|
Premier
contact entre Paris et Al Qaïda
Les terroristes
exigent 20 millions d’euros
Le Premier contact
entre les autorités françaises et les terroristes d'Al Qaïda au
Maghreb islamique (Aqmi) vient d'être entamé hier, selon une source
sécuritaire malienne.
Les terroristes
salafistes proches du groupe d’Abou Zeid ont déjà exigé de Paris de
verser la somme de 20 millions d’euros, selon la même source, en
contrepartie de la libération des cinq otages français, détenus
depuis deux semaines au nord du Mali. Par ailleurs, les autorités
françaises devraient, dans les jours qui viennent, recevoir une
photo ou une vidéo des otages, indique un communiqué d’Aqmi sur un
site islamiste proche des salafistes djihadistes. D’autre part, un
chef d’une tribu malienne a affirmé, avant-hier, avoir vu les otages
français en vie. «J’ai vu les otages, ils sont en vie. Ils se
trouvent au nord du Mali, entre les frontières qui séparent le Mali
de l’Algérie», a-t-il conclu. C’est la nouvelle que l’Élysée et les
proches des otages attendaient. Selon une autre source proche du
dossier, le négociateur s’est rendu samedi dans l’extrême nord du
Mali d’où Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) retient les cinq
Français ainsi qu’un Togolais et un Malgache. À cette occasion, une
conversation téléphonique rapide a eu lieu, selon lui, entre des
prisonniers et les autorités françaises. Le contact entre les
terroristes et Paris aura été établi rapidement. C’est à partir de
cet appel téléphonique que les terroristes d’Aqmi ont réclamé la
somme de 20 millions d’euros à Paris. Aqmi ayant déjà revendiqué les
rapts de vingt Occidentaux au Sahel ces deux dernières années, les
canaux et les modes de pourparlers sont, il est vrai maintenant,
bien rodés. Au point d’être presque prévisibles. Il y a quatre
jours, le Premier ministre français, François Fillon, avait affirmé
que Paris est prête pour entamer des négociations avec les
terroristes. Un appel que, Aqmi, a pris en considération. Une
position de force qui a permis aussi à Abou Zeid d’exiger la somme
de 20 millions d’euros pour la libération des otages français. Une
telle somme, aussi faramineuse, pourrait être versée par la France,
car il s’agit là de la vie de cinq ressortissants français. Peu
importe le prix à payer, le président français, Nicolas Sarkozy est
prêt à donner son feu vert pour payer une telle somme, afin de
libérer ses ressortissants, et du coup soigner son image devant un
peuple français en désaccord avec sa politique interne et externe.
Un gage que Sarkozy veut exploiter à tout prix. D’autres parties
peuvent bénéficier de cette affaire. Il s’agit avant tout des
terroristes d’Al Qaida. Ces derniers tireront une très belle somme
en libérant l’ensemble des otages. Une véritable bouffée d’oxygène
pour les terroristes d’Al Qaida, eux qui ont déjà récolté 150
millions d’euros durant ces six dernières années, en recourrant à la
prise d’otages des étrangers au Sahel. Une autre partie
bénéficiaire, elle aussi, de ces rapts. Il s’agit des négociateurs,
généralement s’agissant des chefs de tribus maliens, nigériens ou
encore mauritaniens, mais également des diplomates maliens et
nigériens. Ces derniers récoltent eux aussi leurs parts de bénéfice.
Enfin, les trafiquants de drogue et d’armes tirent leurs bénéfices à
partir de ces rapts. Souvent, ils perçoivent un pourcentage des
rançons versées par les pays européens. En étroite connexion avec Al
Qaida au Maghreb, ces contrebandiers d’armes et de drogue sont
derrière certains enlèvements d’étrangers au Sahel. Ces otages
seront par la suite transférés aux terroristes d’Aqmi. Ces
terroristes entament la phase des négociations dans le but de
récolter une rançon qui sera par la suite partagée entre eux
(trafiquants et terroristes).
