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Attentat du conseil constitutionnel
Le
procès s’ouvre aujourd’hui
Treize
individus, dont sept en fuite, seront jugés aujourd'hui
par le tribunal criminel près la cour d'Alger dans
l'affaire de l'attentat à l'explosif qui avait ciblé le
11 décembre 2007 le siège du Conseil constitutionnel.
Les 13
accusés répondront lors du procès, notamment des chefs
d’inculpation d’adhésion à un groupe terroriste activant
à l’intérieur et à l’extérieur du pays, homicide
volontaire avec utilisation d’explosifs et atteinte à la
sécurité et l’unité du territoire national. Il y a lieu
d’indiquer que les deux explosions ont ciblé les sièges
du conseil constitutionnel sis à Ben Aknoun ainsi que le
Haut-Commissariat des réfugiés à Hydra. Treize
individus, dont 7 en fuite, seront jugés aujourd’hui par
le tribunal criminel près la cour d’Alger dans l’affaire
de l’attentat à l’explosif qui avait ciblé le 11
décembre 2007 le siège du Conseil constitutionnel à Ben
Aknoun dans le centre de la capitale. En ciblant la
jeunesse estudiantine, la population civile, une
représentation onusienne, le siège du Haut-Commissariat
aux réfugiés qui soulage la détresse des Sahraouis et
les institutions de l’Etat à travers le siège du Conseil
constitutionnel, le GSPC a tenté à travers cet attentat
de semer le chaos et le désespoir. Après plus de trois
années d’enquête à propos des commanditaires et des
exécutants de ces attentats, les premières bribes
d’informations ont commencé à poindre après
l’arrestation des personnes qui avaient acheté les deux
véhicules ayant servi dans ces deux attentats kamikazes.
C’est à partir des plaques d’immatriculation que les
investigateurs des services de sécurité ont pu remonter
les filières pour tracer ensuite la ligne macabre et la
hiérarchie des terroristes sanguinaires ayant commis
cette terrible boucherie qui a mis le pays à feu et à
sang. Le premier nom n’est autre que le numéro un de
cette organisation criminel, en l’occurrence Droukdel
Abdelmalek, qui est présenté comme étant le
commanditaire de ces attentats.
Il y a
lieu de rappeler dans ce sillage, que selon le bilan
définitif établi par le ministère de l’Intérieur et des
Collectivités locales, les deux attentats ont fait 26
morts et 177 blessés.
S.
H.
Haut
TIZI OUZOU
Noyade d’un jeune lycéen
Le
corps sans vie d’un jeune lycéen de 18 ans a été repêché
hier matin par la Protection civile d’une retenue
collinaire au village Ouled Ouareth dans la commune de
Sidi Naâmane (Tizi Ouzou), apprend-on.
La
victime, T. Smaïl, a tenté une baignade dans la journée
de samedi mais depuis il est porté disparu. Par
ailleurs, un ouvrier a fait une chute mortelle samedi
après-midi au village Tazaghart dans la commune de
Azeffoune.
K.
Abdelkrim âgée de 33 ans travaillait dans un chantier
quand il a été victime de cet accident.
Hamid M.
Haut
2 kg de drogue saisis
Plus
de 1,7 kg de kif traité a été saisi par la police en fin
de semaine écoulée à Draâ Ben Kheda, apprend-on. Les
éléments de la brigade des stupéfiants agissant sur la
base de renseignements ont pu mettre la main sur
l’auteur de ce trafic de drogue en possession de cette
quantité. Déféré devant le parquet de Tizi Ouzou, il a
été placé sous mandat de dépôt. Toujours dans le cadre
de la lutte contre le trafic de drogue, les éléments de
la cinquième sûreté urbaine de Tizi Ouzou ont récupéré
dans l’après-midi de vendredi dernier une quantité de
plus de 600 grammes de kif traité qu’un dealer
s’apprêtait à livrer à ses revendeurs au niveau du
quartier de la nouvelle ville. L’auteur a pris la fuite
mais a été identifié et les services de sécurité le
recherchent activement.
H.
M.
