Événement

Retour

Le CNT prend ses quartiers à Tripoli

Introuvable, Kaddafi appelle à résister

Réformes politiques

Hanoune exprime ses doutes quant au changement

Face à la menace des syndicats de l’Education

Benbouzid a 15 jours pour convaincre

Depuis le début des révolutions dans le monde arabe

Le nombre de facebookers a explosé en Algérie

Cimetières, mosquées et autres lieux

Un Aïd sous haute surveillance

Un plan de trafic de cannabis déjoué 

Saisie de trois tonnes de drogue destinées à l’Europe

 

 27/08/11

Le CNT prend ses quartiers à Tripoli

Introuvable, Kaddafi appelle à résister

Alors que la diplomatie algérienne dément avoir conditionné la reconnaissance du CNT libyen contre l'engagement de ce dernier dans la lutte antiterroriste dans la région, le CNT s'installe à Tripoli.  Maâmmar Kaddafi, qui demeure encore introuvable, s'est de nouveau manifesté dans un message télévisé. Parallèlement, les combats continuent dans plusieurs régions en Libye.

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ali Bellani, a formellement démenti les propos rapportés avant-hier par la chaîne Al Arabiya, selon laquelle l’Algérie conditionnait sa reconnaissance du Conseil national de transition, organe politique des rebelles libyens, à l’engagement de celui-ci à lutter contre Al Qaïda au Maghreb islamique (AQMI). Par ailleurs, le gouvernement par intérim de l’insurrection libyenne, le Conseil national de transition (CNT), dont le siège était jusqu’ici à Benghazi, a annoncé son installation dans la capitale Tripoli. A ce sujet, le vice-président du CNT, Ali Tahouni, a indiqué lors d’une conférence de presse :  «Je déclare le début et la reprise du travail du comité exécutif à Tripoli. (…) Longue vie à une Libye démocratique et constitutionnelle et gloire à nos martyrs». De son côté, huit hauts responsables du CNT sont arrivés avant-hier dans la capitale pour préparer la transition politique, a annoncé un porte-parole du CNT, Mahmoud Chammam. Dans ce contexte, Ali Tahrouni, le chargé des Finances au sein du CNT dira que la non capture de Kaddafi ne devrait pas constituer un problème à l’installation de leur gouvernement, affirmant ainsi : «Nous pouvons commencer à rebâtir notre pays». Quant à Kaddafi, «il se déplace d’un égout à l’autre», a-t-il affirmé.

Kaddafi a appelé à la lutte armée pour vaincre «les ennemis»

À Tripoli, deux jours après la prise de Bab al-Aziziya, le quartier général de Maâmmar Kaddafi, les opposants à la Jamahiriya, ayant mis sa tête à prix pour la somme de deux millions de dollars, continuent de traquer le dirigeant libyen en fuite. Ce dernier a appelé ses partisans, dans un message sonore diffusé avant-hier, à sortir de chez eux et mener une lutte armée pour vaincre les «ennemis» et «libérer» Tripoli. «Il faut résister contre ces rats d’ennemis qui seront vaincus grâce à la lutte armée», a déclaré le colonel dans l’enregistrement diffusé par la chaîne satellitaire Arrai basée en Syrie.

 En plus des combats à Tripoli, l’Otan bombarde Syrtre

Dans la ville, les rebelles ont combattu les pro-kadhafi dans quelques poches de résistance. A Tripoli, après plusieurs heures de combats intenses, les rebelles ont réussi à prendre le contrôle d’Abou Salim, un quartier du sud de la ville proche de Bal Al-Aziziya, mais les combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour, a indiqué le chef d’un bataillon de combattants. Après avoir pris le contrôle de Bab al-Aziziya, les rebelles cherchaient en effet surtout à mettre la main sur le colonel Kaddafi et ses fils, qui à ce stade des événements,  restent toujours introuvables. Sur le front Est, les troupes insurgées ont essayé de progresser vers la ville de Syrte, la ville natale de Maâmmar Kaddafi, bombardée par des avions de l’Otan, un refuge potentiel pour le Guide libyen en fuite, selon la rébellion. A ce propos, selon l’ex-Premier ministre du régime libyen, Abdessalem Jalloud a déclaré à la presse à Rome : «Il n’a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux possibilités. La première est que le Guide se soit caché dans la partie méridionale de Tripoli, ou alors quil soit déjà parti depuis un certain temps». En outre, dans l’Ouest, Zouara toujours contrôlée par la rébellion, reste encerclée par les forces loyalistes, ont indiqué avant- hier des rebelles de Sobratah qui s’apprêtaient à désenclaver cette ville. En outre, les forces pro et anti-Kaddafi se sont affrontées hier après-midi à Ras Ajdir, à proximité de la frontière tunisienne.

