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Premier contact  entre Paris et Al Qaïda

Les terroristes exigent 20 millions d’euros

Ingérence étrangère dans le Sahel

L’autre guerre diplomatique d’Alger

Elle regroupe les pays du Sahel

Réunion aujourd’hui des chefs des services  de renseignement à Alger

Ils demandent les mêmes privilèges que les étrangers

Les entrepreneurs veulent la totalité du million de logements

Mohamed Saib Musette (*) à propos du sondage sur l'emploi et les multinationales

«Ce n’est pas représentatif de la réalité algérienne»

Elles seront versées avec effet rétroactif à partir de janvier 2008

De nouvelles indemnités pour la formation professionnelle

Médecins du secteur public

Une augmentation de salaire avant la fin de l’année

Algérie-France

Une quarantaine d’entreprises d’exportation en formation

Construction de 2 200 logements au profit des quartiers de Dar El Beïda

La résorption de l’habitat précaire se poursuit

Un secteur qui se relève

Deux millions de touristes ont visité l’Algérie en 2009

Regard

Un monde obscène

 

 29/09/10

Premier contact  entre Paris et Al Qaïda

Les terroristes exigent 20 millions d’euros

Le Premier contact entre les autorités françaises et les terroristes d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) vient d'être entamé hier, selon une source sécuritaire malienne.

Les terroristes salafistes proches du groupe d’Abou Zeid ont déjà exigé de Paris de verser la somme de 20 millions d’euros, selon la même source, en contrepartie de la libération des cinq otages français, détenus depuis deux semaines au nord du Mali. Par ailleurs, les autorités françaises devraient, dans les jours qui viennent, recevoir une photo ou une vidéo des otages, indique un communiqué d’Aqmi sur un site islamiste proche des salafistes djihadistes.  D’autre part, un chef d’une tribu malienne a affirmé, avant-hier, avoir vu les otages français en vie. «J’ai vu les otages, ils sont en vie. Ils se trouvent au nord du Mali, entre les frontières qui séparent le Mali de l’Algérie», a-t-il conclu. C’est la nouvelle que l’Élysée et les proches des otages attendaient. Selon une autre source proche du dossier, le négociateur s’est rendu samedi dans l’extrême nord du Mali d’où Al Qaida au Maghreb islamique (Aqmi) retient les cinq Français ainsi qu’un Togolais et un Malgache. À cette occasion, une conversation téléphonique rapide a eu lieu, selon lui, entre des prisonniers et les autorités françaises. Le contact entre les terroristes et Paris aura été établi rapidement. C’est à partir de cet appel téléphonique que les terroristes d’Aqmi ont réclamé la somme de 20 millions d’euros à Paris. Aqmi ayant déjà revendiqué les rapts de vingt Occidentaux au Sahel ces deux dernières années, les canaux et les modes de pourparlers sont, il est vrai maintenant, bien rodés. Au point d’être presque prévisibles. Il y a quatre jours, le Premier ministre français, François Fillon, avait affirmé que Paris est prête pour entamer des négociations avec les terroristes. Un appel que, Aqmi, a pris en considération. Une position de force qui a permis aussi à Abou Zeid d’exiger la somme de 20 millions d’euros pour la libération des otages français. Une telle somme, aussi faramineuse, pourrait être versée par la France, car il s’agit là de la vie de cinq ressortissants français. Peu importe le prix à payer, le président français, Nicolas Sarkozy est prêt à donner son feu vert pour payer une telle somme, afin de libérer ses ressortissants, et du coup soigner son image devant un peuple français en désaccord avec sa politique interne et externe. Un gage que Sarkozy veut exploiter à tout prix. D’autres parties peuvent bénéficier de cette affaire. Il s’agit avant tout des terroristes d’Al Qaida. Ces derniers tireront une très belle somme en libérant l’ensemble des otages. Une véritable bouffée d’oxygène pour les terroristes d’Al Qaida, eux qui ont déjà récolté 150 millions d’euros durant ces six dernières années, en recourrant à la prise d’otages des étrangers au Sahel. Une autre partie bénéficiaire, elle aussi, de ces rapts. Il s’agit des négociateurs, généralement s’agissant des chefs de tribus maliens, nigériens ou encore mauritaniens, mais également  des diplomates maliens et nigériens. Ces derniers récoltent eux aussi leurs parts de bénéfice. Enfin, les trafiquants de drogue et d’armes tirent leurs bénéfices à partir de ces rapts. Souvent, ils perçoivent un pourcentage des rançons versées par les pays européens. En étroite connexion avec Al Qaida au Maghreb, ces contrebandiers d’armes et de drogue sont derrière certains enlèvements d’étrangers au Sahel. Ces otages seront par la suite transférés aux terroristes d’Aqmi. Ces terroristes entament la phase des négociations dans le but de récolter une rançon qui sera par la suite partagée entre eux (trafiquants et terroristes).

Trois diplomates français et trois autres maliens engagés pour négocier avec Abou Zeid

Le Quai d’Orsay a déjà mobilisé plusieurs spécialistes pour la phase des discussions, entre autres, des agents de la DGSE ou encore des officiels français et maliens. Mais la phase décisive des discussions se fera depuis Bamako. Au fil des années, trois diplomates français et deux maliens se sont taillés une solide réputation pour incarner cette interface délicate et discrète. Baba Ould Choueckh, un homme d’affaires, et un intellectuel arabe, maire de Tarkint, à une centaine de kilomètres de Gao, passe presque pour le négociateur officiel du président malien Amadou Toumani Touré. Il a ainsi joué un rôle prépondérant dans la libération de deux diplomates canadiens, Robert Fowler et Louis Guay, capturés au Niger en décembre 2008, puis du Français, Pierre Camatte, pris onze mois plus tard. Fin connaisseur de désert, l’homme a des relations tant avec Mokhtar Belmokhtar, alias Belaouar, l’émir de l’ouest du Niger, qu’avec Abdelhamid Zeid, alias Abou Zeid, le chef de l’Est qui détient aujourd’hui les sept otages. Dans une interview accordée au quotidien canadien d’Ottawa The Globe and Mail, il décrit ses missions, ces «dures journées», à rouler dans le désert en attendant que quelqu’un le contacte et lui donne enfin un point de rendez-vous ou un numéro de téléphone. «Ils sont très méfiants, ils changent de téléphone tous les deux jours.» Le marchandage lui-même est tout aussi éprouvant: «il faut parfois leur faire comprendre que leurs demandes sont impossibles. Parfois, il faut les supplier d’accepter les offres.» Le second homme-clé est Iyad Ag Ghali, un ancien chef de la rébellion touareg dans les années 1990, devenu depuis diplomate. Lors de ces années de lutte contre Bamako, il avait lié des liens avec le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC), ancêtre d’Aqmi. Il a su les conserver. Surtout, il connaît parfaitement la région de Kidal, terre de sa tribu, où évoluent les terroristes d’Abou Zeid. «Personne ne peut vivre dans ce désert sans le connaître», affirme l’un de ses proches. Un autre nom qui est qualifié lui aussi de très bon négociateur, il s’agit de Mustapha Chafi qui pourrait lui aussi concourir à la libération des pionniers. Ce Mauritanien, fils du Sahel et désormais conseiller de l’incontournable président burkinabé Blaise Compaoré, fut à l’origine du retour au bercail des deux humanitaires espagnols en août dernier. De leurs cotés, les autorités françaises ont mobilisé trois de leurs diplomates pour négocier avec le chef sanguinaire, Abou Zeid. Leurs noms n’ont pas été dévoilés jusqu’à présent. Paris veut rester prudente à ce sujet.  Officiellement, les terroristes exigent des rançons pour chaque négociation. Toutefois, il y a parfois des demandes exclusivement politiques, comme la libération de prisonniers détenus dans des prisons occidentales, notamment le responsable des attentats de 1995 à Paris. Néanmoins, des fuites laissent entendre que Madrid aurait versé 8 millions d’euros pour récupérer ses compatriotes. Le Français Pierre Camatte, lui, a été échangé contre quatre djihadistes enfermés dans des prisons maliennes. Sans argent. Personne ne doute que les futurs pourparlers seront très serrés, surtout qu’Aqmi vient déjà de demander une rançon de 20 millions d’euros pour relâcher les français. Contrairement à Belmokhtar, Abou Zeid est plus sensible aux revendications politiques que financières. Il a aussi la réputation d’être froid et, surtout, plus cruel. C’est lui qui a assassiné le Britannique Edwin Dyer en juillet 2009; c’est entre ses mains qu’a été décapité Michel Germaneau en juillet dernier. Et la rivalité ouverte entre deux émirs pour le contrôle de la région et la surenchère à laquelle ils se livrent pourrait compliquer encore la situation.

Par Sofiane Abi

 

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Ingérence étrangère dans le Sahel

L’autre guerre diplomatique d’Alger

Dans un discours lu par le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, le Président Bouteflika a  soutenu lundi dernier  que le traitement de la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d’otages doit être abordé avec «détermination, fermeté et responsabilité».

Au moment où des capitales occidentales préfèrent traiter avec les terroristes, notamment Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), pour la libération des otages  par le paiement de rançons ou la libération des terroristes déjà détenus, Alger continue de mener sa guerre «diplomatique» afin d’arriver à un processus mondial qui criminalisera ces actes et y mettra un terme. Ce sont les citoyens et militaires des pays de la région du Sahel qui payeront de leur vie les frais de cette nouvelle source de financement du terrorisme, apparemment la plus rentable puisque la prise d’otages étrangers prend de l’ampleur. Dans ce cadre, la 65e session de l’Assemblée générale des Nations unies est une nouvelle occasion pour l’Algérie de faire attendre sa voie à l’ONU. Pour rappel, l’Algérie vient d’abriter une réunion regroupant les pays du Sahel au cours de laquelle un appel clair a été lancé. Chaque pays devra prendre ses responsabilités, car un seul pays ne peut mener la guerre contre les terroristes sans une coopération honnête des autres et pour éviter une ingérence étrangère dans la région. Dans un discours lu par le chef de la diplomatie algérienne, Mourad Medelci, le Président Bouteflika a  soutenu lundi dernier  que le traitement de la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d’otages, doit être abordé avec «détermination, fermeté etresponsabilité». Le constat fait par le chef de l’Etat est que «des efforts considérables restent à déployer par la communauté internationale en vue d’éradiquer cette menace transnationale non seulement dans le cadre de sa mise en œuvre intégrale et systématique, mais également dans le traitement de la problématique de l’élargissement des terroristes en contrepartie de la libération d’otages, question qui doit être abordée avec détermination, fermeté et responsabilité». Pour le Président Bouteflika, «la convention globale sur la lutte antiterroriste à laquelle l’Algérie n’a eu de cesse d’appeler sera amenée, une fois adoptée, à renforcer l’important arsenal juridique international», avant de conclure  qu’«une approche sélective de la lutte antiterroriste ne peut réaliser les objectifs escomptés». De son côté, le Conseil de sécurité de l’ONU a exprimé lundi soir, dans sa déclaration présidentielle rapportée par l’APS,  sa préoccupation sur les opérations de prise d’otages et sur l’utilisation de ce moyen par les groupes terroristes pour obtenir des financements. Abordant les opérations de prise d’otages, le Secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères et du Commonwealth du Royaume-Uni, William Hague, a affirmé qu’en se basant sur l’expérience de son propre pays, il était clairement prouvé que «le paiement de rançon a non seulement permis le financement du terrorisme mais a aussi encouragé davantage les prises d’otages». Cependant, la réalité est tout à fait différente puisque des gouvernements occidentaux n’appliquent pas  cette résolution de l’ONU et n’hésite pas à céder au chantage des terroristes. En tout cas, l’appel de l’Algérie intervient au moment où la France n’est apparemment pas loin de tomber dans le piège du payement de rançon afin de libérer ses cinq ressortissants kidnappés au Niger. D’ailleurs, les négociations sont déjà engagées. Paris a déjà traité avec les terroristes pour libérer un de ses ressortissants à travers la pression qu’elle a exercée sur le Mali. Conséquence : quatre terroristes ont été libérés, dont deux étaient revendiqués par l’Algérie. L’Algérie s’est retrouvée face à une ingérence étrangère et un manque  d’engagement dans la région du Sahel.

Elargissement de la coalition anti Al-Qaïda au Sahel ?

Par ailleurs, certaines voix  s’élèvent pour appeler à l’élargissement de la coalition anti Al-Qaïda au Sahel à d’autres pays de la région, à l’instar du Tchad, de la Libye et du Maroc. Une possibilité qui sera  étudiée aujourd’hui  lors de la réunion des chefs des services de renseignement du Sahel. C’est en tout cas ce qu’a indiqué par une source diplomatique malienne hier à l’AFP. Il est à souligner qu’officiellement aucune information n’a été donnée par l’Algérie sur un éventuel élargissement de la coalition anti Al Qaida.  La même source parle de divergence constatée lors  de la réunion de Tamanrasset tenue dimanche et lundi derniers. Ainsi, on se demande s’il n’y  a pas des parties qui veulent saboter l’action de l’Algérie dans la gestion de la situation au Sahel ?    

Par Nacera Chenafi

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Elle regroupe les pays du Sahel

Réunion aujourd’hui des chefs des services  de renseignement à Alger

L’Algérie abritera aujourd’hui une réunion des chefs des services de renseignement du Sahel. Une réunion qui permettra de mettre en place un centre commun de renseignement en matière de lutte contre le terrorisme. Le choix de l’Algérie pour abriter cette coalition anti-Al Qaida, répond à des donnes objectives, à savoir l’expérience, les moyens militaires et la détermination affichée par Alger pour l’extermination du terrorisme dans la sous région. La Mauritanie, le Niger et le Mali participent à cette réunion, mais d’autres pays ont laissé entendre leur volonté de faire partie de cette union contre-terrorisme chapeauté par l’Algérie. A citer notamment, le Maroc, la Libye et le Tchad. Des sources diplomatiques maliennes, citée par l’AFP, ont souligné que «pour être efficace, la coalition anti-Al-Qaïda doit s’ouvrir à des pays comme le Tchad, la Libye et le Maroc qui ont une expertise en matière de lutte contre l’islamisme». La réunion d’aujourd’hui intervient quatre jours après la rencontre des chefs d’états-majors des pays du Sahel, tenue à Tamanrasset. Une réunion qui a permis d’évaluer la situation sécuritaire dans la région. Comme il a été procédé à un échange d’informations et d’analyses permettant d’établir un bilan exhaustif des activités et actions effectuées pour la concrétisation d’une stratégie commune de lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée. Le général de corps d’armée, Ahmed Gaid Salah, n’a pas manqué d’appeler les pays membres «à passer à l’action» et à traduire «les engagements, par des actions de lutte antiterroriste bien préparées et bien coordonnées entre les forces armées». La réunion des chefs des services de renseignement, en Algérie, est la consécration des efforts consentis, en premier lieu par l’Algérie, pour attirer l’attention du monde entier sur la menace terroriste qui n’épargne aucun pays. Une raison pour laquelle des pays occidentaux ainsi que les USA comptent beaucoup sur son expérience dans la lutte contre le terrorisme et dans la lutte contre ce mal sur leur propre territoire. Avant qu’un nouveau phénomène ne voit le jour et bouleverse toutes les donnes. A savoir le paiement des rançons, suite au kidnapping de ressortissants étrangers notamment dans la région du Sahel. La réaction de l’Algérie était ferme et n’a cessé de demander l’interdiction du payement des rançons afin d’assécher les sources de financement des terroristes. En attendant que certains pays daignent jouer le jeu, l’Algérie continue de mobilier les pays du Sahel et de préconiser une lutte sans concession contre les éléments d’Al Qaida au Maghreb islamique (AQMI). 

A. F.

 

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Ils demandent les mêmes privilèges que les étrangers

Les entrepreneurs veulent la totalité du million de logements

»Les 25 000 entreprises algériennes du bâtiment sont en mesure de réaliser 1 200 000 logements prévus dans le cadre de ce nouveau quinquennat».

Alors que le ministre de l’Habitat appelle à la création de nouvelles entreprises de bâtiment afin de pouvoir construire, par des nationaux, les 1,2 million de logements programmés pour le quinquennat 2010/2014, les entrepreneurs, quant à eux, affirment être capables de réaliser la totalité du projet. Ils disent encourager la création par les jeunes diplômés de sociétés de bâtiment, mais rappellent que les procédures sont longues. «Un jeune diplômé de l’université a besoin de plus d’une année pour monter sa propre boîte» affirme Abdelmadjid Denouni, président de l’Union générale des entrepreneurs algériens (UGEA). A défaut, «les 25 000  entreprises algériennes du bâtiment existant sont en mesure de réaliser le 1 million 200 000 logements prévus dans le cadre de ce nouveau quinquennat» soutient notre interlocuteur. M. Denouni prévient néanmoins que les entreprises algériennes devraient bénéficier des mêmes privilèges que ceux accordés aux sociétés étrangères. Notamment, en ce qui concerne l’application de la formule de révision des prix et le versement, immédiat, des honoraires des sociétés de réalisation. L’orateur explique qu’elles sont rares les sociétés du bâtiment algériennes qui bénéficient des mesures de révision des prix et du règlement de leurs soldes dans de meilleurs délais. «Alors que les étrangers perçoivent leurs dus en moins de quatre semaines de la réception des projets, les sociétés algériennes sont obligées d’attendre durant   trois à quatre mois» se plaint-il. Les assurances des professionnels du bâtiment contredisent les appréhensions du ministre de tutelle. Nordine Moussa, manifestement non satisfait des performances actuelles des entrepreneurs algériens, a souligné qu’il est «inadmissible de recourir en permanence aux entreprises étrangères pour construire nos propres logements». Pourtant, a-t-il relevé, le secteur de l’Habitat a bénéficié d’un budget conséquent de 3 700 millions DA, au titre du quinquennat en cours. Si l’offre est alléchante, il est toutefois à relever que la majorité des entreprises nationales ne répondent pas au cahier des charges pour pouvoir décrocher de grands chantiers. Ce que tient à infirmer M. Denouni, expliquant que «ce sont seulement les grandes tours, de plus de 30 étages, qui posent problème aux entrepreneurs algériens». Et dans ce cas, «l’on peut participer à leur réalisation dans le cadre  d’un partenariat qui permettra, en outre, aux sociétés algériennes de bénéficier de l’expérience étrangère». Le président de l’Union générale des entrepreneurs algériens n’a pas manqué de rappeler que le 1 million de logements, inscrit au titre du quinquennat 2005/2009, a été réalisé à 90% par des sociétés du bâtiment algériennes. Précédemment, le ministre a expliqué que les sociétés étrangères refusent de réaliser des projets de moins de 1000 logements dans un même site, pour des raisons économiques. Nordine Moussa a également indiqué que sur 30 000 entreprises du bâtiment existant en Algérie, seules 406 d’entre elles sont classées dans la catégorie des entreprises disposant de moyens humains, logistiques et de l’expérience leur permettant de participer aux grands chantiers.

Par Aomar F.

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Mohamed Saib Musette (*) à propos du sondage sur l'emploi et les multinationales

«Ce n’est pas représentatif de la réalité algérienne»

Suite au sondage réalisé par Emploitic.com, un organisme privé de recrutement sur internet, et rapporté hier par l’APS selon lequel  60% des demandeurs d’emploi en Algérie souhaitent travailler dans des entreprises multinationales, le sociologue, joint par nos soins, affirmera que «ce sondage est très restreint et très limité», expliquant que ce dernier devait être réalisé «sur tout le territoire national couvrant toutes les catégories de la population» pour plus de représentativité.

En effet, selon M. Musette,  les résultats de cette enquête «méritent d’être élargis avec des procédures techniques» selon les normes requises en la matière. Et de poursuivre que quand bien même ce sondage aurait été élargi, «cela m’étonnerait que le résultat soit le même». Arguant que le marché du travail en Algérie absorbe quelque 98% de personnes en activité réparties dans les différentes sociétés et entreprises et autres administrations, écoles, hôpitaux. En outre, notre interlocuteur relèvera que «les multinationales sont très peu présentes en Algérie», et «offrent peu d’emplois». Bien au contraire, ajoutera le sociologue, «ce sont les entreprises algériennes qui recrutent beaucoup plus». «C’est pour cette raison que ce sondage ne peut être une réalité algérienne. Il ne pourrait être vrai que pour une population très limitée», soutiendra le chercheur. En effet, l’emploi dans les sociétés étrangères et autres multinationales peut être attrayant pour certains notamment sur le plan de la rémunération, mais il n’en demeure pas moins qu’en termes de pérennité d’emploi, de couverture sociale, et de conditions de travail humainement parlant les administrations, organismes ou entreprises publiques ou privées demeurent les seuls à garantir ces facteurs de stabilités socioprofessionnels.

A ce propos, il est à noter que certaines multinationales et autres sociétés étrangères se sont rendues coupables de violation du droit du travail pour ne citer que les licenciements abusifs, les harcèlements, conditions de travail précaires. Ils sont des centaines de travailleurs à en être victimes, néanmoins, peu d’entre eux portent plainte.

Rappelant dans ce contexte l’affaire de Meriem Mehdi qui a été abusivement licenciée et de manière arbitraire le 8 novembre 2009 par British Gas, une multinationale installée à Hassi Messaoud, et qui a entamé une grève de la faim de plus d’un mois pour dénoncer son licenciement abusif et exiger la réintégration à son poste de travail.

Toutefois, il n’en demeure pas moins que travailler dans une multinationale comporte un certain privilège et un rêve tant en matière de rémunération, que de formation et de carrière pour les jeunes universitaires et autres cadres déjà en poste «pour accéder à un meilleur statut social», diront-ils.

 (*) Sociologue et chercheur au Centre de recherche en économie appliquée pour le développement (Cread) d’Alger, spécialiste de la question des migrations internationales, et co-auteur d’une enquête : «Profil des migrants subsahariens en situation irrégulière en Algérie » (avril 2007), commanditée par le CISP

Lynda N. Bourebrab

 

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Elles seront versées avec effet rétroactif à partir de janvier 2008

De nouvelles indemnités pour la formation professionnelle

Bonne nouvelle pour les fonctionnaires du secteur de la formation professionnelle ! Ces derniers, au nombre de 30 000 enseignants, bénéficieront dans les prochains jours de plusieurs indemnités.

En effet, le nouveau régime indemnitaire de cette catégorie de travailleurs a été adopté par le Conseil de gouvernement la semaine dernière. Invité hier à l’émission «L’invité de la rédaction» de la Radio nationale, Chaîne III, l’inspecteur général du ministère de la Formation professionnelle, Akli Hammami, a affirmé que le nouveau régime indemnitaire «sera mis en œuvre avant le 30 novembre prochain». Ce régime indemnitaire, qui sera révisé en application du nouveau statut relatif à ce secteur, comprend plusieurs primes. D’autres par contre ont été revues à la hausse. Dans ce sens, l’indemnité d’expérience professionnelle passera de 2 à 4% du salaire de base et les primes d’amélioration des performances pédagogiques et de gestion seront calculées sur la rémunération principale avec un taux variant entre 0 et 40%. L’indemnité de qualification sera de 25% du salaire de base pour les personnels de catégories 12, et moins et de 30% pour les catégories 13 et plus. Selon les catégories, l’indemnité de documentation variera entre 2 000 et 3 000 dinars. L’indemnité versée aux agents techniques d’application sera de 25% du salaire de base, et la prime de rendement sera de 30%. Selon Akli Hammami, toutes ces indemnités seront versées avec effet rétroactif à partir de janvier 2008. «Les indemnités de performance seront servies chaque trimestre et les autres indemnités le seront mensuellement», a-t-il  précisé. Le montant global dégagé pour cette revalorisation salariale est estimé par l’intervenant à 10 milliards de centimes. Interrogé sur une éventuelle augmentation de la bourse des stagiaires, le responsable a indiqué que cette bourse a déjà connu une revalorisation, et ce, à l’issue du discours du président de la République dans la wilaya de Sidi Bel Abbès. Ainsi, la bourse d’équipement est passée de 300 à 2 000 dinars. Les bourses attribuées aux techniciens supérieurs ont augmenté de 50% pour atteindre les

1 350 dinars. «En plus des bourses, nous accordons un pré salaire aux apprentis qui suivent une formation en alternance entre les centres et les unités économiques. Un pré salaire estimé à 15% du SNMG», a-t-il expliqué. Concernant la rentrée de la formation professionnelle 2010/2011, qui aura lieu le 17 octobre prochain, Akli Hammami a souligné qu’elle est placée sous le signe de l’amélioration des programmes et le perfectionnement des ressources humaine. L’objectif tracé, indique le responsable, est d’adapter la formation professionnelle aux besoins du marché du travail. Le BTP, le tourisme, l’hôtellerie sont les secteurs qui ont exprimé des  besoins en main-d’œuvre qualifiée. «Ces secteurs ont exprimé des besoins dans 155 spécialités», a-t-il dit. Le projet du lancement du Bac professionnel est renvoyé aux calendes grecques. «C’est un dossier complètement oublié et qui n’est pas à l’ordre du jour», affirme M. Hammami. Par ailleurs, ce responsable a affirmé qu’un projet de création d’un diplôme supérieur d’enseignement professionnel est à l’étude. La durée exigée pour l’obtention de ce diplôme est de 18 mois. «C’est un diplôme qui se situe entre celui du technicien supérieur et la licence», a-t-il expliqué.   

Par Hocine L.

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Médecins du secteur public

Une augmentation de salaire avant la fin de l’année

Les négociations entre le ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière et l’Intersyndicale des praticiens de la santé publique semblent franchir une étape. Le dossiers des salaires, principale revendication des médecins à l’origine d’un mouvement de protestation qui a duré plus de 4 mois, sera pris en charge avant la fin de l’année en cours. C’est ce qu’a affirmé le ministre de la Santé, Djamel Ould Abbès, lors d’une visite d’inspection effectuée avant-hier. Le premier responsable du secteur de la santé a indiqué que «ce dossier a été soumis à un haut niveau de l’Etat et est en cours d’examen». «Avant la fin de l’année, il y aura une solution satisfaisante pour tous», a-t-il précisé. Le ministre ajoutera que ce dossier est examiné sous l’égide du Premier ministre, en vue de répondre aux revendications des médecins, des spécialistes et des infirmiers, soulignant que ces revendications sont «légitimes» et qu’en sa qualité de ministre il se doit de les défendre. Concernant la question de la pénurie de médicaments ou le manque d’équipements, le ministre a assuré que «ce problème ne se pose pas actuellement».      

Hocine L.

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Algérie-France

Une quarantaine d’entreprises d’exportation en formation

Une quarantaine d’entreprises de l’Ouest du pays bénéficie d’un stage de formation spécifique de trois jours sur les techniques de commerce international, lancé lundi à l’école régionale des Douanes d’Oran, dans le cadre de la coopération algéro-française.  La supervision des entreprises ciblées a été confiée à la direction régionale du commerce d’Oran et de Saïda, a indiqué mardi le chef de projet du programme «Optimexport», Marc Martinant.  «Les 40 entreprises, choisies parmi une centaine d’opérateurs ayant souscrit au programme, sont celles qui ont des potentialités à l’exportation», a souligné l’expert français.  Ce séminaire de formation, qui regroupe des représentants d’organismes et administrations des wilayas d’Oran, Tlemcen, Mostaganem, Aïn Témouchent, Sidi Bel-Abbès, Tlemcen, Saïda et Mascara, notamment ceux des chambres de commerce de l’Oranie, de la Compagnie algérienne d’assurance et de garantie à  l’exportation (CAGEX), cible en premier lieu les dirigeants d’entreprises.   Selon un expert algérien, «Optimexport» est un programme de coopération algéro-français financé par le ministère du Commerce qui est le maître de l’ouvrage avec l’assistance de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) et l’Agence française pour le développement (AFD), visant notamment le renforcement des capacités nationales d’exportation par la formation et l’information.  Concernant le volet formation, plusieurs entreprises du centre du pays et des personnels consulaires et institutionnels ont été initiés dans le cadre de ce programme sur les techniques de commerce international, notamment  les techniques fondamentales à l’exportation, l’environnement financier, les procédures douanières et juridiques.   Le comité du pilotage du programme «Optimexport» a estimé utile de déployer la formation au niveau des régions pour un meilleur rapprochement des opérateurs.  Lancé depuis 2007 pour une durée de trois années, ce programme de formation est dédié à «l’environnement et finances», a-t-on souligné.            

L. M.

 

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Construction de 2 200 logements au profit des quartiers de Dar El Beïda

La résorption de l’habitat précaire se poursuit

1 588 logements seront construits à Si Mustapha et 606 autres à Boudouaou El Bahri, deux communes relevant de la wilaya de Boumerdès. Selon des informations fiables, ces logements seront destinés aux habitants de Dar El Beïda. Ainsi, par ces mesures prises par les hautes autorités de l’Etat, 2 194 logements sociaux seront construits au niveau de ces deux communes de la wilaya de Boumerdès dans le cadre du programme de la résorption de l’habitat précaire de la wilaya d’Alger. A Si Mustapha comme à Boudouaou El Bahri, l’entreprise chinoise chargée de la réalisation du projet est à pied d’œuvre pour entamer les travaux. Des matériels et équipements, entre autres centrale à béton et engins de travaux publics sont sur les sites, pour installation et les travaux de terrassement. Tout est prêt pour le lancement du projet d’une manière officielle. Les travaux de réalisation des magasins et les lieux d’entreposage des matériaux de construction sont en cours. Les choix des terrains sont déjà effectués et ont porté  sur des terrains à vocation agricole et touristique pour la réalisation de ces projets, inscrits, selon des informations, dans le cadre de la résorption de l’habitat précaire de la wilaya d’Alger et au profit de certains quartiers de Dar El Beïda. Il est à rappeler que les élus de l’APW avaient dénoncé, lors de la dernière session du printemps dernier, l’implantation de ces projets et le choix sur des terrains agricoles pour la construction de ces logements. Le rejet est motivé par la préservation de ces terres agricoles et fertiles. «Le principe est bon, ce sont des citoyens algériens, affirment-ils, mais le mieux est que les projets soient implantés sur des piémonts et non sur des zones agricoles et touristiques», ajoutent les élus de l’APW. «Les communes de Boudouaou El Bahri tout comme Si Mustapha éprouvent déjà des difficultés pour acquérir des terrains d’assiette pour leurs propres équipements publics», précisent-ils. Force est de rappeler aussi que 31 356 logements figurent dans le programme du plan quinquennal 2010-2014. Pour la concrétisation de ce projet, une enveloppe financière de plus de 58 milliards de dinars est allouée à la wilaya. Parmi lesquels 18 828 unités entrent dans le cadre du logement public locatif (LPL), 6 188 logements sociaux participatifs, 5 666 logements ruraux et 674 dans le cadre de l’Agence d’amélioration et du développement du logement (AADL).

A.Kichni

 

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Un secteur qui se relève

Deux millions de touristes ont visité l’Algérie en 2009

Le ministère a agréé, ces dernières années, 474 projets d’investissement touristique d’une capacité totale de plus de 45 000 lits.

Le nombre d’arrivées de touristes en Algérie a atteint près de 2 millions de touristes en 2009, a indiqué lundi à Alger le ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Smaïl Mimoune.   «Il est à signaler qu’au titre de l’année 2009, le nombre d’arrivées de touristes en Algérie a atteint plus de 1,9 million, que les recettes du tourisme sont de l’ordre de 330 millions de dollars, et que la capacité totale d’accueil est de près de 90 000 lits», a indiqué

M. Mimoune dans une allocution à l’occasion de la célébration de la Journée mondiale du tourisme.  Le ministre a indiqué qu’il est prévu à l’horizon 2015, une augmentation des recettes touristiques à 530 millions de dollars, grâce à l’accroissement des flux touristiques, ainsi que la création de 560 000 postes d’emploi et la réalisation de structures d’accueil haut de gamme avec une capacité  supplémentaire de 75 000 lits.  Il a précisé en outre que le ministère a agréé, ces dernières années, 474 projets d’investissement touristique d’une capacité totale de plus de 45 000 lits.        

M. Mimoune a appelé, dans ce cadre, les acteurs concernés à une contribution efficace pour «hisser le tourisme dans notre pays au niveau des pays avancés dans ce domaine et récolter ses effets socio-économiques et environnementaux». A propos du thème retenu cette année pour la célébration de cette journée, à savoir «Le Tourisme et la diversité biologique», le ministre a souligné que ce thème se veut «un appel fort aux pays du monde pour une meilleure prise de conscience de l’importance de la biodiversité et du rôle du tourisme durable dans la préservation de la vie sur notre globe».         «Le tourisme et la biodiversité sont interdépendants. Les relations sont étroites et complémentaires entre les espaces naturels avec leur biodiversité et les activités touristiques qui s’y exercent», a-t-il relevé. M. Mimoune a rappelé que la stratégie de développement durable du tourisme doit prendre en considération la préservation des ressources biologiques naturelles et la prise de toutes les mesures incitatives en faveur de la protection des espèces et systèmes biologiques. Cette journée représente également une occasion pour  «réaffirmer la place du tourisme dans notre pays et son rôle économique et social dans le futur», a affirmé M. Mimoune.  Dans ce contexte, le ministre a indiqué que le tourisme occupe actuellement la première place dans le marché mondial des services, constitue une source importante de revenus, emploie des millions de personnes et ouvre des perspectives économiques aux différents pays. Concernant le nombre d’arrivées de touristes dans le monde, bien qu’il ait enregistré une baisse de 4% en 2009 (avec 880 millions de touristes) par rapport à l’année 2008 (924 millions de touristes), à cause de la crise financière et de la grippe A/H1N1, l’on s’attend à ce que l’activité touristique dans le monde connaisse une croissance de l’ordre de 3% à 4% pour 2010, selon les prévisions de l’Organisation mondiale du tourisme (OMT).  Quant aux recettes du tourisme international (852 milliards de dollars), elles devraient augmenter parallèlement à la croissance des flux touristiques, estime l’OMT. En outre, il est prévu à partir de l’année 2011, une reprise de la croissance de l’activité touristique entre 4% et 5% en moyenne par an, ce qui fournira à l’horizon 2020 plus de 320 millions d’emplois dans le tourisme et les services connexes, ainsi que le déplacement de plus de 1,5 milliard de touristes.

Par Selma N.

 

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Regard

Un monde obscène

Il y en avait du beau monde à la Maison-Banche. Il y en avait des sourires et des poignées de mains. Le maître de cérémonie et supposé maître du monde, fier et ému à souhait, trônait au milieu de ses invités et menait le spectacle. Les principaux acteurs, les Etats-Unis, Israël et la Palestine, pour ce qu’y représente Mahmoud Abbas, ont tous bien joué leurs rôles respectifs.

Le décorum et la pompe étaient à la mesure de  l’événement qui avait droit à une retransmission en direct sur les principaux canaux de télévision. C’était parti. Un an après, on pourrait, peut-être, parler d’un Etat palestinien à l’ONU.  Cette fois-ci, cela ne pouvait pas ne pas marcher. Il en aura fallu du temps et des efforts pour en arriver à cet instant crucial. Obama a dû parler aux Arabes et aux musulmans  et  menacer Mahmoud Abbas  pour le faire venir à Washington.

Il a  aussi  dû supplier Netanyahu de ne rien dire le jour J, de ne pas gâcher la fête et de laisser à plus tard l’essentiel. C’est ce qui s’est passé. A côté, nombreux  voulurent croire qu’Obama avait des promesses israéliennes, que l’arrogance sioniste ne serait pas de mise et que tout pouvait être possible. Eh bien non ! Rien  n’avait changé. Le gel de la colonisation, ce ridicule minima de respect du droit international, n’est pas prolongé. En échange, c’est aux Palestiniens d’accepter un compromis et pas aux spoliateurs d’arrêter de  spolier. Comme d’habitude. Le même jour où les colons sionistes reprennent leurs bulldozers, les Etats-Unis signent avec  Israël un accord sur le développement d’un système de défense contre les missiles à courte portée, destiné à contrer les attaques du Hezbollah. Les Etats-Unis affirment  à cette occasion «l’engagement continuel des Etats-Unis envers la défense d’Israël».

Abbas, lui, a droit  à des pressions pour fermer les yeux sur le dépeçage de son pays. Il ne peut que murmurer  «tout le monde veut la paix et tout le monde travaille pour la paix, mais toutes les parties sont confrontées à des obstacles». Il arrête quand même de discuter avec Netanyahu et va rechercher une caution politique auprès de la Ligue arabe, que les Etats-Unis disent espérer.

Netanyahu ne veut même pas prier les colons de patienter. C’est dans l’ordre des choses. Comme l’est la vision sur l’évaluation du carnage de Ghaza. A ce propos, il y a un bilan sioniste qui a été fait et qui est mis dans la balance.

On avance le coût de la fortification des maisons et des écoles de Sderot et d’autres communautés du Néguev, qui s’élèverait à plus de 225 millions $,  le coût de 32 abris anti-aériens publics de 3,5 millions de dollars. Il faut y ajouter les dépenses nécessaires à la construction de nouvelles écoles résistantes aux missiles dans le Néguev. Cette dépense se monterait à 18 millions de dollars.

Il faut encore, last but not least, prendre en charge  des traitements de milliers de résidents, victimes de stress post-traumatique  et compenser pour les propriétés perdues à Sderot et dans les communautés environnantes. Les compensations concernent  la perte de productivité des résidents du Néguev, le coût du développement du système Dome d’Acier et de tous les nouveaux systèmes de défense contre les roquettes et les mortiers, les frais de l’opération Plomb Durci.

Parce que c’est une guerre qu’Israël n’aurait pas dû mener si les roquettes n’avaient pas été tirées pendant 8 ans. Cela comprend l’énorme quantité d’argent qu’Israël a été forcé de dépenser pour minimiser les pertes civiles, les largages de tracts appelant les habitants de Ghaza à fuir un endroit précis avant les bombardements (pareil pour les dizaines de milliers d’appels…) De quoi fendre les cœurs les plus endurcis.

Par Ahmed Halfaoui

 

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