Trois
diplomates français et trois autres maliens engagés pour négocier
avec Abou Zeid
Le Quai d’Orsay a
déjà mobilisé plusieurs spécialistes pour la phase des discussions,
entre autres, des agents de la DGSE ou encore des officiels français
et maliens. Mais la phase décisive des discussions se fera depuis
Bamako. Au fil des années, trois diplomates français et deux maliens
se sont taillés une solide réputation pour incarner cette interface
délicate et discrète. Baba Ould Choueckh, un homme d’affaires, et un
intellectuel arabe, maire de Tarkint, à une centaine de kilomètres
de Gao, passe presque pour le négociateur officiel du président
malien Amadou Toumani Touré. Il a ainsi joué un rôle prépondérant
dans la libération de deux diplomates canadiens, Robert Fowler et
Louis Guay, capturés au Niger en décembre 2008, puis du Français,
Pierre Camatte, pris onze mois plus tard. Fin connaisseur de désert,
l’homme a des relations tant avec Mokhtar Belmokhtar, alias Belaouar,
l’émir de l’ouest du Niger, qu’avec Abdelhamid Zeid, alias Abou Zeid,
le chef de l’Est qui détient aujourd’hui les sept otages. Dans une
interview accordée au quotidien canadien d’Ottawa The Globe and
Mail, il décrit ses missions, ces «dures journées», à rouler dans le
désert en attendant que quelqu’un le contacte et lui donne enfin un
point de rendez-vous ou un numéro de téléphone. «Ils sont très
méfiants, ils changent de téléphone tous les deux jours.» Le
marchandage lui-même est tout aussi éprouvant: «il faut parfois leur
faire comprendre que leurs demandes sont impossibles. Parfois, il
faut les supplier d’accepter les offres.» Le second homme-clé est
Iyad Ag Ghali, un ancien chef de la rébellion touareg dans les
années 1990, devenu depuis diplomate. Lors de ces années de lutte
contre Bamako, il avait lié des liens avec le Groupe salafiste pour
la prédication et le combat (GSPC), ancêtre d’Aqmi. Il a su les
conserver. Surtout, il connaît parfaitement la région de Kidal,
terre de sa tribu, où évoluent les terroristes d’Abou Zeid.
«Personne ne peut vivre dans ce désert sans le connaître», affirme
l’un de ses proches. Un autre nom qui est qualifié lui aussi de très
bon négociateur, il s’agit de Mustapha Chafi qui pourrait lui aussi
concourir à la libération des pionniers. Ce Mauritanien, fils du
Sahel et désormais conseiller de l’incontournable président
burkinabé Blaise Compaoré, fut à l’origine du retour au bercail des
deux humanitaires espagnols en août dernier. De leurs cotés, les
autorités françaises ont mobilisé trois de leurs diplomates pour
négocier avec le chef sanguinaire, Abou Zeid. Leurs noms n’ont pas
été dévoilés jusqu’à présent. Paris veut rester prudente à ce
sujet. Officiellement, les terroristes exigent des rançons pour
chaque négociation. Toutefois, il y a parfois des demandes
exclusivement politiques, comme la libération de prisonniers détenus
dans des prisons occidentales, notamment le responsable des
attentats de 1995 à Paris. Néanmoins, des fuites laissent entendre
que Madrid aurait versé 8 millions d’euros pour récupérer ses
compatriotes. Le Français Pierre Camatte, lui, a été échangé contre
quatre djihadistes enfermés dans des prisons maliennes. Sans argent.
Personne ne doute que les futurs pourparlers seront très serrés,
surtout qu’Aqmi vient déjà de demander une rançon de 20 millions
d’euros pour relâcher les français. Contrairement à Belmokhtar, Abou
Zeid est plus sensible aux revendications politiques que
financières. Il a aussi la réputation d’être froid et, surtout, plus
cruel. C’est lui qui a assassiné le Britannique Edwin Dyer en
juillet 2009; c’est entre ses mains qu’a été décapité Michel
Germaneau en juillet dernier. Et la rivalité ouverte entre deux
émirs pour le contrôle de la région et la surenchère à laquelle ils
se livrent pourrait compliquer encore la situation.
Par Sofiane Abi
Haut
Ingérence étrangère dans le Sahel
L’autre guerre
diplomatique d’Alger
Dans un discours
lu par le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, le
Président Bouteflika a soutenu lundi dernier que le traitement de
la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie
de la libération d’otages doit être abordé avec «détermination,
fermeté et responsabilité».
