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Le CNT prend
ses quartiers à Tripoli
Introuvable,
Kaddafi appelle à résister
Alors que la
diplomatie algérienne dément avoir conditionné la reconnaissance du
CNT libyen contre l'engagement de ce dernier dans la lutte
antiterroriste dans la région, le CNT s'installe à Tripoli. Maâmmar
Kaddafi, qui demeure encore introuvable, s'est de nouveau manifesté
dans un message télévisé. Parallèlement, les combats continuent dans
plusieurs régions en Libye.
Le porte-parole du
ministère des Affaires étrangères, Ali Bellani, a formellement
démenti les propos rapportés avant-hier par la chaîne Al Arabiya,
selon laquelle l’Algérie conditionnait sa reconnaissance du Conseil
national de transition, organe politique des rebelles libyens, à
l’engagement de celui-ci à lutter contre Al Qaïda au Maghreb
islamique (AQMI). Par ailleurs, le gouvernement par intérim de
l’insurrection libyenne, le Conseil national de transition (CNT),
dont le siège était jusqu’ici à Benghazi, a annoncé son installation
dans la capitale Tripoli. A ce sujet, le vice-président du CNT, Ali
Tahouni, a indiqué lors d’une conférence de presse : «Je déclare le
début et la reprise du travail du comité exécutif à Tripoli. (…)
Longue vie à une Libye démocratique et constitutionnelle et gloire à
nos martyrs». De son côté, huit hauts responsables du CNT sont
arrivés avant-hier dans la capitale pour préparer la transition
politique, a annoncé un porte-parole du CNT, Mahmoud Chammam. Dans
ce contexte, Ali Tahrouni, le chargé des Finances au sein du CNT
dira que la non capture de Kaddafi ne devrait pas constituer un
problème à l’installation de leur gouvernement, affirmant ainsi :
«Nous pouvons commencer à rebâtir notre pays». Quant à Kaddafi, «il
se déplace d’un égout à l’autre», a-t-il affirmé.
Kaddafi a
appelé à la lutte armée pour vaincre «les ennemis»
À Tripoli, deux
jours après la prise de Bab al-Aziziya, le quartier général de
Maâmmar Kaddafi, les opposants à la Jamahiriya, ayant mis sa tête à
prix pour la somme de deux millions de dollars, continuent de
traquer le dirigeant libyen en fuite. Ce dernier a appelé ses
partisans, dans un message sonore diffusé avant-hier, à sortir de
chez eux et mener une lutte armée pour vaincre les «ennemis» et
«libérer» Tripoli. «Il faut résister contre ces rats d’ennemis qui
seront vaincus grâce à la lutte armée», a déclaré le colonel dans
l’enregistrement diffusé par la chaîne satellitaire Arrai basée en
Syrie.
En plus des
combats à Tripoli, l’Otan bombarde Syrtre
Dans la ville, les
rebelles ont combattu les pro-kadhafi dans quelques poches de
résistance. A Tripoli, après plusieurs heures de combats intenses,
les rebelles ont réussi à prendre le contrôle d’Abou Salim, un
quartier du sud de la ville proche de Bal Al-Aziziya, mais les
combats se sont déplacés dans le secteur voisin de Machrour, a
indiqué le chef d’un bataillon de combattants. Après avoir pris le
contrôle de Bab al-Aziziya, les rebelles cherchaient en effet
surtout à mettre la main sur le colonel Kaddafi et ses fils, qui à
ce stade des événements, restent toujours introuvables. Sur le
front Est, les troupes insurgées ont essayé de progresser vers la
ville de Syrte, la ville natale de Maâmmar Kaddafi, bombardée par
des avions de l’Otan, un refuge potentiel pour le Guide libyen en
fuite, selon la rébellion. A ce propos, selon l’ex-Premier ministre
du régime libyen, Abdessalem Jalloud a déclaré à la presse à Rome :
«Il n’a plus que quatre personnes autour de lui, il y a deux
possibilités. La première est que le Guide se soit caché dans la
partie méridionale de Tripoli, ou alors quil soit déjà parti depuis
un certain temps». En outre, dans l’Ouest, Zouara toujours contrôlée
par la rébellion, reste encerclée par les forces loyalistes, ont
indiqué avant- hier des rebelles de Sobratah qui s’apprêtaient à
désenclaver cette ville. En outre, les forces pro et anti-Kaddafi se
sont affrontées hier après-midi à Ras Ajdir, à proximité de la
frontière tunisienne.
