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Des cadres de la douane et des émigrés impliqués
Un
réseau d’importation illégale de véhicules démantelé
Les
accusés ont comparu devant le tribunal pénal suite à une
enquête du service de lutte contre la criminalité.
L’enquête en question avait révélé qu’il y avait tout un
réseau de trafic de véhicules qui activait sur le
territoire national. Ce réseau est spécialisé, selon les
rapports de la police judicaire, dans l’importation de
véhicules en se faisant aider par certains
ressortissants algériens à l’étranger. Les membres de ce
réseau utilisaient cette méthode vu que les
ressortissants algériens à l’étranger ont le droit
d’introduire et de rester sur le territoire algérien
durant trois mois seulement avant de les reprendre à
l’étranger conformément au code des Douanes algériennes.
L’affaire a commencé lorsque l’un des accusés dans cette
affaire a profité de l’occasion avec la complicité de
certains agents et cadres des Douanes algériennes. Les
douaniers impliqués dans cette affaire ont procédé à
l’apposition d’un cachet sur les passeports des autres
complices qui sont utilisés dans l’opération de
l’importation de ces véhicules d’une manière illégale
afin de les distiller sur le territoire national. Le
cachet en question permettait et autorisait les mis en
cause à quitter le territoire national sans leur
véhicule. Vient par la suite le rôle d’un autre réseau
composé de commis de l’Etat travaillant dans différents
services de la carte grise au niveau de plusieurs
wilayas du pays. Entre autres wilayas concernées par ce
trafic il y a lieu de citer à titre d’exemple, Alger,
Bouira, Tizi Ouzou, Boumerdès, Sétif, Skikda, etc.
Les
mis en cause procédaient systématiquement à la
falsification des documents des véhicules en question.
Les enquêteurs des services de lutte contre la
criminalité ont découvert 78 véhicules dont les
documents sont falsifiés.
Une
trentaine de ces véhicules avait été récupérée par les
services de la police judicaire territorialement
compétents et elle se trouve actuellement en fourrière.
Il y a lieu de rappeler dans ce sillage que les accusés
dans cette affaire avaient tous nié les faits retenus
contre eux. Ils ont indiqué devant la police judiciaire
qu’ils ont acquis ces voitures de manière tout à fait
légale.
Par
Salah H.
Impliquée dans une affaire de vol de véhicules
1,
2,3 Chaba Nawal déçoit l’Algérie!
Les
faits ne sont pas inspirés d’un film hollywoodien, mais
il s’agit bel et bien d’une affaire sérieuse. La
chanteuse Chaba Nawal, devenue célèbre pour avec son
tube «1, 2,3 Viva l’Algérie», a été arrêtée dans une
affaire de vol de véhicules, a rapporté un site
d’information en ligne. «C’est à la justice de
déterminer l’implication ou pas de cette chanteuse»,
a-t-on indiqué. Tout porte à croire que la chanteuse est
soupçonnée, selon les résultats de l’enquête de la
brigade de la recherche et de l’investigation de la
Sûreté da la wilaya d’Alger, d’être complice d’un réseau
de vol de véhicules qui activerait sur tout le
territoire national. Des preuves selon lesquelles la
chanteuse aurait loué,dit-on, en compagnie du cerveau
de ce réseau, une voiture auprès d’une agence de
location de véhicules établie à Dar El Beida, ont été
avancées par les enquêteurs en charge de cette affaire
qui défraie la chronique. Le réseau qui a été démantelé
est composé de cinq éléments dont l’un, le receleur,
reste toujours en fuite. Le chef du réseau –récidiviste–
a été arrêté à Berrouaghia, dans la wilaya de Médéa,
suite au lancement d’un mandat d’arrêt national.
Attendons la justice qui doit élucider cette affaire
dans laquelle est impliquée la star de rai.
R.
D.
