Alger

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Commune de Bab El Oued

Les citoyens bénéficieront bientôt de 100 logements

Installation des liaisons électriques et téléphoniques

Des câbles dans l’ignorance totale des normes

Une profession en mal de reconnaissance

Le calvaire des 200 vendeurs de journaux à la criée

 

 27/05/08

 

Commune de Bab El Oued

Les citoyens bénéficieront bientôt de 100 logements

Un quota de 100 logements sociaux locatifs sera bientôt distribué aux citoyens de la commune de Bab El Oued. C’est ce qu’a déclaré le P/APC de cette commune, M. Hacen Kettou, rencontré dans son bureau au siège de l’APC.

Il a indiqué que les listes des futurs bénéficiaires sont en cours d’étude et que cette liste sera prête d’ici au maximum un mois. Le premier magistrat de la commune de Bab El Oued a indiqué que ces logements seront distribués par ordre de priorité. «Vous savez ! Tous les habitants de la commune de Bab El Oued vivent dans l’exiguïté. Du coup, ils ont tous besoin de logements !» a-t-il fait remarquer. Il a, cependant, ajouté que les moyens de la commune ne permettent pas de satisfaire tout le monde, ce qui implique le recours à une sélection stricte des futurs bénéficiaires de ces logements. Il y a lieu de signaler que la commune de Bab El Oued se compte parmi les communes les plus surpeuplées de la capitale avec une population de plus de 62 000 habitants. Pour ce qui est de l’ancien projet des 160 logements APC/CNEP qui a été ébauché en 1996 sur le territoire de la commune de Dergana et qui a été bloqué, M. Hacen Kettou a indiqué que l’APC a sollicité la direction du logement de la wilaya d’Alger pour le relancer. Il y a lieu d’indiquer que ce projet est constitué de deux bâtisses achevées à 85%. Interrogé sur la manière avec laquelle ces logements seront distribués, notre interlocuteur a expliqué que la  priorité, pour l’instant, est donnée à l’achèvement du projet. Il a, en outre, révélé que les listes des futurs bénéficiaires de ces logements seront révisées «puisque beaucoup de changements sont survenus de 1996 à aujourd’hui». Pour ce qui est des logements sociaux participatifs, (LSP) le premier élu de la commune de Bab El Oued a révélé que les citoyens de ladite commune avaient bénéficié, durant le précédent mandat, de quelque 600 logements qui ont été distribués. Le blocage administratif compromet la restauration d’immeubles.    Pour ce qui est du problème du centre de transit Boualam-Medjak, le responsable de la commune en question a expliqué que la résolution de ce problème ne relève pas de l’APC mais plutôt du wali délégué de la circonscription  administrative de Bab El Oued. Il y a lieu d’indiquer que ce centre était un ancien établissement médical qui a été transformé, par la suite, en centre de transit. L’ancien wali d’Alger, M. Nourani, avait pris la décision de placer une vingtaine de familles sinistrées à l’intérieur de cette infrastructure. Certaines familles ont été, par la suite, relogées dans des appartements décents tandis que d’autres continuent de se morfondre à l’intérieur de ce «ghetto». Le président de l’APC a pour sa part estimé que la plupart des familles qui y vivent actuellement sont des squatteurs et non pas des sinistrés. Il y a lieu de rappeler que l’année dernière, plusieurs familles ont été délogées de force par la police qui a été réquisitionnée par le wali délégué de la circonscription administrative territorialement compétente. Un grand grabuge s’en est suivi. Interrogé au sujet de certains immeubles sis au niveau de la commune de Bab El Oued qui menacent actuellement ruine, tel l’immeuble n° 22 du boulevard Commandant Mira, Hacen Kettou a indiqué que cet immeuble n’est pas le seul. Il a révélé qu’il y a 16 immeubles sur le territoire de sa commune qui devraient être réhabilités et qui entrent dans le cadre des fonds réservés par la Banque mondiale pour la réhabilitation de ces bâtisses. «Nous attendons toujours la décision du wali délégué pour démarrer les travaux» a expliqué le P/APC de cette commune. S’agissant des futurs projets de la commune de Bab El Oued, le premier représentant de cette commune a évoqué deux terrains de sport de proximité au niveau de Saïd-Touati et à la cité des Eucalyptus. Il a indiqué que l’avis d’appel d’offres a été lancé. Pour ce qui est des marchés de proximité, il a indiqué qu’un marché de proximité est en cours de réalisation au quartier Rachid-Kouache. Ce marché comportera quelques 200 étals et 25 boutiques, selon notre interlocuteur. Il a, également, évoqué le projet de réalisation d’une crèche au niveau de ce même quartier. Une salle des fêtes communales, sise à El Kettani sera réhabilitée. Au demeurant, le P/APC a révélé qu’une antenne administrative sera ouverte au niveau du quartier Rachid- Kouache. Il a expliqué que la bâtisse qui devrait servir de siège à cette antenne administrative a été louée à l’APC de Bab El Oued par la Régie foncière d’Alger.  Interrogé au sujet du dossier des sinistrés des intempéries de 2001, le secrétaire général de l’APC de Bab El Oued a indiqué que tous les sinistrés ont été relogés ou indemnisés. Il y a lieu de signaler que quelques propriétaires de locaux commerciaux au niveau de cette commune ont indiqué qu’ils n’ont bénéficié d’aucune indemnisation. L’un de ces citoyens détenant un local commercial au 68 avenue Colonel-Lotfi a indiqué que son bien a été endommagé par les inondations de 2001. «La wilaya délégué a construit un mur provisoire pour cacher le local et il m’ont promis de le rétablir. Depuis, non seulement mon local n’a pas été rétabli mais je n’ai plus droit à y accéder. Je demande, seulement, à ce qu’on me restitue mon bien ou qu’on m’indemnise !». Ce dernier a révélé que son frère qui avait construit un logement illicite au- dessus de ce local a bénéficié d’un logement alors que lui qui est en règle, puisqu’il détient un acte de propriété en bonne et due forme, n’a eu droit à aucune indemnité.             

Par Salah Harirèche

 

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Installation des liaisons électriques et téléphoniques

Des câbles dans l’ignorance totale des normes

Le spectacle de la ville peut réserver, en de multiples endroits, les nombreuses et désagréables surprises pour autant que l’on prenne la peine de lever les yeux vers les façades des immeubles. Résultat du non-respect flagrant des normes d’installation sinon d’un travail bâclé de la part des agents de l’entreprise publique Sonelgaz, il est courant de découvrir, partout à travers le pays, ces nombreux et  hideux exemples de câbles électriques aériens de toutes dimensions, traversant en tous sens les rues et les avenues pour approvisionner les habitations, les commerces et les systèmes d’éclairage public en énergie électrique. Ici et là, il est d’autre part habituel, quand on y fait un peu plus attention, d’observer des fils téléphoniques d’Algérie Télécom s’entrecroisant avec des câbles de télévision, pendouillant de pylônes ou de balcons, ou bien encore serpentant dans toutes les directions en dehors des normes généralement admises. Dans les cités urbaines en particulier, on peut apercevoir des bornes téléphoniques installées sur le haut de poteaux  à partir desquels, et compte tenu des  demandes de nouveaux abonnés, sont tirés dans toutes les directions des câbles destinés à établir des liaisons, ce qui les font ressembler à des arbres d’une espèce particulière. La plupart de ces installations, tout en étant devenues inopérantes depuis de longues années, n’en sont pas moins maintenues en place, contribuant à enlaidir davantage un milieu urbain déjà sujet à de nombreuses agressions. Cela fait de nombreuses années déjà, et à de multiples reprises, que l’idée de faire enterrer ces types d’installations, comme cela se pratique du reste dans de très nombreux pays à travers le monde, avait été évoquée par les pouvoirs publics. Force est de constater, qu’une fois encore, cela relevait de simples vœux pieux. Quoiqu’il en soit, cette situation a cependant de quoi arranger les affaires des pilleurs de câbles et de leurs receleurs qui ont trouvé là matière à s’enrichir considérablement. Le vol de ces types de matériels est en effet devenu une sorte d’épidémie qui a fini par gagner tout le territoire, et que les services de sécurité, apparemment dépassés par le phénomène, n’arrivent plus à endiguer. Les autorités, tout en sachant que les produits de ces larcins sont destinés à être exportés le plus légalement du monde, par voie maritime ou bien par le biais de la contrebande, à travers les frontières est et ouest du pays, ne se décident toujours pas à mettre un terme à cet important trafic en le traitant à la source. Par leur inertie, elles contribuent au contraire à l’amplifier davantage. La Place de l’Agha à Alger, entre le boulevard Amirouche et la rue Hassiba Ben Bouali, est le parfait exemple de l’absence de sérieux des agents du service public lors de travaux d’installation de câbles électriques à haute tension, dont le danger pour les piétons en particulier n’a pas, plus que cela, à être démontré.

Par Ahmed Mahieddine

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Une profession en mal de reconnaissance

Le calvaire des 200 vendeurs de journaux à la criée

Une activité, certes non reconnue par les autorités du pays mais qui constitue un gagne-pain pour ces jeunes qui subviennent aux besoins de leurs familles. Ils se pointent tôt le matin sur les principales artères de la capitale et proposent des journaux aux automobilistes devant les feux de signalisation. Certains de ces jeunes vendeurs à la criée travaillent conjointement avec des buralistes qui leur remettent un quota de journaux. Chaque journée apporte son lot. Les deux parties en tirent profit, les jeunes vendeurs ont ainsi 2 dinars de bénéfice sur chaque journal vendu. D’autres vendeurs à la criée s’approvisionnent directement auprès de l’imprimerie nationale sise à Bab Ezzouar. Souvent, ces vendeurs se sentent marginalisés, incompris par la société, et sont parfois même soupçonnés d’être des voleurs à la tire. Pourtant, ils ne cherchent  qu’à gagner honnêtement leur vie. Ces vendeurs à la criée demandent aujourd’hui une reconnaissance de leur activité, selon les propos tenus par certains jeunes que nous avons rencontrés avant-hier au niveau de la capitale. Ce commerce, illicite pour certaines personnes, n’est autre qu’une source de revenus pour ces centaines d’Algérois qui n’ont que leur force physique à proposer sur le marché de l’emploi déjà précaire. On les trouve partout, ici et là, à travers les principaux boulevards et rues d’Alger : partant de l’avenue Amirouche en passant par Tafourah, Hussein Dey, Bab Ezzouar et jusqu’à Oued S’mar (Gué de Constantine). «J’ai commençé ce métier depuis la parution des journaux privés, c’était vers les années 1990 si je me souviens bien. Comme c’est le cas d’ailleurs de  beaucoup de jeunes de mon quartier des Eucalyptus». «Je me souviens bien des titres tels que le Soir d’Algérie, Horizons... C’était un début timide mais c’était quand même bien. Je gagnais bien ma vie et les gens se montraient très compréhensifs», nous déclare Rachid, un jeune de 33 ans résidant aux Eucalyptus, vend eur de journaux à la criée au niveau du boulevard Amirouche à Alger. Un autre, Mohamed, côtoie Rachid au niveau du même boulevard.  Contrairement à Rachid, il est à ses débuts dans ce métier. Cela fait exactement cinq ans qu’il exerce ce métier. Il demeure à la Casbah. La retraite de son père ne suffisant pas, il coopère du mieux qu’il peut en subvenant aux besoins de sa famille. Avant de partir, Mohamed nous interpelle une seconde fois : «J’ai choisi de vendre des journaux pour ne pas tomber dans la facilité par exemple fumer pour oublier le calvaire quotidien ; c’est la situation socioéconomique de ma famille qui m’a poussée à chercher du  travail à n’importe quel prix. Le prix du sacrifice. C’est fin 2002 que j’ai pris la décision de vendre les journaux dans la rue, comme vous le constatez par vous-mêmes. Il y a une chose que je voudrais vous révéler. Je n’ai pas pu aller à l’université à la fin de mes études secondaires. J’ai eu mon bac il y a sept ans dans la filière sciences exactes. C’est en grande partie la misère dans laquelle nous vivons ma famille et moi qui m’a poussée à mettre un trait sur mes études». En attendant des jours meilleurs, ces vendeurs à la criée ne demandent aujourd’hui qu’une seule chose, être pris en considération par les pouvoirs publics.             

Sofiane Abi

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