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Les règles d’attribution pour l’habitat social fixées par décret

40% des logements pour les moins de 35 ans

Travaux publics 

90 ingénieurs seront formés au Japon

Réunion Benbouzid-Cnapest

17 propositions à faire sur le régime indemnitaire

Le FNA prêt pour la mobilisation 

«La Constitution est l’affaire du peuple, pas des personnalités»

Frictions FLN-RND

Une mésalliance assumée

35e conférence de l’Organisation des assurances africaines (OAA) à Alger

Les assurances et les risques environnementaux sous le scanner

Courses hippiques

A quand la reprise au Caroubier ?

 

 27/05/08

 

Les règles d’attribution pour l’habitat social fixées par décret

40% des logements pour les moins de 35 ans

Les règles d'attribution du logement public locatif (LPL) ont été fixées par un décret exécutif adopté en janvier dernier en Conseil de gouvernement et publié au Journal Officiel No 24.

Le décret réserve dans tous les programmes de logements publics locatifs 40% aux postulants âgés de moins 35 ans. Pour bénéficier du LPL, le postulant et son conjoint ne doivent posséder en toute propriété d’aucun bien immobilier à usage d’habitation ou lot de terrain à bâtir, a cité hier l’Aps. Autre condition : ils ne doivent avoir bénéficié d’aucun logement social locatif, logement social participatif, ou encore un logement rural ou acquis dans le cadre de la location-vente. De plus, le postulant ne  doit en aucun cas  avoir bénéficié d’une aide de l’Etat pour l’achat, la construction d’un logement ou l’aménagement d’un logement rural.  Agé de 21 ans au minimum, le postulant doit résider depuis au moins 5 ans dans la commune de sa résidence habituelle et son revenu mensuel cumulé à celui de son conjoint ne doit pas excéder 24 000 DA.  Le décret stipule par ailleurs que toute fausse déclaration contenue dans son dossier de demande entraîne l’exclusion du postulant de la liste des demandeurs et l’expose à des poursuites judiciaires, indique le décret.  La demande de logement est remise au niveau d’une commission de daïra présidée par le chef de daïra et composée du président de l’APC concernée, des représentants des directeurs de wilaya chargés du logement et des affaires sociales, de l’0PGI, de la Caisse nationale du logement (CNL) et de l’Organisation nationale des moudjahidine.  Sa mission est de statuer sur chaque dossier, d’en vérifier la conformité avec les dispositions du décret et de se prononcer sur le caractère social avéré des demandes sur la base des résultats des enquêtes effectuées par des brigades d’enquête.  La commission élaborera un classement des demandes émanant des postulants âgés de moins et de plus de 35 ans, par ordre de priorité et ce, sur la base des critères et d’un barème de cotation.  Outre les revenus du postulant et de son conjoint, le barème de cotation prend en compte les conditions d’habitat, la situation familiale et personnelle, l’ancienneté de la demande. Un certain nombre de points non cumulatifs allant de 30 à 15 sont fixés pour les revenus, entre 15 et 50 pour les critères liés aux conditions d’habitation, entre 8 et 10 pour la situation familiale et entre 30 et 50 pour la situation personnelle, précise encore le texte. Concernant les voies de recours dans le cas où le postulant  s’estime lésé, ce dernier disposera alors d’un délai de 8 jours pour  déposer un recours auprès d’une commission créée à cet effet au niveau de chaque wilaya, laquelle est appelée, toujours selon ledit décret, à  statuer dans un délai de 30 jours.  Le décret fixe encore les modalités d’occupation du LPL qui est soumise à un contrat-bail assorti d’un cahier des charges conclu entre l’organisme bailleur et le bénéficiaire pour une durée de 3 ans renouvelable. Ce contrat exclut toute sous-location et tout transfert du droit au bail. Il ne  peut être renouvelé pour les locataires contrevenant aux règles de ce décret. Concernant le loyer de ce type de logement, il est mensuel et exigible à terme échu, majoré de 5% en cas de non-paiement après 2 mois de l’échéance. Dans le cas où le locataire cumule 6 mois de loyers impayés et après 3 mises en demeure restées sans effet, le contrat de bail est résilié de plein droit et ce, sans préjudice des poursuites engagées par l’organisme bailleur en vue du recouvrement des sommes impayées et expulsion du locataire concerné.

H.G/APS

 

Création du fichier national du logement

Le fichier national du logement, consignant l’ensemble des décisions d’attribution de logements sociaux ou d’aide de l’Etat, a été créé par un décret exécutif publié au Journal Officiel No 24.  Créé auprès du ministre chargé du Logement, ce fichier regroupe les logements publics locatifs, les logements sociaux participatifs, les logements cédés dans le cadre de la location-vente, les terrains à caractère social ainsi que les aides de l’Etat attribuées pour l’achat ou la construction d’un logement. Il est alimenté par le fichier de wilaya, par les organismes habilités ainsi que par les autres organismes de l’Etat ou des collectivités locales, stipule le décret. Un fichier informatisé est également créé au niveau de chaque wilaya où est consigné l’ensemble des décisions d’attribution, et qui est alimenté à son tour par les fichiers de daïra connectés au réseau de wilaya, précise le texte.  Chaque daïra doit tenir un fichier actualisé en permanence de l’ensemble des demandes de logements réunissant les critères d’éligibilité à l’accès au logement public locatif par commune. Pour assurer le suivi de l’attribution du logement public locatif, les ministres chargés du logement et des collectivités locales doivent être destinataires de toutes les informations liées aux conditions et modalités de son attribution, précise encore la même source. En cas de besoin, ils peuvent diligenter toute enquête et contrôle qu’ils jugent nécessaires et en rendre compte au gouvernement.

 

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Travaux publics 

90 ingénieurs seront formés au Japon

Sous les auspices du ministre Ghoul, le département des Travaux publics semble accorder une importance prépondérante à la formation des futurs cadres dirigeants, aptes à assurer un encadrement idoine à la conception et la réalisation des infrastructures de base via l’emploi des dernières technologies de pointe dévoilées dans ce domaine. C’est dans cette optique qu’il a été décidé l’envoi dès demain au Japon d’une première tranche de 15 ingénieurs, encore au stade de formation universitaire, pour le besoin de perfectionnement de leurs connaissances. Accompagnés de deux experts chercheurs relevant du département des Travaux publics, ces  d’ingénieurs faisant partie d’une section de 90 au total constituent un délégation qui sera  conduite par le SG du même département, M. Mohamed Bouchama.  Hier, et en l’honneur de cette délégation, une cérémonie a eu lieu sous l’égide du ministre Ghoul, en présence de l’ambassadeur du Japon en Algérie, M. Kunio Shimizu, du P-dg de l’entreprise Cojaal en charge de la réalisation du tronçon Est de l’autoroute Est-ouest  et du D-G de l’ANA, maître d’œuvre de ce projet du siècle. D’emblée, le ministre Ghoul informe dans son allocution que ces 15 ingénieurs qui s’envoleront au Japon dès demain seront aussitôt intégrés dans leurs postes de travail dès leur retour au pays, soit après une formation de quarante jours. Il mettra  exergue le fait qu’une telle expérience a aussi pour vocation de rehausser le niveau de coopération bilatérale et renforcer les liens historiques tissés entre l’Algérie et le Japon. A l’adresse de ces quinze ingénieurs concernés  par ce premier voyage de formation au pays du Soleil levant, Amar Ghoul incitera ces derniers à profiter au maximum de cette expérience inédite, dans le sens bien sûr de l’affinement de leurs connaissances. «Nous comptons sur vous pour représenter dignement l’Algérie à travers votre déplacement au Japon, tout comme il est souhaité de vous imprégner non seulement du savoir-faire des japonais dans le domaine des travaux publics, mais aussi de la culture japonaise dans son ensemble» leur a-t-il dit en substance. Le ministre des travaux publics rappellera par la suite que la formation de 90 ingénieurs au Japon figure en bonne place  dans le cadre du contrat signé entre le département qu’il dirige et l’entreprise Cojaal cité plus haut. Tout comme le futur centre de contrôle de qualité et de maîtrise des métiers  des travaux publics à réaliser prochainement dans le centre du pays pour un montant de 10 millions d’euros à la charge de la même entreprise Cojaal. M. Kunio Shimizu, ambassadeur du Japon en Algérie, fera savoir quant à lui qu’il admire au quotidien  «le dynamisme dont fait preuve  le département des Travaux publics». Il insiste également sur le fait que le transfert des technologies est un «élément essentiel» sur lequel repose la présence de l’entreprise Cojaal en Algérie. La formation des quinze ingénieurs au Japon portera sur diverses spécialisations telles que la maîtrise des normes parasismiques et la réalisation des tunnels via le recours à un système de guidage par satellite. Il est à rappeler que le département des Travaux publics a déjà procédé à la formation de quelque 70 ingénieurs en Chine, conformément à l’une des clauses paraphées par les responsables du ministère et les dirigeants de l’entreprise Cetic-Crcc en charge, quant à elle, de la réalisation du tronçon ouest de  l’autoroute Est-ouest. La même entreprise Cetic-Crcc devra aussi procéder sous peu à la construction à Alger d’un institut de formation de cadres dirigeants des grands projets structurants. A noter enfin que selon l’ambassadeur du Japon en Algérie, le nombre de ressortissants s’élève à quelque 600 individus.       

Par Karim Aoudia 

 

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Réunion Benbouzid-Cnapest

17 propositions à faire sur le régime indemnitaire

La réunion qui a regroupé les membres du bureau national du Conseil national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Cnapest) et le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, s’est soldée par la prise d’importantes décisions relatives notamment aux revendications socio- professionnelles de la corporation de l’Education mais également au devenir de l’enseignement technique en Algérie.

Ainsi, la commission nationale conjointe chargée de faire des propositions concrètes pour relancer l’enseignement technique en Algérie sera redynamisée. Cette commission, gelée plusieurs mois après son installation, sera chargée, précisera Ali Lemdani, secrétaire national à l’information, du suivi et de l’évaluation de la réforme de l’enseignement technique au niveau des établissements scolaires. Elle a également pour mission de veiller et de défendre les intérêts des enseignants ainsi que l’élaboration des programmes et l’élargissement des filières de ce type d’enseignement. Dans ce contexte, Boubekeur Benbouzid a affirmé, lors de cette réunion, qu’aucun enseignant ne quittera son poste de travail s’il ne le demande pas lui-même. L’enseignement technique est appelé justement à être renforcé et être généralisé. Le besoin de nouveaux enseignants est de ce fait exprimé, ce qui nécessite un recrutement massif dès l’année prochaine.  Le renforcement des infrastructures est également envisagé dès l’année prochaine puisqu’il est question d’atteindre 1 132 établissements d’enseignement technique, actuellement au nombre de 741 établissements. Le Cnapest a suggéré de consacrer une prise en charge sérieuse au volet de l’orientation des élèves vers la filière  technique mathématiques, où l’élève devra obtenir d’assez bonnes notes en mathématiques et physique, contrairement à ce qui se faisait par le passé.  Les discussions entre les deux partenaires ont porté également sur le statut particulier de l’enseignant. En rassurant les syndicalistes présents hier au siège du ministère de l’Education sur le maintien de toutes les propositions faites par la tutelle et par le syndicat, Boubekeur Benbouzid a affirmé que le statut particulier de l’enseignant sera prêt mi-juillet. «Les négociations avec les services de la Fonction publique sont en cours. Jusque là, aucune proposition de la mouture que nous avons présentée n’a fait l’objet de rejet» a affirmé le ministre. Le régime indemnitaire a figuré également dans l’ordre du jour de cette réunion. Le Cnapest a émis le souhait de participer aux négociations qui auront lieu sur le régime après avoir achevé l’élaboration du statut particulier. «Nous avons dix-sept propositions à faire dans le cadre de l’élaboration du régime indemnitaire du personnel de l’Education» a affirmé  Ali Lemdani. Le syndicat, initiateur de cette réunion, a abordé également le problème rencontré par les délégués régionaux et les directeurs dans certaines wilayas. Les syndicalistes subissent une marginalisation et un manque de considération de la part de ces responsables. Le ministre s’est engagé à  règler ces problèmes.

Par Nouria B.

 

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Le FNA prêt pour la mobilisation 

«La Constitution est l’affaire du peuple, pas des personnalités»

Réagissant à l’initiative des 17 personnalités nationales ayant introduit des propositions au chef de l’Etat à l’effet d’amender la Constitution par une lettre destinée au premier magistrat du pays, Moussa Touati, président du FNA, a déploré le fait que «ces prétendues personnalités agissent sous l’anonymat». «Il se peut qu’il y ait, parmi elles, certaines personnalités pour garnir la tête d’affiche, mais par ces temps où n’importe quel fonctionnaire, député ou sénateur à la retraite prétend être une personnalité nationale, qu’il s’affiche pour connaître qui est qui», a-t-il déclaré hier au Jour d’Algérie. Le président du FNA n’a pas manqué de fustiger ces personnalités de l’ombre, indiquant que la vraie personnalité est celle reconnue par l’opinion publique de par son parcours, son C.V, ses positions claires et transparentes, pas celui abonné des salons ou autres cercles du huis clos. «Par ces temps de la régression inféconde où les personnalités se comptent par milliers, il faut établir une encyclopédie des personnalités nationales aptes à se reconnaître et s’afficher comme telles, tout en acceptant de faire accompagner sa photo d’un C.V exhaustif afin de permettre aux Algériens et Algériennes d’en apprécier les qualités», recommandera Touati et d’ajouter : «Comme il est utile d’établir des critères de personnalité nationale». Il dira qu’hormis le chef de l’Etat et les représentants via les institutions élues et les partis politique, le peuple n’a mandaté personne pour parler en son nom notamment en ce qui concerne la loi fondamentale du pays. «Si ces personnalités ont la dimension nationale et œuvrent dans l’intérêt général de la nation, ils doivent défendre la volonté du peuple au lieu d’encourager la promulgation d’une Constitution chaque décennie et attester de l’incapacité de mettre en œuvre une constitution respectée et respectable des valeurs constantes du peuple au dessus de tous», fera-t-il observer. Il a réitéré sa position en expliquant que l’amendement devra clarifier fondamentalement le système de gouvernance en demandant par voie référendaire au peuple de choisir entre le système parlementaire ou présidentiel ou encore bicéphale, combinant les deux. Touati relèvera aussi que le mode de gestion économique doit être défini par référendum qui statuera sur le libéral, le socio-libéral ou socialiste. Par ailleurs, le FNA s’apprête au renouvellement des cadres siégeant dans les structures parlementaires. Moussa Touati dira qu’il procèdera par la désignation et pas par l’urne. Le premier responsable du FNA estimera que la désignation (procédé efficace entre autres) à la base de l’évaluation du rendement et le travail de l’élu est le meilleur moyen de récompenser un cadre actif et efficace. «L’ambition de se faire élire biaiserait, estime-t-il, la démarche d’évolution au sein d’un jeune parti comme le FNA». A cet effet,Touati réunira jeudi prochain les députés de son groupe parlementaire et le bureau national renouvelé le 30 avril. On sait d’ores et déjà que le président de la commission des transports et des télécommunications ne sera pas reconduit. Or, le député Arous est maintenu à la tête du groupe qui compte 27 députés.

Par Fouad O.

 

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Frictions FLN-RND

Une mésalliance assumée

Le climat général au niveau de l’Alliance présidentielle fait que l’on fait feu de tout bois pour gêner aux entournures ses propres alliés.

Autant Ahmed Ouyahia est sollicité par le président Bouteflika pour des tâches qui relèvent non seulement des missions de la République mais aussi du droit régalien du président, autant le secrétaire général du RND est attaqué, pour ne pas dire brocardé, par les mem-bres du premier parti de l’Alliance présidentielle, en l’occurrence la FLN. La diatribe de Saïd Bouhadja, un membre influent de l’instance exécutive du parti redressé de Belkhadem, a été relayée par le journal du parti, «Sawt El Ahrar», et porte sur autre chose que les missions confiées par le président à l’ancien Premier ministre, domaine dans lequel le FLN n’ose pas «fouiner» de peur de «se faire taper sur les doigts». L’attaque a plutôt trait aux récentes déclarations du secrétaire général du RND dans lesquelles il impute, en grande partie, la forte inflation qui obère le pouvoir d’achat des Algériens à l’augmentation des salaires des fonctionnaires. Bouhadja, contrairement à l’argumentation d’Ouyahia développée devant le Conseil national de son parti, n’a eu pour seule arme que la très contestable assertion : «L’augmentation des salaires est une revendication populaire». Le chargé de communication du FLN ne mesure probablement pas la distance qui sépare un slogan éculé d’une volonté d’une explication rationnelle d’un phénomène économique. Mais, souvenons-nous : le remplacement d’Ouyahia par Belkhadem à la tête du gouvernement en juin 2006 a été précédée par une forte polémique portant sur le même sujet. A l’époque, Ouyahia était soutenu par Bouteflika qui, dans son discours du 23 février 2006, avait expliqué aux travailleurs qu’une augmentation de salaire que ne justifieraient pas un surcroît de productivité et une nette tendance à la croissance ferait plus de mal que de bien à la classe ouvrière. L’évolution problématique de l’économie mondiale, les fortes rentrées en devises générées par l’exportation des hydrocarbures et les incohérences administratives qui ont gêné les investissements ont installé une nouvelle donne qui a fait primer le populisme sur les solutions rationnelles et durables. Le climat général au niveau de l’Alliance présidentielle fait que l’on fait feu de tout bois pour gêner aux entournures ses propres alliés. Le FLN veut fructifier coûte que coûte la suprématie numérique que les élections lui ont conférée au niveau des communes, des wilayas et de l’Assemblée nationale de façon à donner un contenu réel à son affirmation qui dit que «le FLN est la première force politique du pays». Le MSP ne semble pas s’être totalement remis des remous charriés par la tenue de son congrès le mois dernier. Il prend tout son temps – attendant en cela de savoir la direction du vent – pour se prononcer sur la révision constitutionnelle et la possibilité d’un troisième mandat pour Bouteflika, projet cher au FLN. Quant au RND, malgré le calme et le semblant de cohésion enregistré dans ses rangs, les sollicitations de Bouteflika pour l’homme d’Etat qu’est Ahmed Ouyahia risqueraient de créer une césure au sein de cette organisation par le fait que son chef subit un traitement de «faveur» par rapport à la structure qu’il est censé représenter. En l’attaquant sur le front salarial – position qu’Ouyahia assume sans grand effort d’«examen de conscience» –, le FLN évite ainsi les frictions avec le président de la République, frictions qui lui vaudraient de regrettables déboires. Belkhadem laisse travailler Ouyahia sur les dossiers que le Président, en vertu de son pouvoir discrétionnaire, lui confie. Cependant, il ne s’empêche pas de lui chercher «noise» sur d’autres questions à propos desquelles les positions de l’un et de l’autre sont pourtant connues depuis longtemps.

En tant que Chef du gouvernement dans les années de feu et de sang, Ouyahia en a vu d’autres. Outre la crise économique, le rééchelonnement de la dette extérieure, la mise en application du PAS dicté par le FMI, il a eu à faire face, en 1997, aux grands massacres de Raïs, de Bentalha et de Relizane (Ammi Moussa).

Mais, dans quelle mesure l’actif et le passif d’Ouyahia et du parti qu’il préside vont-ils peser  dans la nouvelle étape de la vie institutionnelle du pays marquée par l’éventualité d’une révision constitutionnelle et le troisième mandat pour Bouteflika ? Les flèches décochées subtilement par le secrétaire général du RND aux deux autres membres de l’Alliance présidentielle – portant sur la démagogie de la politique salariale de l’un et les lubies d’une lecture peu orthodoxe de la charte pour l’autre – n’augurent apparemment pas, pour les prochaines années, une reconduction du modus vivendi de ce conglomérat qui assume mal les choix de ses membres.            

Par Saâd Taferka

 

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35e conférence de l’Organisation des assurances africaines (OAA) à Alger

Les assurances et les risques environnementaux sous le scanner

Le ministre des Finances, Karim Djoudi, est intervenu à l’ouverture pour attirer l’attention sur les répercussions financières que peuvent engendrer les risques environnementaux. Il s’agit, selon lui, des dépenses au titre des indemnisations des dommages causés et celles au titre des investissements pour mener à bien les restructurations économiques et industrielles. Pour une prise en charge effective de ces risques, des dispositifs de prévention et d’innovation  sont à mettre en place pour offrir des modes de couverture efficaces aux bouleversements induits par des risques environnementaux, a recommandé le ministre. Cela ne suffit pas, cependant, car il faut une responsabilité dans le respect des engagements dont la finalité est la réparation des dommages provoqués par ces «méga- risques». Dans ce sens, l’Algérie était «consciente des enjeux et des défis liés à la préservation de l’environnement et à sa réhabilitation», a soutenu M. Djoudi en rappelant les nombreuses actions entreprises dans ce sens pour «favoriser une meilleure protection de l’environnement». Le ministre s’est félicité de voir que cette préoccupation est déjà prise en charge et figure en bonne place dans le programme du NEPAD. Il rappellera également les accords de Kyoto sur les changements climatiques, entrés en vigueur en février 2005 et qui arrivent à échéance en 2012, et ceux de Bali sur le lancement de négociations pour parvenir à un nouveau traité encadrant la lutte contre le réchauffement climatique, en décembre 2007. Le Chef du gouvernement, Abdelaziz Belkhadem, ouvrant ces travaux, a signalé que le secteur des assurances «recèle des opportunités d’investissement et de croissance susceptibles de répondre aux attentes des investisseurs dans le domaine des assurances dont le rôle ne se limite plus à la couverture de tous les risques mais s’étale à la satisfaction des besoins de tous les secteurs, en s’adaptant aux progrès scientifiques et technologiques». Cette deuxième session d’Alger est consacrée à l’évaluation des principaux projets sur la construction d’une capacité africaine de réglementation, la gestion de l’assurance-vie et les fonds de retraite au bénéfice du développement, la création d’instituts africains de formation en assurance et la promotion de la notation de la solidité financière entre les membres, selon les organisateurs.  

Par Fella M./APS

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Courses hippiques

A quand la reprise au Caroubier ?

A deux reprises, la nouvelle faisant état de l’imminente réouverture de l’hippodrome a butiné de chaumière en chaumière hippique avec au final un résultat des courses à la mesure de l’immense amertume et déception qui ont tétanisé plus d’un ami du cheval.

Pour toucher du doigt cette volte-face en deux  temps, il est nécessaire de procéder à remonter le fil de la genèse qui a eu comme conséquence le prolongement de l’état de léthargie dans lequel on a ainsi insidieusement plongé cette merveilleuse base du cheval qu’est l’hippodrome du Caroubier, un haut lieu de l’hippisme algérien dont l’histoire remonte aux années 1920 à partir desquelles une des plus belles épopées du cheval a été écrite en lettres d’or. Nous savons que l’ex- «petit longchamp» a été fermé aux épreuves du turf en 1984, suite au tracé de la pénétrante du tunnel de Oued Ouchaïah qui devait grignoter une parcelle de son low-path. La défunte Société des courses d’Alger (SCA) remplacée en 1989 par la Société des courses hippiques et du Pari mutuel (SCHPM) a été instruite de continuer ses activités à l’hippodrome d’Oran en attendant l’inauguration du temps du cheval situé à Zemmouri, un immense complexe équestre s’étalant sur près de 80 ha. Le champ de courses du Caroubier bascule alors dans les entrailles de l’oubli et du laisser-aller et ce n’est certainement pas la présence de l’Office des parcs de loisirs d’Alger (OPLA) qui l’érigea en semblant de parc d’attractions qui le sauvera de l’étiquette qui lui siéra de longues années durant : celle d’un lupanar à ciel ouvert où le stupre le dispute à la débauche des plus dévergondés, obligeant les familles d’Alger et d’ailleurs à le déserter totalement. Ce fut ainsi le coup de grâce, l’estocade fatale qui fera de cette belle œuvre architecturale un champ vague traversé par les flamardeurs et l’iode marin porté par la mer posant son rivage à un jet de pierres. Seule une sombre bâtisse fait office de salle des fêtes, unique source d’animation dans une immensité territoriale plongée dans une atmosphère morne où le bruit du silence de cimetière se fait bruyamment assourdissant aux pas d’un passant s’excusant déjà de n’être pas plus loin. Puis vint un jour une proposition de l’ancien directeur général de la SCHPM, le Dr Mohamed Rafik Bessadi, aux autorités de l’OPLA aux fins de location de l’hippodrome. Discussions, négociations, palabres et la convention source de litige atterrit à la justice qui, tout récemment, a débouté l’OPLA. Cette pomme de discorde a jeté un froid entre les deux parties qui se tourneront le dos, au grand dam du cheval, essentiel perdant dans l’affaire, victime de bouderie et d’enfantillage de la part de deux structures pourtant étatiques devant logiquement avoir en ligne de mire le seul intérêt de la chose publique. A son installation à la tête de la SCHPM il y a deux années, le DG a tenté de relancer l’exploitation du Caroubier, conscient qu’il est que des sommes faramineuses sont ratiboisées oiseusement et que ce champ de courses représente une véritable mine d’or susceptible de sauver durablement le cheval qui a eu sa part de la traversée du désert que connaît l’ensemble du secteur équin, ce pauvre quadrupède qui ne cesse de broyer son… foin noir par la faute de certains irresponsables qui se moquent royalement de sa situation valétudinaire Et c’est grâce à un persévérant travail de la presse, faut-il l’admettre, que les choses ont commencé à bouger concrètement pendant le dernier mois de l’année écoulée. Les bonnes nouvelles commencent à se déverser et l’on apprendra ainsi que la wilaya d’Alger, à travers son premier responsable, a instruit les deux organismes, la SCHPM et l’OPLA à se mettre autour d’une table afin de trouver la solution permettant le redémarrage des activités de l’hippodrome et ce, selon des indiscrétions fort crédibles, sur instruction de la présidence de la République qui a donné son onction pour que l’animation de ce champ de courses reprenne de plus belle, après avoir abrité en juin 2007 un mémorable Grand Prix du président de la République, rehaussé d’une prestigieuse finale du championnat méditerranéen des jockeys où une flopée de nations aussi huppées dans le secteur hippique ont croisé le fer sous les yeux admiratifs d’une importante délégation de haut niveau (président de l’APN, ministres, ambassadeurs, invités de marque et même le ministre du Culte Ghoulamallah ébaubi par tant de féerie !), des étrangers d’une dizaine de pays et ces milliers d’inconditionnels, dont certains ont écrasé des larmes d’émotion provoquées par une époque nostalgique dure à oublier. Cheval, quand tu nous tiens ! Cette même foule en liesse a accueilli chaudement l’ancien jockey français Marcel Dedi, venu spécialement se remémorer les foulées majestueuses des montures qu’il enfourchait, extasiant public et connaisseurs amassés tout au long de la lice, bavant de plaisir extrême jusqu’à l’exténuation physique. Cette kermesse typiquement algérienne a fait l’admiration des invités étrangers d’une manière unanime et la chaîne spécialisée Equidia y est allée de fort termes élogieux à l’endroit de… l’endroit et des épreuves de haute teneur technique. Seulement, et depuis les deux tentatives avortées de faire renouer l’hippodrome avec son activité principale, les épreuves de courses, la déception est perceptible au niveau des férus du cheval qui ne cessent de se triturer les méninges sur les véritables raisons ayant abouti à faire capoter un tel projet porteur d’immenses espoirs pour la relance du secteur chevalin et toutes les conséquences salutaires, si d’aventure le Caroubier reprenait ses activités : création d’emploi, disponibilité d’un espace de loisirs pour les familles supplémentaire, réceptacle et lieu de convergence des jeunes oisifs du  Grand Alger s’occupant à l’entraînement des chevaux et à la récolte et l’échange d’informations sur les données techniques (pronostics…). Suite à nos investigations, il apparaît clairement qu’une personnalité influente dans la sphère du cheval a intercédé dans le but d’obtenir la concession de l’ensemble de l’infrastructure du Caroubier au bénéfice exclusif de la SCHPM aux lieu et place d’une vague convention permettant à l’OPLA de mettre à la disposition de la SCHPM pourtant organisateur historique et unique du turf sur tout le territoire national où il dispose de huit hippodromes (Zemmouri, Oran, El Eulma, Tiaret, Barika, M’sila, Laghouat et Djelfa). Juste la piste et les écuries pour organiser des réunions hippiques une ou deux fois par semaine, une hypothèse aussi grotesque que gagnesque !

Seulement, cette initiative aussi louable et sincère soit-elle, obéissant à une logique implacable, risque de traîner en longueur si, à Dieu ne plaise, l’instance sollicitée tarde à réagir à cette doléance. N’aurait-il pas été plus judicieux de signer ladite convention avec l’OPLA, poser la valise et occuper les lieux, organiser le Grand Prix du président aussi grandiosement que le précédent ici même au Caroubier, tenir des courses de haute qualité, convaincre les autorités du bien-fondé de la revendication et par voie de conséquence obtenir sa concession au profit exclusif de la SCHPM ? Un tiens ne vaut-il pas mieux que deux tu l’auras ?

Dans l’attente, les milliers de fans du cheval seront dans l’obligation d’emprunter le chemin menant à Zemmouri, un certain 26 juin prochain où se tiendra le GPP et la finale du championnat méditerranéen des jockeys où l’Algérie détient la deuxième place.

Toute cette gymnastique en attendant que le Caroubier puisse rouvrir un… jour !

Si Dieu le veut…

Par S. Fethi

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