Au moment où des
capitales occidentales préfèrent traiter avec les terroristes,
notamment Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), pour la libération
des otages par le paiement de rançons ou la libération des
terroristes déjà détenus, Alger continue de mener sa guerre
«diplomatique» afin d’arriver à un processus mondial qui
criminalisera ces actes et y mettra un terme. Ce sont les citoyens
et militaires des pays de la région du Sahel qui payeront de leur
vie les frais de cette nouvelle source de financement du terrorisme,
apparemment la plus rentable puisque la prise d’otages étrangers
prend de l’ampleur. Dans ce cadre, la 65e session de l’Assemblée
générale des Nations unies est une nouvelle occasion pour l’Algérie
de faire attendre sa voie à l’ONU. Pour rappel, l’Algérie vient
d’abriter une réunion regroupant les pays du Sahel au cours de
laquelle un appel clair a été lancé. Chaque pays devra prendre ses
responsabilités, car un seul pays ne peut mener la guerre contre les
terroristes sans une coopération honnête des autres et pour éviter
une ingérence étrangère dans la région. Dans un discours lu par le
chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, le Président
Bouteflika a soutenu lundi dernier que le traitement de la
problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de
la libération d’otages, doit être abordé avec «détermination,
fermeté etresponsabilité». Le constat fait par le chef de l’Etat est
que «des efforts considérables restent à déployer par la communauté
internationale en vue d’éradiquer cette menace transnationale non
seulement dans le cadre de sa mise en œuvre intégrale et
systématique, mais également dans le traitement de la problématique
de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération
d’otages, question qui doit être abordée avec détermination, fermeté
et responsabilité». Pour le Président Bouteflika, «la convention
globale sur la lutte antiterroriste à laquelle l’Algérie n’a eu de
cesse d’appeler sera amenée, une fois adoptée, à renforcer
l’important arsenal juridique international», avant de conclure
qu’«une approche sélective de la lutte antiterroriste ne peut
réaliser les objectifs escomptés». De son côté, le Conseil de
sécurité de l’ONU a exprimé lundi soir, dans sa déclaration
présidentielle rapportée par l’APS, sa préoccupation sur les
opérations de prise d’otages et sur l’utilisation de ce moyen par
les groupes terroristes pour obtenir des financements. Abordant les
opérations de prise d’otages, le Secrétaire d’Etat aux Affaires
étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni, William Hague, a
affirmé qu’en se basant sur l’expérience de son propre pays, il
était clairement prouvé que «le paiement de rançon a non seulement
permis le financement du terrorisme mais a aussi encouragé davantage
les prises d’otages». Cependant, la réalité est tout à fait
différente puisque des gouvernements occidentaux n’appliquent pas
cette résolution de l’ONU et n’hésite pas à céder au chantage des
terroristes. En tout cas, l’appel de l’Algérie intervient au moment
où la France n’est apparemment pas loin de tomber dans le piège du
payement de rançon afin de libérer ses cinq ressortissants kidnappés
au Niger. D’ailleurs, les négociations sont déjà engagées. Paris a
déjà traité avec les terroristes pour libérer un de ses
ressortissants à travers la pression qu’elle a exercée sur le Mali.
Conséquence : quatre terroristes ont été libérés, dont deux étaient
revendiqués par l’Algérie. L’Algérie s’est retrouvée face à une
ingérence étrangère et un manque d’engagement dans la région du
Sahel.
Elargissement
de la coalition anti Al-Qaïda au Sahel ?
Par ailleurs,
certaines voix s’élèvent pour appeler à l’élargissement de la
coalition anti Al-Qaïda au Sahel à d’autres pays de la région, à
l’instar du Tchad, de la Libye et du Maroc. Une possibilité qui
sera étudiée aujourd’hui lors de la réunion des chefs des services
de renseignement du Sahel. C’est en tout cas ce qu’a indiqué par une
source diplomatique malienne hier à l’AFP. Il est à souligner
qu’officiellement aucune information n’a été donnée par l’Algérie
sur un éventuel élargissement de la coalition anti Al Qaida. La
même source parle de divergence constatée lors de la réunion de
Tamanrasset tenue dimanche et lundi derniers. Ainsi, on se demande
s’il n’y a pas des parties qui veulent saboter l’action de
l’Algérie dans la gestion de la situation au Sahel ?
Par Nacera
Chenafi
Haut
Elle regroupe les pays du Sahel
Réunion
aujourd’hui des chefs des services de renseignement à Alger
L’Algérie abritera
aujourd’hui une réunion des chefs des services de renseignement du
Sahel. Une réunion qui permettra de mettre en place un centre commun
de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme. Le choix
de l’Algérie pour abriter cette coalition anti-Al Qaida, répond à
des donnes objectives, à savoir l’expérience, les moyens militaires
et la détermination affichée par Alger pour l’extermination du
terrorisme dans la sous région. La Mauritanie, le Niger et le Mali
participent à cette réunion, mais d’autres pays ont laissé entendre
leur volonté de faire partie de cette union contre-terrorisme
chapeauté par l’Algérie. A citer notamment, le Maroc, la Libye et le
Tchad. Des sources diplomatiques maliennes, citée par l’AFP, ont
souligné que «pour être efficace, la coalition anti-Al-Qaïda doit
s’ouvrir à des pays comme le Tchad, la Libye et le Maroc qui ont une
expertise en matière de lutte contre l’islamisme». La réunion
d’aujourd’hui intervient quatre jours après la rencontre des chefs
d’états-majors des pays du Sahel, tenue à Tamanrasset. Une réunion
qui a permis d’évaluer la situation sécuritaire dans la région.
