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Après un prétendu abus sexuel sur une adolescente
Trois jeunes agressent un dentiste à El Biar
Concernant le mobile de l’agression, il est indiqué dans
l'arrêt de renvoi que les trois hommes ont voulu venger
une adolescente de 17ans, en l'occurrence Nadjat, qui
aurait été abusée par le dentiste.
Une
affaire des plus bizarres a été traitée hier au niveau
du tribunal pénal près la cour d’Alger. Trois hommes se
sont introduits dans un cabinet dentaire situé dans la
commune d’El Biar, sur les hauteurs sud de la ville
d’Alger. Ils ont passé leur victime à tabac avant de
saccager le cabinet et voler les appareils et/ou objets
de valeur. Lors du procès, qui s’est déroulé à la
huitième chambre de la même cour, les trois mis en cause
ont nié les faits retenus contre eux dans cette affaire,
déclarant qu’ils n’ont rien à voir dans l’agression du
chirurgien dentiste. Cependant, le procureur de la
République a indiqué que les faits sont d’autant plus
graves que les coups et blessures subis par la victime
lui ont donné droit à 60 jours d’arrêt de travail. Ce
qui prouve que l’agression a été des plus violentes.
Pour ce qui est du mobile de cette agression, il est
indiqué dans l’arrêt de renvoi que les trois hommes ont
voulu venger une adolescente de 17 ans, en l’occurrence
Nadjat, qui aurait été abusée par ce dentiste alors
qu’elle s’était présentée à son cabinet pour des soins
dentaires. Selon les mis en cause, le chirurgien
dentiste aurait abusé de la jeune fille dans son
cabinet. Selon les avocats de la défense, leurs clients
n’ont fait que venger l’adolescente, soutenant que la
victime a transformé son lieu de travail en un véritable
lieu de débauche. Il y a lieu d’indiquer que les mis en
cause dans cette affaire ont été condamnés à 3 ans de
prison ferme alors que la fille a été présentée devant
le juge des mineurs pour comparaître également dans
cette affaire. Le procureur de la République a requis
l’aggravation des peines prononcées en première
instance.
Par
Salah H.
Grâce à des informations fourniEs par la famille d'un
terroriste
Un
attentat kamikaze déjoué à Alger
Un
attentat kamikaze a été déjoué par les forces de
sécurité grâce à des informations fournies par des
proches d’un terroriste. Ils ont dénoncé leur fils qui
projetait, en compagnie d’un acolyte, de commettre un
attentat suicide à Alger. Alertés, les forces combinées
de l’Armée nationale populaire (ANP) ont mis en place,
avant-hier, un dispositif de contrôle au niveau du CW
n°25 reliant Ouled Ali à Thenia, dans la wilaya de
Boumerdès. Vers 17h 30, le véhicule transportant les
deux kamikazes, conduit par le criminel B. M. H., a été
intercepté alors qu’il était sur le point de rejoindre
la RN n°5 en direction de la capitale, apprend-on auprès
de sources sécuritaires. A la vue des militaires qui les
sommaient de s’arrêter, l’un des kamikazes, refusant
probablement d’être capturé, a actionné son gilet
d’explosifs, provoquant la mort de ses deux acolytes,
ajoute notre source. Si l’identité du chauffeur a été
établie, celle des deux kamikazes attend d’être
formalisée par l’analyse ADN que la police scientifique
devrait livrer incessamment. Les deux kamikazes seraient
originaires de la wilaya d’Alger. A. F.
Tizi Ouzou
Un
jeune sauvé de la mort par son poids
Un
jeune a été sauvé d’une mort certaine par son poids.
Cela s’est passé lundi dernier dans la région des
Ouadhias, au sud de la wilaya de Tizi Ouzou. Le jeune M.
Mohamed, âgé de 26 ans, aurait tenté de se donner la
mort par pendaison. Mais fort heureusement le câble
utilisé par la victime a cédé sous son poids. Ses
blessures ont nécessité son transfert vers la
polyclinique des Ouadhias par les éléments de la
Protection civile, mais il a eu la vie sauve.
Hamid M.