De plus, les rebelles libyens ont annoncé avant-hier avoir pris le jour même le contrôle de la localité stratégique d’Al-Wyg, dans l’extrême sud-saharien. Se revendiquant du Conseil national de transition (CNT), ces rebelles se font appeler le «Bataillon du bouclier du désert» et le «Bataillon des martyrs d’Um Al-Aranib». Majoritairement Toubous, une minorité ethnique du sud saharien, ces combattants sont dirigés par Barka Wardougou. Proche des frontières du Niger et du Tchad, la localité d’Al-Wyg tombée avant-hier entre leurs mains «est stratégique, notamment car elle abrite une piste d’atterrissage», selon Barka Wardougou. Le conflit en Libye a fait «plus de 20 000 morts» depuis la mi-février de l’insurrection contre le régime de Maâmmar Kaddafi, a déclaré avant-hier Moustapha Abdeljalil, chef du Conseil national de transition (CNT).

Le «succès» du CNT dépend des avoirs gelés

Mahmoud Jibril, numéro deux de la rébellion libyenne, a indiqué hier à Istanbul que la survie de la nouvelle administration libyenne dépendait du déblocage des avoirs libyens gelés. «Il y aura d’importantes attentes de la nouvelle administration après la chute du régime (...) et pour son succès le déblocage des fonds gelés est essentiel», a-t-il dit dans des propos traduits en turc lors d’une conférence de presse avec le chef de la diplomatie turque, Ahmet Davutoglu. A ce sujet, le Conseil de sécurité de l’ONU a accepté avant-hier de débloquer 1,5 milliard de dollars d’avoirs libyens gelés pour financer une aide d’urgence à la reconstruction du pays, ont indiqué des diplomates.

Les USA pour l’aide policière des rebelles

Les Etats-Unis devront favorablement examiner une demande d’aide policière adressée par les rebelles libyens à l’ONU, a déclaré avant-hier Victoria Nuland, la porte-parole du département d’Etat. «C’est l’ONU qui aura la direction, mais nous regarderons de quelle façon les Etats-Unis peuvent aider», a-t-elle dit.

Le CNT représentera désormais la Libye au sein de la Ligue arabe

Le secrétaire général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a affirmé avant-hier que le Conseil national de transition (CNT)  représenterait désormais la Libye au sein de l’organisation panarabe. Ainsi, il y a eu accord parmi les pays arabes, lors de la dernière réunion des ministres arabes des Affaires étrangères à Doha, sur le fait que «le moment est venu pour la Libye de récupérer son siège à la Ligue arabe, et que le CNT libyen sera le seul représentant légitime de l’Etat libyen à la Ligue», a déclaré le SG de la Ligue arabe. De ce fait, le CNT participera pour la première fois aujourd’hui à une réunion de la Ligue arabe au Caire, a-t-il dit.

Pour sa part, l’Union africaine doit favoriser «une transition inclusive et consensuelle» en Libye, alors que la phase militaire est «en train de se conclure». C’est ce qu’a déclaré hier le président de la commission de l’UA, Jean Ping, à l’ouverture d’une réunion à Addis Abeba consacrée à la Libye.

Sarkozy devrait se rendre en Libye

L‘Elysée a indiqué hier que le chef de l’Etat se rendrait dès que possible en Libye. C’est ce qu’indique le site du Parisien. D’après la présidence, Nicolas Sarkozy devrait se rendre à Tripoli, Benghazi et Misrata, en compagnie du Premier ministre britannique, David Cameron. Toutefois, cette visite ne devrait pas être effective avant la capture du «guide suprême», Maâmmar Kaddafi, toujours recherché. Les proches de Nicolas Sarkozy précisent que le déplacement devrait avoir lieu après le 1er septembre, date à laquelle Paris recevra le sommet international sur l’avenir de la Libye

Le Soudan reconnaît le CNT libyen

Le Soudan a reconnu le Conseil national de transition (CNT, rébellion), comme «le représentant légal du peuple libyen», a rapporté mercredi dernier la presse soudanaise, citant une source officielle.