Comme il a été procédé à un échange d’informations et d’analyses
permettant d’établir un bilan exhaustif des activités et actions
effectuées pour la concrétisation d’une stratégie commune de lutte
contre le terrorisme et la criminalité organisée. Le général de
corps d’armée, Ahmed Gaid Salah, n’a pas manqué d’appeler les pays
membres «à passer à l’action» et à traduire «les engagements, par
des actions de lutte antiterroriste bien préparées et bien
coordonnées entre les forces armées». La réunion des chefs des
services de renseignement, en Algérie, est la consécration des
efforts consentis, en premier lieu par l’Algérie, pour attirer
l’attention du monde entier sur la menace terroriste qui n’épargne
aucun pays. Une raison pour laquelle des pays occidentaux ainsi que
les USA comptent beaucoup sur son expérience dans la lutte contre le
terrorisme et dans la lutte contre ce mal sur leur propre
territoire. Avant qu’un nouveau phénomène ne voit le jour et
bouleverse toutes les donnes. A savoir le paiement des rançons,
suite au kidnapping de ressortissants étrangers notamment dans la
région du Sahel. La réaction de l’Algérie était ferme et n’a cessé
de demander l’interdiction du payement des rançons afin d’assécher
les sources de financement des terroristes. En attendant que
certains pays daignent jouer le jeu, l’Algérie continue de mobilier
les pays du Sahel et de préconiser une lutte sans concession contre
les éléments d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI).
A. F.
Haut
Ils demandent les mêmes privilèges que les étrangers
Les
entrepreneurs veulent la totalité du million de logements
»Les 25 000
entreprises algériennes du bâtiment sont en mesure de réaliser 1 200
000 logements prévus dans le cadre de ce nouveau quinquennat».
Alors que le
ministre de l’Habitat appelle à la création de nouvelles entreprises
de bâtiment afin de pouvoir construire, par des nationaux, les 1,2
million de logements programmés pour le quinquennat 2010/2014, les
entrepreneurs, quant à eux, affirment être capables de réaliser la
totalité du projet. Ils disent encourager la création par les jeunes
diplômés de sociétés de bâtiment, mais rappellent que les procédures
sont longues. «Un jeune diplômé de l’université a besoin de plus
d’une année pour monter sa propre boîte» affirme Abdelmadjid Denouni,
président de l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA). A
défaut, «les 25 000 entreprises algériennes du bâtiment existant
sont en mesure de réaliser le 1 million 200 000 logements prévus
dans le cadre de ce nouveau quinquennat» soutient notre
interlocuteur. M. Denouni prévient néanmoins que les entreprises
algériennes devraient bénéficier des mêmes privilèges que ceux
accordés aux sociétés étrangères. Notamment, en ce qui concerne
l’application de la formule de révision des prix et le versement,
immédiat, des honoraires des sociétés de réalisation. L’orateur
explique qu’elles sont rares les sociétés du bâtiment algériennes
qui bénéficient des mesures de révision des prix et du règlement de
leurs soldes dans de meilleurs délais. «Alors que les étrangers
perçoivent leurs dus en moins de quatre semaines de la réception des
projets, les sociétés algériennes sont obligées d’attendre durant
trois à quatre mois» se plaint-il. Les assurances des professionnels
du bâtiment contredisent les appréhensions du ministre de tutelle.
Nordine Moussa, manifestement non satisfait des performances
actuelles des entrepreneurs algériens, a souligné qu’il est
«inadmissible de recourir en permanence aux entreprises étrangères
pour construire nos propres logements». Pourtant, a-t-il relevé, le
secteur de l’Habitat a bénéficié d’un budget conséquent de 3 700
millions DA, au titre du quinquennat en cours. Si l’offre est
alléchante, il est toutefois à relever que la majorité des
entreprises nationales ne répondent pas au cahier des charges pour
pouvoir décrocher de grands chantiers. Ce que tient à infirmer M.
Denouni, expliquant que «ce sont seulement les grandes tours, de
plus de 30 étages, qui posent problème aux entrepreneurs algériens».
Et dans ce cas, «l’on peut participer à leur réalisation dans le
cadre d’un partenariat qui permettra, en outre, aux sociétés
algériennes de bénéficier de l’expérience étrangère». Le président
de l’Union générale des entrepreneurs algériens n’a pas manqué de
rappeler que le 1 million de logements, inscrit au titre du
quinquennat 2005/2009, a été réalisé à 90% par des sociétés du
bâtiment algériennes. Précédemment, le ministre a expliqué que les
sociétés étrangères refusent de réaliser des projets de moins de
1000 logements dans un même site, pour des raisons économiques.
Nordine Moussa a également indiqué que sur 30 000 entreprises du
bâtiment existant en Algérie, seules 406 d’entre elles sont classées
dans la catégorie des entreprises disposant de moyens humains,
logistiques et de l’expérience leur permettant de participer aux
grands chantiers.
Par Aomar F.
Haut
Mohamed Saib Musette (*) à propos du sondage sur l'emploi et les
multinationales
«Ce n’est pas
représentatif de la réalité algérienne»
Suite au sondage
réalisé par Emploitic.com, un organisme privé de recrutement sur
internet, et rapporté hier par l’APS selon lequel 60% des
demandeurs d’emploi en Algérie souhaitent travailler dans des
entreprises multinationales, le sociologue, joint par nos soins,
affirmera que «ce sondage est très restreint et très limité»,
expliquant que ce dernier devait être réalisé «sur tout le
territoire national couvrant toutes les catégories de la population»
pour plus de représentativité.
En effet, selon M.
