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Le président
sud-africain aujourd'hui à Tripoli
L’Algérie s’en
tient à la position de l’UA
La position de
l’Algérie à l’égard de la situation en Libye est «claire» et s’en
tient à celle de l’Union africaine (UA) et s’inscrit dans le respect
des décisions du Conseil de sécurité de l’ONU, y compris celle
portant sur l’embargo aérien contre ce pays.
C’est ce qu’a
déclaré hier le Premier ministre, Ahmed Ouyahia lors d’une
conférence de presse animée au lendemain de la tenue de la
tripartite regroupant gouvernement-syndicat et patronat. Ainsi, le
Premier ministre réitérera la position de l’Algérie face à ce
conflit, une position qui dira-t-il est «claire», «basée sur des
principes bien connus». Affirmant dans ce contexte, le respect de
l’Algérie des «décisions du Conseil de sécurité et la position de l’UA
qui appelle à l’arrêt des combats et à une solution politique du
conflit». Aussi, soulignera-t-il l’Algérie «reconnaît des Etats et
non des régimes et cela a été constaté avec ce qui s’est passé en
Tunisie et en Egypte et les très bonnes relations que nous
entretenons avec les nouveaux gouvernements de ces deux pays». En
outre, Ahmed Ouyahia affichera le vœu de l’Algérie de voir les
Libyens parvenir à placer l’intérêt de leur pays «au-dessus de tout
autre considération» pour construire «un avenir d’unité, de justice,
de démocratie et de développement». Par ailleurs, le Premier
ministre indiquera que le gouvernement algérien avait reçu de la
part d’opérateurs libyens des demandes d’achat de produits
alimentaires et de médicaments et que la réponse avait été
«positive» mais sous conditions. Et de préciser à ce sujet que «nous
avons soumis le dossier au comité de sanctions de l’ONU pour
vérifier si ces opérateurs se conformaient aux règles et pour
empêcher la sortie de notre territoire de produits autres que les
produits de première nécessité et les médicaments».
La rébellion
fête ses 100 jours
La rébellion
libyenne, qui célèbre ses 100 jours, répète que le départ de Maâmmar
Kaddafi est la condition préalable à toute sortie de crise, au
moment où le président sud-africain est attendu à Tripoli pour
présenter au dirigeant contesté «une stratégie de sortie», ont
rapporté des agences. A cet effet, Moustapha Abdeljalil, président
du Conseil national de transition libyen (CNT) s’est félicité
avant-hier soir dans un communiqué affirmant que «cela fait 100
jours depuis le début de cette révolution bénie, nous voyons des
victoires émerger sur le plan national et international». Ajoutant
que «nous devons célébrer ce que nos fils héroïques ont accompli à
Misrata et dans les montagnes du Nefoussa», deux enclaves de
l’opposition situées à l’est et au sud-ouest de Tripoli et qui
résistent depuis des semaines aux troupes du régime. Poursuivant
dans ce contexte, il dira que «nous devons applaudir le large
soutien international pour notre révolution», partie mi-février de
Benghazi et Al-Baïda, dans l’Est, dans la foulée de la chute des
présidents de la Tunisie et l’Egypte voisines. Par ailleurs,
Moustapha Abdeljalil ne manquera pas d’afficher sa satisfaction
quant à la position des membres du G8 regroupés à Deauville les
jeudi et vendredi derniers. Aussi, déclarera-t-il vouloir «saluer la
position prise vendredi dernier par le G8», soulignant toutefois
qu’«aucune négociation n’est possible avant le départ de Kaddafi et
de son régime». Un mois plus tard, une coalition internationale,
intervenant sur mandat de l’ONU, lançait une campagne de frappes
aériennes, toujours en cours, contre le régime de Kaddafi. Mais
l’opération militaire semblant s’installer dans la durée, le colonel
Kaddafi étant bien décidé à ne pas lâcher le pouvoir qu’il dirige
depuis près de 42 ans, l’issue paraît désormais se trouver sur le
terrain diplomatique. Revirement majeur, la Russie, allié
traditionnel de Tripoli, a lâché vendredi dernier le régime lors du
G8 de Deauville, en France, se rangeant aux côtés des Occidentaux
qui réclament le départ du leader, comme signifié dans la
déclaration finale du sommet. Cette déclaration intervient alors que
le président sud-africain Jacob Zuma doit rencontrer aujourd’hui le
chef de l’Etat libyen Maâmmar Kaddafi pour discuter avec lui d’une
stratégie qui lui permettrait de quitter le pouvoir. Serait-ce alors
l’épilogue du conflit fratricide qui met la Libye à feu et à sang où
la situation humanitaire est franchement critique ?
Par Lynda
N.Bourebrab
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