De plus, les
rebelles libyens ont annoncé avant-hier avoir pris le jour même le
contrôle de la localité stratégique d’Al-Wyg, dans l’extrême
sud-saharien. Se revendiquant du Conseil national de transition (CNT),
ces rebelles se font appeler le «Bataillon du bouclier du désert» et
le «Bataillon des martyrs d’Um Al-Aranib». Majoritairement Toubous,
une minorité ethnique du sud saharien, ces combattants sont dirigés
par Barka Wardougou. Proche des frontières du Niger et du Tchad, la
localité d’Al-Wyg tombée avant-hier entre leurs mains «est
stratégique, notamment car elle abrite une piste d’atterrissage»,
selon Barka Wardougou. Le conflit en Libye a fait «plus de 20 000
morts» depuis la mi-février de l’insurrection contre le régime de
Maâmmar Kaddafi, a déclaré avant-hier Moustapha Abdeljalil, chef du
Conseil national de transition (CNT).
Le «succès» du
CNT dépend des avoirs gelés
Mahmoud Jibril,
numéro deux de la rébellion libyenne, a indiqué hier à Istanbul que
la survie de la nouvelle administration libyenne dépendait du
déblocage des avoirs libyens gelés. «Il y aura d’importantes
attentes de la nouvelle administration après la chute du régime
(...) et pour son succès le déblocage des fonds gelés est
essentiel», a-t-il dit dans des propos traduits en turc lors d’une
conférence de presse avec le chef de la diplomatie turque, Ahmet
Davutoglu. A ce sujet, le Conseil de sécurité de l’ONU a accepté
avant-hier de débloquer 1,5 milliard de dollars d’avoirs libyens
gelés pour financer une aide d’urgence à la reconstruction du pays,
ont indiqué des diplomates.
Les USA pour
l’aide policière des rebelles
Les Etats-Unis
devront favorablement examiner une demande d’aide policière adressée
par les rebelles libyens à l’ONU, a déclaré avant-hier Victoria
Nuland, la porte-parole du département d’Etat. «C’est l’ONU qui aura
la direction, mais nous regarderons de quelle façon les Etats-Unis
peuvent aider», a-t-elle dit.
Le CNT
représentera désormais la Libye au sein de la Ligue arabe
Le secrétaire
général de la Ligue arabe, Nabil Al-Arabi, a affirmé avant-hier que
le Conseil national de transition (CNT) représenterait désormais la
Libye au sein de l’organisation panarabe. Ainsi, il y a eu accord
parmi les pays arabes, lors de la dernière réunion des ministres
arabes des Affaires étrangères à Doha, sur le fait que «le moment
est venu pour la Libye de récupérer son siège à la Ligue arabe, et
que le CNT libyen sera le seul représentant légitime de l’Etat
libyen à la Ligue», a déclaré le SG de la Ligue arabe. De ce fait,
le CNT participera pour la première fois aujourd’hui à une réunion
de la Ligue arabe au Caire, a-t-il dit.
Pour sa part,
l’Union africaine doit favoriser «une transition inclusive et
consensuelle» en Libye, alors que la phase militaire est «en train
de se conclure». C’est ce qu’a déclaré hier le président de la
commission de l’UA, Jean Ping, à l’ouverture d’une réunion à Addis
Abeba consacrée à la Libye.
Sarkozy devrait
se rendre en Libye
L‘Elysée a indiqué
hier que le chef de l’Etat se rendrait dès que possible en Libye.
C’est ce qu’indique le site du Parisien. D’après la présidence,
Nicolas Sarkozy devrait se rendre à Tripoli, Benghazi et Misrata, en
compagnie du Premier ministre britannique, David Cameron. Toutefois,
cette visite ne devrait pas être effective avant la capture du
«guide suprême», Maâmmar Kaddafi, toujours recherché. Les proches de
Nicolas Sarkozy précisent que le déplacement devrait avoir lieu
après le 1er septembre, date à laquelle Paris recevra le sommet
international sur l’avenir de la Libye
Le Soudan
reconnaît le CNT libyen
Le Soudan a
reconnu le Conseil national de transition (CNT, rébellion), comme
«le représentant légal du peuple libyen», a rapporté mercredi
dernier la presse soudanaise, citant une source officielle.
