Points chauds 

Par Fouzia Mahmoudi

Mesures

Il n’est rien de dire qu’en Israël on voit d’un très mauvais œil l’initiative palestinienne qui consiste à soumettre au vote du Conseil de sécurité la reconnaissance unilatérale d’un Etat palestinien, libre et indépendant. Ainsi, en prévision de ce vote qui aura lieu en plénière de l’ONU au mois de septembre prochain, on examine désormais en Israël l’éventualité d’annuler officiellement les Accords d’Oslo. Yaacov Amidror, le Conseiller du Premier ministre à la Sécurité nationale est à l’origine de cette initiative. Le général de réserve Amidror a en effet nommé une équipe qui examine tous les aspects sécuritaires et juridiques d’une telle manœuvre. Très bientôt, Amidror soumettra à Benyamin Netanyahu les recommandations de cette équipe de réflexion et les diverses alternatives possibles. Un haut fonctionnaire israélien a annoncé  qu’aux débats sur ces questions, participent également des employés des ministères des Affaires étrangères, des Finances, de l’Industrie et du Commerce, de la Justice aux côtés d’officiers de la section planification de l’état-major de Tsahal et du département du droit international du Parquet militaire. Or, une telle manœuvre, dont c’est par ailleurs bien là le but, dans la mesure où elle serait adoptée par le gouvernement hébreu, pourrait très sérieusement porter atteinte à l’économie palestinienne en tant que partie de l’enveloppe globale économique à laquelle appartient l’Autorité arabe de Ramallah. Ce sont les Accords d’Oslo qui engagent Israël à verser chaque mois aux Autorités palestiniennes une contribution financière insuffisante mais néanmoins essentielle pour beaucoup de Palestiniens. Pour justifier leurs intentions, les Israéliens affirment que les Accords d’Oslo stipulent «qu’aucune manœuvre politique comme la déclaration unilatérale d’un Etat arabe ne peut être effectuée sans y parvenir par un accord procédant des pourparlers de négociations». Pourtant, ce point-là n’est rien comparé à toutes les violations faites par l’Etat hébreu lui-même depuis près de deux décennies. Pourtant, les Israéliens semblent bien décidés à aller jusqu’au bout ou à en tout cas le faire croire pour tenter de faire céder les Palestiniens avant le vote de septembre prochain. Car ils savent qu’il suffit qu’une majorité de pays vote en leur défaveur, malgré le soutien inconditionnel des Américains, pour que le peu de crédibilité qu’ils leur restent sur le plan international vole en éclats. En effet, aujourd’hui plus personnes ne craignent de pointer du doigt les dérapages et les crimes commis par Israël, mais personne n’ose encore proposer une véritable ingérence dans les affaires israéliennes qui permettrait enfin de régler le conflit au Proche-Orient et de permettre à tout un peuple, le peuple palestinien, de vivre enfin dans la sérénité et la dignité.    

F. M.

Monde

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Maroc

80 morts dans l’accident d’un avion militaire

 

 27/07/11

 

Maroc

80 morts dans l’accident d’un avion militaire

Un appareil militaire marocain s'est écrasé hier dans le sud du Maroc, faisant 80 morts et trois blessés, dans la pire catastrophe aérienne dans ce pays, selon l'armée marocaine.

L’avion – un Hercules C-130 – s'est écrasé près de Guelmim, dans une région désertique et montagneuse, à 830 km au sud de Rabat, selon l'armée. Il transportait 81 personnes, dont 60 militaires. «Il y a 80 morts et trois blessés graves», a annoncé un communiqué des Forces armées royales. L'appareil qui assurait la liaison Agadir (sud)-Laâyoune-Dakhla (Sahara occidental) avait à son bord 9 membres d'équipage, 60 militaires et 12 personnes civiles, a précisé le communiqué des FAR. «Les trois survivants sont dans un état très grave et ils ont tous été transportés à l'hôpital de Guelmim», selon une source hospitalière. Le roi Mohammed VI a adressé «un message de condoléances aux familles des victimes en sa qualité de chef suprême des FAR», a précisé à l'AFP une source officielle. Selon les premières indications données par l'armée, l'appareil a heurté la montagne de Sayyert, à environ 10 km de Guelmim, une ville surnommée la «porte du désert». Une source locale a assuré que l'accident était «dû notamment aux mauvaises conditions météorologiques» et qu'une enquête a été ouverte pour déterminer les causes précises de l'accident. Conçu dans les années 1950, le Lockheed C-130 Hercules est un avion de transport militaire américain toujours largement utilisé pour des missions multiples dans une cinquantaine de pays. Le communiqué de l'armée marocaine a par ailleurs indiqué que les «trois blessés» et les «dépouilles mortelles retrouvées ont été évacuées sur le 5e hôpital militaire de Guelmim». Guelmim connaît une importante activité économique et touristique, notamment le domaine du tourisme écologique.

 

 

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