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Consultation sur les réformes politiques

Les omissions de Sidi Saïd

MSP

Les femmes inquiètent Soltani

Crédit documentaire et dette des entreprises

Le gouvernement cède au patronat

Amnistie générale en faveur des détenus du FIS

La polémique

Le transport ferroviaire est paralysé

Les cheminots en grève illimitée

Affaire des 30 MIG-29 achetés par l'Algérie

Le scandale qui a fait trembler le Kremlin

Partenariat algéro-français

PME étrangères et algériennes, à qui la priorité ?

Commission des finances de l'APN:

Mimoune fait des exposés sur le tourisme

Abdelghani Hamel

«Les kidnappings nous préoccupent tous»

 

 30/05/11

Consultation sur les réformes politiques

Les omissions de Sidi Saïd

Le patron de l'UGTA a  fait l'impasse sur les revendications salariales des travailleurs algériens qui – censés être représentés par ce syndicat –  n'ont de cesse de monter au créneau pour exprimer  leur malaise socioprofessionnel.

Les consultations sur les réformes politiques, entamées depuis une semaine, se sont poursuivies hier, à l’ancien siège du ministère des Affaires étrangères, où a été reçu Abdelmadjid Sidi Saïd, secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). L’Instance de consultations sur les réformes politiques a reçu une délégation de l’UGTA conduite par son secrétaire général. L’hôte de l’Instance de Bensalah, Sidi Saïd présent à cette rencontre en tant que patron de la Centrale syndicale, a plaidé pour la promotion de la société civile à tous les niveaux. Dans ce contexte, le secrétaire général a insisté sur l’urgence de réviser la loi de 1990 régissant les associations d’autant plus que ces réformes concernent justement la société civile. Sidi Saïd a affirmé, à l’issue de sa rencontre avec les membres de l’Instance de consultations sur les réformes politiques, que l’Union a mis sur la table de la commission ses préoccupations sur les plans économique, social et surtout la promotion de la société civile. «La société civile a un rôle important à jouer à tous les niveaux, en tant que relais fondamental entre le citoyen et les autorités publiques», a-t-il estimé. Dans la même perspective, Sidi Saïd a plaidé pour la révision de la loi de 1990 relative aux associations, pour que ces dernières, qui doivent concerner toutes les franges de la société, deviennent un outil efficace de proximité. «Nous avons aussi demandé à préciser les secteurs stratégiques à consacrer dans la Constitution, comme la consécration de la gratuité de l’enseignement et de l’accès à la santé», a-t-il indiqué. Non sans négliger la presse, Sidi Saïd a dit que cette corporation a, elle aussi, un rôle essentiel à jouer dans la promotion de la République. D’après lui, le rôle de la presse doit aller toujours dans le sens de la préservation des acquis de l’Algérie, à savoir la démocratie et la République. La Centrale syndicale, ajoute-t-il, a toujours mis l’accent sur la stabilité et la paix en tant que constante pour le développement et le progrès, tout comme elle doit observer une ligne républicaine, une ligne ouvrière et une ligne allant dans le sens de la continuité et de la stabilité de l’Algérie qui sont des principes indiscutables et immuables qui ne peuvent être matière à négociation.

S’il y a une lecture à faire sur la rencontre de Sidi Saïd, c’est que le patron de l’UGTA n’a soufflé mot à propos des revendications et préoccupations des travailleurs, tous secteurs confondus. A commencer par les médecins, les pharmaciens, les enseignants contractuels,  communaux, cheminots… le SG de l’Union générale des travailleurs algériens semble ne pas être inquiété, à tout le moins concerné. Non plus un mot sur tous ces mouvements, sit-in et grèves cycliques qui ont fait tâche d’huile dans plusieurs secteurs. Sidi Saïd en a fait l’impasse, préférant ainsi se perdre en conjectures en se limitant à des propositions superflues qui ne rassurent  certainement pas les travailleurs algériens qui ne demandent rien que l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles et des salaires décents. Pour ainsi dire, la couche ouvrière ne serait certainement pas satisfaite des propositions de Sidi Saïd qui n’intéressent vraiment pas les travailleurs d’autant plus que ces suggestions ont cette connotation «sociopolitique».            

