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Commune de Bab
El Oued
Les citoyens
bénéficieront bientôt de 100 logements
Un quota de 100
logements sociaux locatifs sera bientôt distribué aux citoyens de la
commune de Bab El Oued. C’est ce qu’a déclaré le P/APC de cette
commune, M. Hacen Kettou, rencontré dans son bureau au siège de l’APC.
Il a indiqué que
les listes des futurs bénéficiaires sont en cours d’étude et que
cette liste sera prête d’ici au maximum un mois. Le premier
magistrat de la commune de Bab El Oued a indiqué que ces logements
seront distribués par ordre de priorité. «Vous savez ! Tous les
habitants de la commune de Bab El Oued vivent dans l’exiguïté. Du
coup, ils ont tous besoin de logements !» a-t-il fait remarquer. Il
a, cependant, ajouté que les moyens de la commune ne permettent pas
de satisfaire tout le monde, ce qui implique le recours à une
sélection stricte des futurs bénéficiaires de ces logements. Il y a
lieu de signaler que la commune de Bab El Oued se compte parmi les
communes les plus surpeuplées de la capitale avec une population de
plus de 62 000 habitants. Pour ce qui est de l’ancien projet des 160
logements APC/CNEP qui a été ébauché en 1996 sur le territoire de la
commune de Dergana et qui a été bloqué, M. Hacen Kettou a indiqué
que l’APC a sollicité la direction du logement de la wilaya d’Alger
pour le relancer. Il y a lieu d’indiquer que ce projet est constitué
de deux bâtisses achevées à 85%. Interrogé sur la manière avec
laquelle ces logements seront distribués, notre interlocuteur a
expliqué que la priorité, pour l’instant, est donnée à l’achèvement
du projet. Il a, en outre, révélé que les listes des futurs
bénéficiaires de ces logements seront révisées «puisque beaucoup de
changements sont survenus de 1996 à aujourd’hui». Pour ce qui est
des logements sociaux participatifs, (LSP) le premier élu de la
commune de Bab El Oued a révélé que les citoyens de ladite commune
avaient bénéficié, durant le précédent mandat, de quelque 600
logements qui ont été distribués. Le blocage administratif compromet
la restauration d’immeubles. Pour ce qui est du problème du
centre de transit Boualam-Medjak, le responsable de la commune en
question a expliqué que la résolution de ce problème ne relève pas
de l’APC mais plutôt du wali délégué de la circonscription
administrative de Bab El Oued. Il y a lieu d’indiquer que ce centre
était un ancien établissement médical qui a été transformé, par la
suite, en centre de transit. L’ancien wali d’Alger, M. Nourani,
avait pris la décision de placer une vingtaine de familles
sinistrées à l’intérieur de cette infrastructure. Certaines familles
ont été, par la suite, relogées dans des appartements décents tandis
que d’autres continuent de se morfondre à l’intérieur de ce
«ghetto». Le président de l’APC a pour sa part estimé que la plupart
des familles qui y vivent actuellement sont des squatteurs et non
pas des sinistrés. Il y a lieu de rappeler que l’année dernière,
plusieurs familles ont été délogées de force par la police qui a été
réquisitionnée par le wali délégué de la circonscription
administrative territorialement compétente. Un grand grabuge s’en
est suivi. Interrogé au sujet de certains immeubles sis au niveau de
la commune de Bab El Oued qui menacent actuellement ruine, tel
l’immeuble n° 22 du boulevard Commandant Mira, Hacen Kettou a
indiqué que cet immeuble n’est pas le seul. Il a révélé qu’il y a 16
immeubles sur le territoire de sa commune qui devraient être
réhabilités et qui entrent dans le cadre des fonds réservés par la
Banque mondiale pour la réhabilitation de ces bâtisses. «Nous
attendons toujours la décision du wali délégué pour démarrer les
travaux» a expliqué le P/APC de cette commune. S’agissant des futurs
projets de la commune de Bab El Oued, le premier représentant de
cette commune a évoqué deux terrains de sport de proximité au niveau
de Saïd-Touati et à la cité des Eucalyptus. Il a indiqué que l’avis
d’appel d’offres a été lancé. Pour ce qui est des marchés de
proximité, il a indiqué qu’un marché de proximité est en cours de
réalisation au quartier Rachid-Kouache. Ce marché comportera
quelques 200 étals et 25 boutiques, selon notre interlocuteur. Il a,
également, évoqué le projet de réalisation d’une crèche au niveau de
ce même quartier. Une salle des fêtes communales, sise à El Kettani
sera réhabilitée. Au demeurant, le P/APC a révélé qu’une antenne
administrative sera ouverte au niveau du quartier Rachid- Kouache.
Il a expliqué que la bâtisse qui devrait servir de siège à cette
antenne administrative a été louée à l’APC de Bab El Oued par la
Régie foncière d’Alger. Interrogé au sujet du dossier des sinistrés
des intempéries de 2001, le secrétaire général de l’APC de Bab El
Oued a indiqué que tous les sinistrés ont été relogés ou indemnisés.
Il y a lieu de signaler que quelques propriétaires de locaux
commerciaux au niveau de cette commune ont indiqué qu’ils n’ont
bénéficié d’aucune indemnisation. L’un de ces citoyens détenant un
local commercial au 68 avenue Colonel-Lotfi a indiqué que son bien a
été endommagé par les inondations de 2001. «La wilaya délégué a
construit un mur provisoire pour cacher le local et il m’ont promis
de le rétablir. Depuis, non seulement mon local n’a pas été rétabli
mais je n’ai plus droit à y accéder. Je demande, seulement, à ce
qu’on me restitue mon bien ou qu’on m’indemnise !». Ce dernier a
révélé que son frère qui avait construit un logement illicite au-
dessus de ce local a bénéficié d’un logement alors que lui qui est
en règle, puisqu’il détient un acte de propriété en bonne et due
forme, n’a eu droit à aucune indemnité.
Par Salah
Harirèche
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Installation des liaisons électriques et téléphoniques
Des câbles dans
l’ignorance totale des normes
Le spectacle de la
ville peut réserver, en de multiples endroits, les nombreuses et
désagréables surprises pour autant que l’on prenne la peine de lever
les yeux vers les façades des immeubles. Résultat du non-respect
flagrant des normes d’installation sinon d’un travail bâclé de la
part des agents de l’entreprise publique Sonelgaz, il est courant de
découvrir, partout à travers le pays, ces nombreux et hideux
exemples de câbles électriques aériens de toutes dimensions,
traversant en tous sens les rues et les avenues pour approvisionner
les habitations, les commerces et les systèmes d’éclairage public en
énergie électrique. Ici et là, il est d’autre part habituel, quand
on y fait un peu plus attention, d’observer des fils téléphoniques
d’Algérie Télécom s’entrecroisant avec des câbles de télévision,
pendouillant de pylônes ou de balcons, ou bien encore serpentant
dans toutes les directions en dehors des normes généralement
admises. Dans les cités urbaines en particulier, on peut apercevoir
des bornes téléphoniques installées sur le haut de poteaux à partir
desquels, et compte tenu des demandes de nouveaux abonnés, sont
tirés dans toutes les directions des câbles destinés à établir des
liaisons, ce qui les font ressembler à des arbres d’une espèce
particulière. La plupart de ces installations, tout en étant
devenues inopérantes depuis de longues années, n’en sont pas moins
maintenues en place, contribuant à enlaidir davantage un milieu
urbain déjà sujet à de nombreuses agressions. Cela fait de
nombreuses années déjà, et à de multiples reprises, que l’idée de
faire enterrer ces types d’installations, comme cela se pratique du
reste dans de très nombreux pays à travers le monde, avait été
évoquée par les pouvoirs publics. Force est de constater, qu’une
fois encore, cela relevait de simples vœux pieux. Quoiqu’il en soit,
cette situation a cependant de quoi arranger les affaires des
pilleurs de câbles et de leurs receleurs qui ont trouvé là matière à
s’enrichir considérablement. Le vol de ces types de matériels est en
effet devenu une sorte d’épidémie qui a fini par gagner tout le
territoire, et que les services de sécurité, apparemment dépassés
par le phénomène, n’arrivent plus à endiguer. Les autorités, tout en
sachant que les produits de ces larcins sont destinés à être
exportés le plus légalement du monde, par voie maritime ou bien par
le biais de la contrebande, à travers les frontières est et ouest du
pays, ne se décident toujours pas à mettre un terme à cet important
trafic en le traitant à la source. Par leur inertie, elles
contribuent au contraire à l’amplifier davantage. La Place de l’Agha
à Alger, entre le boulevard Amirouche et la rue Hassiba Ben Bouali,
est le parfait exemple de l’absence de sérieux des agents du service
public lors de travaux d’installation de câbles électriques à haute
tension, dont le danger pour les piétons en particulier n’a pas,
plus que cela, à être démontré.
Par Ahmed
Mahieddine
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Une profession en mal de reconnaissance
Le calvaire des
200 vendeurs de journaux à la criée
Une activité,
certes non reconnue par les autorités du pays mais qui constitue un
gagne-pain pour ces jeunes qui subviennent aux besoins de leurs
familles. Ils se pointent tôt le matin sur les principales artères
de la capitale et proposent des journaux aux automobilistes devant
les feux de signalisation. Certains de ces jeunes vendeurs à la
criée travaillent conjointement avec des buralistes qui leur
remettent un quota de journaux. Chaque journée apporte son lot. Les
deux parties en tirent profit, les jeunes vendeurs ont ainsi 2
dinars de bénéfice sur chaque journal vendu. D’autres vendeurs à la
criée s’approvisionnent directement auprès de l’imprimerie nationale
sise à Bab Ezzouar. Souvent, ces vendeurs se sentent marginalisés,
incompris par la société, et sont parfois même soupçonnés d’être des
voleurs à la tire. Pourtant, ils ne cherchent qu’à gagner
honnêtement leur vie. Ces vendeurs à la criée demandent aujourd’hui
une reconnaissance de leur activité, selon les propos tenus par
certains jeunes que nous avons rencontrés avant-hier au niveau de la
capitale. Ce commerce, illicite pour certaines personnes, n’est
autre qu’une source de revenus pour ces centaines d’Algérois qui
n’ont que leur force physique à proposer sur le marché de l’emploi
déjà précaire. On les trouve partout, ici et là, à travers les
principaux boulevards et rues d’Alger : partant de l’avenue
Amirouche en passant par Tafourah, Hussein Dey, Bab Ezzouar et
jusqu’à Oued S’mar (Gué de Constantine). «J’ai commençé ce métier
depuis la parution des journaux privés, c’était vers les années 1990
si je me souviens bien. Comme c’est le cas d’ailleurs de beaucoup
de jeunes de mon quartier des Eucalyptus». «Je me souviens bien des
titres tels que le Soir d’Algérie, Horizons... C’était un début
timide mais c’était quand même bien. Je gagnais bien ma vie et les
gens se montraient très compréhensifs», nous déclare Rachid, un
jeune de 33 ans résidant aux Eucalyptus, vend eur de journaux à la
criée au niveau du boulevard Amirouche à Alger. Un autre, Mohamed,
côtoie Rachid au niveau du même boulevard. Contrairement à Rachid,
il est à ses débuts dans ce métier. Cela fait exactement cinq ans
qu’il exerce ce métier. Il demeure à la Casbah. La retraite de son
père ne suffisant pas, il coopère du mieux qu’il peut en subvenant
aux besoins de sa famille. Avant de partir, Mohamed nous interpelle
une seconde fois : «J’ai choisi de vendre des journaux pour ne pas
tomber dans la facilité par exemple fumer pour oublier le calvaire
quotidien ; c’est la situation socioéconomique de ma famille qui m’a
poussée à chercher du travail à n’importe quel prix. Le prix du
sacrifice. C’est fin 2002 que j’ai pris la décision de vendre les
journaux dans la rue, comme vous le constatez par vous-mêmes. Il y a
une chose que je voudrais vous révéler. Je n’ai pas pu aller à
l’université à la fin de mes études secondaires. J’ai eu mon bac il
y a sept ans dans la filière sciences exactes. C’est en grande
partie la misère dans laquelle nous vivons ma famille et moi qui m’a
poussée à mettre un trait sur mes études». En attendant des jours
meilleurs, ces vendeurs à la criée ne demandent aujourd’hui qu’une
seule chose, être pris en considération par les pouvoirs
publics.
Sofiane Abi
Haut
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Le Jour d'Algérie. Conception
M.Merkouche
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