Musette, les résultats de cette enquête «méritent d’être élargis
avec des procédures techniques» selon les normes requises en la
matière. Et de poursuivre que quand bien même ce sondage aurait été
élargi, «cela m’étonnerait que le résultat soit le même». Arguant
que le marché du travail en Algérie absorbe quelque 98% de personnes
en activité réparties dans les différentes sociétés et entreprises
et autres administrations, écoles, hôpitaux. En outre, notre
interlocuteur relèvera que «les multinationales sont très peu
présentes en Algérie», et «offrent peu d’emplois». Bien au
contraire, ajoutera le sociologue, «ce sont les entreprises
algériennes qui recrutent beaucoup plus». «C’est pour cette raison
que ce sondage ne peut être une réalité algérienne. Il ne pourrait
être vrai que pour une population très limitée», soutiendra le
chercheur. En effet, l’emploi dans les sociétés étrangères et autres
multinationales peut être attrayant pour certains notamment sur le
plan de la rémunération, mais il n’en demeure pas moins qu’en termes
de pérennité d’emploi, de couverture sociale, et de conditions de
travail humainement parlant les administrations, organismes ou
entreprises publiques ou privées demeurent les seuls à garantir ces
facteurs de stabilités socioprofessionnels.
A ce propos, il
est à noter que certaines multinationales et autres sociétés
étrangères se sont rendues coupables de violation du droit du
travail pour ne citer que les licenciements abusifs, les
harcèlements, conditions de travail précaires. Ils sont des
centaines de travailleurs à en être victimes, néanmoins, peu d’entre
eux portent plainte.
Rappelant dans ce
contexte l’affaire de Meriem Mehdi qui a été abusivement licenciée
et de manière arbitraire le 8 novembre 2009 par British Gas, une
multinationale installée à Hassi Messaoud, et qui a entamé une grève
de la faim de plus d’un mois pour dénoncer son licenciement abusif
et exiger la réintégration à son poste de travail.
Toutefois, il n’en
demeure pas moins que travailler dans une multinationale comporte un
certain privilège et un rêve tant en matière de rémunération, que de
formation et de carrière pour les jeunes universitaires et autres
cadres déjà en poste «pour accéder à un meilleur statut social»,
diront-ils.
(*) Sociologue et
chercheur au Centre de recherche en économie appliquée pour le
développement (Cread) d’Alger, spécialiste de la question des
migrations internationales, et co-auteur d’une enquête : «Profil des
migrants subsahariens en situation irrégulière en Algérie » (avril
2007), commanditée par le CISP
Lynda N.
Bourebrab
Haut
Elles seront versées avec effet rétroactif à partir de janvier
2008
De nouvelles
indemnités pour la formation professionnelle
Bonne nouvelle
pour les fonctionnaires du secteur de la formation professionnelle !
Ces derniers, au nombre de 30 000 enseignants, bénéficieront dans
les prochains jours de plusieurs indemnités.
En effet, le
nouveau régime indemnitaire de cette catégorie de travailleurs a été
adopté par le Conseil de gouvernement la semaine dernière. Invité
hier à l’émission «L’invité de la rédaction» de la Radio nationale,
Chaîne III, l’inspecteur général du ministère de la Formation
professionnelle, Akli Hammami, a affirmé que le nouveau régime
indemnitaire «sera mis en œuvre avant le 30 novembre prochain». Ce
régime indemnitaire, qui sera révisé en application du nouveau
statut relatif à ce secteur, comprend plusieurs primes. D’autres par
contre ont été revues à la hausse. Dans ce sens, l’indemnité
d’expérience professionnelle passera de 2 à 4% du salaire de base et
les primes d’amélioration des performances pédagogiques et de
gestion seront calculées sur la rémunération principale avec un taux
variant entre 0 et 40%. L’indemnité de qualification sera de 25% du
salaire de base pour les personnels de catégories 12, et moins et de
30% pour les catégories 13 et plus. Selon les catégories,
l’indemnité de documentation variera entre 2 000 et 3 000 dinars.
L’indemnité versée aux agents techniques d’application sera de 25%
du salaire de base, et la prime de rendement sera de 30%. Selon Akli
Hammami, toutes ces indemnités seront versées avec effet rétroactif
à partir de janvier 2008. «Les indemnités de performance seront
servies chaque trimestre et les autres indemnités le seront
mensuellement», a-t-il précisé. Le montant global dégagé pour cette
revalorisation salariale est estimé par l’intervenant à 10 milliards
de centimes. Interrogé sur une éventuelle augmentation de la bourse
des stagiaires, le responsable a indiqué que cette bourse a déjà
connu une revalorisation, et ce, à l’issue du discours du président
de la République dans la wilaya de Sidi Bel Abbès. Ainsi, la bourse
d’équipement est passée de 300 à 2 000 dinars. Les bourses
attribuées aux techniciens supérieurs ont augmenté de 50% pour
atteindre les
1 350 dinars. «En
plus des bourses, nous accordons un pré salaire aux apprentis qui
suivent une formation en alternance entre les centres et les unités
économiques. Un pré salaire estimé à 15% du SNMG», a-t-il expliqué.