Par Yazid Madi

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MSP

Les femmes inquiètent Soltani

Boudjerra Soltani est embarrassé par le système des quotas et la représentation des femmes dans les Assemblées élues. S’exprimant hier, à la Radio nationale, le président du Mouvement de la société pour la paix (MSP) a donné libre cours à ses appréhensions. Il a déclaré qu’«à l’exception des grandes villes où il est possible d’avoir des candidates, dans les régions de l’intérieur du pays, nous n’avons pas de femmes candidates». Dans certaines communes, estime-t-il «on ne peut pas accepter une femme maire». Le problème, explique le leader islamiste, est plutôt «culturel». M. Soltani dit qu’il est pour la promotion du rôle de la femme dans la vie politique, mais cela ne devrait pas se faire par «une décision politique». «Nous ne pouvons pas imposer un quota sur les listes électorales», préconisant «le lancement de campagnes politiques de sensibilisation pour arriver à un niveau où la femme peut participer positivement». Dans l’immédiat, le président du MSP s’est montré inquiet de l’obligation de faire participer les femmes à hauteur de 30% des listes électorales. Sur un autre plan, l’invité de la Radio nationale, a réitéré sa demande de «limitation des mandats présidentiels à un seul mandat renouvelable une seule fois». Il a justifié son soutien à la non- limitation des mandats, en 2008, par «la nécessité de parachever le processus de réconciliation nationale afin de tourner définitivement la page de la tragédie». «Aujourd’hui, l’Algérie est arrivée à bon port. Nous pouvons revenir à la vie normale et limiter les mandats présidentiels pour garantir une alternance au pouvoir. Si un président ne réussit pas en dix ans, il ne pourra pas le faire en quinze ou en vingt ans ! Aujourd’hui, il y a des révolutions autour de nous avec un slogan : «nous en avons assez ! Assez des gens qui gouvernent pendant vingt ou trente ans. Il faut donner l’occasion au peuple de choisir ses représentants» a-t-il déclaré. Aussi, il a affirmé que la priorité est le changement vers un régime parlementaire. Ce qui va permet-tre «de redonner la parole au peuple, revenir à l’Etat de droit et élargir le champ des libertés individuelles et publiques». Soltani a plaidé également pour une seule chambre au Parlement, et souligné qu’il faut dissoudre la chambre haute (le Sénat). Cette chambre a été créée dans des conditions particulières et rien ne justifie son maintien, a-t-il expliqué, demandant «le retour à une vie politique normale». Concernant la loi sur les partis politiques, le président du MSP propose que les partis soient agréés par la justice. Et que chaque citoyen algérien jouissant de tous ses droits puisse créer son propre parti politique. Il a aussi demander «le maintien du mode de scrutin proportionnel», et le renforcement les mécanismes de contrôle, des élections. «Il faut garder l’administration impartiale, c’est la justice qui doit s’occuper des élections» a-t-il soutenu. Boudjera Soltani a indiqué, par ailleurs, qu’il est temps de passer le flambeau à la nouvelle génération, après un demi siècle de l’indépendance du pays. Comme, il a annoncé qu’il va se retirer, à la fin de son mandat, de la présidence du parti et laisser la place aux autres. 

Aomar Fekrache 

 

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Crédit documentaire et dette des entreprises

Le gouvernement cède au patronat

Mis à part les sujets ayant directement trait à l’ordre du jour de la tripartite, à savoir l’entreprise et l’investissement, Ouyahia a répondu à des questions qui vont de la situation en Libye et au Sahel au dossier de la réouverture des frontières avec le Maroc, en passant par les consultations politiques en Algérie, les médecins résidents, l’affaire Djezzy et l’exclusion de l’éventualité d’une amnistie générale au profit des détenus terroristes.

Des résolutions en faveur de l’entreprise et du climat des investissements en Algérie ont été adoptées à l’issue de la réunion de la tripartite qui s’est achevée tard dans la soirée de samedi à la Résidence El-Mithek d’Alger. Le lendemain matin, le Premier ministre Ahmed Ouyahïa, est revenu sur son sujet de la veille lors d’une conférence de presse où il s’est étalé sur les grandes décisions qui ont été prises dans ce cadre, et ce, tout en répondant à d’autres questions de l’heure d’ordre politique et social.