Le Rwanda appelle l’UA à soutenir le CNT

Le Rwanda a appelé vendredi l’Union africaine à apporter son soutien aux rebelles libyens du Conseil national de transition (CNT), estimant que le colonel Maâmmar Kaddafi ne pouvait plus diriger le pays.

Il faudrait que «l’Union africaine puisse apporter son soutien, son accompagnement au Conseil national de transition», a déclaré sur les ondes de

Radio Rwanda, la ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo. Amnesty International a appelé à l’arrêt des tortures et mauvais traitements en Libye, pratiqués selon les témoignages recueillis sur le terrain tant du côté des rebelles que parmi les forces loyales au régime du dirigeant en fuite Maâmmar Kaddafi.

Dans un communiqué, l’association fait état de témoignages «très forts» recueillis par sa délégation locale en Libye faisant état de tortures pratiquées aussi bien par les rebelles que les forces loyales à Kaddafi, à Zawiyah, ville côtière proche de Tripoli.

Par Lynda N. Bourebrab

 

      Haut

Réformes politiques

Hanoune exprime ses doutes quant au changement

Intervenant à l’ouverture de l’université d’été qu’organise son parti du 25 au 28 août, Mme Hanoune a insisté sur l’ouverture

d’un débat national autour de la révision de la Constitution qui constitue, selon elle, une «priorité».

Louisa Hanoune, secrétaire générale  du Parti des travailleurs, qui était parmi les premiers invités de la commission Bensalah chargée des consultations sur les réformes politiques, ne croit plus à l’aboutissement de ces réformes. En plus du silence officiel sur le contenu du rapport de ladite commission remis à la présidence de la République depuis maintenant deux mois, Mme Hanoune semble en colère contre les projets de loi publiés récemment par la presse qui sont du ressort de l’Intérieur, à l’instar du projet de loi sur les partis politiques. Pour cette responsable, ces textes sont en contradiction avec les engagements annoncés le 15 avril dernier par le chef de l’Etat.  Intervenant à l’ouverture de l’université d’été qu’organise son parti du 25 au 28 août, Mme Hanoune a insisté sur l’ouverture d’un débat national autour de la révision de la Constitution qui constitue, selon elle, une «priorité» qui doit précéder l’amendement des autres lois. Dans ce cadre, elle a considéré nécessaire d’«associer le peuple» au débat relatif à la loi fondamentale.  Il faut dire que la question du classement des réformes par priorité reste un vrai dilemme, car du côté du gouvernement tout est fait concernant les textes qui s’inscrivent dans le cadre des réformes politiques, à l’instar de la loi sur les partis politiques, les associations, le code électoral, le code de l’information et la loi organique relative à la représentation des femmes au sein des Assemblées élues. Ces textes publiés dans la presse n’ont pourtant pas été validés en Conseil des ministres prévu dans ce cadre pour dimanche prochain. Un Conseil des ministres qui sera précédé par trois réunions du gouvernement pour examiner les textes de loi  programmés pour la prochaine session de l’Assemblée populaire nationale (APN) attendue en début d’octobre prochain. Rien n’indique donc que le texte fondamental de la République passera en priorité. Dans ce contexte, la SG du Parti des travailleurs a évoqué la révision du dispositif législatif national, notamment dans son volet institutionnel, indiquant que son parti n’a pas reçu de copies des avant-projets de lois relatifs aux partis politiques, aux associations et à l’information, affirmant en avoir pris connaissance par le biais de la presse. Comme constat, Mme Hanoune dira qu’«il n’existe pas de volonté pour le changement démocratique». A ce propos, elle a rappelé les positions de son parti appelant à la mise en place de réformes politiques, prélude à une réforme «radicale» à même de changer la nature du système en Algérie.

