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Points chauds
Par Fouzia Mahmoudi |
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Résignation
Si les Britanniques ont
commencé à leur tour il y a quelques semaines à effectuer des rapatriements de
soldats basés en Afghanistan, cela ne signifie pas forcément que la situation
sur place est propice pour un tel départ. Au contraire, il semblerait que jamais
le pays n’ait été en proie à une telle violence ; que les civils sont d’ailleurs
les premiers à subir. Car si l’on évoque largement les pertes de soldats
occidentaux dans les médias, l’on ne parle malheureusement que trop rarement ou
trop rapidement du sort des centaines de milliers d’Afghans qui ont perdu la vie
suite à la décision américaine, prise après l’attaque du World Trade Center,
d’attaquer l’Afghanistan. Un pays et une population qui n’étaient nullement
responsables des attentats commis à New York mais qui ont malgré tout dû subir
la revanche américaine contre quelques terroristes que les soldats US ont mis,
pour certains, dix années pour débusquer. En effet, Ben Laden qui était la cible
numéro un des Américains et qui était censé se cacher dans les montagnes
afghanes n’a été retrouvé qu’au bout d’une décennie de recherche dans un pays
voisin. Un pays qui, lui, n’a pas eu à subir une invasion puis une occupation,
d’abord préjudiciable pour la population. Il y a quelques mois cependant, les
Américains et leurs alliés, qui ont des troupes armées sur le sol afghan, ont
enfin annoncé un prochain retrait motivé par le ras-le-bol de leurs opinions
publiques. Car en Occident la guerre en Afghanistan est loin d’être soutenue par
les populations civiles qui, mis à part aux Etats-Unis, elle a été dans un
premier temps plébiscitée, ont toujours rejeté une intervention de leurs
soldats. Mais même les Américains dans leur très grande majorité réclament
maintenant le retrait d’Afghanistan comme ils réclament avec la même vigueur le
retrait d’Irak. Car si l’on parle aujourd’hui énormément de la situation en
Afghanistan, il ne faut pas oublier que le bourbier irakien est lui toujours
d’actualité et qu’il continue à faire des morts chaque jour. Des morts surtout
du côté des populations civiles qui sont les premières victimes des décisions
guerrières prises à la Maison-Blanche. Reste néanmoins désormais à savoir
comment à Washington l’on gérera le départ d’Afghanistan et si l’on arrivera à
éviter que les civils sur place, se retrouvent, comme toujours, pris au piège
d’une situation qu’ils n’ont pas choisie mais qu’ils seront obligés de subir
encore de longues années.
F. M. |
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Ghaza
Le Hamas et
Israël misent sur une désescalade des violences
Le Hamas et Israël
se sont engagés hier sur la voie d'une désescalade après l'annonce
d'un accord de trêve à Ghaza et la décision du gouvernement
Netanyahu de ne pas lancer d'offensive terrestre. Provoquée par une
triple attaque ayant fait huit morts dans le sud d'Israël jeudi, la
flambée de violences a fait un total de 15 morts et une cinquantaine
de blessés côté palestinien et un mort et 18 blessés en Israël.
Sur le terrain, le
nombre de roquettes tirées de la Bande de Ghaza en direction
d'Israël a fortement diminué ces dernières heures. Sept roquettes
ont été lancées depuis l'annonce d'un accord de trêve «informel»
dimanche soir à Ghaza, a indiqué à l'AFP une porte-parole de la
police israélienne, Louba Samri, ajoutant que ces tirs n'ont pas
fait de victime. Un bâtiment a été endommagé dans le sud d'Israël.
L'armée israélienne n'a mené aucun raid aérien dans la nuit de
dimanche à hier, a précisé un porte-parole militaire. Le cabinet de
sécurité présidé par le Premier ministre Benjamin Netanyahu avait
auparavant décidé lors d'une réunion «d'urgence» à trois heures du
matin (00h00 GMT) à Jérusalem de ne pas lancer de vaste opération
militaire terrestre dans la Bande de Ghaza, a annoncé la radio
militaire. «Le cabinet a pris cette décision pour ne pas déclencher
des manifestations de masse en Egypte susceptibles de déstabiliser
le régime en place au Caire et de porter atteinte aux intérêts
d'Israël à l'étranger à l'approche de la demande palestinienne
d'adhésion d'un Etat palestinien à l'ONU en septembre», a souligné
la radio. Le cabinet de sécurité avait été convoqué quelques heures
après que les principaux mouvements palestiniens à Ghaza furent
parvenus, selon le Hamas qui contrôle le territoire, à «un accord
informel pour instaurer une trêve à condition qu'Israël cesse ses
attaques». Selon un dirigeant du Hamas, la trêve devait entrer en
application hier. Mais d'ores et déjà, la police (du Hamas) a «reçu
dimanche soir pour consigne de stopper les tirs» contre Israël,
a-t-il souligné. Dans un communiqué, les Comités de résistance
populaire (CRP), un des groupes radicaux de Ghaza, ont annoncé hier
après-midi un «cessez-le feu provisoire». Les CRP ont été accusés
par l'Etat hébreu d'être responsables des attaques meurtrières qui
ont fait huit morts jeudi dans le sud d'Israël près de la frontière
égyptienne, ce qu'ils ont nié. Cette annonce est survenue à la suite
de contacts intensifs, conduits notamment par l'intermédiaire de
l'Egypte en vue de parvenir à une accalmie. Selon des responsables
des services de sécurité palestiniens à Gaza, des barrages routiers
ont été mis en place et des policiers du Hamas contrôlaient les
véhicules circulant dans la zone frontalière avec Israël. La flambée
de violences entre Israël et la bande de Gaza est intervenue jeudi
après les attaques perpétrées dans le sud d'Israël près de la
frontière égyptienne, avec des frappes aériennes israéliennes contre
la Bande de Ghaza et des tirs de roquettes du territoire palestinien
sur Israël. En avril dernier, déjà, une escalade des violences entre
Israël et les organisations paramilitaires de Gaza s'était traduite
par les tirs de 140 roquettes et la mort de 18 Palestiniens à la
suite d'un attentant contre un autobus scolaire qui avait coûté la
vie à un adolescent israélien. Le conflit s'était terminé par
l'entrée en vigueur d'une trêve de facto lorsqu'Israël et le Hamas
s'étaient dit prêts à mettre fin aux hostilités pourvu que chacun
stoppe ses attaques contre l'autre.
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