La question du jour
Les
yeux rivés sur les étiquettes
Chaque
année, à quelques jours du ramadhan, c’est la même
rengaine qui reprend, jusque dans les détails : les
journaux qui s’entendent pour dire que les prix prennent
déjà leur envol, et le département concerné du ministère
du Commerce qui y oppose son démenti plus ou moins
formel. Comme je vais quotidiennement au marché de mon
quartier, pour mes commissions, un article de presse,
surtout s’il est en bonne place, qui annonce une flambée
des prix, quel qu’en soit le moment du reste,
m’intéresse forcément. J’ai tendance à le lire en
premier. Le fait que moi-même n’ai pas remarqué la
flambée annoncée ne veut pas dire qu’elle ne se soit pas
produite malgré tout. Mais c’est à lire les articles
trempés dans la même plume alarmiste que je me rassure.
Les journalistes envoyés par leurs directions de
rédaction observer les augmentations ne pouvaient pas
décemment revenir de leur petit tour avec l’information
qu’il n’existe aucun mouvement général de hausse dans
les prix, des fruits et légumes notamment. Ils auraient
l’air de quoi ? Et puis, écrit-on un papier sur un
non-événement, pour dire que tel train est bel et bien
arrivé à l’heure ? Non, bien sûr. Alors le journaliste,
qui ne veut tout de même pas avoir l’air de créer
l’événement au lieu de se contenter de le rapporter (ou
de ne pas le rapporter, quand il n’existe pas, ou
n’existe pas encore), s’arrange avec sa conscience
professionnelle en mêlant faits et commentaires. C’est
ainsi qu’il retranscrit les prix relevés effectivement
sur les étals, mais en les enrobant d’un commentaire
dénonçant la spéculation qui déjà commencerait à mettre
à mal le maigre budget de la ménagère moyenne.
En
fait, pour savoir si les prix ont amorcé ou pas un
mouvement de hausse n’exigerait du temps et un coût
autrement plus élevé que le simple fait de se promener
dans le marché le plus proche du journal. Ce n’est pas
un hasard si les enquêtes sont rares dans les journaux,
tous autant qu’ils sont. Elles coûtent de l’argent, et,
de plus, rien ne garantit qu’elles vont déboucher sur la
découverte de faits qui en valent la peine. Ce pourquoi
des journaux leur ont inventé un substitut : la
révélation. Qui, en réalité, en est l’antithèse. Il n’y
a enquête que s’il y a multiplicité des sources,
diversité des points de vue, et leur confrontation,
neutralité du journaliste, sinon complète, toujours
difficile à atteindre, du moins le journaliste s’y
efforce-t-il. A l’inverse, une révélation, présentée
pourtant comme la vérité, est une parole solitaire, et
par là impossible à recouper, à vérifier, en tout cas
par le journaliste qui la recueille, lui-même acculé à
une passivité totale. Il prend ce qu’on lui donne et il
se la ferme. Sinon, il y a d’autres feuilles…. Mais
cette presse a perdu de son ancienne superbe. A moins
que ce ne soit les révélations qui se soient taries, car
cela fait tout de même un bout de temps que les journaux
dont c’est la prédilection n’en ont pas publié.
Cela
dit, le fait qu’à moins d’une semaine, les prix des
produits alimentaires, en premier lieu des fruits et
légumes, ne soient pas partis à la hausse, quoi qu’en
disent les journaux, ne signifie pas que ce
renchérissement ne se produira pas par la suite, en
particulier les tout premiers jours du ramadhan. La
chose est en fait tellement probable – parce que
traditionnelle – que les pouvoirs publics font tout ce
qu’ils peuvent pour la contrecarrer. C’est ainsi que les
mosquées sont mises à contribution qui sont appelées
cette fois-ci à donner des cours d’éducation civique aux
commerçants, pour les amener justement à ne pas profiter
de la fringale de leurs clients pour les tondre de près,
à réfréner cet appétit-là dans une mesure, sinon de même
niveau, du moins approchant, le contrôle qu’en jeûnant
ils exercent sur leurs autres grandes envies.
Si les
pouvoirs publics n’avaient que leurs mesures pour
obtenir ce résultat-là, ils seraient condamnés à
l’échec. Toutes les escouades de contrôleurs qu’ils
pourraient dépêcher sur tous les marchés du pays n’y
feraient rien. Mais cette année, de façon sans doute
plus marquée que l’année dernière, où les prix ont
augmenté mais sans exploser, il existe un climat social
chargé d’électricité qui pourrait bien tenir en respect
jusqu’aux renchérisseurs.
Par
Mohamed Habili
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