En effet, le chef de l’Exécutif a annoncé que dans l’immédiat il a été décidé la levée de la mesure prise dans le cadre de la LFC 2009 et largement contestée par le monde du business, à savoir le crédit documentaire. Dans le communiqué final, il est mentionné que désormais «les entreprises de production de biens et de services pourront importer leurs équipements, intrants et autres produits destinés à la production, en ayant recours au paiement libre dans la limite maximale de 4 millions DA au lieu de 2 millions DA». Quant aux importations destinées à la revente en l’état, elles demeurent soumises au paiement par crédit documentaire, a-t-on précisé. A propos des petites et moyennes entreprises confrontées à des difficultés de remboursement de leurs dettes bancaires, «le gouvernement donne son accord pour participer au rééchelonnement des créances en défaillance». Cette mesure se traduit par l’aval que donne le gouvernement pour une participation du Trésor public à la bonification des crédits d’investissement destinés aux PME. A cet effet, il est demandé aux banques de maintenir le taux d’intérêt de 5,5% appliqué pour les crédits à l’investissement, tout en instruisant le Trésor public à prendre en charge une bonification de 2%. En outre, a ajouté Ouyahia, les banques sont invitées à accorder un différé sur les crédits aux petites et moyennes entreprises exclusivement destinés à l’investissement. «Un différé qui s’étale sur 3 années sur les crédits d’investissements à moyen et long terme (5 à 7 ans), et 5 années sur les crédits à long terme (plus de 7 ans). Le Trésor public prendra en charge les intérêts intercalaires de ces périodes de différé». En annonçant ces mesures, Ahmed Ouyahia reconnaît que le Trésor public sera mis à rude épreuve, tout en estimant qu’un tel mal est bel et bien nécessaire.

Parallèlement aux dispositions annoncées pour le court terme, le conférencier a révélé que sept groupes et comités tripartites ont été mis en place pour  présenter leurs conclusions et recommandations à la 14e session de la tripartite prévue pour la prochaine rentrée sociale. Parmi les groupes de travail installés, celui qui s’occupera d’examiner l’environnement de l’entreprise et de dégager des recommandations est placé sous la coupe du Premier ministère, vue sa vitalité, a annoncé Ahmed Ouyahia.  Mis à part les sujets concernant directement l’ordre du jour de la tripartite, c’est-à-dire l’entreprise et l’investissement, Ouyahia a répondu à des questions qui vont de la situation en Libye et au Sahel à l’éventualité de la réouverture des frontières avec le Maroc en passant par les consultations politiques en Algérie, les médecins résidents, l’affaire Djezzy et l’exclusion de l’éventualité d’une amnistie générale au profit des détenus islamistes.             

Par Hafid Mesbah

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Amnistie générale en faveur des détenus du FIS

La polémique

Quinze jours après la médiatisation d’une éventuelle libération des détenus du FIS,  balancée  par des dirigeants de ce parti dissous, c’est hier que le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, a démenti formellement l’existence d’une quelconque initiative d’amnistie générale en faveur de détenus de l’ex-FIS dissous, impliqués dans des affaires de terrorisme.

