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6e Festival du théâtre professionnel

La critique théâtrale sous la loupe

 

 30/05/11

6e Festival du théâtre professionnel

La critique théâtrale sous la loupe

Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du festival du théâtre professionnel se veut une occasion pour dévoiler le niveau, les caractéristiques et la réalité de la critique théâtrale en Algérie.

Plusieurs questions sur la critique théâtrale ont été évoquées avant-hier, à la salle El Mouggar lors d’une table ronde animée par des spécialistes dans la critique théâtrale en Algérie. Cette rencontre qui s’inscrit dans le cadre du festival du théâtre professionnel se veut une occasion pour dévoiler le niveau, les caractéristiques et la réalité de la critique théâtrale en Algérie.

Les intervenants se sont tous mis d’accord sur les insuffisances du théâtre algérien et le rôle de la critique théâtrale dans l’amélioration, le développement et l’évolution de théâtre. Dans sa riche intervention, le critique de théâtre Kamel Bendimerad a précisé que la critique d’art n’est pas destinée uniquement à l’auteur, le metteur en scène et le comédien mais «elle est destinée aussi au public du 4e art». Ainsi, l’intervenant a exigé au journaliste spécialisé au théâtre d’avoir «la connaissance, la compétence et la responsabilité».

Pour sa par part, le critique Djeroua Allaoua Wahbi a regretté qu’il n’y ait pas un théâtre arabe avec ses propres caractéristiques soulignant qu’on ne peut parler que «de théâtre dans les pays arabes». Il a argumenté son idée par le fait que les théâtres dans les pays arabes sont une imitation du théâtre occidental.

Quant au journaliste et écrivain Bouziane Benachour, il a évoqué l’objectivité dans la critique théâtrale soulignant que  «le critique d’art ne peut être objectif sauf s’il se limite à donner l’information». Évoquant la critique théâtrale du journaliste de la presse écrite, l’intervenant a appelé les spécialistes à prendre en considération les conditions du travail du journaliste de la culturelle qui est très limité par le temps. Ainsi, Bouziane Benachour est revenu sur l’intérêt alloué à la page culturelle dans la presse écrite privée qui diffère d’un journal à un autre. Par ailleurs, l’intervenant a plaidé pour la création de revues culturelles spécialisées dans la critique théâtrale pour donner plus d’espace d’expression aux critiques de théâtre et permettre au public d’acquérir plus de connaissances. Pour le journaliste et critique de théâtre Nadjib Stambouli, directeur de rédaction du «Jour d’Algérie», la critique théâtrale d’un journaliste doit être fondée sur des connaissances et un suivi permanent de la scène artistique. Il a précisé dans ce sens que «le journaliste doit lire le texte d’abord, suivre les répétitions et assisté à la pièce pour pouvoir faire une critique théâtrale». Ainsi, «le journaliste doit éveiller l’esprit critique chez le public», ajoute Nadjib Stambouli.  Il est à noter que des rencontres sur la critique théâtrale se poursuivent jusqu’à aujourd’hui en présence de plusieurs dramaturges, critiques de théâtre et écrivains.

Par Abla Selles

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