Le Rwanda
appelle l’UA à soutenir le CNT
Le Rwanda a appelé
vendredi l’Union africaine à apporter son soutien aux rebelles
libyens du Conseil national de transition (CNT), estimant que le
colonel Maâmmar Kaddafi ne pouvait plus diriger le pays.
Il faudrait que
«l’Union africaine puisse apporter son soutien, son accompagnement
au Conseil national de transition», a déclaré sur les ondes de
Radio Rwanda, la
ministre des Affaires étrangères Louise Mushikiwabo. Amnesty
International a appelé à l’arrêt des tortures et mauvais traitements
en Libye, pratiqués selon les témoignages recueillis sur le terrain
tant du côté des rebelles que parmi les forces loyales au régime du
dirigeant en fuite Maâmmar Kaddafi.
Dans un
communiqué, l’association fait état de témoignages «très forts»
recueillis par sa délégation locale en Libye faisant état de
tortures pratiquées aussi bien par les rebelles que les forces
loyales à Kaddafi, à Zawiyah, ville côtière proche de Tripoli.
Par Lynda N.
Bourebrab
Haut
Réformes politiques
Hanoune exprime
ses doutes quant au changement
Intervenant à
l’ouverture de l’université d’été qu’organise son parti du 25 au 28
août, Mme Hanoune a insisté sur l’ouverture
d’un débat
national autour de la révision de la Constitution qui constitue,
selon elle, une «priorité».
Louisa Hanoune,
secrétaire générale du Parti des travailleurs, qui était parmi les
premiers invités de la commission Bensalah chargée des consultations
sur les réformes politiques, ne croit plus à l’aboutissement de ces
réformes. En plus du silence officiel sur le contenu du rapport de
ladite commission remis à la présidence de la République depuis
maintenant deux mois, Mme Hanoune semble en colère contre les
projets de loi publiés récemment par la presse qui sont du ressort
de l’Intérieur, à l’instar du projet de loi sur les partis
politiques. Pour cette responsable, ces textes sont en contradiction
avec les engagements annoncés le 15 avril dernier par le chef de
l’Etat. Intervenant à l’ouverture de l’université d’été qu’organise
son parti du 25 au 28 août, Mme Hanoune a insisté sur l’ouverture
d’un débat national autour de la révision de la Constitution qui
constitue, selon elle, une «priorité» qui doit précéder l’amendement
des autres lois. Dans ce cadre, elle a considéré nécessaire
d’«associer le peuple» au débat relatif à la loi fondamentale. Il
faut dire que la question du classement des réformes par priorité
reste un vrai dilemme, car du côté du gouvernement tout est fait
concernant les textes qui s’inscrivent dans le cadre des réformes
politiques, à l’instar de la loi sur les partis politiques, les
associations, le code électoral, le code de l’information et la loi
organique relative à la représentation des femmes au sein des
Assemblées élues. Ces textes publiés dans la presse n’ont pourtant
pas été validés en Conseil des ministres prévu dans ce cadre pour
dimanche prochain. Un Conseil des ministres qui sera précédé par
trois réunions du gouvernement pour examiner les textes de loi
programmés pour la prochaine session de l’Assemblée populaire
nationale (APN) attendue en début d’octobre prochain. Rien n’indique
donc que le texte fondamental de la République passera en priorité.
Dans ce contexte, la SG du Parti des travailleurs a évoqué la
révision du dispositif législatif national, notamment dans son volet
institutionnel, indiquant que son parti n’a pas reçu de copies des
avant-projets de lois relatifs aux partis politiques, aux
associations et à l’information, affirmant en avoir pris
connaissance par le biais de la presse. Comme constat, Mme Hanoune
dira qu’«il n’existe pas de volonté pour le changement
démocratique». A ce propos, elle a rappelé les positions de son
parti appelant à la mise en place de réformes politiques, prélude à
une réforme «radicale» à même de changer la nature du système en
Algérie.
