Région

Retour

Tramway de Constantine

Début des travaux en août prochain

Forum sur les examens

Les candidats sous haute surveillance

Zemmouri (Boumerdès) 

La sardine et son prix s’envolent

 

 26/05/08

 

Tramway de Constantine

Début des travaux en août prochain

Les travaux réels de concrétisation du futur tramway de Constantine seront lancés le 2 août prochain, a annoncé, samedi à Constantine le représentant de l’entreprise italienne Pizzarotti, une filiale du groupe ALSTOM, retenue pour la réalisation de ce projet.

Cet engagement sera «scrupuleusement respecté» et les travaux «exécutés dans un délai de 29 mois» dont deux seront consacrés à la «marche à blanc» (essais de mise en service), a assuré cet expert étranger lors d’une réunion d’information et de présentation du projet qui a regroupé au palais de la culture les différents intervenants, des représentants de la presse nationale et des responsables locaux concernés par le projet.  Le représentant de l’Entreprise du métro d’Alger (EMA), partenaire de la firme Pizzarotti et maître d’œuvre du projet, a précisé, pour sa part, que le tramway de Constantine «qui coûtera 269 millions équivalent euros, ce qui représente 29 milliards de dinars environ, générera pendant la phase de travaux 3 000 emplois toutes spécialités confondues». La ligne initiale sera parsemée de 10 sections, ou stations et «ne sera pas raccordée, du moins pour l’instant, au centre historique de la ville du Vieux Rocher à cause de contraintes techniques», comme l’a justifié le responsable de l’EMA. La réalisation d’une «longue trémie au niveau de l’université des Sciences Islamiques «Emir Abdelkader», d’un viaduc et d’une gare multimodale caractériseront également ce méga projet, a précisé ce responsable. Selon les explications fournies, ce projet «d’envergure méditerranéenne» nécessitera, notamment, la démolition de la tribune du stade Benabdelmalek-Ramdane, ainsi qu’une autre structure de la zone industrielle située sur l’emprise du tramway, ce que le wali de Constantine a confirmé en donnant son aval aux préoccupations du bureau d’études étranger, «pour peu qu’un plan d’action succinct et méthodique soit élaboré et que les délais impartis soient respectés». L’itinéraire qu’empruntera le futur tramway, dans une première phase, prendra naissance à la station située en bordure du stade Benabdelmalek pour déboucher à la cité Zouaghi sur une distance longue de 9 kilomètres. La deuxième phase qui sera engagée dans trois ans permettra l’extension du tracé sur une longueur de 11 kilomètres entre la nouvelle ville Ali-Mendjeli et la station de Zouaghi, a encore indiqué le même responsable. Vingt-sept rames circulant à une vitesse de pointe de 20 kilomètres par heure, 10 stations, deux pôles d’échange multi et bi modal et un viaduc long de 465 mètres caractériseront ce projet qui est, selon le wali, «en avance de 14 mois par rapport au timing de sa mise en exécution, notamment en ce qui concerne la partie aménagement de la plate forme du projet».

 

     Haut

Forum sur les examens

Les candidats sous haute surveillance

Cinq surveillants prévus par classe pour les candidats libres, trois surveillants par classe pour les autres. Les portables seront interdits, la fouille à l’entrée de l’établissement sera très sévère. Les surveillants auront un lien direct avec le ministère et la direction de l’Education pour signaler les cas de «pression», les menaces et les comportements suspects. «Nous ne vendons pas (plus), nous n’offrons pas (plus) les diplômes et le savoir, ceux-ci se méritent par le travail assidu et sérieux.» Le message du ministère de l’Education semble avoir tiré les leçons d’une situation indicible sur laquelle nous ne reviendrons pas dans le cadre de ce texte. Regardons l’avenir. Entre le directeur de l’éducation de Constantine, M. Ahmed Guelil, des enseignants et des parents d’élèves, le désaccord a tourné autour de certains chiffres. Perplexité, doute, polémique sur le taux d’achèvement des programmes de la saison 2007/2008  qui a été avancé avec insistance : 98% dans l’ensemble. Des enseignants contestent ce taux. Au point où le directeur de l’éducation accuse l’un d’eux de dénigrer le travail de ses collègues et son propre travail. Les parents d’élèves également doutent et s’inquiètent. Le directeur de l’éducation revient sur les années précédentes pour dire que jamais le système éducatif national n’est parvenu à dépasser le taux de 85% des programmes. Et, comme pour calmer les inquiétudes, il affirme que les épreuves des trois examens (6e, Bac, BEM) ont été conçues suivant ce qu’ont étudié les élèves dans le cadre du programme. C’est la première fois depuis l’indépendance que les candidats aux examens sont informés sur les parties du programme scolaire à réviser. A la question sur le taux de réussite attendu pour le Bac 2007/2008, le directeur de l’éducation  s‘est déclaré incapable de citer un taux. Selon lui, la nouvelle expérience dans la dynamique des réformes du système éducatif ne facilite pas les pronostics.