Concernant la rentrée de la formation professionnelle 2010/2011, qui
aura lieu le 17 octobre prochain, Akli Hammami a souligné qu’elle
est placée sous le signe de l’amélioration des programmes et le
perfectionnement des ressources humaine. L’objectif tracé, indique
le responsable, est d’adapter la formation professionnelle aux
besoins du marché du travail. Le BTP, le tourisme, l’hôtellerie sont
les secteurs qui ont exprimé des besoins en main-d’œuvre qualifiée.
«Ces secteurs ont exprimé des besoins dans 155 spécialités», a-t-il
dit. Le projet du lancement du Bac professionnel est renvoyé aux
calendes grecques. «C’est un dossier complètement oublié et qui
n’est pas à l’ordre du jour», affirme M. Hammami. Par ailleurs, ce
responsable a affirmé qu’un projet de création d’un diplôme
supérieur d’enseignement professionnel est à l’étude. La durée
exigée pour l’obtention de ce diplôme est de 18 mois. «C’est un
diplôme qui se situe entre celui du technicien supérieur et la
licence», a-t-il expliqué.
Par Hocine L.
Haut
Médecins du secteur public
Une
augmentation de salaire avant la fin de l’année
Les négociations
entre le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme
hospitalière et l’Intersyndicale des praticiens de la santé publique
semblent franchir une étape. Le dossiers des salaires, principale
revendication des médecins à l’origine d’un mouvement de
protestation qui a duré plus de 4 mois, sera pris en charge avant la
fin de l’année en cours. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la
Santé, Djamel Ould Abbès, lors d’une visite d’inspection effectuée
avant-hier. Le premier responsable du secteur de la santé a indiqué
que «ce dossier a été soumis à un haut niveau de l’Etat et est en
cours d’examen». «Avant la fin de l’année, il y aura une solution
satisfaisante pour tous», a-t-il précisé. Le ministre ajoutera que
ce dossier est examiné sous l’égide du Premier ministre, en vue de
répondre aux revendications des médecins, des spécialistes et des
infirmiers, soulignant que ces revendications sont «légitimes» et
qu’en sa qualité de ministre il se doit de les défendre. Concernant
la question de la pénurie de médicaments ou le manque d’équipements,
le ministre a assuré que «ce problème ne se pose pas actuellement».
Hocine L.
Haut
Algérie-France
Une quarantaine
d’entreprises d’exportation en formation
Une quarantaine
d’entreprises de l’Ouest du pays bénéficie d’un stage de formation
spécifique de trois jours sur les techniques de commerce
international, lancé lundi à l’école régionale des Douanes d’Oran,
dans le cadre de la coopération algéro-française. La supervision
des entreprises ciblées a été confiée à la direction régionale du
commerce d’Oran et de Saïda, a indiqué mardi le chef de projet du
programme «Optimexport», Marc Martinant. «Les 40 entreprises,
choisies parmi une centaine d’opérateurs ayant souscrit au
programme, sont celles qui ont des potentialités à l’exportation», a
souligné l’expert français. Ce séminaire de formation, qui regroupe
des représentants d’organismes et administrations des wilayas
d’Oran, Tlemcen, Mostaganem, Aïn Témouchent, Sidi Bel-Abbès,
Tlemcen, Saïda et Mascara, notamment ceux des chambres de commerce
de l’Oranie, de la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie
à l’exportation (CAGEX), cible en premier lieu les dirigeants
d’entreprises. Selon un expert algérien, «Optimexport» est un
programme de coopération algéro-français financé par le ministère du
Commerce qui est le maître de l’ouvrage avec l’assistance de la
Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) et l’Agence
française pour le développement (AFD), visant notamment le
renforcement des capacités nationales d’exportation par la formation
et l’information. Concernant le volet formation, plusieurs
entreprises du centre du pays et des personnels consulaires et
institutionnels ont été initiés dans le cadre de ce programme sur
les techniques de commerce international, notamment les techniques
fondamentales à l’exportation, l’environnement financier, les
procédures douanières et juridiques. Le comité du pilotage du
programme «Optimexport» a estimé utile de déployer la formation au
niveau des régions pour un meilleur rapprochement des opérateurs.
Lancé depuis 2007 pour une durée de trois années, ce programme de
formation est dédié à «l’environnement et finances», a-t-on
souligné.