La question du jour
Enfin une libération de levée
Aux
termes de la LFC 2010, l’octroi de marchés publics est
conditionné au partenariat avec des entreprises
locales. Tout investisseur étranger est désormais tenu
de se trouver un associé algérien s’il veut voir sa
candidature retenue dans le cadre d’une offre publique.
Cette
mesure relève autant du bon sens que de l’intérêt des
opérateurs nationaux, publics et privés confondus, et
par conséquent de l’économie dans l’ensemble de ses
segments. Elle va tellement de soi que la première
question qu’il faille se poser à son sujet est de savoir
comment se fait-il qu’elle n’ait pas été prise avant la
mise en œuvre du premier plan de relance. Pourquoi
a-t-il fallu qu’on en arrive au troisième plan pour
qu’on s’avise de lever une aberration aussi criante que
celle qui fait que ce sont les entreprises étrangères
qui profitent incomparablement plus que les entreprises
nationales de plans de relances dont la finalité
déclarée est de revigorer une économie anémiée par des
années d’immobilisme et de réformes incantatoires,
embrayant sur rien, mises en œuvre on dirait uniquement
pour mériter du double titre de réformateur et de
libéral ?
C’est
ainsi que dans le cadre des grands projets — 1 million
de logements, l’autoroute est-ouest, les grands
équipements publics (travaux ferroviaires, hydrauliques,
centrales électriques et bien d’autres encore) —, la
participation de l’entreprise algérienne a été des plus
symboliques, quand du moins elle n’en était pas
totalement exclue. Faute, disait-on, d’être en mesure de
faire du bon ouvrage et dans les temps requis.
Cet
argument décidait de l’attribution du marché qui, compte
tenu du cahier des charges, ne pouvait revenir qu’aux
entreprises étrangères.
En
somme, tout se passait comme si le gouvernement
algérien avait pour mission de développer non pas le
marché directement placé sous son autorité mais le
marché mondial, auquel ses offres publiques étaient en
effet adressées. Sur ce terrain sans frontières où il se
plaçait d’entrée de jeu, force lui était d’édicter des
règles qui valaient pour tous, sans distinction de
couleur, de nationalité, de sexe ou de religion. Il
s’adjugeait des compétences universelles, mais
uniquement pour ce qui est de dépenser l’argent des
Algériens.
Nous
avons là une autre preuve de ce qu’être libéral pour un
Algérien. C’est être en réalité un libre-échangiste. Un
libre-échangiste à sens unique de surcroît, des autres à
soi, des autres pays vers le sien autrement dit, jamais
dans le sens inverse, car là c’est buter d’emblée sur le
libéralisme tel qu’il est perçu et pratiqué par autre
que soi.
La
logique, l’intérêt national commandait une tout autre
démarche. Veut-on construire 1 million de logements ? Eh
bien, avant que la première pierre ne soit posée, on a
déjà (après tout les ministères et leurs bureaux, ç’est
à ça qu’ils doivent d’abord servir) réparti les parts
du marché sur l’ensemble des opérateurs. Et s’il existe
des lacunes dans l’industrie immobilière, on crée des
entreprises pour les combler, en mêlant capitaux
publiques et capitaux privés. Ensuite seulement,
viennent les appels d’offres en direction du marché
mondial, qui dans ce cas n’est qu’une force d’appoint.
Veut-on plutôt construire une autoroute ? Même
politique : on inventorie les capacités nationales, on
les implique, on les renforce en les regroupant dans un
cadre juridique approprié, et en créant au besoin de
grandes entreprises autour desquelles viendront gravir
les PME existantes et celles qui viendront.
Une
autoroute construite par des étrangers, ce n’est certes
pas inutile, ça ne revient pas purement et simplement à
transférer des milliards de dollars à l’étranger. Mais
un investissement de cet ordre qui n’aura pas garanti
que la prochaine autoroute se fera avec une
participation étrangère, au pire réduite, au mieux
nulle, n’aura pas contribué, sinon à la marge, au
développement du marché national.
Par
Mohamed Habili
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