Pour Mme Hanoune,
les avant-projets de lois en question sont en «contradiction» avec
les aspirations du peuple algérien ce qui, a-t-elle dit, risque
d’exposer le pays à «l’ingérence étrangère». A ce sujet, elle a
ajouté que la démocratie constitue un facteur d’«immunité» pour la
souveraineté nationale au regard de la situation régionale, appelant
à «tirer les enseignements qui s’imposent» des évènements secouant
un certain nombre de pays arabes. Comme d’habitude, Mme Hanoune n’a
pas pu s’empêcher de parler de la situation socio-économique. A ce
titre, elle a estimé que la flambée des prix des produits de
première nécessité dénote «l’échec» du gouvernement à réguler le
marché et à combat-tre la spéculation. A propos de la situation
prévalant en Libye, la secrétaire générale du PT a salué la position
de l’Algérie, qui prône le dialogue entre les parties libyennes, la
qualifiant de «responsable». Tout en mettant en garde contre les
répercussions de la crise en Libye et l’intervention militaire de
l’OTAN, la SG du PT a souligné les «incertitudes» qui planent sur
le devenir de ce pays qui «a fait un saut vers l’inconnu, en raison
de la composition du Conseil national de transition (CNT) et de la
tutelle étrangère». Toutefois, elle a affirmé que son parti appuie
les aspirations démocratiques des peuples mais refuse l’ingérence
étrangère dans leurs affaires internes. Il faut souligner que durant
les quatre jours qui restent de l’université d’été du PT, les
participants se pencheront sur divers sujets tels que «les réformes
politiques» et «la crise du système capitaliste et ses retombées sur
les pays du monde».
Par Nacera
Chenafi
Haut
Face à la menace des syndicats de l’Education
Benbouzid a 15
jours pour convaincre
Le ministre de
l’Education ne dispose que de 15 jours pour convaincre les syndicats
de la nécessité de surseoir à leur option de protestation à la
prochaine rentrée des classes. Boubekeur Benbouzid, s’exprimant à la
Télévision nationale, n’a pas fait de propositions concrètes pour
rassurer et convaincre les enseignants que leurs revendications
trouveront un écho favorable auprès des autorités publiques. Il
s’est plutôt limité à des promesses superflues qui n’apportent pas
de réponse aux problèmes posés. C’est du moins le cas pour le
dossier des œuvres sociales, qui risque de constituer le principal
point de discorde et provoquer de véritables remous durant l’année
scolaire 2011/2012. En fait, Benbouzid a affirmé que le dossier lié
à la gestion des prestations sociales, qui figure parmi les
préoccupations du syndicat du secteur, «trouvera une voie de
règlement». Mais sans pour autant préciser la manière avec laquelle
il compte agir et les mesures prises à cet effet. Ajoutant que le
volet lié à l’action de solidarité est un problème auquel «nous
trouverons une solution», sans plus de détails. Pourtant, ce point
précis a suscité un grand mécontentement parmi les syndicats qui
avaient fait part de leurs appréhensions quant au fait de confier la
gestion des fonds des œuvres sociales à des commissions des
établissements éducatifs qui aurait, selon eux, entre autres
conséquences «l’annulation» du principe de solidarité sur lequel
sont fondées les œuvres sociales en raison du fractionnement des
fonds. L’autre problème de fond qui reste en suspens est celui des
augmentations de salaires. En fait, le personnel de l’éducation
estime, avec beaucoup de déception, que les augmentations dont il a
bénéficiées sont inférieures à celles d’autres secteurs. Le ministre
de tutelle a rétorqué en rappelant la création d’une commission
chargée de vérifier la véracité des faits. «En cas de confirmation,
cela atteste d’une absence d’équité dans la répartition des
salaires», a-t-il fait remarquer avant de souligner que «le
gouvernement s’emploie à ce que tout le monde bénéficie de salaires
équitables». Il a toutefois rappelé que son secteur compte parmi les
premiers à avoir bénéficié d’augmentations de salaires, outre les
indemnités versées en mai dernier. Au sujet de la révision de la
prime de zone (Sud), le ministre de l’Education souligne qu’elle
concerne tous les secteurs sans exception, ajoutant avoir demandé au
gouvernement de trouver une solution à ce problème qui nécessite la
révision de certains textes juridiques. Concernant les enseignants
contractuels, il dira que cette question a d’ores et déjà été
résolue et «d’ici la rentrée prochaine les choses prendront leur
cours normal». Toutefois, force est de relever que le nombre
d’enseignants contractuels dépasse de loin le nombre de ceux qui ont
été régularisés, ce qui fait craindre la poursuite de la
protestation par les centaines de contractuels qui se disent lésés.
