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Djamel Allam à Tizi Ouzou

Le vieux routier plaît toujours

Le groupe palestinien en tournée en Algérie

Sana Mousa séduit le public boumerdassi

 

 27/08/11

Djamel Allam à Tizi Ouzou

Le vieux routier plaît toujours

Il y avait comme une atmosphère de retrouvailles chaleureuses entre un Djamel Allam toujours aussi fringant, communicatif, enjoué, et un public qui lui était d’emblée acquis.

La salle de spectacles de la maison de la culture Mouloud-Mammeri a accueilli jeudi le vieux routier de la chanson kabyle moderne;  Djamel Allam; qui a réussi malgré une voix un peu éraillée à offrir un spectacle à la hauteur des attentes du public heureux de retrouver leur idole. Il y avait comme une atmosphère de retrouvailles chaleureuses entre un Djamel Allam, toujours aussi fringant, communicatif, enjoué, et un public qui lui était d’emblée acquis. «A tir el qafs» de Hssissen et  «A yemma azizen ur etsru» de Farid Ali pour raviver les mémoires et surtout rendre hommage à ceux qui se sont sacrifiés jeunes pour qu’on puisse vivre en liberté aujourd’hui et à ces deux pionniers de la chanson algérienne. Djamel Allam, en nostalgique, a offert un voyage dans le temps en interprétant des chansons tubes de son répertoire comme «Gatelatou», «Ya elghani Allah», «Thella» et «Mara dyoughal». Puis «Djawhara»,  ce chef d’œuvre musical de Safy boutella  au grand bonheur de son public qui reprenait en chœur les textes. Il n’a pas manqué d’évoquer la période difficile que l’Algérie a vécue à cause du terrorisme,  dédiant «Awid afoussim» à toutes les victimes de l’intolérance en citant le nom de Matoub Lounes. Entre chacune de ses interprétations, Djamel Allam prend la parole pour aller aux origines de la chanson qui suivra ou encore raconter  des souvenirs qui l’ont marqué, lui, mais aussi une bonne partie du public présent dans la salle pour avoir appartenu à la même génération. Peu à peu, il retrouve sa voix et donne parfois du rythme pour offrir des moments de danse à ceux qui le souhaitaient. Son but était de répondre à tous les goûts, ne voulant décevoir personne. Malgré le poids aussi de ses 64 ans, le fils de Ilmaten, en petite Kabylie, reste très dynamique sur scène et ne manque pas d’encourager les jeunes musiciens qui l’accompagnaient pour la qualité du travail fourni. En somme, Djamel a plu au public qui l’a longtemps applaudi au moment où il laissait place au jeune chanteur kabyle Zayen pour lui succéder sur scène.

Par Hamid Messir

 

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Le groupe palestinien en tournée en Algérie

Sana Mousa séduit le public boumerdassi

Sana Mousa a séduit le public boumerdassi, mercredi dernier à la maison de la culture Rachid-Mimouni de Boumerdès, bien que celui-ci était peu nombreux. Les quelques familles présentes à ce spectacle sont celles habitant la cité de Boumerdès et les usagers des lieux.

A son apparition sur scène, elle a été accueillie par les applaudissements et des youyous. Accompagnée par deux guitaristes et un percussionniste, dans la fraîcheur de cette soirée d’été, de par sa douceur et la tendresse de sa voix, Sana Mousa a enivré les quelques familles venues assister à ce concert. Lequel, faut-il le souligner, a été programmé dans la précipitation. La chanteuse palestinienne, docteur en médecine de formation, au style proche de Marcel Khalifa, a puisé lors de son récital dans son riche répertoire issu du terroir palestinien pour exprimer l’amour, la tristesse et les souffrances du peuple palestinien.

A la fin de chaque mélodie, les spectateurs, généralement de la gent féminine, comme pour exprimer leur attachement au peuple palestinien et s’associer à ses malheurs, répondirent par des youyous qui fusèrent des quatre coins de la salle de spectacles de la maison de la culture. Par ailleurs, d’autres jeunes spectatrices, fans de la chanteuse, reprenaient en chœur ses chansons sous les regards émerveillées de la dame du Moyen-Orient.

A la fin du spectacle, beaucoup de regrets quant à l’absence du public. Certains spectateurs n’arrivent toujours pas à comprendre cette programmation. Dans le camp des organisateurs, l’on s’accorde à dire que c’est un ratage. Le manque d’information et une radio locale seraient les principales causes de cet énième ratage culturel et artistique.

A. Kichni

 

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