Pour Mme Hanoune, les avant-projets de lois en question sont en «contradiction» avec les aspirations du peuple algérien ce qui, a-t-elle dit, risque d’exposer le pays à «l’ingérence étrangère». A ce sujet,  elle a ajouté que la démocratie constitue un facteur d’«immunité» pour la souveraineté nationale au regard de la situation régionale, appelant à «tirer les enseignements qui s’imposent» des évènements secouant un certain nombre de pays arabes. Comme d’habitude, Mme Hanoune n’a pas pu s’empêcher de parler de la situation socio-économique. A ce titre, elle a estimé que la flambée des prix des produits de première nécessité dénote «l’échec» du gouvernement à réguler le marché et à combat-tre la spéculation. A propos de la situation prévalant en Libye, la secrétaire générale du PT a salué la position de l’Algérie, qui prône le dialogue entre les parties libyennes, la qualifiant de «responsable». Tout en mettant  en garde contre les répercussions de la crise en Libye et l’intervention militaire de l’OTAN, la SG du  PT a souligné les «incertitudes» qui planent sur le devenir de ce pays qui «a fait un saut vers l’inconnu, en raison de la composition du Conseil national de transition (CNT) et de la tutelle étrangère».  Toutefois, elle a affirmé que son parti appuie les aspirations démocratiques des peuples mais refuse l’ingérence étrangère dans leurs affaires internes. Il faut souligner que durant les quatre jours qui restent de  l’université d’été du PT, les participants se pencheront sur divers sujets tels que «les réformes politiques» et «la crise du système capitaliste et ses retombées sur les pays du monde».

Par Nacera Chenafi

 

      Haut

Face à la menace des syndicats de l’Education

Benbouzid a 15 jours pour convaincre

Le ministre de l’Education ne dispose que de 15 jours pour convaincre les syndicats de la nécessité de surseoir à leur option de protestation à la prochaine rentrée des classes. Boubekeur Benbouzid, s’exprimant à la Télévision nationale, n’a pas fait de propositions concrètes pour rassurer et convaincre les enseignants que leurs revendications trouveront un écho favorable auprès des autorités publiques. Il s’est plutôt limité à des promesses superflues qui n’apportent pas de réponse aux problèmes posés. C’est du moins le cas pour le dossier des œuvres sociales, qui risque de constituer le principal point de discorde et provoquer de véritables remous durant l’année scolaire 2011/2012. En fait, Benbouzid a affirmé que le dossier lié à la gestion des prestations sociales, qui figure parmi les préoccupations du syndicat du secteur, «trouvera une voie de règlement». Mais sans pour autant préciser la manière avec laquelle il compte agir et les mesures prises à cet effet. Ajoutant que le volet lié à l’action de solidarité est un problème auquel «nous trouverons une solution», sans plus de détails. Pourtant, ce point précis a suscité un grand mécontentement parmi les syndicats qui avaient fait part de leurs appréhensions quant au fait de confier la gestion des fonds des œuvres sociales à des commissions des établissements éducatifs qui aurait, selon eux, entre autres conséquences «l’annulation» du principe de solidarité sur lequel sont fondées les œuvres sociales en raison du fractionnement des fonds. L’autre problème de fond qui reste en suspens est celui des augmentations de salaires. En fait, le personnel de l’éducation estime, avec beaucoup de déception, que les augmentations dont il a bénéficiées sont inférieures à celles d’autres secteurs. Le ministre de tutelle a rétorqué en rappelant la création d’une commission chargée de vérifier la véracité des faits.  «En cas de confirmation, cela atteste d’une absence d’équité dans la répartition des salaires», a-t-il fait remarquer avant de souligner que «le gouvernement s’emploie à ce que tout le monde bénéficie de salaires équitables». Il a toutefois rappelé que son secteur compte parmi les premiers à avoir bénéficié d’augmentations de salaires, outre les indemnités versées en mai dernier. Au sujet de la révision de la prime de zone (Sud), le ministre de l’Education souligne qu’elle concerne tous les secteurs sans exception, ajoutant avoir demandé au gouvernement de trouver une solution à ce problème qui nécessite la révision de certains textes juridiques. Concernant les enseignants contractuels, il dira que cette question a d’ores et déjà été résolue et «d’ici la rentrée prochaine les choses prendront leur cours normal». Toutefois, force est de relever que le nombre d’enseignants contractuels dépasse de loin le nombre de ceux qui ont été régularisés, ce qui fait craindre la poursuite de la protestation par  les centaines de contractuels qui se disent lésés. Aussi, faut-il rappeler que bien d’autres revendications telles que le régime indemnitaire, le statut particulier, la médecine du travail, la retraite et le logement, attendent un règlement, faute de quoi, l’année scolaire risque, à nouveau, de connaître des perturbations.       