L. M.
Haut
Construction de 2 200 logements au profit des quartiers de Dar
El Beïda
La résorption
de l’habitat précaire se poursuit
1 588 logements
seront construits à Si Mustapha et 606 autres à Boudouaou El Bahri,
deux communes relevant de la wilaya de Boumerdès. Selon des
informations fiables, ces logements seront destinés aux habitants de
Dar El Beïda. Ainsi, par ces mesures prises par les hautes autorités
de l’Etat, 2 194 logements sociaux seront construits au niveau de
ces deux communes de la wilaya de Boumerdès dans le cadre du
programme de la résorption de l’habitat précaire de la wilaya
d’Alger. A Si Mustapha comme à Boudouaou El Bahri, l’entreprise
chinoise chargée de la réalisation du projet est à pied d’œuvre pour
entamer les travaux. Des matériels et équipements, entre autres
centrale à béton et engins de travaux publics sont sur les sites,
pour installation et les travaux de terrassement. Tout est prêt pour
le lancement du projet d’une manière officielle. Les travaux de
réalisation des magasins et les lieux d’entreposage des matériaux de
construction sont en cours. Les choix des terrains sont déjà
effectués et ont porté sur des terrains à vocation agricole et
touristique pour la réalisation de ces projets, inscrits, selon des
informations, dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire
de la wilaya d’Alger et au profit de certains quartiers de Dar El
Beïda. Il est à rappeler que les élus de l’APW avaient dénoncé, lors
de la dernière session du printemps dernier, l’implantation de ces
projets et le choix sur des terrains agricoles pour la construction
de ces logements. Le rejet est motivé par la préservation de ces
terres agricoles et fertiles. «Le principe est bon, ce sont des
citoyens algériens, affirment-ils, mais le mieux est que les projets
soient implantés sur des piémonts et non sur des zones agricoles et
touristiques», ajoutent les élus de l’APW. «Les communes de
Boudouaou El Bahri tout comme Si Mustapha éprouvent déjà des
difficultés pour acquérir des terrains d’assiette pour leurs propres
équipements publics», précisent-ils. Force est de rappeler aussi que
31 356 logements figurent dans le programme du plan quinquennal
2010-2014. Pour la concrétisation de ce projet, une enveloppe
financière de plus de 58 milliards de dinars est allouée à la
wilaya. Parmi lesquels 18 828 unités entrent dans le cadre du
logement public locatif (LPL), 6 188 logements sociaux
participatifs, 5 666 logements ruraux et 674 dans le cadre de
l’Agence d’amélioration et du développement du logement (AADL).
A.Kichni
Haut
Un secteur qui se relève
Deux millions
de touristes ont visité l’Algérie en 2009
Le ministère a
agréé, ces dernières années, 474 projets d’investissement
touristique d’une capacité totale de plus de 45 000 lits.
Le nombre
d’arrivées de touristes en Algérie a atteint près de 2 millions de
touristes en 2009, a indiqué lundi à Alger le ministre du Tourisme
et de l’Artisanat, Smaïl Mimoune. «Il est à signaler qu’au titre
de l’année 2009, le nombre d’arrivées de touristes en Algérie a
atteint plus de 1,9 million, que les recettes du tourisme sont de
l’ordre de 330 millions de dollars, et que la capacité totale
d’accueil est de près de 90 000 lits», a indiqué
M. Mimoune dans
une allocution à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale
du tourisme. Le ministre a indiqué qu’il est prévu à l’horizon
2015, une augmentation des recettes touristiques à 530 millions de
dollars, grâce à l’accroissement des flux touristiques, ainsi que la
création de 560 000 postes d’emploi et la réalisation de structures
d’accueil haut de gamme avec une capacité supplémentaire de 75 000
lits. Il a précisé en outre que le ministère a agréé, ces dernières
années, 474 projets d’investissement touristique d’une capacité
totale de plus de 45 000 lits.
M. Mimoune a
appelé, dans ce cadre, les acteurs concernés à une contribution
efficace pour «hisser le tourisme dans notre pays au niveau des pays
avancés dans ce domaine et récolter ses effets socio-économiques et
environnementaux». A propos du thème retenu cette année pour la
célébration de cette journée, à savoir «Le Tourisme et la diversité
biologique», le ministre a souligné que ce thème se veut «un appel
fort aux pays du monde pour une meilleure prise de conscience de
l’importance de la biodiversité et du rôle du tourisme durable dans
la préservation de la vie sur notre globe». «Le tourisme et
la biodiversité sont interdépendants. Les relations sont étroites et
complémentaires entre les espaces naturels avec leur biodiversité et
les activités touristiques qui s’y exercent», a-t-il relevé. M.
Mimoune a rappelé que la stratégie de développement durable du
tourisme doit prendre en considération la préservation des
ressources biologiques naturelles et la prise de toutes les mesures
incitatives en faveur de la protection des espèces et systèmes
biologiques. Cette journée représente également une occasion pour
«réaffirmer la place du tourisme dans notre pays et son rôle
économique et social dans le futur», a affirmé M. Mimoune. Dans ce
contexte, le ministre a indiqué que le tourisme occupe actuellement
la première place dans le marché mondial des services, constitue une
source importante de revenus, emploie des millions de personnes et
ouvre des perspectives économiques aux différents pays. Concernant
le nombre d’arrivées de touristes dans le monde, bien qu’il ait
enregistré une baisse de 4% en 2009 (avec 880 millions de touristes)
par rapport à l’année 2008 (924 millions de touristes), à cause de
la crise financière et de la grippe A/H1N1, l’on s’attend à ce que
l’activité touristique dans le monde connaisse une croissance de
l’ordre de 3% à 4% pour 2010, selon les prévisions de l’Organisation
mondiale du tourisme (OMT). Quant aux recettes du tourisme
international (852 milliards de dollars), elles devraient augmenter
parallèlement à la croissance des flux touristiques, estime l’OMT.