Aussi, faut-il rappeler que bien d’autres revendications telles que
le régime indemnitaire, le statut particulier, la médecine du
travail, la retraite et le logement, attendent un règlement, faute
de quoi, l’année scolaire risque, à nouveau, de connaître des
perturbations.
Aomar Fekrache
Haut
Depuis le début des révolutions dans le monde arabe
Le nombre de
facebookers a explosé en Algérie
«Réseaux sociaux
et blogosphère en Algérie», est le thème d’une table ronde organisée
avant-hier au siège du Front des forces socialistes (FFS) avec la
participation d’universitaires, de blogueurs et de spécialistes du
Net.
Internet et
réseaux sociaux, est un sujet qui passionne toujours notamment en
ces temps de révolutions dans le monde arabe. C’est autour de cette
thématique «Réseaux sociaux et blogosphère en Algérie», plus
précisément, qu’une table ronde a été organisée avant-hier au siège
du Front des forces socialistes (FFS) avec la participation
d’universitaires, de blogueurs et de spécialistes du Net. Les
invités du FFS ont tous centré leurs interventions sur l’impact et
l’effet des réseaux sociaux sur les révolutions qui sont en cours
dans pas mal des pays arabes. Intervenant autour du thème
«L’utilisation d’Internet par les Algériens», Nassim Lounes,
directeur de la revue INTIC, spécialisée dans les nouvelles
technologies, a affirmé que le nombre d’internautes en Algérie a
sensiblement augmenté. Chiffres à l’appui, le spécialistes affirme
que le nombre d’Algériens qui utilisent Internet en 2010 a attient 6
millions, alors qu’il n’était que de 1.5 million en 2005. Ce
spécialiste, qui se réfère à une récente étude effectuée dans le
domaine, soutient que «l’Algérien est un grand consommateur du Net».
«Il passe une moyenne de 20 heures par semaine devant l’ordinateur»,
dit-il. La croissance du nombre d’utilisateurs s’explique, selon
lui, par «la démocratisation» de l’Internet en Algérie. Le moteur de
recherche Google vient en première position des sites les plus
visités avec 3 millions d’utilisateurs. Le réseau social Facebook,
un site de mobilisation par excellence pour les jeunes des pays
arabes, enregistre quant à lui 2 millions de visiteurs durant le
premier semestre de l’année en cours. Le nombre d’Algériens ayant
des comptes sur Facebook est passé, au cours des six derniers mois,
de moins d’un million à
2 400 000, soit 7%
du nombre de la population. En dépit de l’évolution du nombre
d’utilisateurs de ce réseau social, l’Algérie ne réalise pas de
record non plus au niveau régional, puisque en Tunisie à titre
d’exemple, 25% de sa population estimée à moins 11 millions, ont
des compte sur Facebook. L’intervenant a souligné que le nombre
global de la population est un élément à prendre en considération en
ce qui concerne ce genre d’étude, même si certains des pays qui
devancent l’Algérie ont une population beaucoup moins importante.
Par ailleurs, Nassim Lounes a affirmé que «l’Algérien est un grand
consommateur d’Internet et n’est pas un producteur du contenu». La
preuve, la plupart des internautes fréquentent les sites de
Tchatches, de rencontres et de téléchargement de vidéos. «La grande
majorité des utilisateurs sont des célibataires», a-t-il soutenu.
Les partis politiques en Algérie sont totalement «déconnectés» du
Net et des réseaux sociaux, estime le directeur de INTIC. «Les
formations politiques ne profitent pas de ce moyen de communication
pour véhiculer leurs messages. Il n’y à qu’à voir leurs sites
officiels archaïques pour s’en rendre compte», déplore-t-il. Samir
Hchicha, blogueur algérien installé en France, qui intervient à
distance à partir de Paris sur la thématique «Printemps arabe et
impacts sur la blogosphère DZ», a soutenu également que «le nombre
de facebookers en Algérie a explosé après les révolutions arabes». «Facebook
est un espace d’expression libre pour les syndicalistes, les
chômeurs et les opprimés de la société», dit ce blogueur, précisant
que «les jeunes Algériens ont appris les techniques de communication
sur Facebook au même titre que les Tunisiens et les Egyptiens».
