas battre leurs femmes. Parce que c'est comme cela que doit être le monde, d'un côté ceux qui ne battent pas leurs femmes, même s'ils en font plus, et de l'autre ceux qui battent leurs femmes. Grâce à son talent et à sa plume acérée, l'auteure de la page  Algérie du guide a convaincu certains qui en rajoutent en expliquant que les centaines de milliers d'Algériens, qui passent les vacances en dehors de leur pays, le  fuient. En Tunisie, passent 8 000 000 de touristes pas tous algériens, ils ne fuient pas leur pays. C'est ce que dit l'opinion et on n'y  peut rien, sauf  en produire une plus forte pour remplacer ou  contrebalancer celle qui nous dérange.  Pour le reste, on ne trouvera pas travail de présentation, en un seul ouvrage, plus fouillé, plus riche, et plus complet sur l'Algérie et sur ses capacités touristiques. Les détails les plus précis fourmillent sur 500 pages documentées, lexiques, artistes, recettes, produits…qui font se demander ce que sont venues faire ces «observations sociologiques» à l'emporte-pièce, quand l'auteure a compulsé autant de sources, par ailleurs. Sur les lieux, les hommes, le passé, les pierres, les mots…  Peut-être que là était le travail demandé et là l'opinion n'a pas de place, juste la description, pas toujours fidèle, mais tout de même bridée par les faits ou par la matérialité des choses. Alors, elle s'est «lâchée» là où elle a pu le faire. 

Par Ahmed Halfaoui

Haut

 

 

 

 

 


 

 

 

 

A propos/ Archives/ Nous écrire

L'Edito Du Jour

Par

Brahim Djalil

Se baigner pour l’enfer 

Une dépêche annonce que la canicule a poussé quelques citoyens, dans certaines régions côtières, à se ruer vers les plages pour prendre du frais comme on se rue dans le vide pour échapper au feu, par exemple. La métaphore                    bien que paradoxale est délibérée. Car, il en est, nous en sommes à penser que prendre un bain au soleil – ou chez soi – pendant le jeûne du ramadhan est pêché. Cette idée n’a pas été héritée de notre islam traditionnel, dont on ne sait si les zaouiates actuelles veulent faire renaître ou entendent combattre, mais des fetwas psychorigides de certains exégètes que le wahabisme et l’islamisme politique a popularisé au détriment de bien d’autres. Ce sont pêle-mêle, jihadistes, takfiristes, jamaates, néosalafistes et autres intégristes qui ont constitué le terreau à une pensée radicale que le petit peuple a suivi. Comme il est devenu pêché, y compris de mettre de la couleur sur le hidjad, ou de se laver au dentifrice pendant le carême, sous prétexte que le dentifrice peut constituer un produit nourricier que le jeûneur avalerait «comme de fait exprès». Hé bien, peu à peu, se laver ou se baigner c’est la yadjouz ! Et pas de modération, par ici, aucun imam n’aura l’audace d’y mettre une nuance. La mode depuis une trentaine d’années, est partout à la surenchère. Nous avons assisté par exemple à l’époque où s’asseoir sur une chaise, au café ou chez soi, était aux yeux d’une foule de tarés illicite. Le Coran sur la main. Prendre prétexte naturellement des excès commis par l’autre bord, ou plutôt du fantasme que ces «excès» suscitent, celui d’une société sans foi ni loi, corrompue et corruptrice, détournée de ses valeurs etc. pour œuvrer à pencher la balance de l’autre côté peut être une idée d’imam. Il se tait sur ce qui est faux dans une noble attention, pour ne pas s’affaiblir devant l’ennemi. Beaucoup d’intellectuels musulmans (Mohamed Arkoun est l’un d’eux) auront beau pointer du doigt le rigorisme des exégètes et dévoilé l’implicite de leur discours, rien n’y fait. Des situations aussi absurdes que celle d’attendre une poussée de canicule pour aller se baigner montre bien où se loge le problème : dans la crainte et non dans la volonté. Il se propage partout une image qui travaille la peur plutôt que la libre adhésion, et cela se répercute forcément dans la mentalité de tous les jours. C’est dommage, pour un islam qui prône pourtant : «Pas de contrainte en religion» ! Au moment où les grandes nations ont des peuples à la tête levée vers le ciel, nous sommes à nous demander si les baigneurs de la dépêche vont aller en enfer.

B. D.

 

Haut

 

Copyright 2003 -2009 Le Jour d'Algérie www.lejourdalgerie.com

Conception M.Merkouche