En outre, il est prévu à partir de l’année 2011, une reprise de la
croissance de l’activité touristique entre 4% et 5% en moyenne par
an, ce qui fournira à l’horizon 2020 plus de 320 millions d’emplois
dans le tourisme et les services connexes, ainsi que le déplacement
de plus de 1,5 milliard de touristes.
Par Selma N.
Haut
Regard
Un monde
obscène
Il y en avait du
beau monde à la Maison-Banche. Il y en avait des sourires et des
poignées de mains. Le maître de cérémonie et supposé maître du
monde, fier et ému à souhait, trônait au milieu de ses invités et
menait le spectacle. Les principaux acteurs, les Etats-Unis, Israël
et la Palestine, pour ce qu’y représente Mahmoud Abbas, ont tous
bien joué leurs rôles respectifs.
Le décorum et la
pompe étaient à la mesure de l’événement qui avait droit à une
retransmission en direct sur les principaux canaux de télévision.
C’était parti. Un an après, on pourrait, peut-être, parler d’un Etat
palestinien à l’ONU. Cette fois-ci, cela ne pouvait pas ne pas
marcher. Il en aura fallu du temps et des efforts pour en arriver à
cet instant crucial. Obama a dû parler aux Arabes et aux musulmans
et menacer Mahmoud Abbas pour le faire venir à Washington.
Il a aussi dû
supplier Netanyahu de ne rien dire le jour J, de ne pas gâcher la
fête et de laisser à plus tard l’essentiel. C’est ce qui s’est
passé. A côté, nombreux voulurent croire qu’Obama avait des
promesses israéliennes, que l’arrogance sioniste ne serait pas de
mise et que tout pouvait être possible. Eh bien non ! Rien n’avait
changé. Le gel de la colonisation, ce ridicule minima de respect du
droit international, n’est pas prolongé. En échange, c’est aux
Palestiniens d’accepter un compromis et pas aux spoliateurs
d’arrêter de spolier. Comme d’habitude. Le même jour où les colons
sionistes reprennent leurs bulldozers, les Etats-Unis signent avec
Israël un accord sur le développement d’un système de défense contre
les missiles à courte portée, destiné à contrer les attaques du
Hezbollah. Les Etats-Unis affirment à cette occasion «l’engagement
continuel des Etats-Unis envers la défense d’Israël».
Abbas, lui, a
droit à des pressions pour fermer les yeux sur le dépeçage de son
pays. Il ne peut que murmurer «tout le monde veut la paix et tout
le monde travaille pour la paix, mais toutes les parties sont
confrontées à des obstacles». Il arrête quand même de discuter avec
Netanyahu et va rechercher une caution politique auprès de la Ligue
arabe, que les Etats-Unis disent espérer.
Netanyahu ne veut
même pas prier les colons de patienter. C’est dans l’ordre des
choses. Comme l’est la vision sur l’évaluation du carnage de Ghaza.
A ce propos, il y a un bilan sioniste qui a été fait et qui est mis
dans la balance.
On avance le coût
de la fortification des maisons et des écoles de Sderot et d’autres
communautés du Néguev, qui s’élèverait à plus de 225 millions $, le
coût de 32 abris anti-aériens publics de 3,5 millions de dollars. Il
faut y ajouter les dépenses nécessaires à la construction de
nouvelles écoles résistantes aux missiles dans le Néguev. Cette
dépense se monterait à 18 millions de dollars.
Il faut encore,
last but not least, prendre en charge des traitements de milliers
de résidents, victimes de stress post-traumatique et compenser pour
les propriétés perdues à Sderot et dans les communautés
environnantes. Les compensations concernent la perte de
productivité des résidents du Néguev, le coût du développement du
système Dome d’Acier et de tous les nouveaux systèmes de défense
contre les roquettes et les mortiers, les frais de l’opération Plomb
Durci.
Parce que c’est
une guerre qu’Israël n’aurait pas dû mener si les roquettes
n’avaient pas été tirées pendant 8 ans. Cela comprend l’énorme
quantité d’argent qu’Israël a été forcé de dépenser pour minimiser
les pertes civiles, les largages de tracts appelant les habitants de
Ghaza à fuir un endroit précis avant les bombardements (pareil pour
les dizaines de milliers d’appels…) De quoi fendre les cœurs les
plus endurcis.
Par Ahmed
Halfaoui
Haut
Copyright 2003
Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
|