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Prix,
liquidités, couffins, sécurité…
Les ministres à
l’épreuve du ramadhan
D’ores et déjà,
les ménages, tout comme les responsables des départements
ministériels, sont sur le qui-vive. La mercuriale figure en tête des
préoccupations.
Dans une semaine,
le gouvernement sera mis à l’épreuve du mois de ramadhan. Plusieurs
ministères sont impliqués dans la préparation de ce mois de jeûne,
synonyme de spéculation, dérégulation et pénuries. Des mesures, des
plans, et des décisions ont été, comme à l’accoutumée, prises en
haut lieu, mais sans garantie de résultat. D’ailleurs, d’ores et
déjà les ménages, tout comme les responsables des départements
ministériels, sont sur le qui-vive. La mercuriale figure en tête des
préoccupations. Les ministères de l’Agriculture et du Commerce se
sont engagés à assurer un produit de qualité à des prix acceptables.
Rachid Benaïssa a à maintes reprises affirmé que le marché sera
inondé grâce aux mesures prises pour assurer la disponibilité
notamment des fruits et légumes et de la viande. Pour ce faire,
l’Etat a procédé à l’activation du système Syrpalac et autorisé
l’importation de viande. De son côté, Mustapha Benbada s’est montré
rassurant quant aux moyens mobilisés pour réguler le marché et
lutter contre la spéculation. En bref, ces deux départements
laissent entendre qu’il n’y aura pas de hausse des prix durant le
ramadhan, et contrairement aux années passées les mesures prises
seront cette fois-ci efficaces et dissuasives. Cependant, le
ramadhan ne concerne pas uniquement les prix des produits de
consommation. Algérie Poste sera, elle aussi, mise à rude épreuve.
Le manque de liquidités risque de constituer un véritable traquenard
qui provoquera colère et indignation parmi les citoyens. Avant-hier,
la direction générale a organisé une rencontre avec les responsables
des bureaux de poste dans le but de pallier le manque d’argent. Mais
on apprend que près de deux semaines avant le jour J, les agences
postales dans plusieurs villes du pays ont été prises d’assaut et
les usagers commencent à se plaindre. D’ailleurs, faut-il rappeler
que la tension gagne l’esprit des citoyens plusieurs jours avant le
début du jeûne. Et pour preuve, une très grande affluence a été
constatée au niveau des marchés et la hausse des prix se fait
remarquer çà et là. L’organisation de l’opération solidarité
ramadhan est l’autre volet incontournable de ce mois. Le ministère
de la Solidarité est appelé à acheminer des aides à quelque 1,4
million de familles nécessiteuses. Une opération lourde et des plus
difficiles qui se solde, chaque année, par des défaillances et des
scandales. Outre les oublis et les retards, des cas de détournement
de couffins ont été enregistrés à travers plusieurs communes du
pays. D’autres secteurs, tels que le ministère des Transports et de
l’Intérieur auront également un grand rôle à jouer. Le premier est
censé assurer la circulation des bus la nuit, alors que le second
est chargé de veiller à la sécurité des milliers de familles qui
reprendront goût à la vie nocturne en cette saison estivale. Bien
d’autres ministères, tels que la Santé, la Culture et les Affaires
religieuses, seront de la partie. Mais la gestion des 30 jours du
ramadhan engagera tout l’Exécutif qui se trouve depuis plusieurs
mois confronté à la grogne sociale et à des cycles interminables
d’émeutes et de protestation, dus à un marasme social avéré.