Aomar Fekrache

 

      Haut

Depuis le début des révolutions dans le monde arabe

Le nombre de facebookers a explosé en Algérie

«Réseaux sociaux et blogosphère en Algérie», est le thème d’une table ronde organisée avant-hier au siège du Front des forces socialistes (FFS) avec la participation d’universitaires, de blogueurs et de spécialistes du Net.

Internet et réseaux sociaux, est un sujet qui passionne toujours notamment en ces temps de révolutions dans le monde arabe. C’est autour de cette thématique «Réseaux sociaux et blogosphère en Algérie», plus précisément, qu’une table ronde a été organisée avant-hier au siège du Front des forces socialistes (FFS) avec la participation d’universitaires, de blogueurs et de spécialistes du Net. Les invités du FFS ont tous centré leurs interventions sur l’impact et l’effet des réseaux sociaux sur les révolutions qui sont en cours dans pas mal des pays arabes. Intervenant autour du thème «L’utilisation d’Internet par les Algériens», Nassim Lounes, directeur de la revue INTIC, spécialisée dans les nouvelles technologies, a affirmé que le nombre d’internautes en Algérie a sensiblement augmenté. Chiffres à l’appui, le spécialistes affirme que le nombre d’Algériens qui utilisent Internet en 2010 a attient 6 millions, alors qu’il n’était que de 1.5 million en 2005. Ce spécialiste, qui se réfère à une récente étude effectuée dans le domaine, soutient que «l’Algérien est un grand consommateur du Net». «Il passe une moyenne de 20 heures par semaine devant l’ordinateur», dit-il. La croissance du nombre d’utilisateurs s’explique, selon lui, par «la démocratisation» de l’Internet en Algérie. Le moteur de recherche Google vient en première position des sites les plus visités avec 3 millions d’utilisateurs. Le réseau social Facebook, un site de mobilisation par excellence pour les jeunes des pays arabes, enregistre quant à lui 2 millions de visiteurs durant le premier semestre de l’année en cours. Le nombre d’Algériens ayant des comptes sur Facebook est passé, au cours des six derniers mois, de moins d’un million à

2 400 000, soit 7% du nombre de la population. En dépit de l’évolution du nombre d’utilisateurs de ce réseau social, l’Algérie ne réalise pas de record non plus au niveau régional, puisque en Tunisie à titre d’exemple, 25% de sa population  estimée à moins 11 millions, ont des compte sur Facebook. L’intervenant a souligné que le nombre global de la population est un élément à prendre en considération en ce qui concerne ce genre d’étude, même si certains des pays qui devancent l’Algérie ont une population beaucoup moins importante. Par ailleurs, Nassim Lounes a affirmé que «l’Algérien est un grand consommateur d’Internet et n’est pas un producteur du contenu». La preuve, la plupart des internautes fréquentent les sites de Tchatches, de rencontres et de téléchargement de vidéos. «La grande majorité des utilisateurs sont des célibataires», a-t-il soutenu. Les partis politiques en Algérie sont totalement «déconnectés» du Net et des réseaux sociaux, estime le directeur de INTIC. «Les formations politiques ne profitent pas de ce moyen de communication pour véhiculer leurs messages. Il n’y à qu’à voir leurs sites officiels archaïques pour s’en rendre compte», déplore-t-il. Samir Hchicha, blogueur algérien installé en France, qui intervient à distance à partir de Paris sur la thématique «Printemps arabe et impacts sur la blogosphère DZ», a soutenu également que «le nombre de facebookers en Algérie a explosé après les révolutions arabes». «Facebook est un espace d’expression libre pour les syndicalistes, les chômeurs et les opprimés de la société», dit ce blogueur, précisant que «les jeunes Algériens ont appris les techniques de communication sur Facebook au même titre que les Tunisiens et les Egyptiens». Abdou Bendjoudi, blogueur et membre du MJIC (Mouvement de la jeunesse indépendante pour le changement) qui est intervenu sur le «Rôle des médias citoyens dans la vie militante», a estimé que «la frustration des jeunes Algériens et la manipulation de l’information par les canaux officiels (radios et télévisions) a encouragé la création des blogs et des sites Internet, sur lesquels l’Algérien peut s’exprimer librement». De même, le média citoyen «est en mesure de freiner l’idéologisation de l’information». Enfin, l’enseignant universitaire, Arezki Derguini, a affirmé : «Contrairement aux Tunisiens et aux Egyptiens, les Algériens sont loin de constituer une unité combattante sur les réseaux sociaux».

