Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Primaires

A gauche un grand nombre de socialistes sont persuadés que sans Strauss-Kahn pour le PS point de salut. En effet, longtemps considéré comme le seul espoir du PS de retrouver le chemin de l’Elysée, le patron du FI doit aujourd’hui faire fasse à une concurrence inattendue. Martine Aubry forte de son succès aux régionales profite encore aujourd’hui, six mois après, de la victoire de son parti et fait figure de sérieuse adversaire de Nicolas Sarkozy. Toutefois, la Première secrétaire du parti socialiste et Dominique Strauss-Kahn ne sont pas les seuls à envisager une candidature face au président de la République en 2012. Ségolène Royal qui laisse toujours planer le doute sur ses réelles ambitions ou encore François Hollande, prédécesseur de Martine Aubry, et qui, lui, tente de gagner en visibilité, sont eux aussi susceptibles de se déclarer candidat. Hollande qui ne fait plus beaucoup parler de lui depuis son départ du PS tente pour sa part désespérément de se faire une place sur la scène politique et de se positionner en vue des primaires socialistes prévues pour l’été 2011. Mais pour le moment les deux seuls candidats socialistes potentiels à avoir une chance face à Nicolas Sarkozy sont Martine Aubry et Dominique Strauss-Kahn et c’est certainement entre eux qu’aura lieu l’affrontement final au sein du PS. Car quel que soit celui qui sera choisi pour représenter le parti en 2012, il aura fort à faire et devra affronter la machine UMP. Mais le parti socialiste pourra compter dans ses futurs électeurs éventuels tous ceux qui aujourd’hui réprouvent le tour de vis sécuritaire adopté par le gouvernement ainsi que les nouvelles dispositions de déchéances de nationalité annoncées par le président Sarkozy. Ce dernier, ne pourra d’ailleurs plus compter comme en 2007 sur le vote d’une frange des socialistes qui voyaient en lui l’avenir politique de la France. Sarkozy ayant désormais fait le choix de se tourner définitivement vers l’électorat d’extrême droite en flattant sa xénophobie. Reste à savoir maintenant quelles stratégies adopteront les candidats de la gauche pour remporter la candidature PS et pour avoir une chance de battre Sarkozy lors du prochain scrutin présidentiel.  

F. M.

Monde

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Inondations au Pakistan

Deux villes fantômes menacées par les flots

 

 30/08/10

 

Inondations au Pakistan

Deux villes fantômes menacées par les flots

Les flots déchaînés de l’Indus menaçaient toujours hier deux villes abandonnées par plus de 400 000 habitants dans le sud du Pakistan, où les eaux commencent toutefois à enregistrer une timide décrue.

La basse vallée de l’Indus, dans la province méridionale du Sind, est devenue ces derniers jours la région la plus inondée du Pakistan, à mesure que dans les autres, essentiellement le nord et le centre, les eaux ont fait place à la boue, mettant au jour la pire catastrophe humanitaire de l’histoire de ce pays de près de 170 millions d’habitants. Depuis début août, plus de sept millions de personnes ont été déplacées dans le Sind, dont plus d’un million entre vendredi et samedi, selon l’ONU et les autorités locales. Cet exode se poursuivait çà et là hier mais commençait à se tarir, «la quasi-totalité des gens ayant fui les zones menacées», a expliqué à l’AFP Hadi Bakhsh Kalhoro, un haut responsable du district de Thatta, le plus affecté. Là, champs et villages sont sous un gigantesque lac d’eau boueuse d’où affleurent quelques ar-bres, toits et minarets. De pau-vres hères ont élu domicile sur le sommet de digues qui ont résisté, ont témoigné des journalistes de l’AFP embarqués dans un hélicoptère de l’armée qui leur larguait des vivres samedi. Thatta, le chef-lieu du district, est devenu depuis deux jours une ville fantôme, vidée de la plupart de ses 300 000 habitants. La ville «demeure épargnée mais les eaux sont toujours à deux kilomètres», a souligné M. Kalhoro. Trois digues qui la protégeaient ont rompu vendredi et l’armée, épaulée par des ouvriers municipaux, s’emploie depuis à combler la principale brèche, d’une vingtaine de mètres, à environ 2 km de la ville, ont constaté les journalistes de l’AFP. «Les militaires et les ouvriers sont sur le pied de guerre pour vaincre les eaux et sauver Thatta, nous espérons y parvenir dans les deux prochains jours», a estimé

M. Kalhoro. Car plus au nord, à Hyderabad, la sixième ville du pays avec 2,5 millions d’habitants considérée désormais comme sauvée des eaux, les flots commencent timidement à baisser, a-t-il ajouté. A la digue de Kotri, qui protège Hyderabad, l’ingénieur Qadir Palijo le confirme : «Le niveau baisse doucement, le processus est lent mais nous espérons qu’il va s’accélérer dans deux jours.» Les pluies, diluviennes, ont cessé depuis le 17 août. Cette décrue s’opérera ensuite plus au sud «mais les niveaux continuent pour l’heure de monter» dans le district de Thatta, a observé l’ingénieur. Ainsi, à 33 km au sud-est de Thatta, les flots ont pénétré dans la nuit dans la ville de Sujawal, vidée de «97% de ses 120.000 habitants», a indiqué hier M. Kalhoro. «Nous évacuons aujourd’hui les derniers», a-t-il assuré. «Sujawal va certainement être inondée». Le ministre de l’Intérieur du Sind, Zulfiqar Mirza, a cependant prévenu samedi que «quelques milliers» de personnes sont restées «volontairement» dans les zones inondées. «Cette catastrophe est pire que le tsunami, Katrina et le séisme de 2005», qui avait fait plus de 73 000 morts dans le nord du Pakistan, a lancé le ministre. Un mois après le début des inondations, quelque 8 millions de sinistrés, dont environ 5 millions de sans-abri, ont besoin d’une aide d’urgence, selon l’ONU. Et l’exode massif du Sind va sans doute gonfler ces chiffres. Le bilan de 1 600 morts va aussi considérablement augmenter à mesure que les eaux vont se retirer, ont prévenu les autorités.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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