Haut
Examen de sixième
150
candidats victimes d’une intoxication
Plus
de 150 écoliers, candidats aux épreuves de l’examen de
fin cycle primaire ont été «probablement» victimes d’une
intoxication alimentaire après avoir pris le repas de
midi au CEM Abdeslam- Abdallah de Bordj Bou Arréridj,
apprend-on de sources médicales. Vers 15 heures,
aussitôt après l’apparition des premiers cas, de
nombreuses ambulances pouvaient être aperçues faisant la
navette entre l’hôpital de la ville et l’établissement.
Les services de la Protection civile ont confirmé, peu
après à l’APS, l’évacuation à l’hôpital de Bordj Bou
Arreridj de 52 écoliers. Cependant, à l’hôpital, les
urgences médicales accueillaient encore, peu après 16
heures, des enfants souffrant de douleurs abdominales et
en proie à des vomissements, a-t-on constaté. «Il s’agit
selon toute vraisemblance, au vu des signes cliniques,
d’une toxi-infection d’origine alimentaire», ont indiqué
des médecins mobilisés à l’hôpital, préférant réserver,
pour le moment, leur diagnostic précis.
K.
B.
Haut
Point d'ordre
Egypte : cuisine imprévisible
En
Egypte, la question économique de l’heure porte sur la
renationalisation des entreprises publiques privatisées,
sous le régime de Hosni Moubarak, en application du plan
d’ajustement structurel, recette miracle du Fonds
monétaire international (FMI). En haut un gouvernement
provisoire, en bas 90% de citoyens qui le pressent de
récupérer les biens publics abandonnés à la rapine et à
la spéculation, sous prétexte de relance économique, de
croissance et de création de richesses et d’emplois. A
ce sujet, un rapport du «Centre de la Terre pour les
droits de l’homme» révèle que le nombre de travailleurs
qui était de 1,25 million au début du programme, est
tombé après coup à 400 000 actuellement. Il faut
reconnaître qu’il est quand même paradoxal que des
mesures, censées apporter du meilleur, réduisent
l’emploi au lieu d’en créer. Cela n’empêche pas
l’ambassadrice étatsunienne au Caire, Margaret Scobey,
de menacer les turbulents en déclarant que «la
nationalisation serait un coup pour l’investissement».
On ne sait pas si quelqu’un lui a présenté le bilan de
la privatisation ou si, ce qui serait naturel, elle
connaisse bien son dossier. Elle se permet même
d’insister en affirmant que «le secteur public ne pourra
pas résoudre les problèmes» et que «l’Histoire a prouvé
que la privatisation est plus apte à aider les pays à
passer à la démocratie». Elle ne sourcille même pas,
quand elle avance sur un terrain où l’Histoire dit
plutôt l’inverse et que c’est justement l’absence de
démocratie qui a permis la privatisation et la mise à la
rue de plus de 850 000 ouvriers. De là à ce qu’il aide à
passer à la démocratie, on pourrait en douter quand il
s’agit pour les Egyptiens de pouvoir, au moins, gagner
de quoi acheter le pain quotidien. Ceci dit, pas un
instant il n’est question de la possibilité pour un
gouvernement provisoire de décider de mesures aussi
stratégiques, quand ses représentants se permettent
d’apposer, face à la revendication, une attitude de gens
qui règnent en toute souveraineté. Alors que le moins
que l’on puisse attendre d’eux est qu’ils renvoient tout
le monde, démocratiquement, à l’investiture du pouvoir
élu. Il devrait en être de même pour ces grandes
puissances qui traitent avec du «provisoire» comme s’il
était investi par les suffrages citoyens. Tout cela
n’augure rien de bon pour l’avenir, quand vient
s’ajouter cette volonté de report des élections et de
prolonger la période de transition et de faire rédiger
une nouvelle Constitution, entre-temps, par une
commission. On considère aussi comme «absurde que les
membres élus à l’Assemblée du peuple soient eux-mêmes
chargés de former la commission qui devra rédiger cette
Constitution». Il faut oser le dire, mais des voix
autorisées et médiatisée s’y laissent aller. Beaucoup de
choses se précisent donc pour que rien ne change
vraiment, sauf illusoirement. Reste à savoir si cette
tendance va tenir la route et si le rapport de force
réel va le permettre. Dans le doute, il faut surtout se
garder d’affirmer que la ligne, officiellement tracée
avec le départ de Moubarak, sera aussi droite que l’on
nous a fait croire. La cuisine politique est beaucoup
plus compliquée que ce qui est apparent.
Par
Badis Guettaf
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