Le bilan sera livré après les examens.

Mehdi Hocine

 

     Haut

Zemmouri (Boumerdès) 

La sardine et son prix s’envolent

Le casier de sardines de 20 kg est vendu à plus de 2 800,00 DA sur quai au port de Zemmouri.

Le constat a été effectué sur le site au moment même où les embarcations de pêche accostaient après une nuit de dur labeur en mer. Au marché de détail, la sardine est écoulée à 150,00 dinars voire même à 180,00 et plus. Quant à la crevette, le merlan, le loup, la daurade, le mieux, serait de leur tourner le dos et de ne pas s’aventurer au marché de poisson.

Attendre la grande saison des pêches serait l’idéal pour enfin se permettre ces denrées nutritives riches en protéines, lequel est devenu de plus en plus rare ces dernières années. L’exemple du prix de la crevette est des plus significatifs : 1500,00 dinars le kilo. Plus personne ne peut se permettre de s’offrir les grillades et les pique-nique d’autrefois. La rareté du produit a contraint à la fermeture les unités de conserverie de Dellys et de Zemmouri El Bahri et augmenté le nombre de chômeurs.

Les raisons, selon certains pêcheurs, sont dues principalement à la rareté du poisson en cette période et non à la cherté des équipements marins comme le prétendent certains patrons pêcheurs. Ces derniers n’arrivent toujours pas à justifier la maigre production halieutique. Les anciens incriminent le manque de professionnalisme des gens de la mer, d’autres la manière dont est pêché le poisson et l’utilisation d’explosifs (dynamite); d’autres rejettent ces hypothèses pour mettre en cause les filets aux mailles beaucoup trop étroites, amassant tout sur leur passage.

Le directeur de la pêche a justifié cette pénurie non pas par la rareté du produit mais par la période creuse de la pêche, indiquant que la production est conditionnée par les conditions météorologiques, ainsi que par les moyens de production, précisant que la saison des pêches se situe entre le mois de juillet et le mois de septembre. Optimiste, il dira que le poisson sera en abondance en cette période de l’année. Selon les statistiques et les témoignages des armateurs, les ports de pêche de Zemmouri et de Dellys couvrent en matière d’approvisionnement en produit de la mer les wilayas limitrophes d’Alger, Bouira, Tizi Ouzou et même une partie de l’intérieur du pays. Des témoignages confirmés par la direction de la pêche de Boumerdès. Dans ce cadre, le directeur de la pêche, Chérif Kadri, dira : «Le port de pêche est d’une capacité de 183 unités de pêche, la flottille existante est composée de 173 unités dont 80 sardiniers et 93 petits métiers, quant à celui de Dellys, il est occupé par 122 chalutiers, 29 sardiniers, 114 petits métiers et 1 thonier». Ainsi depuis le programme de la relance du secteur, la pêche a connu un développement important au niveau de la wilaya de Boumerdès avec une production halieutique de 15 866,24 tonnes enregistrée en 2007. La principale préoccupation de la direction de la pêche est incontestablement le développement de l’aquaculture. Selon lui, elle constitue un appoint à la pêche maritime. Dans ce cadre, le premier responsable du secteur, Cherif Kadri, dira que plusieurs projets sont prévus au niveau de la wilaya, citant le projet de la ferme aquacole de Cap-Djinet pour une production de 2 000 tonnes en voie d’achèvement, le projet de deux autres à Seghirat et à Dellys pour une production de 400 tonnes chacune. Ces dernières sont à l’étude, a précisé notre interlocuteur, soulignant que dans le cadre de l’intégration de l’aquaculture à l’agriculture et en coordination avec la direction des services de l’agriculture, des bassins appartenant à des agriculteurs ont été ensemencés, a déclaré le directeur de la pêche.

Par A.Kichni

 

     Haut

 

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche