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Accrochage entre groupe armé et gardes communaux µ
Deux kalachnikovs récupérés
Les
terroristes s'apprêtaient à s'approvisionner en produits
alimentaires quand ils ont été repérés par les gardes
communaux qui les ont pris pour cible. Les gardes
communaux de la localité de Souamaa (Mekla), à l’est de
la wilaya de Tizi Ouzou, ont accroché jeudi soir après
la rupture du jeûne un groupe armé, avons-nous appris de
sources sécuritaires. Selon les indications fournies par
nos sources, les terroristes s’apprêtaient à
s’approvisionner en produits alimentaires quand ils ont
été repérés par les gardes communaux qui les ont pris
pour cible. Les terroristes ont riposté au moment de
leur repli mais les gardes communaux les ont pourchassés
et ont mis la main sur deux kalachnikovs. On ignore si
les deux armes en question ont été abandonnées par les
terroristes fuyards ou pas. Nos sources ont indiqué que
les terroristes étaient blessés, car ayant laissé des
traces de sang sur le chemin.
Par
Hamid M.
Mercredi sanglant à Boumerdès
Deux Patriotes et un repenti assassinés
La
menace terroriste contre les citoyens s’amplifie en ce
mois sacré de ramadhan. Mercredi dernier aux environs de
22 heures, un élément de groupe de légitime défense (GLD)
a été assassiné, à proximité du village agricole de
Boudhar situé à trois kilomètres au nord du chef-lieu
communal Si Mustapha, a-t-on appris de source
concordante. Selon notre source, la victime était à bord
de son véhicule lorsqu’elle a été capturée par un groupe
de terroristes avant de l’éliminer par balle non loin du
village de Boudhar où elle réside. Son véhicule de
marque Toyota a été incendié quelques kilomètres plus
loin, sur la route nationale 24 D reliant Si
Mustapha-Zemmouri au lieudit Hallaba. Selon des témoins,
la victime était menacée par les groupes terroristes
armés affiliés à la seriate d’Ouled Ali qui écume la
région. Par ailleurs, l’on rapporte que le même jour
deux autres civils ont été assassinés par les groupes
terroristes armés. Parmi ces derniers, ainsi que
rapporté dans notre précédente édition, un Patriote
habitant la ville de Sidi Daoud, tué mercredi dernier à
15 heures dans son vignoble situé à proximité de l’oued
Sebaou, et un repenti K.Ali âgé de 50 ans habitant
Baghlia, 20 mn après le f’tour au moment où il allait
prendre place dans son véhicule. Ainsi, en moins d’une
semaine pas moins de quatre civils ont été tués dans la
wilaya de Boumerdès et plus de six victimes parmi les
militaires dans des attentats à la bombe piégée.
A.
Ammar
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TIZI OUZOU
Démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants
Un
réseau de trafic de stupéfiants a été démantelé par la
police au courant de cette semaine dans la daïra de
Larbaa Nath Irathen au sud de la wilaya de Tizi Ouzou,
apprend-on dans un communiqué émanant de la cellule de
communication de la sûreté locale. Il est composé d’au
moins quatre individus sur lesquels une quantité de plus
de 228 grammes de kif traité ainsi que des psychotropes
ont été saisis. Déférés devant le parquet de Larbaa Nath
Irathen avant-hier, S.R (45 ans), K.M (34 ans) et K.A
(23 ans) ont été placés sous mandat de dépôt alors que
le quatrième mis en cause a été mis sous contrôle
judiciaire en attendant leur jugement pour détention de
stupéfiants à des fins de commercialisation.
H.
M.
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… Et neutralisation de deux réseaux à Béjaïa
La
police judiciaire de Béjaïa a arrêté et déféré au
parquet, ce jeudi, quatre personnes (deux hommes et deux
femmes), présumés impliqués dans un réseau de trafic de
drogue établi entre Béjaïa et El-Kseur, a-t-on appris de
ses services. Agissant sur information, les enquêteurs
ont procédé d’abord à l’arrestation d’un couple puis
d’une jeune femme dans le quartier d’Ihaddadene, avant
d’étendre leur filet dans la ville d’El-Kseur, où un
présumé dealer a été surpris en possession de près de
sept kg de cannabis. La prise totale auprès des trois
acolytes a été estimée à 7,9 kg, a-t-on précisé. Selon
la même source, mardi dernier, un autre réseau, composé
de 5 personnes, activant entre Béjaïa et la localité de
Tala-Hamza à l’Est a été également neutralisé pour les
mêmes motifs de vente et détention de drogue. Pendant
l’opération il a été saisi en leur possession un
pistolet automatique, quelques barrettes de cannabis et
une importante somme d’argent supposée provenir de la
vente de drogue, a-t-on ajouté.
(APS)
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La question du jour
Printemps arabe au pluriel (1)
Nous
ne disposons sans doute pas encore de suffisamment de
recul, ni même d’informations, sur ce qui s’est
réellement passé, et se passe encore dans certains cas,
pour se faire une idée exacte sur la nature de ce qu’on
a appelé le printemps arabe. Nous nous trouvons pour
l’heure dans la position de quelqu’un qui observe le
déroulement d’un phénomène, ses effets visibles et
dramatiques, mais ignore à peu près tout de ses causes.
Le pluriel semble en effet de rigueur, car il est rare
qu’un bouleversement politique ne soit dû qu’à une seule
cause. Même si sa mise en train, ce que les historiens
appellent la cause immédiate, se suffit souvent d’une
impulsion unique, ayant en général cette particularité
de paraître sans commune mesure avec ses effets (l’effet
papillon), en l’occurrence l’acte désespéré d’un chômeur
en quelque sorte de base nommé Mohamed Bouazizi. Mais
il faudrait pour qu’un battement d’ailes produise de
prodigieux effets que les temps soient mûrs, que toutes
les autres causes soient réunies et activées ; que les
mèches, autrement dit, soient déjà apprêtées, et même
allumées au moins pour certaines d’entre elles, mais à
l’insu de tout le monde. (Sauf des manipulateurs, s’il
en existe, ce qui n’est pas la règle, mais l’exception.)
L’appellation de printemps arabe doit être mise en
cause, parce qu’elle donne à penser que dès sa naissance
la vague partie de Tunisie avait revêtu une dimension
régionale. De sorte qu’elle avait dès l’origine vocation
à déferler sur tout le monde arabe pour y produire des
effets similaires à ceux qui se sont développés en
Tunisie. Or, jusqu’à présent, ce n’est qu’en Egypte que
les événements se sont en quelque sorte découpés sur le
patron fourni par le pays initiateur, la Tunisie. Ni au
Yémen, ni en Syrie, ni en Libye, les événements n’ont
pris la même tournure.
On
dira qu’après tout il n’y a rien d’étonnant à cela.
Qu’une même secousse peut avoir une traduction immédiate
différente selon la nature du sol et la solidité des
constructions qui l’occupent. Mais comme elle est
importante, très élevée sur l’échelle de Richter, ce
qu’elle n’a pas fait tomber du premier coup, elle ne
manquera pas d’en venir à bout par la suite, à force de
répliques. De sorte que l’effondrement a été seulement
reporté là où il ne s’est pas encore produit. Même les
pays qui en sont sortis complètement indemnes la
première fois finiront par être atteints à leur tour, et
trembleront eux aussi sur leurs fondements, avant que
leur sommet ne s’écrase fatalement au sol.
Le
problème c’est qu’on est tout aussi bien fondé à tirer
d’autres conclusions de ces mêmes données. Il suffit
pour cela de mettre l’accent non pas sur les traits
communs à tous ces pays, à savoir, grosso modo, qu’ils
sont arabes et que leurs régimes ne sont pas
démocratiques, mais sur leurs différences. On ne peut
manquer alors de voir ce qui les sépare. Et ce qui
devient étonnant à ce moment, c’est précisément qu’ils
se trouvent plongés dans des troubles apparemment de
même nature.
Avec
ce renversement de perspective, même la question de
savoir si on est bien en présence d’une vague
démocratique devient légitime. Demandons-nous en effet
si ces bouleversements se seraient produits dans chacun
de ces pays si le chef d’Etat n’était pas en poste
depuis plus de trois, et même plus de quatre décennies
pour le doyen d’entre eux, Kaddafi, si plutôt il y
avait accédé depuis sensiblement moins longtemps.
Nous
pouvons être plus précis, ou plus défiants encore, et
nous demander si la crise aurait éclaté si seulement ces
chefs avaient clairement fait savoir auparavant à leurs
opinions qu’ils ne resteraient pas au pouvoir au-delà du
mandat courant, et qu’en tout état de cause, il
n’entrait pas dans leurs intentions de laisser en
héritage le pouvoir à l’un ou l’autre de leurs fils. Ces
deux torts, qu’ils soient cumulés ou non, comme dans les
cas de Moubarak, Kaddafi, et Salah, semblent bien avoir
été le détonateur. A force d’être ruminés par leurs
peuples, leur colère s’est trouvée à leur comble. Aussi
sont-ils passés à l’action à la première occasion venue.
En Egypte, par exemple, ça faisait des années que la
marmite bouillait sur ce feu allumé nommé taourit. Ce
n’est qu’une fois que l’explosion s’est produite que
Moubarak a eu les mots qu’il aurait été inspiré de
prononcer bien avant.
Mais
si les dictatures étaient en plus intelligentes, le
risque serait grand qu’elles soient aussi éternelles.
Par
Mohamed Habili
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