Culture

Retour

«Sieka !», dernier album de Dalila Brahim

Que la fête commence !

Souhila Belbahar expose au musée Dinet

«La ville des roses» rencontre Boussaâda

 

 27/05/08

 

«Sieka !», dernier album de Dalila Brahim

Que la fête commence !

Le dernier album de cette chanteuse kabyle sera sur le marché dès le 7 juin prochain. Style fête et intitulé «Sieka», il comporte six morceaux et un duo avec Menad «Awid afouciw» (donne-moi la main). Dans le hit parade, certaines chansons sont classées numéro un ! C’est déjà un succès !

Réalisé par Samra éditions, c’est  Tahar Gacemi et Youcef Amrane qui sont auteurs des textes. Le troisième album de cette chanteuse native de Béjaïa, plus exactement de Beni Ourtilène, aborde divers thèmes : mariage, vie du Prophète, difficultés sociales, testament et Révolution algérienne. Intitulé «Sieka», il comporte cinq morceaux et un duo avec le chanteur Menad «Awid afouciw» (donne-moi la main).  Diffusées sur le hit parade des radios locales, certaines chansons sont classées numéro un ! C’est déjà un succès ! Dalila Brahim affirme chanter ce qui l’interpelle et la préoccupe.

«Sieka est un mot berbère que l’on dit lorsque nous sommes accablés par les épreuves de l’existence.

Moi, je le dis dans un autre sens, celui de tout laisser derrière soi et de continuer son chemin, car notre existence est ainsi faite, de larmes et de défaites ! On n’y peut rien !», confie-t-elle. De nos jours, les aisés s’enrichissent encore alors que les démunis s’appauvrissent, explique-t-elle. «C’est injuste mais c’est la vie ! Dans l’une de mes chansons, je dis que la vie est comme un ballon entre nos pieds, ça fait du bien de la balancer, quelques fois, comme un ballon, pour pouvoir avancer», ajoute-t-elle. L’artiste chante en «berbère pur», elle y tient. Elle insiste, c’est sa devise. C’est un choix, sa façon de participer à la restauration du patrimoine algérien et de forger son style et sa marque. Fille de la sœur de la grande Chérifa, Dalila Brahim a côtoyé cette musicienne, l’a accompagnée à Paris lors de ses reproductions.

«A l’époque, je faisais de la couture, il m’arrivait d’accompagner ma mère aux fêtes, elle jouait du bendir. C’est ainsi que j’ai touché à la musique ; la toute première fois, j’avais 15 ans», raconte-t-elle avec émotion.

Ceux qui l’écoutent apprécient sa voix et lui conseillent de se lancer. «Un beau jour, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et je me suis lancée». Mais les choses n’ont pas été aussi faciles, car Dalila a dû financer ses deux premiers albums sortis en 2003 et 2004.

«Chérifa m’a beaucoup appris et puis les fêtes sont aussi une très bonne école. Mais je n’imite personne, mes chansons c’est mon style, c’est moi», affirme-t-elle. Actuellement, Dalila Brahim prépare son quatrième album, c’est son éditeur qui prend tout en charge. Sa sortie est prévue pour fin 2008, il adoptera un tout autre style, du chaâbi et de la rumba. Un titre plus romantique, pour les amateurs «de sagesse».   

Par Irane Belkhedim

 

Souhila Belbahar expose au musée Dinet

«La ville des roses» rencontre Boussaâda

L’artiste peintre Souhila Belbahar expose depuis vendredi passé ses œuvres au musée Nasr-Eddine-Dinet de Bousaâda, wilaya de M’sila. Intitulée «palette passion, palette devenir», l’exposition présente une vingtaine de toiles. La mer, la mosquée Ketchaoua, le phare d’Alger et les bijoux traditionnels tels r’dif, el-mikias et autres boucles d’oreille sont également présents dans ces œuvres. L’artiste, originaire de la ville de Blida, marque son appartenance et son attachement à «la ville des roses», plusieurs bouquets de fleurs agencés et assemblés avec délicatesse sont peints. Souhila Belbahar ne cache pas son admiration pour l’œuvre de Delacroix et, comme lui, elle consacre nombreux de ses tableaux à la femme algérienne. «C’est un salut à un demi-siècle de service à l’art et au talent d’une femme qui a réussi à imposer son génie à une période durant laquelle il n’était pas facile pour une femme de se dire artiste», souligne la directrice du musée, ajoutant que c’est la deuxième exposition de l’artiste. Mohamed Massène, peintre et critique d’art, insiste sur la finesse des toiles de cette artiste dont les appellations mêmes portent, selon lui, des senteurs d’un autre temps comme Ashab el baroude, el medahate et echatahate. La première exposition de Souhila Belbahar remonte à 1972.

R. C.

Haut

 

 

Copyright 2003 Le Jour d'Algérie. Conception  M.Merkouche