Par Aomar
Fekrache
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Benbada au marché à la veille du ramadhan
La solution
magique à la flambée des prix
A la différence de
ses collègues du gouvernement, le ministre du Commerce, Mustapha
Benbada, reprendra ses fonctions le 31 du mois en cours, à la veille
du rama-dhan. Le ministre veut se rendre compte de visu si les prix
correspondent aux promesses de stabilité, vu la disponibilité des
produits alimentaires grâce, notamment, à l’importation. Dans ce
cadre, au programme, M. Benbada effectuera le 31 juillet une visite
de travail dans la circonscription administrative d’El Harrach
(marché de gros de produits alimentaires) et de Baraki (commune des
Eucalyptus : visite du marché de gros des fruits et légumes). Ce
déplacement du ministre du Commerce au marché de gros n’est pas le
premier. Le ramadhan dernier, il s’était rendu au marché de gros de
Hatatba, distant de 30 km du marché de détail. Lors de cette visite,
le ministre a été ahuri par la flambée des prix et aucune démarche
ne pouvait arrêter la spéculation. «Il est impossible de tout
contrôler, car le nombre de commerçants est supérieur à celui des
contrôleurs», a été sa réponse, ajoutant : «Je ne peux pas prévoir
une baisse des prix des fruits et légumes durant le ramadhan». Donc
à quoi bon faire des promesses ? Le secteur est rongé par
l’anarchie et l’informel, un simple contrôle des prix reste un grand
handicap pour ce ministère qui a connu une série de responsables.
Jusqu’à présent, personne n’a pu mettre fin à la spéculation en
l’absence d’un marché répondant aux règles économiques. L’absence
sur le terrain du ministère du Commerce est constatée durant les
quelques jours qui précédent le ramadhan, car les prix ont déjà
augmenté qu’il s’agisse de la viande ou des fruits et légumes. Selon
les chiffres du département du Commerce, durant les trois dernières
années 190 000 infractions ont été signalées, alors que pour le
premier semestre de l’année en cours,
600 000
interventions ont été enregistrées pour 90 000 infractions
signalées. Avec cet exemple récent de l’état des prix, on se demande
si le ministre du commerce est vraiment persuadé d’un changement
cette année ? Rien ne laisse croire pour l’instant que les citoyens
vont passer ce ramadhan en paix financièrement. Dans ce cadre, le
département du Commerce suppose la possibilité d’une baisse des prix
en se basant sur l’argument suivant : les produits de large
consommation seront disponibles durant le mois de ramadhan prochain
et le marché sera bien approvisionné. Cependant, le ministère oublie
un détail important : qui dit que ces produits ne seront pas
détournés par les spéculateurs ? S’agissant du contrôle des
pratiques commerciales, il faudra attendre la mise en œuvre du
quinquennat 2010-2014, le ministère du Commerce devant recruter 7
000 agents supplémentaires, dont 1 000 ont déjà été recrutés l’année
dernière, 5 000 le seront entre 2011 et 2012.
Nacera Chenafi
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Grand ménage, achat de vaisselle et ingrédients de cuisine
Le sacré parfum
de ramadhan
Dans la région du
Maghreb, la période des préparatifs du ramadhan est appelée l’odeur
du ramadhan (rihet ramdhan). Les femmes consacrent les derniers
jours de châabane au grand ménage, à l’achat d’une nouvelle
vaisselle, mobilier…ainsi que plein d’autres ingrédients nécessaires
pour la cuisine : épices, fruits secs, gâteaux au miel…
Si pour les hommes
ces préparatifs sont, en partie, vus comme une sorte de «frénésie»
et un excès de dépenses, notamment pour la vaisselle et la nouvelle
décoration, les femmes, elles, se préparent dans une ambiance
festive pour recevoir le ramadhan dans la propreté et remettent à
neuf leur cuisine avec toutes les odeurs qui riment avec les tables
du f’tour. La période d’avant-ramadhan, la dernière semaine du mois
de chaabane est d’ailleurs appelée l’odeur du ramadhan (rihet
ramdhan). Les femmes tout particulièrement consacrent les derniers
jours du mois de châabane au grand ménage, à l’achat d’une nouvelle
vaisselle, mobilier, nappes et serviettes assorties ainsi que plein
d’autres ingrédients nécessaires pour la cuisine, à l’exemple
d’aliments de base des plats traditionnels: épices, fruits secs,
gâteaux au miel… Les préparatifs commencent d’abord par le grand
nettoyage de la maison, ne laissant aucune pièce sans nouveau
éclat. Pour certaines familles ayant plus de moyens, c’est carrément
le renouvellement de la peinture, de l’immobilier et de la
décoration. Outre la propreté et la nouvelle décoration, les femmes
ont une autre sacrée destination : se rendre dans les magasins et
souks pour des achats de toutes sortes : marmites pour la soupe,
soupières, bols, assiettes, tasses, nappes… les magasins de
vaisselle sont envahis par les clientes au fur et à mesure que le
jour J approche. Par ailleurs, et comme les commerçants s’apprêtent
eux aussi à faire du ramadhan le mois des grands gains, plusieurs
familles, les petites bourses notamment, prennent certaines
précautions pour diminuer les dépenses et échapper au diktat de la
flambée qui touche tous les produits alimentaires prisés durant le
mois sacré. Le stockage alimentaire à domicile constitue, à cet
effet, une astuce d’économie pour affronter les bouleversements des
habitudes commerciales et de consommation puisque le scénario est
quasi coutumier, les dépenses familiales doublent et se multiplient
durant ce mois. Les familles à faibles revenus versent donc dans le
stockage des produits largement utilisés au cours de ce mois. Le
stockage est ainsi plus que nécessaire pour certains aliments
largement utilisés, dont les prix s’envolent automatiquement et qui
ne risquent pas la péremption à la maison ou au congélateur. Pour
éviter l’envolée des prix, les produits alimentaires de base sont
achetés bien avant le ramadhan. Par ailleurs, le congélateur est
également utilisé pour la conservation de légumes frais, comme la
tomate fraîche, les haricots verts, poivrons…. d’autres denrées sont
de même spontanément achetés pour la préparation des plats
traditionnels ramadhanesques. Il s’agit en l’occurrence des épices,
friq, les raisins secs, les pruneaux, la semoule, la farine,
l’huile… Ainsi, les senteurs du ramadhan se préparent d’ores et déjà
dans les foyers pour accueillir le ramadhan dans un climat et une
ambiance bien particuliers.
Par Yasmine
Ayadi
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Soutien aux familles dans le besoin à Béjaïa
Plus de 20 000
couffins seront distribués
Le programme de
solidarité au profit des familles démunies de la wilaya de Béjaïa a
commencé. Alors que 10 restaurants du cœur ont d’ores et déjà été
autorisés sur les 147 demandes reçues, la direction de l’action
sociale a prévu d’autoriser 18 autres pour la circonstance. Outre
l’ouverture de ces restaurants, un vaste programme de soutien aux
familles pauvres est mis en œuvre et s’étalera sur tout le mois de
jeûne. Celui-ci a commencé par la distribution de près de 2 000
couffins aux APC qui se chargeront de les distribuer aux familles
pauvres recensées. Au total, ce seront 20 000 couffins alimentaires
d’une valeur de 2 600 DA environ qui seront distribués aux familles
démunies. La direction de l’action sociale compte réaliser ce
programme avec le concours d’un certain nombre d’acteurs dont le
ministère de la solidarité nationale a octroyé à la DAS une somme de
plus de 4,2 millions dinars pour l’acquisition de 1 665 colis
alimentaires. La wilaya a alloué à ce programme comme chaque année
plus de 6 millions dinars pour l’achat de
1 900 couffins
sans compter l’apport des communes qui vont débourser des sommes
allant de 20 à 70 millions de centimes minimum pour aider ces
familles. 3 075 autres kits de produits alimentaires ont été déjà
achetés. Cette opération va être encadrée par 482 personnes issues
du mouvement associatif, du croissant- rouge, des bénévoles,
personnels des communes et DAS, scouts, etc. Il ya lieu de noter que
le nombre de familles démunies inscrites sur la liste de la
direction de l’action sociale est de 28 988 cette année, un nombre
en hausse par rapport à l’année précédente. Elles étaient un peu
plus de 17 000 seulement. Une situation qui s’explique par
l’aggravation de l’érosion du pouvoir d’achat et l’inflation qui a
touché les prix des produits alimentaires de base et produits
agricoles, en sus de la spéculation qui est devenue une arme entre
les mains des charlatans de tout bord. Une pratique que les imams
comptent arrêter avec des prêches des
«Tarawihs» sur
instruction du ministère des Affaires religieuses. Il faudrait que
les autorités trouvent des instruments purement techniques pour
arrêter ces pratiques qui portent atteinte aux citoyens non
seulement pendant le ramadhan mais durant toute l’année. La réponse
tarde à venir en dépit des déclarations maintes fois faites par le
ministre concerné sur l’intention du gouvernement de plafonner le
prix de 15 produits alimentaires de consommation courante. Car sans
des mesures de contre- attaque contre ce nouveau fléau, le
consommateur payera encore chère la facture, alors qu’il a déjà
commencé à la payer avec la hausse que viennent de connaître tous
les produits alimentaires. Hier, le poulet était fixé à 290 et 300
DA le kilo alors qu’il valait à peine 200 et 220 DA il ya une
semaine. La viande est coté à 800 DA, contre 700 DA il y a à peine
une semaine.
