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Djamel Allam à
Tizi Ouzou
Le vieux
routier plaît toujours
Il y avait comme
une atmosphère de retrouvailles chaleureuses entre un Djamel Allam
toujours aussi fringant, communicatif, enjoué, et un public qui lui
était d’emblée acquis.
La salle de
spectacles de la maison de la culture Mouloud-Mammeri a accueilli
jeudi le vieux routier de la chanson kabyle moderne; Djamel Allam;
qui a réussi malgré une voix un peu éraillée à offrir un spectacle à
la hauteur des attentes du public heureux de retrouver leur idole.
Il y avait comme une atmosphère de retrouvailles chaleureuses entre
un Djamel Allam, toujours aussi fringant, communicatif, enjoué, et
un public qui lui était d’emblée acquis. «A tir el qafs» de Hssissen
et «A yemma azizen ur etsru» de Farid Ali pour raviver les mémoires
et surtout rendre hommage à ceux qui se sont sacrifiés jeunes pour
qu’on puisse vivre en liberté aujourd’hui et à ces deux pionniers de
la chanson algérienne. Djamel Allam, en nostalgique, a offert un
voyage dans le temps en interprétant des chansons tubes de son
répertoire comme «Gatelatou», «Ya elghani Allah», «Thella» et «Mara
dyoughal». Puis «Djawhara», ce chef d’œuvre musical de Safy
boutella au grand bonheur de son public qui reprenait en chœur les
textes. Il n’a pas manqué d’évoquer la période difficile que
l’Algérie a vécue à cause du terrorisme, dédiant «Awid afoussim» à
toutes les victimes de l’intolérance en citant le nom de Matoub
Lounes. Entre chacune de ses interprétations, Djamel Allam prend la
parole pour aller aux origines de la chanson qui suivra ou encore
raconter des souvenirs qui l’ont marqué, lui, mais aussi une bonne
partie du public présent dans la salle pour avoir appartenu à la
même génération. Peu à peu, il retrouve sa voix et donne parfois du
rythme pour offrir des moments de danse à ceux qui le souhaitaient.
Son but était de répondre à tous les goûts, ne voulant décevoir
personne. Malgré le poids aussi de ses 64 ans, le fils de Ilmaten,
en petite Kabylie, reste très dynamique sur scène et ne manque pas
d’encourager les jeunes musiciens qui l’accompagnaient pour la
qualité du travail fourni. En somme, Djamel a plu au public qui l’a
longtemps applaudi au moment où il laissait place au jeune chanteur
kabyle Zayen pour lui succéder sur scène.
Par Hamid
Messir
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Le groupe palestinien en tournée en Algérie
Sana Mousa
séduit le public boumerdassi
Sana Mousa a
séduit le public boumerdassi, mercredi dernier à la maison de la
culture Rachid-Mimouni de Boumerdès, bien que celui-ci était peu
nombreux. Les quelques familles présentes à ce spectacle sont celles
habitant la cité de Boumerdès et les usagers des lieux.
A son apparition
sur scène, elle a été accueillie par les applaudissements et des
youyous. Accompagnée par deux guitaristes et un percussionniste,
dans la fraîcheur de cette soirée d’été, de par sa douceur et la
tendresse de sa voix, Sana Mousa a enivré les quelques familles
venues assister à ce concert. Lequel, faut-il le souligner, a été
programmé dans la précipitation. La chanteuse palestinienne, docteur
en médecine de formation, au style proche de Marcel Khalifa, a puisé
lors de son récital dans son riche répertoire issu du terroir
palestinien pour exprimer l’amour, la tristesse et les souffrances
du peuple palestinien.
A la fin de chaque
mélodie, les spectateurs, généralement de la gent féminine, comme
pour exprimer leur attachement au peuple palestinien et s’associer à
ses malheurs, répondirent par des youyous qui fusèrent des quatre
coins de la salle de spectacles de la maison de la culture. Par
ailleurs, d’autres jeunes spectatrices, fans de la chanteuse,
reprenaient en chœur ses chansons sous les regards émerveillées de
la dame du Moyen-Orient.
A la fin du
spectacle, beaucoup de regrets quant à l’absence du public. Certains
spectateurs n’arrivent toujours pas à comprendre cette
programmation. Dans le camp des organisateurs, l’on s’accorde à dire
que c’est un ratage. Le manque d’information et une radio locale
seraient les principales causes de cet énième ratage culturel et
artistique.
A. Kichni
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