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Lors d'une intervention des policiers dans un
quartier d'Oran
Un
jeune de 30 ans arrêté en possession de neuf véhicules
Les
unités de la police de la sûreté d'Oran ont arrêté, il y
a quelques jours, un dangereux trafiquant de véhicules,
cela au sein même de son hangar où neuf voitures de
différentes marques, recherchées dans le cadre de
plusieurs vols, ont été découvertes sur place.
Tout a
commencé par un simple appel réceptionné par la police
il y a trois jours. Un citoyen a alerté les policiers,
en composant le numéro vert, le «15 48», mis à la
disposition par la police. Le citoyen en question a
informé les policiers sur l’existence d’un suspect qui
serait propriétaire d’un vaste hangar, situé en plein
centre-ville d’Oran, là où des véhicules suspects sont
gardés et changés en une autre couleur par le
propriétaire. Partant de cet important renseignement,
les unités de police ont lancé une opération ciblant le
ledit hangar. Une opération qui a permis aux policiers
d’arrêter le propriétaire, un jeune âgé de 30 ans, et la
récupération de neuf véhicules volés dans plusieurs
quartiers d’Oran, alors que d’autres ont été dépouillés
dans diverses wilayas de l’Ouest. Le trafiquant avait, à
chaque fois, réceptionné les véhicules volés avant de
changer leurs plaques d’immatriculation ainsi que les
documents (cartes grises) et leurs couleurs. Une fois le
look et les documents changés, le trafiquant les vendait
à ses «clients» cela en contrepartie de sommes beaucoup
moins onéreuses qu’aux marchés de vente de voitures.
Toutefois, les agissements de ce trafiquant ont pris fin
avec son arrestation, cela grâce à la contribution des
citoyens.
S.
Abi
Il subtilisait l'argent des pensions
L'arnaqueur des retraités ne sévira plus
Un
jeune escroc âgé d’une trentaine d’années, originaire de
Blida, a été arrêté, il y a quelques jours, par des
policiers, en train de subtiliser l’argent des retraités
des postes de Blida. En effet, le jeune en question
s’est montré
«honnête» devant les retraités voulant retirer leur
argent des postes, et ce, tout en leur proposant son
aide. C’est ainsi que quatre retraités ont été escroqués
par ce jeune. Ces malheureux lui ont remis leurs chèques
en toute confiance. C’est à partir de là que l’arnaqueur
avait utilisé ces chèques. Il retire des sommes d’argent
et en subtilisait une partie, avant de leur donner le
reste de la pension. Vu leur âge très avancé, les
retraités ne se sont pas rendu compte de la supercherie.
Toutefois, les policiers de Blida ont été informés du
comportement de ce jeune. C’est ainsi qu’une enquête a
été ouverte par les agents de police afin de faire
tomber le suspect la main dans le sac. Et c’est ce qui
s’est produit par la suite. Le jeune en question sera
interpellé en flagrant délit. Il a été présenté devant
le procureur de la République près la cour de Blida,
lequel a ordonné le mandat de dépôt à son
encontre.
S.
Abi
Il a poignardé à mort sa victime âgée de 20 ans
Mineur, devenu assassin à 17 ans
Un
drame a secoué, récemment, la ville de Béchar. En effet,
un mineur de 17 ans, répondant aux initiales de A.A. a
poignardé à mort son ami, Z.M. âgé de 20 ans. Une fois
l’acte accompli, le mineur s’est présenté vers 3h20 du
matin du 26 juin passé, au siège de la sûreté de police
de Béchar pour déclarer son forfait. Ici, le mineur a
tout raconté aux policiers, il a même avoué être
l’auteur de cet assassinat. Un meurtre qui a eu lieu à
partir d’une mésentente entre les deux jeunes personnes
et qui, malheureusement, s’est terminé par la mort de
Z.M. Par ailleurs, l’auteur a été entendu sur
procès-verbal et présenté devant le procureur de la
République près la cour de Béchar, lequel a ordonné la
prison à son encontre en attendant qu’il soit jugé pour
son acte. D’autre part, il est important de rappeler la
croissance du phénomène des meurtres dans les milieux
des jeunes. Un phénomène qui ne cesse de prendre de
l’ampleur. Il est aussi important de rappeler le meurtre
d’un jeune mineur natif de Jijel, causé à partir d’une
simple dispute après la fin d’un match de football dans
un quartier de ladite wilaya. Aujourd’hui, des mineurs
n’hésitent pas à recourir à l’arme blanche pour exécuter
leurs victimes. Un acte dangereux qui est en train de
devenir un mode chez les mineurs. Des mineurs, aussi,
qui recourent de plus en plus à la drogue. Un autre
phénomène en vogue. Alors, faut-il sensibiliser encore
davantage les mineurs des dangers du cannabis ?
S.
A.
Rétroviseur
Repères ignorés
Au
hasard du parcours des dépêches, on peut tomber sur les
éternelles déclarations officielles, sur le nombre de
foyers raccordés au gaz ou sur le programme forcément
«riche et varié» du cinquantenaire dans telle et telle
wilaya, mais aussi sur des informations qui nous mettent
devant l'évidence édictée dans l'adage «koulama azdadtou
Ilman, azdadtou ilman bi djahli» (à chaque fois que
j'apprends, j'en apprends encore plus sur mon
ignorance). Mais il n'est jamais trop tard pour parfaire
ses connaissances. On a ainsi fait connaissance, à
travers une «longue brève» comme disent les
journalistes, avec Arezki Cherfaoui, un érudit et savant
musulman algérien, qui a été le premier enseignant non
égyptien à officier dans la prestigieuse université
islamique d'El Azhar. Dans la restitution de ce genre de
personnalités qui ont vécu au siècle dernier, on est
étonné, le terme éberlué ne serait pas non plus usurpé,
par leur capacité à chercher d'abord, évoluer ensuite et
s'épanouir enfin, dans des horizons lointains, à une
époque où bien sûr internet relevait de la
science-fiction et où même prendre l'avion relevait du
rêve impossible à assouvir. En d'autres termes,
c'étaient des temps où, contrairement aux nôtres,
l'éloignement était lointain et l'ailleurs n'était
jamais proche. Très souvent, pour revenir à notre
propos, on rencontre ainsi des itinéraires très
originaux qui étaient le fait de figures marquantes,
mais à qui malheureusement la mémoire collective n'a pas
su rendre justice, au prorata de leur talent et leur
apport à la culture et, de façon générale, à la société
algérienne. Il est ainsi, à titre d'exemple, de cheikh
El Fodil El Ouertilani, un puits de savoir, parfait
bilingue, un des fondateurs des oulémas et fervent
nationaliste, qui avait exercé ses talents d'érudit en
Turquie (où il mourut dans la pauvreté en 1959) et
d'autres pays du Moyen-Orient, notamment en Egypte,
Liban, et Yémen, pays où il ne s'est pas contenté de
donner des conférences. Dans un autre registre, citons
le plus grand poète que la terre algérienne ait porté,
en l'occurrence cheikh Laïd Al Khalifa, versificateur
ascète, à l'œuvre imbibée de mysticisme et qui mérite
beaucoup qu'un nom à la façade d'une maison de la
culture, en l'occurrence celle de Constantine. Dans un
tout autre domaine, parlons de Rey Malek, artiste de
Laghouat, virtuose et meilleur luthiste algérien de tous
les temps, également au parcours exceptionnel, mais
cloîtré dans un relatif anonymat parce qu'il n'avait pas
eu l'heur d'acquérir les intérêts de la promotion
capitalo-centriste. Il est évident que ce ne sont là que
quatre cas cités parmi des dizaines, peut-être des
centaines d'autres figures algériennes, à l'œuvre
transcendante et brillante, mais dont les noms même ont
été ensevelis dans les abysses de l'oubli. A la place de
cette reconnaissance pour nos repères à nous, les
personnalités françaises ou occidentales d'une part, et
arabes d'autre part, ont bénéficié d'un meilleur sort
glorificateur.
Par
Nadjib Stambouli
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