Abdou Bendjoudi, blogueur et membre du MJIC (Mouvement de la
jeunesse indépendante pour le changement) qui est intervenu sur le
«Rôle des médias citoyens dans la vie militante», a estimé que «la
frustration des jeunes Algériens et la manipulation de l’information
par les canaux officiels (radios et télévisions) a encouragé la
création des blogs et des sites Internet, sur lesquels l’Algérien
peut s’exprimer librement». De même, le média citoyen «est en mesure
de freiner l’idéologisation de l’information». Enfin, l’enseignant
universitaire, Arezki Derguini, a affirmé : «Contrairement aux
Tunisiens et aux Egyptiens, les Algériens sont loin de constituer
une unité combattante sur les réseaux sociaux».
par Hocine
Larabi
Haut
Cimetières, mosquées et autres lieux
Un Aïd sous
haute surveillance
Prés de 2 300
éléments de la Gendarmerie nationale seront déployés dans les
mosquées, cimetières, mausolées et même à travers les stations
balnéaires de la capitale afin de sécuriser ces lieux durant les
deux jours de l’Aïd El Fitr, et ce, dans le cadre du plan
sécuritaire spécial mis en place à cet effet. Ajouter à cela des
centaines de caméras de télésurveillance mobilisées par les services
de sécurité afin de tenter de localiser le moindre mouvement suspect
dans les lieux les plus fréquentés de la capitale durant cette fête
religieuse. Selon une source sûre, les services de sécurité vont
exploiter près de 300 caméras de télésurveillance, durant l’Aïd,
afin d’assurer une meilleure couverture sécuritaire à Alger. En
effet, cette forte mobilisation des moyens sécuritaires dans
l’Algérois, notamment le déploiement des gendarmes pendant l’Aïd,
entre dans le cadre du plan «Delphine» qui prend fin le 15 septembre
prochain. Toutefois, ce plan a été renforcé avec l’arrivée de l’Aïd,
d’autant qu’il s’agit d’une période très particulière. En civil ou
en tenue, les gendarmes vont investir les lieux sensibles. Selon le
lieutenant-colonel, A. Kerroud, chargé de la communication à la
Gendarmerie nationale, ce plan vise à mieux sécuriser les lieux de
culte et la grande circulation des citoyens durant cette période.
«On s’adapte à la conjoncture. Il faut savoir que durant les deux
jours de l’Aïd El Fitr les gens sortent aux cimetières, vont dans
les mosquées ou se rendent chez leurs familles. Cette période très
particulière a été prise en considération par la Gendarmerie
nationale. Pour cette raison et vu le grand mouvement qui sera
observé durant l’Aïd au niveau des cimetières et mosquées, le
groupement de la Gendarmerie nationale d’Alger a décidé de mobiliser
près de 2 300 éléments, dans le but de sécuriser la capitale»,
explique le lieutenant-colonel, A. Kerroud. Ainsi, le plan vise à
sécuriser les citoyens algérois durant cette fête religieuse, une
période où les «opportunistes» sont plus actifs, notamment ceux qui
recourent aux vols et aux agressions, mais également une période où
la menace d’un attentat terroriste n’est pas à écarter. Si cette
menace terroriste est prise très au sérieux dans le dispositif, il
n’en reste pas moins que la recrudescence de la criminalité sous
toutes ses formes contraint aujourd’hui les services de sécurité,
police et gendarmerie, à renforcer les moyens de lutte contre le
phénomène du crime organisé. Le groupement de la gendarmerie de la
wilaya d’Alger a décidé de booster son plan «Delphine» pendant l’Aïd
pour meilleure couverture sécuritaire et pour répondre aux besoins
des citoyens. Il s’agira ainsi d’assurer le maximum de sécurité aux
milliers de familles qui se déplaceront en masse dans les cimetières
et les mosquées. Le plan «Delphine» concerne près de 14 wilayas
côtières. En vigueur depuis juin dernier, ce plan a déjà prouvé son
efficacité. Quelque 300 gendarmes supplémentaires issus des
groupements des wilayas viendront renforcer le dispositif mis en
place dans la capitale, spécialement pour l’Aïd. Par ailleurs, des
éléments des services de sécurité en civil renforceront la
surveillance des mosquées pendant l’accomplissement par les fidèles
de la prière de l’Aïd El-Fitr et les autres prières de la journée.
Cette mesure sur le terrain vise tout d’abord à assurer le maximum
de sécurité aux fidèles, le phénomène du terrorisme pourrait frapper
là où personne ne l’attend. Pis, les terroristes salafistes qui
continuent d’infiltrer les lieux de culte, malgré les dispositifs
mis en place par les services de sécurité, pourront saisir
l’occasion de l’Aïd pour tenter de commettre un attentat
d’envergure. Surtout que cette année la fête de l’Aïd aura lieu 10
jours seulement avant le 11 septembre 2001, date symbolique pour les
djihadistes d’Al Qaïda. C’est dans l’objectif de contrecarrer cette
probable offensive des salafistes que les lieux de culte connaîtront
un contrôle particulier afin d’éviter tout débordement. Il faut
préciser également que les lieux publics, tels que les marchés, les
salons de thé et les cafés, feront également l’objet de
surveillance. Des instructions ont été données aux services de
sécurité afin d’interpeller toute personne suspecte et procéder à la
fouille des véhicules suspects afin de mettre en échec toute
tentative d’attentat terroriste.
Sofiane Abi
Haut
Un plan de trafic de cannabis déjoué
Saisie de trois
tonnes de drogue destinées à l’Europe
Un grand plan
d’évasion d’une importante quantité de drogue vers l’Europe a été
déjoué avant-hier sur la route nationale Ouest, lorsqu’un véhicule
de marque Renault Clio bourré de plus de trois tonnes de cannabis a
été intercepté par les éléments de la brigade de recherches et
d’intervention (GIR) de la Gendarmerie nationale de Saïda. La
marchandise représente une somme dépassant les 30 milliards de
centimes. Un trafiquant a été interpellé après une course-poursuite
avec les gendarmes. L’embuscade des gendarmes a permis la
récupération de 3 tonnes et 20 kg de kif traité à l’intérieur de 160
sacs de 100 plaques de drogue chacun, soigneusement cachés dans de
nourritures pour les cheptels. Les trafiquants avaient la forte
certitude que leur marchandise arriverait en Europe, car tout a été
bien organisé par ce réseau de trafic de cannabis y compris le choix
du transfert de drogue vers l’Europe. En effet, suite aux
informations très précieuses parvenues il y a quelques jours à la
Gendarmerie nationale de la wilaya de Saïda, faisant état de la
préparation d’une grande opération de transfert de plusieurs tonnes
de drogue depuis la wilaya de Naâma vers l’Europe, par un important
réseau activant dans plusieurs villes du pays. Les gendarmes ont
vite déployé leurs brigades à plusieurs endroits, afin de mettre la
main sur ce réseau et sur la quantité de drogue. C’est ainsi que, le
groupement de la Gendarmerie nationale de Saïda a fait appel à celui
d’Oran pour coopérer sur cette affaire. Une coopération qui sera
élargie, d’autant que le groupement de la GN de Saïda a demandé
l’aide des gendarmes de Naâma, suite à une demande d’extension
d’expertise présentée au procureur de la République du tribunal de
Saïda. Cette collaboration des trois groupements de la Gendarmerie
nationale a permis de localiser le réseau qui est derrière cette
grosse évasion de plusieurs tonnes de drogue vers l’Europe, mais
surtout d’identifier les personnes sa composante et leurs axes
d’activité qui s’étendent sur plusieurs villes du pays. En effet,
cet important réseau de trafic de drogue est très actif sur l’axe
Naâma-El Bayadh-Oued Souf, les wilayas de l’Est du pays et en
l’Europe. Cela dit, le champ d’activité de cette importante bande de
trafic de cannabis s’étend jusqu’au Vieux Continent, et les
quantités de drogue qui sont réceptionnées par le réseau proviennent
du Maroc. L’arrestation de ce trafiquant va dévoiler tous les
secrets de ce réseau, notamment qui sont ses fournisseurs marocains
et où ces importantes quantités de cannabis sont stockées. Cette
affaire est l’une des plus importantes que les gendarmes aient eu à
traiter depuis la découverte de cinq tonnes de cannabis, il y a deux
ans, enfouis dans un conteneur à Rouiba, prêtes à être réceptionnées
en France. Le trafic de drogue de l’Algérie vers l’Europe semble
prendre une proportion alarmante.
Sofiane Abi
Haut
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