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«Sieka !»,
dernier album de Dalila Brahim
Que la fête
commence !
Le dernier album
de cette chanteuse kabyle sera sur le marché dès le 7 juin prochain.
Style fête et intitulé «Sieka», il comporte six morceaux et un duo
avec Menad «Awid afouciw» (donne-moi la main). Dans le hit parade,
certaines chansons sont classées numéro un ! C’est déjà un succès !
Réalisé par Samra
éditions, c’est Tahar Gacemi et Youcef Amrane qui sont auteurs des
textes. Le troisième album de cette chanteuse native de Béjaïa, plus
exactement de Beni Ourtilène, aborde divers thèmes : mariage, vie du
Prophète, difficultés sociales, testament et Révolution algérienne.
Intitulé «Sieka», il comporte cinq morceaux et un duo avec le
chanteur Menad «Awid afouciw» (donne-moi la main). Diffusées sur le
hit parade des radios locales, certaines chansons sont classées
numéro un ! C’est déjà un succès ! Dalila Brahim affirme chanter ce
qui l’interpelle et la préoccupe.
«Sieka est un mot
berbère que l’on dit lorsque nous sommes accablés par les épreuves
de l’existence.
Moi, je le dis
dans un autre sens, celui de tout laisser derrière soi et de
continuer son chemin, car notre existence est ainsi faite, de larmes
et de défaites ! On n’y peut rien !», confie-t-elle. De nos jours,
les aisés s’enrichissent encore alors que les démunis
s’appauvrissent, explique-t-elle. «C’est injuste mais c’est la vie !
Dans l’une de mes chansons, je dis que la vie est comme un ballon
entre nos pieds, ça fait du bien de la balancer, quelques fois,
comme un ballon, pour pouvoir avancer», ajoute-t-elle. L’artiste
chante en «berbère pur», elle y tient. Elle insiste, c’est sa
devise. C’est un choix, sa façon de participer à la restauration du
patrimoine algérien et de forger son style et sa marque. Fille de la
sœur de la grande Chérifa, Dalila Brahim a côtoyé cette musicienne,
l’a accompagnée à Paris lors de ses reproductions.
«A l’époque, je
faisais de la couture, il m’arrivait d’accompagner ma mère aux
fêtes, elle jouait du bendir. C’est ainsi que j’ai touché à la
musique ; la toute première fois, j’avais 15 ans», raconte-t-elle
avec émotion.
Ceux qui
l’écoutent apprécient sa voix et lui conseillent de se lancer. «Un
beau jour, j’ai décidé de prendre le taureau par les cornes et je me
suis lancée». Mais les choses n’ont pas été aussi faciles, car
Dalila a dû financer ses deux premiers albums sortis en 2003 et
2004.
«Chérifa m’a
beaucoup appris et puis les fêtes sont aussi une très bonne école.
Mais je n’imite personne, mes chansons c’est mon style, c’est moi»,
affirme-t-elle. Actuellement, Dalila Brahim prépare son quatrième
album, c’est son éditeur qui prend tout en charge. Sa sortie est
prévue pour fin 2008, il adoptera un tout autre style, du chaâbi et
de la rumba. Un titre plus romantique, pour les amateurs «de
sagesse».
Par Irane
Belkhedim
Souhila Belbahar expose au musée Dinet
«La ville des
roses» rencontre Boussaâda
L’artiste peintre
Souhila Belbahar expose depuis vendredi passé ses œuvres au musée
Nasr-Eddine-Dinet de Bousaâda, wilaya de M’sila. Intitulée «palette
passion, palette devenir», l’exposition présente une vingtaine de
toiles. La mer, la mosquée Ketchaoua, le phare d’Alger et les bijoux
traditionnels tels r’dif, el-mikias et autres boucles d’oreille sont
également présents dans ces œuvres. L’artiste, originaire de la
ville de Blida, marque son appartenance et son attachement à «la
ville des roses», plusieurs bouquets de fleurs agencés et assemblés
avec délicatesse sont peints. Souhila Belbahar ne cache pas son
admiration pour l’œuvre de Delacroix et, comme lui, elle consacre
nombreux de ses tableaux à la femme algérienne. «C’est un salut à un
demi-siècle de service à l’art et au talent d’une femme qui a réussi
à imposer son génie à une période durant laquelle il n’était pas
facile pour une femme de se dire artiste», souligne la directrice du
musée, ajoutant que c’est la deuxième exposition de l’artiste.
Mohamed Massène, peintre et critique d’art, insiste sur la finesse
des toiles de cette artiste dont les appellations mêmes portent,
selon lui, des senteurs d’un autre temps comme Ashab el baroude, el
medahate et echatahate. La première exposition de Souhila Belbahar
remonte à 1972.
R. C.
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