Hocine Cherfa
Haut
Coupures d'électricité
Les citoyens
craignent le pire
En dépit des
assurances des responsables de la Sonelgaz, des coupures de courant
sont encore signalées à travers le territoire national et notamment
dans l'Est et le Sud du pays.
Cette situation
n’est en effet pas du tout rassurante pour les citoyens qui
craignent le pire et ce, à quelques jours seulement du mois de
ramadhan. Le premier souci des ménages est que la nourriture
conservée dans les réfrigérateurs et les congélateurs se dégivre et
devienne de ce fait impropre à la consommation, d’autant plus que
les consommateurs constituent des stocks de denrées alimentaires
pour parer à d’éventuelles pénuries pendant le ramadhan. Outre
l’avarie des aliments qu’une coupure d’électricité peut causer,
certains fidèles des programmes de télévision diffusés tout au long
du mois sacré risquent d’avoir de mauvaises surprises. Des
désagréments qui ne sont pas du tout les bienvenus lorsque l’on sait
que les téléspectateurs algériens sont de grands amateurs de séries,
de sketchs et de caméras cachées.
Pour sa part, la
corporation des boulangers a émis un signal d’alarme en ce mois de
juillet lorsque les coupures faisaient rage en alertant aussi bien
la population que les pouvoirs publics que si la situation perdure,
il ne faudra pas s’étonner de voir apparaître une pénurie de pain.
«70% des commerçants affiliés à notre association affirment avoir
subi des pertes dues aux dernières coupures d’électricité», avait
rapporté le porte-parole de l’Union générale des commerçants et
artisans algériens (Ugcaa), Hadj Tahar Boulenouar. Selon lui, «les
pertes subies par ces commerçants ont atteint dans certains cas 30%
du chiffre d’affaires mensuel». Une pénurie de pain en plein
ramadhan ! C’est le pire des scénarios qui puissent se produire et
pour cause, une telle expérience a déjà eu lieu par le passé où des
files d’attente interminables se formaient devant les boulangeries
où les consommateurs cherchaient désespérément une baguette de pain.
Les pertes économiques engendrées par les délestages touchent aussi
les commerçants et surtout les détaillants. Car les produits
sensibles exposés tels que le lait, la viande et leurs dérivés sont
bons à jeter à la moindre baisse de température dans les présentoirs
et les chambres froides. Selon le représentant de l’Ugcaa, les
coupures influent même sur les relations entre le vendeur et
l’acheteur. «Pour éviter des pertes importantes, les commerçants
minimisent leurs achats, ce qui est préjudiciable pour le client qui
se retrouve confronté au manque de produits», a-t-il expliqué.
Allant dans les détails qui suivent la coupure, Boulenouar indique
qu’au moment où les coupures surviennent, le commerçant ne peut pas
contrôler tous les produits de son magasin. «Il arrive parfois, par
mégarde, qu’il vende un produit qui a été endommagé par la coupure
de courant et lorsque le client s’en rend compte, il se met en
colère sans chercher à comprendre la cause de ce désagrément et pour
cela il n’a pas tort».
En somme, et même
si les coupures ont diminué depuis que la température est revenue à
des moyennes saisonnières, l’été n’est pas pour autant terminé et le
mois d’août pourrait bien faire monter le mercure et par ricochet,
faire augmenter la consommation d’électricité pour voir les coupures
de retour.
Par Hafid
Mesbah
Haut
«Notre combat contre le service civil continue»
Les médecins
résidents satisfaits du nouveau statut
Le nouveau statut
des médecins résidents a été publié, dimanche 24 juillet au «Journal
officiel» et entre en vigueur avec un effet rétroactif à partir du
1er janvier 2008. Les médecins résidents, qui avaient observé une
grève pendant plus de trois mois, n’ont pas caché leur
«satisfaction» de ce nouveau statut, notamment sur le plan salarial.
«Les médecins résidents sont plus au moins satisfaits. Il y a
plusieurs ajouts qui ne figuraient pas dans l’ancien statut. Du
point de vue salarial, le statut est parfait malgré quelques
pourcentages qui ont été revus à la baisse», a indiqué hier le
docteur Benhabib, porte- parole du Collectif autonome des médecins
résidents algériens (Camra). Ce dernier indique que le Camra et le
ministère de la Santé ont convenu, dans le cadre de la commission
mise en place pour discuter des revendications des médecins
résidents, à une augmentation calculée sur la base de la
rémunération du praticien spécialiste assistant de la santé
publique. «Ces taux ont été modifiés et revus à la baisse. La
rémunération du médecin résident en première année devait
représenter 80 % du salaire de maître assistant par exemple. Mais
dans le décret on a retrouvé un taux de 65 %», explique-t-il. En
effet, avec ce nouveau décret, les résidents perçoivent, au titre de
leur participation aux activités de soins, de diagnostic et de
prévention, de recherche, de formation post-graduée, d’enseignement,
de travaux pratiques et dirigés, une rémunération calculée par
référence à la rémunération de praticien spécialiste assistant de
santé publique, sans échelon, aux taux correspondants à chaque année
et qui vont de 65% jusqu’à 90%. Notre interlocuteur affirme que ce
nouveau statut
«n’est pas
conforme à celui qu’ils ont signé, mais, ajoute-t-il, les médecins
résidents ont arraché quelques concessions». «Le statut n’est pas
parfait à 100%, mais il est beaucoup mieux que l’ancien dans la
mesure où il va améliorer la situation socioprofessionnelle des
médecins», dit-il. Autre nouveauté dans ledit statut, les résidents
bénéficieront des indemnités relatives à la garde et au risque de
contagion conformément à la réglementation en vigueur. Les médecins
en spécialisation bénéficieront également du transport et de service
en matière de restauration lorsqu’ils sont astreints à une garde. En
outre, les résidents «peuvent être mis en position de détachement au
niveau national ou à l’étranger en vue d’une formation. Dans ce cas,
ils continuent à bénéficier de leurs droits de l’établissement
d’origine dont ils relèvent selon des modalités fixées par arrêté
conjoint du ministre chargé de l’enseignement supérieur et du
ministre chargé de la santé». Le Dr Benhabib a indiqué que le
ministère de la Santé s’est engagé au départ à verser les
différentes indemnités avec effet rétroactif à partir de janvier
2008, durant le mois de ramadhan. Mais, déplore-t-il, la tutelle a
reporté le versement de ces primes à une date ultérieure. S’agissant
de la question relative à l’abrogation du service civil, une
revendication pour laquelle les médecins résidents ont paralysé les
hôpitaux pendant trois mois, notre interlocuteur souligne que ce
dossier «n’a pas été évoqué dans le nouveau statut». «La question du
service civil reste toujours en suspens. Notre combat pour son
abrogation va continuer. Nous avons juste suspendu notre grève et on
peut revenir à la charge dès la prochaine rentrée sociale au moment
où le gouvernement continue à nous proposer de fausses solution à ce
problème», a averti le représentant du Camara. A rappeler que les
médecins résidents avaient décidé de geler leur grève le 14 juillet
dernier après plus de trois mois de grève, d’actions de protestation
et plusieurs sanctions.
Hocine Larabi
Haut
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