par Hocine Larabi

 

      Haut

Cimetières, mosquées et autres lieux

Un Aïd sous haute surveillance

Prés de 2 300 éléments de la Gendarmerie nationale seront déployés dans les mosquées, cimetières, mausolées et même à travers les stations balnéaires de la capitale afin de sécuriser ces lieux durant les deux jours de l’Aïd El Fitr, et ce, dans le cadre du plan sécuritaire spécial mis en place à cet effet. Ajouter à cela des centaines de caméras de télésurveillance mobilisées par les services de sécurité afin de tenter de localiser le moindre mouvement suspect dans les lieux les plus fréquentés de la capitale durant cette fête religieuse. Selon une source sûre, les services de sécurité vont exploiter près de 300 caméras de télésurveillance, durant l’Aïd, afin d’assurer une meilleure couverture sécuritaire à Alger. En effet, cette forte mobilisation des moyens sécuritaires dans l’Algérois, notamment le déploiement des gendarmes pendant l’Aïd, entre dans le cadre du plan «Delphine» qui prend fin le 15 septembre prochain. Toutefois, ce plan a été renforcé avec l’arrivée de l’Aïd, d’autant qu’il s’agit d’une période très particulière. En civil ou en tenue, les gendarmes vont investir les lieux sensibles. Selon le lieutenant-colonel, A. Kerroud, chargé de la communication à la Gendarmerie nationale, ce plan vise à mieux sécuriser les lieux de culte et la grande circulation des citoyens durant cette période. «On s’adapte à la conjoncture. Il faut savoir que durant les deux jours de l’Aïd El Fitr les gens sortent aux cimetières, vont dans les mosquées ou se rendent chez leurs familles. Cette période très particulière a été prise en considération par la Gendarmerie nationale. Pour cette raison  et vu le grand mouvement qui sera observé durant l’Aïd au niveau des cimetières et mosquées, le groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger a décidé de mobiliser près de 2 300 éléments, dans le but de sécuriser la capitale», explique le lieutenant-colonel, A. Kerroud. Ainsi, le plan vise à sécuriser les citoyens algérois durant cette fête religieuse, une période où les «opportunistes» sont plus actifs, notamment ceux qui recourent aux vols  et aux agressions, mais également une période où la menace d’un attentat terroriste n’est pas à écarter. Si cette menace terroriste est prise très au sérieux dans le dispositif, il n’en reste pas moins que la recrudescence de la criminalité sous toutes ses formes contraint aujourd’hui les services de sécurité, police et gendarmerie, à renforcer les moyens de lutte contre le phénomène du crime organisé. Le  groupement de la gendarmerie de la wilaya d’Alger a décidé de booster son plan «Delphine» pendant l’Aïd pour meilleure couverture sécuritaire et pour répondre aux besoins des citoyens. Il s’agira ainsi d’assurer le maximum de sécurité aux milliers de familles qui se déplaceront en masse dans les cimetières et les mosquées. Le plan «Delphine» concerne près de 14 wilayas côtières. En vigueur depuis juin dernier, ce plan a déjà prouvé son efficacité. Quelque 300 gendarmes supplémentaires issus des groupements des wilayas viendront renforcer le dispositif mis en place dans la capitale, spécialement pour l’Aïd. Par ailleurs, des éléments des services de sécurité en  civil renforceront la surveillance des mosquées pendant l’accomplissement par les fidèles de la prière de l’Aïd El-Fitr et les autres prières de la journée. Cette mesure sur le terrain vise tout d’abord à assurer le maximum de sécurité aux fidèles, le phénomène du terrorisme pourrait frapper là où personne ne l’attend. Pis, les terroristes salafistes qui continuent d’infiltrer les lieux de culte, malgré les dispositifs mis en place par les services de sécurité, pourront saisir l’occasion de l’Aïd pour tenter de commettre un attentat d’envergure. Surtout que cette année la fête de l’Aïd aura lieu 10 jours seulement avant le 11 septembre 2001, date symbolique pour les djihadistes d’Al Qaïda. C’est dans l’objectif de contrecarrer cette probable offensive des salafistes que les lieux de culte connaîtront un contrôle particulier afin d’éviter tout débordement. Il faut préciser également que les lieux publics, tels que les marchés, les salons de thé et les cafés, feront également l’objet de surveillance. Des instructions ont été données aux services de sécurité afin d’interpeller toute personne suspecte et procéder à la fouille des véhicules suspects afin de mettre en échec toute tentative d’attentat terroriste.               

Sofiane Abi

      Haut

Un plan de trafic de cannabis déjoué 

Saisie de trois tonnes de drogue destinées à l’Europe

Un grand plan d’évasion d’une importante quantité de drogue vers l’Europe a été déjoué avant-hier sur la route nationale Ouest, lorsqu’un véhicule de marque Renault Clio bourré de plus de trois tonnes de cannabis a été intercepté par les éléments de la brigade de recherches et d’intervention (GIR) de la Gendarmerie nationale de Saïda. La marchandise représente une somme dépassant les 30 milliards de centimes. Un trafiquant a été interpellé après une course-poursuite avec les gendarmes. L’embuscade des gendarmes a permis la récupération de 3 tonnes et 20 kg de kif traité à l’intérieur de 160 sacs de 100 plaques de drogue chacun, soigneusement cachés dans de nourritures pour les cheptels. Les trafiquants avaient la forte certitude que leur marchandise arriverait en Europe, car tout a été bien organisé par ce réseau de trafic de cannabis y compris le choix du transfert de drogue vers l’Europe. En effet, suite aux informations très précieuses parvenues il y a quelques jours à la Gendarmerie nationale de la wilaya de Saïda, faisant état de la préparation d’une grande opération de transfert de plusieurs tonnes de drogue depuis la wilaya de Naâma vers l’Europe, par un important réseau activant dans plusieurs villes du pays. Les gendarmes ont vite déployé leurs brigades à plusieurs endroits, afin de mettre la main sur ce réseau et sur la quantité de drogue. C’est ainsi que, le groupement de la Gendarmerie nationale de Saïda a fait appel à celui d’Oran pour coopérer sur cette affaire. Une coopération qui sera élargie, d’autant que le groupement de la GN de Saïda a demandé l’aide des gendarmes de Naâma, suite à une demande d’extension d’expertise présentée au procureur de la République du tribunal de Saïda. Cette collaboration des trois groupements de la Gendarmerie nationale a permis de localiser le réseau qui est derrière cette grosse évasion de plusieurs tonnes de drogue vers l’Europe, mais surtout d’identifier les personnes sa composante et leurs axes d’activité qui s’étendent  sur plusieurs villes du pays. En effet, cet important réseau de trafic de drogue est très actif sur l’axe Naâma-El Bayadh-Oued Souf, les wilayas de l’Est du pays et en  l’Europe. Cela dit, le champ d’activité de cette importante bande de trafic de cannabis s’étend jusqu’au Vieux Continent, et les quantités de drogue qui sont réceptionnées par le réseau proviennent du Maroc. L’arrestation de ce trafiquant va dévoiler tous les secrets de ce réseau, notamment qui sont ses fournisseurs marocains et où ces importantes quantités de cannabis sont stockées. Cette affaire est l’une des plus importantes que les gendarmes aient eu à traiter depuis la découverte de cinq tonnes de cannabis, il y a deux ans, enfouis dans un conteneur à Rouiba, prêtes à être réceptionnées en France. Le trafic de drogue de l’Algérie vers l’Europe semble prendre une proportion alarmante.

Sofiane Abi

 

      Haut

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche