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Tramway de
Constantine
Début des
travaux en août prochain
Les travaux réels
de concrétisation du futur tramway de Constantine seront lancés le 2
août prochain, a annoncé, samedi à Constantine le représentant de
l’entreprise italienne Pizzarotti, une filiale du groupe ALSTOM,
retenue pour la réalisation de ce projet.
Cet engagement
sera «scrupuleusement respecté» et les travaux «exécutés dans un
délai de 29 mois» dont deux seront consacrés à la «marche à blanc»
(essais de mise en service), a assuré cet expert étranger lors d’une
réunion d’information et de présentation du projet qui a regroupé au
palais de la culture les différents intervenants, des représentants
de la presse nationale et des responsables locaux concernés par le
projet. Le représentant de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA),
partenaire de la firme Pizzarotti et maître d’œuvre du projet, a
précisé, pour sa part, que le tramway de Constantine «qui coûtera
269 millions équivalent euros, ce qui représente 29 milliards de
dinars environ, générera pendant la phase de travaux 3 000 emplois
toutes spécialités confondues». La ligne initiale sera parsemée de
10 sections, ou stations et «ne sera pas raccordée, du moins pour
l’instant, au centre historique de la ville du Vieux Rocher à cause
de contraintes techniques», comme l’a justifié le responsable de l’EMA.
La réalisation d’une «longue trémie au niveau de l’université des
Sciences Islamiques «Emir Abdelkader», d’un viaduc et d’une gare
multimodale caractériseront également ce méga projet, a précisé ce
responsable. Selon les explications fournies, ce projet «d’envergure
méditerranéenne» nécessitera, notamment, la démolition de la tribune
du stade Benabdelmalek-Ramdane, ainsi qu’une autre structure de la
zone industrielle située sur l’emprise du tramway, ce que le wali de
Constantine a confirmé en donnant son aval aux préoccupations du
bureau d’études étranger, «pour peu qu’un plan d’action succinct et
méthodique soit élaboré et que les délais impartis soient
respectés». L’itinéraire qu’empruntera le futur tramway, dans une
première phase, prendra naissance à la station située en bordure du
stade Benabdelmalek pour déboucher à la cité Zouaghi sur une
distance longue de 9 kilomètres. La deuxième phase qui sera engagée
dans trois ans permettra l’extension du tracé sur une longueur de 11
kilomètres entre la nouvelle ville Ali-Mendjeli et la station de
Zouaghi, a encore indiqué le même responsable. Vingt-sept rames
circulant à une vitesse de pointe de 20 kilomètres par heure, 10
stations, deux pôles d’échange multi et bi modal et un viaduc long
de 465 mètres caractériseront ce projet qui est, selon le wali, «en
avance de 14 mois par rapport au timing de sa mise en exécution,
notamment en ce qui concerne la partie aménagement de la plate forme
du projet».
Haut
Forum sur les examens
Les candidats
sous haute surveillance
Cinq surveillants
prévus par classe pour les candidats libres, trois surveillants par
classe pour les autres. Les portables seront interdits, la fouille à
l’entrée de l’établissement sera très sévère. Les surveillants
auront un lien direct avec le ministère et la direction de
l’Education pour signaler les cas de «pression», les menaces et les
comportements suspects. «Nous ne vendons pas (plus), nous n’offrons
pas (plus) les diplômes et le savoir, ceux-ci se méritent par le
travail assidu et sérieux.» Le message du ministère de l’Education
semble avoir tiré les leçons d’une situation indicible sur laquelle
nous ne reviendrons pas dans le cadre de ce texte. Regardons
l’avenir. Entre le directeur de l’éducation de Constantine, M. Ahmed
Guelil, des enseignants et des parents d’élèves, le désaccord a
tourné autour de certains chiffres. Perplexité, doute, polémique sur
le taux d’achèvement des programmes de la saison 2007/2008 qui a
été avancé avec insistance : 98% dans l’ensemble. Des enseignants
contestent ce taux. Au point où le directeur de l’éducation accuse
l’un d’eux de dénigrer le travail de ses collègues et son propre
travail. Les parents d’élèves également doutent et s’inquiètent. Le
directeur de l’éducation revient sur les années précédentes pour
dire que jamais le système éducatif national n’est parvenu à
dépasser le taux de 85% des programmes. Et, comme pour calmer les
inquiétudes, il affirme que les épreuves des trois examens (6e, Bac,
BEM) ont été conçues suivant ce qu’ont étudié les élèves dans le
cadre du programme. C’est la première fois depuis l’indépendance que
les candidats aux examens sont informés sur les parties du programme
scolaire à réviser. A la question sur le taux de réussite attendu
pour le Bac 2007/2008, le directeur de l’éducation s‘est déclaré
incapable de citer un taux. Selon lui, la nouvelle expérience dans
la dynamique des réformes du système éducatif ne facilite pas les
pronostics.
Le bilan sera
livré après les examens.
Mehdi Hocine
Haut
Zemmouri (Boumerdès)
La sardine et
son prix s’envolent
Le casier de
sardines de 20 kg est vendu à plus de 2 800,00 DA sur quai au port
de Zemmouri.
Le constat a été
effectué sur le site au moment même où les embarcations de pêche
accostaient après une nuit de dur labeur en mer. Au marché de
détail, la sardine est écoulée à 150,00 dinars voire même à 180,00
et plus. Quant à la crevette, le merlan, le loup, la daurade, le
mieux, serait de leur tourner le dos et de ne pas s’aventurer au
marché de poisson.
Attendre la grande
saison des pêches serait l’idéal pour enfin se permettre ces denrées
nutritives riches en protéines, lequel est devenu de plus en plus
rare ces dernières années. L’exemple du prix de la crevette est des
plus significatifs : 1500,00 dinars le kilo. Plus personne ne peut
se permettre de s’offrir les grillades et les pique-nique
d’autrefois. La rareté du produit a contraint à la fermeture les
unités de conserverie de Dellys et de Zemmouri El Bahri et augmenté
le nombre de chômeurs.
Les raisons, selon
certains pêcheurs, sont dues principalement à la rareté du poisson
en cette période et non à la cherté des équipements marins comme le
prétendent certains patrons pêcheurs. Ces derniers n’arrivent
toujours pas à justifier la maigre production halieutique. Les
anciens incriminent le manque de professionnalisme des gens de la
mer, d’autres la manière dont est pêché le poisson et l’utilisation
d’explosifs (dynamite); d’autres rejettent ces hypothèses pour
mettre en cause les filets aux mailles beaucoup trop étroites,
amassant tout sur leur passage.
Le directeur de la
pêche a justifié cette pénurie non pas par la rareté du produit mais
par la période creuse de la pêche, indiquant que la production est
conditionnée par les conditions météorologiques, ainsi que par les
moyens de production, précisant que la saison des pêches se situe
entre le mois de juillet et le mois de septembre. Optimiste, il
dira que le poisson sera en abondance en cette période de l’année.
Selon les statistiques et les témoignages des armateurs, les ports
de pêche de Zemmouri et de Dellys couvrent en matière
d’approvisionnement en produit de la mer les wilayas limitrophes
d’Alger, Bouira, Tizi Ouzou et même une partie de l’intérieur du
pays. Des témoignages confirmés par la direction de la pêche de
Boumerdès. Dans ce cadre, le directeur de la pêche, Chérif Kadri,
dira : «Le port de pêche est d’une capacité de 183 unités de pêche,
la flottille existante est composée de 173 unités dont 80 sardiniers
et 93 petits métiers, quant à celui de Dellys, il est occupé par 122
chalutiers, 29 sardiniers, 114 petits métiers et 1 thonier». Ainsi
depuis le programme de la relance du secteur, la pêche a connu un
développement important au niveau de la wilaya de Boumerdès avec une
production halieutique de 15 866,24 tonnes enregistrée en 2007. La
principale préoccupation de la direction de la pêche est
incontestablement le développement de l’aquaculture. Selon lui, elle
constitue un appoint à la pêche maritime. Dans ce cadre, le premier
responsable du secteur, Cherif Kadri, dira que plusieurs projets
sont prévus au niveau de la wilaya, citant le projet de la ferme
aquacole de Cap-Djinet pour une production de 2 000 tonnes en voie
d’achèvement, le projet de deux autres à Seghirat et à Dellys pour
une production de 400 tonnes chacune. Ces dernières sont à l’étude,
a précisé notre interlocuteur, soulignant que dans le cadre de
l’intégration de l’aquaculture à l’agriculture et en coordination
avec la direction des services de l’agriculture, des bassins
appartenant à des agriculteurs ont été ensemencés, a déclaré le
directeur de la pêche.
Par A.Kichni
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