Dans une conférence de presse animée à l’occasion de la tripartite, en réponse à une question sur une démarche qui aurait été initiée par des dirigeants du parti dissous pour «la libération de plus de 4 000 détenus», M.Ouyahia dira : «Je démens officiellement cette rumeur», rappelant que l’Algérie avait déjà tendu la main à tous ceux qui s’étaient égarés du droit chemin. Selon lui, le chiffre avancé de 4 000 détenus ne reflétait pas la réalité, et a assuré que le chiffre réel était inférieur et représenterait moins de 10% de ce prétendu total.  Il s’agit de la première réaction claire du gouvernement après que le ministre de la Justice garde des Sceaux, Tayeb Belaiz  a déclaré mardi dernier qu’il n’est pas «au courant d’un projet relatif à une éventuelle amnistie générale» au profit des détenus impliqués dans des affaires de terrorisme ! «Je ne suis pas au courant. J’ai lu ça comme vous dans la presse». Le 16 mai dernier, El-Hachemi Sahnouni, membre fondateur du Front islamique du Salut (FIS) a  annoncé  que des milliers d’islamistes détenus en Algérie seront libérés après avoir renoncé aux violences pour bénéficier de la politique de réconciliation nationale. Selon lui, «ces détenus notamment ceux qui ont été arrêtés au début des années 1990, vont bénéficier d’une grâce présidentielle. La décision devrait intervenir dans les prochains jours». Pour sa part, Abdelfetah Ziraoui, ex-dirigeant du FIS,  a déclaré à l’AFP,  qu’«entre 7 000 et 8 000 islamistes se sont engagés par écrit à ne plus recourir à la lutte armée pour obtenir leur libération dans le cadre de la politique de réconciliation nationale». Selon ce qu’a été rapporté par l’AFP, Ziraoui aurait dit qu’«après la mise en œuvre de cette charte, les oulémas (théologiens) d’Algérie et de l’étranger ont appelé à une amnistie en faveur de tous les prisonniers de la tragédie nationale. Après des pourparlers, le régime a accepté». Cependant, ces ex-dirigeants du FIS n’ont pas donné d’informations sur la source qui aurait affirmé cette éventuelle libération. Ainsi, la polémique s’installe sur cette question alors que les autorités qui ont engagé des consultations politiques  avaient mis des lignes rouges à ne pas dépasser à travers l’ex-FIS qui est exclu de ces consultations. Au sujet de ces consultations, M. Ouyahia a affirmé que celles-ci reposent sur des décisions souveraines et ne sont, en aucun cas, dictées par des forces étrangères. A ce propos, il dira  :  «Nous n’avons nul besoin d’une démocratie des blindés» avant de  saluer le rôle de l’armée dans la lutte contre le terrorisme. Selon lui, le président Bouteflika est déterminé à aller de l’avant dans ces réformes et à achever son mandat.

Toutefois, il a appelé les partis de l’opposition à prendre part «de manière forte et active» aux consultations, et mettre ainsi à l’épreuve les engagements pris par l’Etat dans ce domaine. En outre, il a affirmé que le gouvernement soumettra bientôt une loi organique sur une représentation féminine de 30% dans les Assemblées élues. Ouyahia est fier de la maîtrise de l’ordre public. Ensuite il est revenu sur les protestations ayant marqué le front social en indiquant que  l’Algérie a pu maîtriser l’ordre public «grâce à sa bonne gouvernance». Des protestations qu’il a liées aux  problèmes de logement et de chômage auxquels s’ajoutent «les conflits d’intérêts des lobbies de l’économie factice». Selon lui, la situation en Algérie est différente de celle de ces pays ayant connu des perturbations ces derniers mois. S’agissant du rôle de la police, il dira que ce corps «n’a même pas fait usage de grenades lacrymogènes» saluant «le rôle des forces de l’ordre dans le rétablissement de l’ordre public et le respect des personnes».

L’ouverture des frontières avec le Maroc «n’est pas à l’ordre du jour»

S’agissant de la question de l’ouverture des frontières terrestres entre l’Algérie et le Maroc, il dira que celle-ci n’était «pas à l’ordre du jour» soulignant que cela «arrivera un jour ou l’autre». Selon lui,  cette réouverture n’était «pas conditionnée par la question du Sahara occidental» avant d’ajouter : «Nous avons besoin d’un climat empreint de bonne foi et de confiance mutuelle entre voisins (...) mais les dernières déclarations officielles marocaines accusant l’Algérie de financer des mercenaires africains en Libye, n’encourageaient malheureusement pas cette tendance».

La coopération entre les pays du Sahel est sans ambages.

Interrogé sur le Sahel, Ouyahia a affirmé que la coopération entre les pays du Sahel aux plans militaire et sécuritaire était «effective et sans ambages». Il a ajouté que ces pays ont «un intérêt commun et tout ce qui touche cette ceinture touche tous les pays de la région»,  soulignant qu’«en sus de la coopération sécuritaire, il existe entre les pays du Sahel une coopération en matière de lutte antiterroriste».  Par ailleurs, il a évoqué «la circulation des armes libyennes en région sahélo-saharienne et leur acheminement vers des forces terroristes». A ce sujet, il dira que «les stocks d’armes libyennes échappaient à tout contrôle» soulignant que le Mali avait déclaré que les armes découvertes en possession de terroristes provenaient «du trafic d’armes et du chaos qui sévit en Libye». Enfin, il  s’est  interrogé sur ce qu’il a considéré comme une reprise des actes terroristes qui ont fait, ces dernières semaines 40 morts dans le nord du pays et a dit qu’«elle n’etait pas liée au chaos en Libye».

Nacera Chenafi

 

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Le transport ferroviaire est paralysé

Les cheminots en grève illimitée

Le débrayage, spontanément initié par les conducteurs de train, a engendré d'importantes perturbations dans le transport de voyageurs et de marchandises sur le territoire national.

Le transport ferroviaire était paralysé hier, en raison d’une grève illimitée déclenchée par les cheminots. Le débrayage, spontanément initié par les conducteurs de train, a engendré d’importantes perturbations dans le transport de voyageurs et de marchandises sur le territoire national. Dans la capitale, aucun train n’a quitté le quai. Toutes les gares d’Alger étaient fantomatiques. Même le service minimum n’a pas été assuré. Conséquence, des milliers de voyageurs désirant rejoindre Alger, sa banlieue ou les autres wilayas du pays, ont été pénalisés. Visiblement surpris par cet arrêt de travail, les voyageurs ont été contraints de chercher un autre de moyen de locomotion. A la gare d’Agha, les grévistes qui réclament l’octroi d’une prime de technicité ont déserté les lieux. Deux agents de sécurité ont été postés à l’entrée de la gare pour signifier aux usagers que les mécaniciens sont en grève. Nombre de voyageurs n’ont pas manqué d’exprimer leur colère : «Nous sommes des victimes», lance timidement un fonctionnaire à un préposé au guichet. Les citoyens ont été doublement pénalisés par l’absence de communication. Aucune information n’a été donnée aux voyageurs. Selon un cheminot-syndicaliste, aucun préavis de grève n’a été déposé auprès des autorités concernées. «C’est une grève spontanée. Je n’en savais rien, sinon j’aurais pris mes précautions», déplore une étudiante. «J’ai un examen ce matin (hier ndlr) et je devais être à l’université avant 11h. Mais à ma grande surprise, les cheminots sont en grève et j’ai failli rater mes examens. Les travailleurs n’ont pas le droit de prendre en otages les citoyens», enchaîne avec amertume cette étudiante. Contactée,

Mme Bounab, syndicaliste à la Société nationale du transport ferroviaire (SNTF), a indiqué que «la grève des conducteurs de train a été entamée sans aucun préavis».

Les grévistes revendiquent, selon elle, l’octroi d’une prime de technicité accordée fin février dernier lors de la signature d’un protocole d’accord entre les travailleurs et la direction de la SNTF. «Plusieurs cheminots ne perçoivent pas cette indemnité pour des raisons qui demeurent inconnues. Pourtant, la tutelle s’est engagée à verser cette prime chaque mois», précise-t-elle. Notre interlocutrice déplore le fait qu’aucun appel au dialogue n’a été lancé aux grévistes, en dépit des répercussions de la grève sur les citoyens. «C’est le statu quo. La SNTF fait jusque-là la sourde oreille», fulmine-t-elle.

Dans ce sens, la grève des cheminots risque de se poursuivre aujourd’hui encore si la direction n’intervient pas pour trouver un terrain d’entente. A signaler que nos multiples tentatives de joindre par téléphone le directeur du département des ressources humaines de la SNTF sont restées vaines. Pour rappel, la tension est montée au niveau des gares ferroviaires au début du mois de mars dernier et une grève partielle avait provoqué la paralysie des trains de banlieue. L’ouverture des négociations entre la DG de la SNTF, la Fédération des cheminots en présence de responsables de l’UGTA, a abouti à la signature d’un accord en faveur d’une nouvelle grille de salaires. Le protocole d’accord prévoit la mise en application du déroulement de carrière sur la base de deux années par échelon à partir de l’an 2000, de même que l’avancement à partir du dernier grade acquis avant l’an 2000 et la revalorisation du régime indemnitaire. Il prévoit également la revue à la hausse, et de nouvelles primes revendiquées ont été accordées telles que les primes de risque d’électrification et de technicité.

Par Hocine Larabi

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Affaire des 30 MIG-29 achetés par l'Algérie

Le scandale qui a fait trembler le Kremlin

Les trente avions MIG-29  achetés par l’Algérie auprès de son fournisseur traditionnel, la Russie, n’a pas dévoilé tous ses secrets. Après la localisation d’appareils d’espionnage israéliens sur ces avions, puis s’avérant qu’il s’agit de vieux appareils de chasse, l’Algérie a été contrainte de revoir son contrat d’achat avec les autorités russes et de renvoyer ces avions à Moscou. Cette affaire a été un véritable scandale pour le constructeur russe. C’est ainsi que le premier responsable de ce constructeur, Musaiil Izmailov, a été condamné il y a quelques jours à sept ans de prison ferme par la justice russe pour une affaire de «souveraineté» d’Etat. Pis, essayé à Svilfsskia, à Moscou, pour détecter ces appareils d’espionnage, mais également pour d’autres défauts, la Russie a jugé «légale» la contestation algérienne, tout en présentant ses excuses aux autorités algériennes, à qui la Russie promet une réparation rapide. Le constructeur russe, «Rus Aparron Export», avait exporté vers l’Algérie à la fin 2006, trente avions MIG-29, en vertu d’un contrat signé lors de la visite de l’ancien président russe Vladimir Poutine, à Alger. Ces avions ont été retournés à Moscou en 2007 parce que certains équipements étaient vieux et n’avaient pas la qualité requise. «Rim SINAB», qui a fourni les pièces de rechange pour la fabrication d’avions algériens, est ainsi coupable d’avoir participer à cette affaire. Le jugement s’est fondé sur les aveux de crime de fraude d’Izmailov et la fourniture de pièces de rechange pour les plantes MiG-vieux et usés d’une valeur non valide de 11 $ millions de roubles (équivalent à 400 000 dollars), et la date de fabrication remonte à une période située entre 1982-1996. Faut-il le rappeler, Moscou a conclu un règlement avec l’Algérie, en 2005, afin qu’il lui fournisse d’autres avions tels que les Sukhoi, mais cette affaire a poussé les autorités algériennes à penser sérieusement à résilier le contrat. L’accord prévoit la fourniture de matériels et d’équipements sophistiqués, y compris les systèmes de missiles «AS 300» et des avions de combat, Sukhoi (su-30 et su-32), ainsi que la prestation de formation pour les avions «Yak» 130 modifiés, qui a été incluse dans l’accord. Mais la question est de savoir si l’Algérie va s’engager ou pas à acheter ces avions de chasse ainsi que les équipements qui vont avec. D’autre part, le constructeur russe d’avions de chasse est impliqué dans d’autres affaires similaires à celle du scandale algérien. Cela dit, Izmailov, qui purge une peine de prison pour avoir commis une infraction contre l’Algérie, est impliqué dans une autre affaire, à savoir la fourniture à la Pologne de pièces de rechange pour la production d’équipements électroniques. Le mystère qui entoure la question des vieux avions vendus à l’Algérie a en soulevé d’autres, notamment ce qui se passe dans l’institution «Basalte» qui devait commencer la production de (R - P - G Hashem) en Jordanie après la signature d’une joint-venture entre «Basalte» et le roi Abdallah pour près de 3 ans. Mais ces questions semblaient logiques après le licenciement sans justification du directeur de «Basalte» Vladimir Cornekov, et la nomination d’Alexander Rivas. Il convient de noter que Cornekov après avoir conclu un accord avec la Jordanie lors de l’Exposition (IDEX) en 2005, a été accusé d’avoir pillé l’argent public et détenu dans un hôpital psychiatrique puisqu’il représentait une menace. Aujourd’hui, grâce au scandale algérien, la Russie a pu élucider une grosse affaire d’espionnage, mais également une fraude qui a touché son secteur de l’armement.     

Sofiane Abi

 

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Partenariat algéro-français

PME étrangères et algériennes, à qui la priorité ?

140 entreprises françaises aux côtés ou contre les 500  algériennes ?  C’est aujourd’hui que débute le forum de partenariat algéro-français à Alger. Etalé sur deux jours et  survenant au lendemain de la réunion inédite de la tripartite  consacrée à l’économie nationale pour la booster, à travers, notamment  le développement de l’entreprise  pour non seulement  diversifier mais aussi   fructifier les revenus nationaux. Ces derniers  reposent  à ce jour essentiellement sur  la fiscalité pétrolière malgré les potentialités dont regorgent les autres ressources  du pays dont  les PME  qui génèrent à elles seules 80% des richesses hors hydrocarbures  et absorbent une main- d’œuvre nationale conséquente. Elle a été  estimée  l’année dernière par le Cnes  entre 40 et 75% (statistiques qui concernent selon le Cnes tout le monde arabe) d’où l’intérêt de son développement. Ainsi, ce rendez-vous peut être prometteur et porteur pour les deux parties : Pour l’Algérie dont les indicateurs économiques sont satisfaisants avec une croissance estimée  par la Banque mondiale de l’ordre d’un peu moins de 4% et un PIB en hausse de 8,4% et avec aussi  sa démarche   inéluctable de transition vers une économie de marché inscrite dans le registre de la mondialisation auquel elle y adhère  à l’instar des autres pays est résolument décidée d’assurer sa sécurité financière. Du côté de l’Hexagone, affecté  par la crise économique et les nouvelles réformes apportées  au  dossier de ses retraites, cela a fini par se répercuter  sur son budget avec un déficit apprécié, lui, à 5,7% du PIB français. Ainsi, au  rendez-vous de demain, prévu à l’hôtel Hilton d’Alger auquel prendront part les ministre  respectifs  de l’Industrie, de la PME et de la promotion de l’investissement, Mohamed Benmeradi  et celui du Commerce, Mustapha Benbada, en présence du vice-président du Sénat français et ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin  et du secrétaire d’Etat français au Commerce extérieur Pierre Lellouche, 140 entreprises françaises côtoieront leurs homologues algériennes présentes  à hauteur de  350. Elles échangeront  leur point de vue, parleront de leurs expériences et surtout leur savoir-faire pour tenter de se faire une place dans  le marché algérien. Toutefois et face à la volonté nationale de développer les PME, promouvoir l’investissement et créer de l’emploi,  les résolutions prises à la tripartite seront-elles élargies aux PME étrangères voulant s’implanter en Algérie  comme un intrant  dans les modalités d’accès à ce marché ou concernera-t-il uniquement les 500 sociétés privées et publiques nationales? En bref, les PME étrangères seront-elles soumises au même régime que leurs homologues algériennes ou s’inscriront-elles dans un autre régime bénéfique pour les deux parties  et dont le partenariat aura pour finalité le principe gagnant-gagnant ? C’est là toute la question.   

Par Djaouida Abbas

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Commission des finances de l'APN:

Mimoune fait des exposés sur le tourisme

Le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Smaïl Mimoune a présenté dimanche un exposé sur son secteur devant la commission des finances et du budget de l’Assemblée populaire nationale (APN), dans le cadre d’une série de réunions consacrées à l’examen du projet de loi de finances complémentaire (LFC) 2011, indique dimanche communiqué de l’APN. 

Lors de cette séance présidée par Mohamed Kenai, le ministre a exposé la réalité et l’avenir du tourisme en Algérie, dans le cadre des mesures incitatives engagées par le ministère, après l’adoption de la loi d’orientation relative au secteur.

M. Mimoune s’est dit optimiste quant à la capacité du tourisme algérien à combler les lacunes enregistrées, mettant en valeur à cet égard les dispositions contenues dans le projet de LFC 2011 portant notamment sur l’octroi de concession de gré à gré, de biens relevant des domaines publics, pour satisfaire les besoins en projets d’investissement, au lieu du recours aux enchères, ainsi que l’application de rabais sur les redevances annuelles pour l’octroi de cette concession. Il a évoqué l’annulation des dispositions de l’article 82 de la  LFC-2009 qui prévoit des réductions de 80% et de 50% des redevances au titre de la concession, au niveau des régions des Hauts Plateaux et du Sud et leur substitution par le dinar symbolique durant une période de 10 ans, à l’issue de laquelle ce taux atteint les 50%. Une autre disposition prévoit le financement des rabais sur les taux d’intérêt appliqués aux offres bancaires en matière d’activités liées à la modernisation des établissements touristiques, à travers le compte d’affectation spéciale relatif à la bonification du taux d’intérêt sur l’investissement. La nécessité de préparer la saison estivale et de remédier à la situation détériorée de certaines structures touristiques et la coordination entre les ministères du Tourisme et de la Culture en matière de préservation du patrimoine national sont les principales questions soulevées par les membres de la commission.

Fahem B.

 

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Abdelghani Hamel

«Les kidnappings nous préoccupent tous»

Compte tenu de l’étendue de la wilaya de Tizi Ouzou qui représente 0,13% de l’ensemble du territoire national, et sa forte densité de population avec 317 habitants au kilomètre carré,  «sa sécurisation n’est pas chose aisée».

Le phénomène des kidnappings que vit la Kabylie «nous préoccupe tous,   notamment le ministre de l’Intérieur et des Collectivités locales qui lui accorde une attention particulière  et l’état-major de l’Armée nationale et la DGSN». C’est ce que le directeur général de la Sûreté nationale, le général major Hamel Abdelghani, a affirmé hier au cours d’un point de presse animé à l’issue de la cérémonie de clôture des portes ouvertes sur la police à Tizi Ouzou. Pour enrayer le phénomène, dont il est aujourd’hui  difficile d’établir la ligne de démarcation entre ce qui est l’œuvre du banditisme ou du terrorisme, a-t-il précisé,  «nous déployons des efforts»,  même si compte tenu de l’étendue de la wilaya de Tizi Ouzou qui représente 0,13 % de l’ensemble du territoire national et sa forte densité de population avec 317 habitants au kilomètre carré,  «sa sécurisation n’est pas chose aisée». Le DGSN trouve néanmoins le ratio de couverture sécuritaire de la wilaya estimé à un policier pour 320 habitants «acceptable» par rapport aux normes. Comme il suggère également une meilleure organisation qui tiendra compte de l’espace et du temps, un bon maillage et le renforcement de la coordination entre toutes les forces de l’ordre pour assurer la quiétude des habitants et la sécurité de leurs biens. Il n’a pas manqué de rappeler que les effectifs de la police seront augmentés progressivement avec la mise en service de nouvelles structures, confirmant au passage l’affectation récente de pas moins de 700 policiers dans la région. Le directeur général de la Sûreté nationale a mis en exergue l’importance de la  contribution du citoyen dans le cadre de la lutte contre la criminalité sous toutes ses formes. A la question portant sur le retour en force de l’activité policière récente à Tizi Ouzou,  le conférencier ne trouve rien d’exceptionnel en ces descentes, tout en soutenant qu’elles touchent l’ensemble du territoire national. Abordant la question de la situation sécuritaire du pays, il a indiqué que celle-ci «s’améliore de manière progressive» ces derniers mois, avec une baisse de la criminalité. Le DGSN a saisi l’occasion de sa rencontre avec la presse à Tizi Ouzou pour apporter un démenti formel sur la prétendue démission du chef de sûreté  de wilaya, déclarant que le responsable en question n’a à aucun moment songé à démissionner, coupant court à ces rumeurs et rappelant que la police n’interfère jamais dans le travail de l’institution judiciaire et s’en tient à ses missions connues de tous.  Notons que le général major a également présidé une cérémonie de remise de cadeaux symboliques à des membres de la société civile au niveau de la salle des fêtes Iazourene. Ainsi, d’anciens sportifs, le président de la JSK ainsi que notre ami et confrère de la Radio  nationale,  Mohamed Haouchine, ont été honorés par le directeur général de la Sûreté nationale.

Par Hamid Messir

 

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